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Exercices |
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| Pratiques chrétiennes Pratiques particulières |
DÉVOTION PARTICULIÈRELES QUARANTE HEURES.
Alors l'Église, comme une épouse désolée, comme une mère tendre, fait ce qui dépend d'elle pour réparer la gloire de son divin Époux, et arrêter les châtiments de sa justice auxquels ses enfants coupables ne craignent pas de s'exposer. Entre toutes les injures qui sont faites à Jésus-Christ, celles qu'il reçoit au très Saint Sacrement lui sont les plus sensibles. Ce sont aussi celles dont l'Église désire surtout Le dédommager. C'est pour cela que le très Saint Sacrement est exposé durant les trois jours qui précèdent le Carême; que les ministres de la religion appellent les fidèles au pied des saints autels, et que les prêtres qui s'adressent à Jésus-Hostie sont remplis des expressions de leur douleur. Entrons dans les desseins de l'Église; allons souvent, pendant ces trois jours, adorer Jésus-Christ sur le trône de son amour, devenu pour lui le trône de son humiliation. Disons-lui combien nous sommes affligés de la malice et de l'ingratitude de nos frères; mais, en même temps, conjurons sa miséricorde de leur pardonner et de les convertir. Ce divin Sauveur sera touché de notre zèle et de notre fidélité, et il récompensera d'une manière particulière ce que nous ferons pour lui pendant ces jours où les hommes abreuvent son Coeur de douleurs; car, il a fait connaître à sainte Gertrude que, comme on estime davantage les services rendus dans l'adversité, de même il estime bien plus la fidélité qu'on lui témoigne dans le temps où tout le monde l'offense, que dans les autres temps, et qu'aussi il destine à ce que l'on fait alors pour lui un prix très excellent. PRATIQUES POUR LE TEMPS DES QUARANTE-HEURES Pour consoler l'Église affligée, et pour apaiser le courroux du Seigneur, remplissons avec zèle les pratiques suivantes : CONSIDÉRATIONS POUR LE TEMPS DES QUARANTE-HEURESLES QUATRE OUTRAGESLes Quarante-Heures ont été instituées par l'Église pour réparer les outrages faits à Notre-Seigneur par les péchés des hommes, et principalement par leurs irrévérences envers la sainte Eucharistie. Si nous en croyons une révélation, Notre-Seigneur Jésus-Christ se plaint du peu d'amour qu'on a pour lui, des outrages qu'on lui fait dans le Sacrement de son amour, et des péchés multipliés par lesquels on ne cesse d'affliger son Coeur. C'est à nous, enfants de l'Église, de venir entourer ses autels, pendant qu'il y est solennellement exposé, pour lui faire amende honorable et le dédommager des ingratitudes de tant d'autres. 1°) — L'indifférence des hommes : Notre-Seigneur se plaint de la froideur dont on paie son amour. En effet, où sont ceux qui l'aiment véritablement ! Père désolé, il a beaucoup d'enfants, mais combien peu lui sont fidèles ! On les voit courir aux spectacles mondains et aux plaisirs dangereux; ils sont de feu pour toutes les vanités. Mais ils n'ont que de l'indifférence pour leur Dieu, qu'ils devraient aimer par-dessus tout.
2°) — Les irrévérences dans le lieu saint : Jusque dans ses temples où Jésus attend nos adorations et nos prières, il est outragé par des libertés inconvenantes et des actions coupables. On se tient, devant lui, comme on n'oserait le faire devant un prince de la terre; on rit, on parle, comme si l'on n'était pas en présence de la suprême Majesté, devant qui les Anges éprouvent un saint tremblement. Pendant le saint sacrifice de la Messe, aux moments les plus redoutables, on s'entretient de pensées étrangères et quelquefois très criminelles; Jésus-Christ, qui voit au fond des coeurs, est forcé de détourner les yeux, et l'autel qui devait être environné d'hommages et de supplications devient pour lui un nouveau Calvaire, d'où il aperçoit les outrages de ses enfants et le triomphe des démons.
3°) — Les sacrements reçus avec tiédeur : On vient au tribunal de la pénitence sans contrition, comme s'il ne s'agissait pas d'échapper à l'enfer et de se réconcilier avec le Père tout-puissant. On se présente à la communion sans préparation suffisante, sans amour véritable, sans désir de se corriger entièrement, et on s'en retire sans ferveur, sans actions de grâces, sans précautions pour ne plus pécher. Hélas ! quelquefois d'affreux sacrilèges ne vont-ils pas jusqu'à livrer le Fils de Dieu aux outrages des démons, dans un coeur plein de corruption et d'orgueil ?
4°) — Mille péchés commis autour de son sanctuaire : Du fond de son tabernacle, Jésus voit tout ce qui se passe autour de lui, dans les maisons et au dehors; il entend tous les discours, il découvre jusqu'aux plus secrètes pensées. Hélas ! quels nombreux sujets d'affliction s'offrent de toutes parts à Ses yeux ! Parmi vous-mêmes, chères âmes, qui êtes la portion la plus chère de sa famille, combien de péchés offensent tous les jours sa vue, et combien de défauts obstinés désolent son coeur. Sondez vos consciences, et voyez si vous n'avez pas à gémir sur votre ingratitude, et sur des fautes qui devraient exciter votre repentir le plus vif.
ACTE DE RÉPARATION Je vous adore et je vous aime de tout mon coeur, ô mon Dieu et mon divin Sauveur, véritablement homme; je vous adore et je vous aime avec ce profond respect que la foi elle-même nous inspire; je vous adore et je vous aime en réparation de toutes les irrévérences, de toutes les profanations et de tous les sacrilèges que j'ai pu commettre par malheur, jusqu'à présent, et pour tous ceux qui ont été commis et qui peuvent l'être à l'avenir. AMENDE HONORABLE Très adorable et très aimable Jésus, toujours rempli d'amour pour les hommes, toujours touché de mes misères, toujours pressé de me faire du bien, qui, par l'excès du plus ardent de tous les amours, vous êtes mis en état de victime dans l'adorable Eucharistie, où vous vous offrez à votre Père en sacrifice de propitiation pour mes péchés, un million de fois chaque jour; puisque la plupart des hommes n'ont pour toutes les tendresses de votre Coeur divin que de la dureté, de l'oubli, des mépris et des ingratitudes, n'est-il pas juste que, touché de toutes ces indignités criminelles, je tâche de les réparer de tout mon pouvoir ? C'est pour cela, ô divin Coeur de Jésus, que, prosterné et anéanti devant vous, je vous fais une amende honorable aux yeux du ciel et de la terre, pour toutes les irrévérences et tous les outrages que vous avez reçus dans ce sacrement adorable, en quelque lieu du monde que ce soit; c'est pour cela que je vous demande très humblement pardon de toutes les impiétés, de tous les sacrilèges et de tous les outrages que les Juifs, les hérétiques et les mauvais chrétiens continuent de commettre contre votre divine Majesté dans cet adorable Mystère. Ô divin Jésus, recevez, s'il vous plaît, favorablement cette amende honorable que je vous offre en union de coeur avec celle que votre Coeur sacré fit sur le Calvaire à votre Père, et que votre sainte Mère vous fit au pied de la croix; pardonnez-moi toutes mes irrévérences et mes ingratitudes passées; rendez efficace, par votre grâce, le désir ardent et la sainte résolution dans laquelle je suis de vous aimer dorénavant dans ce sacrement de votre amour, de tout mon coeur, et de vous y honorer fidèlement par toutes les voies possibles; et comme votre Coeur sacré est le centre de votre amour, faites, s'il vous plaît, qu'il soit seul l'objet et le terme du mien, pour le temps et pour l'éternité. Ainsi soit-il. EXERCICES POUR CHAQUE JOUR DES QUARANTE-HEURES 1er JOUR Ô Jésus infiniment bon et infiniment aimable ! Ô vous que je voudrais voir aimé, adoré, glorifié par tous les hommes ! qu'il m'est douloureux et pénible de savoir votre Coeur sacré contristé et blessé par tant de chrétiens dans ces jours de dissipation et de désordre ! Vous êtes affligé, mon Sauveur; oh ! combien je partage votre affliction ! combien je désire pouvoir l'adoucir par mon respect et mon amour pour vous dans votre adorable Sacrement ! Hélas ! que pouviez-vous faire de plus pour nous que ce que vous avez fait ? Et cependant, nous ne vous présentons en retour que le fiel de notre malice et l'amertume de notre ingratitude ! AMENDE HONORABLE Ô Seigneur, je vous en supplie, en faveur de tant de pécheurs qui vous outragent, daignez abaisser vos regards sur Jésus-Christ, votre divin Fils, le Médiateur de tous les hommes. Pendant ces trois jours, Il va demeurer exposé sur cet autel, comme une victime suspendue entre le ciel et la terre, en réparation de tant d'outrages qui lui sont faits dans le Sacrement même de son amour, en réparation de tant de blasphèmes dont son saint Nom est l'objet; en réparation de tant de violations de sa loi sainte, et en particulier pour la non-observation du dimanche; pour arrêter enfin les effets terribles de votre vengeance. Écoutez, Seigneur, la voix de votre Fils bien-aimé, et pardonnez à vos ennemis comme Il a pardonné à ses bourreaux. 2ème JOUR Seigneur, vous avez daigné excuser vos meurtriers sur le Calvaire; vous avez conjuré votre Père de leur pardonner l'épouvantable déicide qu'ils commettaient en votre personne, lui disant que ces malheureux ne savaient ce qu'ils faisaient. Ah ! mon Sauveur, je vous adresse cette même prière pour mes frères égarés, pour vos enfants coupables “Pardonnez-leur, ô Jésus, car ils ne savent ce qu'ils font !” Que votre grâce les touche et les éclaire; qu'elle les convertisse et qu'elle les amène à vos pieds pour pleurer leur aveuglement et réparer leurs erreurs ! Vous avez dit à votre servante, sainte Catherine de Sienne, qu'en ces jours de larmes vous accorderiez à vos enfants fidèles les grâces destinées par votre charité à ceux dont vous recevez tant d'outrages et qui par là les refusent et s'en rendent indignes. Mon bien-aimé Sauveur, permettez que je refuse ces grâces dont vous voulez me faire part, et que je vous conjure de les répandre sur vos enfants prodigues, pour qu'ils reviennent à vous, pour qu'ils répondent à l'amour incompréhensible que vous avez pour eux dans le très saint Sacrement, et qu'ils se rangent au nombre de vos fervents adorateurs sur la terre: afin qu'ils puissent un jour vous glorifier parfaitement avec eux dans le ciel ! AMENDE HONORABLE Si le monde, ô mon Dieu, se livre, dans son aveuglement, à des plaisirs dangereux et à des fêtes criminelles, pour moi, ô aimable Rédempteur, ô mon Partage dans le temps et dans l'éternité, je vous resterai fidèle. Plein d'un généreux mépris pour les folies coupables de tant de chrétiens qui semblent abjurer leur sainte religion, je me propose de fuir de toutes mes forces les joies trompeuses qu'il offre à la légèreté et à l'inexpérience. Je repousse loin de mes lèvres, qui veulent se conserver pures, cette coupe empoisonnée qu'il me présente, en lui disant : Retire-toi, ô monde ! car tes plaisirs sont faux, et tes rires insensés finissent toujours par des larmes; il est toujours meilleur de servir Jésus-Christ, car, s'il me donne à porter le joug et le fardeau de sa loi, son joug est doux, et son fardeau est léger. Ainsi soit-il. 3ème JOUR Sauveur adorable, vous connaissez nos misères, nos maux spirituels et temporels, les dangers innombrables auxquels nous sommes exposés, les ennemis terribles et furieux qui nous pressent de toutes parts, le besoin extrême que nous avons de vos grâces et de vos consolations; soyez mille fois béni d'avoir consenti à demeurer au milieu de nous, pour être notre Confident, notre Ami, notre Défenseur... Ah ! sans doute, nous sommes malheureux; mais, puisque vous êtes avec nous, nos peines ne sont pas insupportables; vous les adoucissez par votre présence, vous les sanctifiez par votre grâce, vous les rendez même aimables par l'onction de votre amour. Si vous n'étiez pas avec nous, que deviendraient les enfants de Sion dans ce monde pervers ? Comment pourraient-ils vivre dans cette Babylone, et chanter des cantiques au Seigneur sur une terre étrangère ? Mais, puisque vous daignez, par votre présence, adoucir les ennuis de notre exil, nous n'avons pas droit de nous plaindre; notre sort n'a rien de trop rigoureux. Oui, vous résidez sur cet autel; vous nous voyez, vous nous entendez, vous nous considérez avec tendresse, et vous nous dites avec une bonté incomparable que votre Coeur se consume à nous aimer !... Ô Vérité pleine de charmes pour les vrais adorateurs ! Divin Sauveur, voici le moment où les bénédictions célestes, en découlant de vous comme de leur source, vont se répandre dans ce temple, et tomber en abondance sur les justes dont le coeur brûle d'amour pour vous, et sur les pécheurs qui se frappent la poitrine; elles vont descendre sur nous, comme une pluie douce et salutaire tombe sur une terre desséchée; puissent nos âmes en être inondées ! Ô Soleil d'amour, puissent vos divines ardeurs pénétrer jusque dans les replis les plus cachés de nos coeurs, et réduire en cendre toutes nos affections profanes et terrestres ! AMENDE HONORABLE Ô aimable Jésus, divin Sauveur, qui, par un effet incompréhensible de votre amour, vous êtes renfermé dans le très saint Sacrement de l'autel, je vous fais amende honorable pour tous les outrages dont les hommes se rendent chaque jour coupables envers vous. Hélas ! Seigneur, que de chrétiens infidèles vous abreuvent d'amertume ! que d'impies vous insultent et vous blasphèment ! que d'iniquités et d'injustices couvrent la terre ! A cette vue, ô mon Dieu, une douleur amère s'empare de mon coeur, et je serais presque tenté d'appeler votre vengeance sur tant de coupables qui renouvellent, dans leur coeur ingrat, les tourments de votre passion. Mais non, mon Dieu ! ne les punissez pas, car ils ne savent ce qu'ils font; suspendez votre courroux, arrêtez les foudres de votre colère, et n'oubliez pas que vous les avez rachetés par l'effusion de votre sang précieux. Faites-leur miséricorde, ô Dieu de bonté ! touchez ces coeurs si longtemps endurcis; faites-leur comprendre le vide affreux de leurs joies insensées, de leur vie folle et coupable : convertissez-les à votre amour. Ainsi soit-il. AMENDE HONORABLE PREMIÈRE AMENDE HONORABLE : Ô aimable Jésus, nous venons vous faire amende honorable de tous les outrages dont le monde se rend coupable envers vous dans ces jours de crime et de dissolution. Hélas ! Seigneur, que de mauvais chrétiens vous abreuvent d'amertume; que d'impies vous insultent et vous blasphèment, que d'iniquités couvrent la terre pendant ces tristes jours ! A cette vue, ô mon Dieu, une douleur amère s'empare de nos coeurs, et nous serions presque tentés d'appeler votre vengeance sur tant de coupables qui renouvellent dans leur coeur ingrat les tourments de votre passion. Mais non, ô mon Dieu, ne les punissez pas, car ils ne savent ce qu'ils font; suspendez votre courroux, arrêtez les foudres de votre colère, et n'oubliez pas que vous les avez rachetés par l'effusion de tout votre sang précieux. Faites-leur miséricorde, ô Dieu de bonté, touchez ces coeurs si longtemps endurcis; faites-leur comprendre le vide affreux de leurs joies insensées; convertissez-les, et ramenez-les à votre amour. Ainsi soit-il. SECONDE AMENDE HONORABLE : Si le monde se livre pendant ces funestes jours à ses plaisirs dangereux et à ses fêtes criminelles, pour nous, ô aimable Jésus, ô notre partage dans le temps et dans l'éternité, nous vous resterons fidèles. Remplis d'un généreux mépris pour les folies coupables de tant de chrétiens qui semblent abjurer leur sainte religion, nous vous promettons de fuir de toutes nos forces les joies mensongères qu'il offre à la légèreté et à l'inexpérience de l'âge. Nous repoussons loin de nos lèvres, qui veulent se conserver pures, cette coupe empoisonnée qu'il nous présente, en lui disant : Retire-toi, ô monde, car tes plaisirs sont faux, et tes rires insensés finissent toujours par des larmes; il est meilleur de servir Jésus-Christ, car s'Il nous donne à porter le joug et le fardeau de Sa loi, Son joug est aimable et Son fardeau est léger. TROISIÈME AMENDE HONORABLE : Nous vous supplions, Seigneur, en faveur de tant de pécheurs qui vous outragent; daignez abaisser vos regards sur Jésus-Christ, votre divin Fils, le Médiateur de tous les hommes. Pendant ces trois jours, il est demeuré exposé sur nos autels comme une victime suspendue entre le ciel et la terre, pour arrêter les effets terribles de votre vengeance. Écoutez, Seigneur, la voix de votre Fils bien-aimé, et pardonnez à vos ennemis comme il a pardonné à Ses bourreaux. ACTE DE RÉPARATION Ô Jésus, je vous consacre mon coeur, placez-le dans le Vôtre. C'est dans votre Coeur que je veux habiter, et par votre Coeur que je veux aimer. C'est dans votre Coeur que je veux vivre inconnu du monde et connu de vous seul; c'est dans ce Coeur que je puiserai les ardeurs de l'amour qui doit consumer le mien; c'est en lui que je trouverai la force, la lumière, la véritable consolation. Quand je serai languissant, il m'aimera; triste, il me réjouira; inquiet et troublé, il me rassurera. CONSÉCRATION SOLENNELLE AU SACRÉ-COEUR DE JÉSUS, Ô Jésus ! mon Rédempteur et mon Dieu ! Nonobstant le grand amour que vous portez aux hommes pour le rachat desquels vous avez répandu tout votre précieux Sang, vous recevez d'eux peu d'amour, et même ils vous prodiguent les offenses et les outrages, notamment par les blasphèmes et la profanation des jours qui vous sont consacrée ! Hélas ! puissé-je donner à votre Coeur Divin quelque satisfaction; puissé-je réparer tant d'ingratitudes de la part de la plus grande partie des hommes qui vous méconnaissent ! Je voudrais pouvoir vous prouver combien je désire rendre d'amour et de culte à cet adorable et tendre Coeur, en présence de tous les hommes, et contribuer de mon mieux à l'accroissement de sa gloire. Je voudrais pouvoir aussi obtenir la conversion des pécheurs, et secouer l'indifférence de tant d'autres, qui, tout en ayant le bonheur d'appartenir à votre Église, n'ont pourtant pas à coeur les intérêts de votre gloire et de l'Église elle-même, qui est votre Épouse ! Je voudrais, en même temps, que ces catholiques eux-mêmes, qui ne laissent pas de se montrer tels par beaucoup d'actes extérieurs de charité, mais qui, trop tenaces dans leurs opinions, refusent de se soumettre, aux décisions du Saint-Siège, et nourrissent des sentiments qui sont condamnés par son Magistère, — je voudrais que ces catholiques revinssent à résipiscence, en se persuadant que celui qui n'écoute pas l'Église en tout, n'écoute pas Dieu qui est avec Elle. Pour obtenir ces fins bénies, et, en outre, pour obtenir le triomphe et la paix définitive de votre Épouse Immaculée, le bonheur et la prospérité de votre Vicaire sur cette terre, et pour voir ses saintes intentions remplies, et en même temps pour que tout le clergé se sanctifie de plus en plus et vous serve comme vous le désirez; pour tant d'autres fins encore que vous, ô mon Jésus, vous savez conformes à votre volonté divine et qui, de quelque façon que ce soit, amènent la conversion des pécheurs et la sanctification des justes, afin que tous obtiennent un jour l'éternel salut de leurs âmes; enfin parce que je sais, ô mon Jésus, que je fais par là une chose agréable à votre très saint Coeur : Prosterné à vos pieds, en présence de votre très sainte Mère et de toute la cour céleste, je reconnais comme un acte de justice et de reconnaissance, que je vous appartiens entièrement et uniquement à vous, Jésus-Christ mon Rédempteur, source unique du bien de mon esprit et de mon corps; et m'unissant aux intentions du Souverain Pontife, je me consacre moi et tout ce qui m'appartient, à ce Sacré-Coeur que seul je veux servir et aimer avec toute mon âme, avec tout mon coeur, avec toutes mes forces, faisant de votre volonté la mienne et unissant tous mes désirs à vos désirs. En réunissant ainsi tous ces saints désirs et toutes ces saintes fins dans votre aimable Coeur, tels que votre grâce me les inspire, j'ai la confiance de pouvoir donner à ce Coeur lui-même une compensation aux trop nombreuses injures qu'il reçoit des fils ingrats des hommes, et de pouvoir trouver pour mon âme, et pour l'âme de tous mes proches, ma félicité et la leur, dans cette vie et dans l'autre. Ainsi soit-il !
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