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Méditations |
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| Les méditations des chrétiens théologales |
MÉTHODES POUR PRATIQUER LES VERTUSLA CHARITÉ.
La personne qui est porté sur les choses d'en-Haut, n'a que l'assurance d'être sauvée. Aussi est-il nécessaire de travailler à aimer les autres comme soi même et tenter de les sauver. En effet, les mauvais esprits travaillent à entraîner dans leurs chutes le plus d'âmes possibles; pourquoi donc, nous qui avons la grâce de Dieu d'être fortifié dans la foi et de résister aux mauvais esprits, ne travaillerions-nous pas à convertir le plus de personnes possibles pour les sauver de l'enfer ? Certains hommes en sont à dire : Dieu seul et moi. Ceux-ci n'ont pas l'amour du prochain. Ils pensent aimer Notre Seigneur Jésus-Christ, mais ne le servent absolument pas, car ils sont indifférent au sort de leurs frères. Combien de fois n'a t-ont pas dit de quelqu'un : Il est antipathique parce que l'humeur de cette personne est contraire à l'humeur des autres. C'est parce que son comportement semble nous dire : Laissez-moi tranquille et passez votre chemin... Peut-être est-ce aussi parfois le notre envers certaines personnes, alors même qu'on les estiment et qu'on leurs voudraient du bien. Mais peut-être avons-nous de l'antipathie envers son prochain parce qu'il nous a offensé. Voilà un défaut qu'il faut à tout prix corriger !. Certes, il n'est pas toujours facile d'oublier le mal qui nous a été fait, mais nous pouvons toujours pardonner : Si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos péchés; mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos péchés (Marc 11, 25-26). Parfois nous disons que nous pardonnons à celui qui nous a fait du mal, mais dans le même temps nous aimons raconter, à la première occasion, le récit des fautes commises contre nous. Ainsi, le coeur se réjouit de montrer d'un doigt accusateur le coupable, et s'applique à dire en fin de récit que Dieu jugera. Si donc Dieu jugera les fautes de votre ennemis, pourquoi donc alors vous permettez-vous de vous substituer à Lui ? Laissez Dieu juger seul, et vous, contentez-vous de pardonner à fond. Si vous avez de la rancoeur envers quelqu'un ne le méprisez pas car c'est lui qui est à plaindre pour le mal qu'il vous a fait. Priez donc pour son âme, pour qu'elle devienne meilleure dans ce monde, ou pour que Dieu soulage sa peine si nous la savons en purgatoire. Ne calomnions pas nos semblables, car nous commettrions là un péché mortel en répandant autour de nous des informations sur lui que l'on sait fausses : Celui qui traitera son frère de fou (injure), sera soumis à la géhenne du feu (Matthieu 5, 22). Prenons donc garde de ne point injurier notre prochain. Dieu nous a donné une langue non point pour jeter du venin, mais pour parler et s'expliquer sans injurier le temple du Saint-Esprit. Choisissons un saint intercesseur chargé de présenter nos prières à Dieu, afin que nous puissions avoir la grâce de pratiquer la charité fraternelle et d'aimer notre prochain. Élisons, par exemple, Saint Jean, ou un autre Saint pour qui nous avons une dévotion particulière. Prions : O Saint Jean, je vous prie de bien vouloir présenter à Notre Seigneur Jésus-Christ, ma prière afin qu'Il m'accorde la grâce nécessaire pour pratiquer la charité fraternelle et d'aimer mon prochain. Demandez, s'il Vous plaît, à Celui qui a tant aimé les hommes, d'avoir pitié de moi et de m'aider à ne plus être égoïste, sans bonté, sans dévouement envers mon prochain. Consentez obtenir en ma faveur son pardon et cette grâce qui me fera imiter Ses vertus pour que je devienne ardent à secourir, à édifier et à sauver mes frères. Ainsi soit-il.
Si nous cherchons à aimer nos frères d'une vraie amitié, demandons à notre intercesseur d'intervenir auprès de Notre Seigneur Jésus-Christ afin de nous donner la force du Saint-Esprit, pour atteindre la vertu de charité fraternelle. Celle-ci est avant tout, une vertu infuse, surnaturelle, divine, par laquelle nous traitons nos semblables comme Dieu lui-même. Si nous connaissons un pauvre égaré, pensons à lui, car il a droit au secours de Notre Seigneur Jésus-Christ. Quelque soit notre condition social ou notre fortune, ne soyons pas indifférent à notre prochain, car comme dit Saint Augustin : Le prochain, c'est un homme. Un homme qui souffre moralement ou physiquement ressent la même souffrance qu'un homme d'une condition sociale plus élevée que lui, ou plus fortuné que lui. En pratiquant l'aumône, ne sonnez pas de la trompette devant vous, comme font les hypocrites... mais quand vous faîtes l'aumône, que votre main gauche ne sache pas ce que fait votre main droite, afin que votre aumône soit dans le secret (Matthieu 6, 2-4). Ne prenez pas non plus un air dédaigneux qui humilie le pauvre : l'acte de charité ne se glorifie pas, mais est pratiqué avec discrétion, à l'exemple du saint curé d'Ars qui, portant son dîner à un pauvre aveugle, ne disait rien à personne. Il lui venait en aide, puis voilà tout ! Pas de gloriole, pas de vanité, comme l'auraient fait beaucoup... (nous, peut-être). Chacun pour soi, disent les égoïstes, les méchants, et les gens attachés aux biens du monde. Ils ne pensent qu'à eux, détournent le regard pour ne pas voir la misère, préfèrent donner du pain à leur chien plutôt qu'à un malheureux qui a faim. Mais l'âme charitable, elle, s'élève vers Dieu et dit : Chacun pour tous, parce que sa devise est : Foi, Espérance, Amour. Cette âme, vivant dans le détachement des biens et des plaisirs du monde, donne le nécessaire aux malheureux, assiste les malades, combat les injustices... par amour de Dieu. Celui qui aime Dieu, aime tous ses frères, parce que tous sont enfants du bon Dieu qu'il veut contenter; mais celui qui aime d'une fausse charité, aime seulement ceux qui lui plaisent, souvent par intérêt, et n'est pas digne de Dieu. Notre Seigneur Jésus-Christ nous le dit Lui-même : Si donc nous connaissons quelqu'un qui a besoin de nous, ouvrons lui notre coeur, tendons lui les bras, donnons à manger à ceux qui ont faim; à boire à ceux qui ont soif; un habit à ceux qui ont froid; un logis à ceux qui ne savent où dormir; visitons les vieillards, les malades, les prisonniers; agissons pour sauver les enfants maltraités; accompagnons jusqu'à leur dernière demeure ceux qui ont été abandonnés de tous... Chaque fois que vous avez fait du bien au plus petit de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait (Matthieu 25, 40). Oui, pratiquons le bien autour de nous, aidons les autres sans rien attendre en retour; alors, le moment venu, devant le tribunal de Dieu, ceux qui nous ont précédés et qui ont été assistés par nous dans ce monde, témoigneront en disant : J'ai eu faim, et il m'a donné à manger; j'ai eu soif, et il m'a donné à boire; je n'avais pas d'abris, et il m'a hébergé, j'avais froid, et il m'a donné un vêtement; j'étais malade, et il m'a soigné, j'étais seul, et il est venu me voir. Combien notre récompense sera grande ! Ne nous voilons pas la face, mais ouvrons nos yeux; ne soyons pas sourd aux cris de détresse, mais ouvrons nos oreilles, et nous pourrons voir que pas très loin de chez soi, il y a des personnes malheureuses, abandonnées de tous. N'oublions pas que, peut-être un jour, ce sera nous qui auront besoin d'une âme charitable... Prions : O saint Jean, vous que j'ai choisi pour être mon intercesseur, remerciez Dieu pour moi de m'avoir fait rappeler mes devoirs envers mon prochain. Aussi, je m'engage, prosterné devant la Très Sainte Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, à concevoir pour mon semblable la charité dont Sa Très Sainte Mère est animée pour le dernier des hommes.
Enfin, il serait bon de finir ce chapitre sur la charité fraternelle et l'amour du prochain, par un acte qui plaît également à Dieu : prier pour les âmes du purgatoire. Ces âmes tendent les mains pour sortir du purgatoire; hors, sans notre aide, elles ne peuvent se sauver elles-mêmes. Il serait donc honteux de fermer son coeur à la misère de ces pauvres âmes souffrantes. Bien que n'étant plus de ce monde, ne sont elles plus notre prochain, notre frère ou notre soeur dans le Christ ? Ont-elles cessé d'être aimées le jour de leur enterrement ? Non, direz vous; alors pourquoi vous dispenseriez-vous de leur venir en aide et de les secourir ? La charité s'opère pour les vivants, mais également pour les âme du purgatoire. Ne rien faire pour elles, est un péché. Il est sans doute très honorable de fleurir les tombes de nos proches; de penser au temps joyeux où ils étaient avec nous; mais pensons-nous à cette prison de feu où l'âme expie sa peine ? Pensons-nous à prier pour elle ? Il est pourtant si facile de consoler les pauvres défunts qui se trouvent en ce lieu. Notre Seigneur Jésus-Christ nous invite à leur appliquer les mérites expiatoires du Saint-Sacrifice de la Messe, à réciter six Pater Noster, six Ave Maria, et six Gloria, pour le soulagement des âmes du purgatoire. Seules les prières, les Messes, et les neuvaines peuvent délivrer les âmes souffrantes. Celui qui obtient la délivrance d'une âme, peut en être assuré : elle lui sera reconnaissante, veillera sur nous, et sera notre avocate auprès de Notre Seigneur Jésus-Christ.
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