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MÉTHODES POUR PRATIQUER LES VERTUS

L'ESPÉRANCE

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Protection maternelle de la sainte Vierge MarieDès le plus jeune âge nous cherchons à posséder ce qui nous plaît et à repousser ce qui nous déplaît. Chacun d'entre nous espérons le bien-être, une situation professionnelle confortable, et le bonheur. C'est là une loi de la nature : l'homme espère toujours plus, en bien. Quoi de plus naturel que d'espérer avoir un bon métier pour pouvoir un jour fonder un foyer et élever dignement ses enfants ? Toutefois, certaines personnes ont un tout autre but : elles souhaiteraient avoir suffisamment d'argent pour pouvoir passer de longues soirées dans les casinos, les meilleurs hôtels; pouvoir s'acheter le château et la voiture de leur rêve... bref, pouvoir s'offrir le monde entier et voir du haut de leur orgueil les autres leur faire des courbettes; et s'ils n'acquièrent pas ce bonheur qu'ils espèrent tant, ils renoncent certes à tous les fastes du monde, mais en maudissant leur sort, leurs parents, et bien entendu Dieu. Inutile de dire que l'âme de ces pécheurs est en état de péché mortel.
Saint Thomas nous dit que l'espérance est une vertu qui nous fait compter sur la grâce pour acquérir le ciel. En conséquence, l'espérance n'est point de vouloir posséder toujours plus dans ce monde, mais bien de rechercher la possession de Dieu pour un jour jouir du repos éternel. Nous souhaitons aller au ciel ? Acceptons alors de recevoir toutes les grâces nécessaire à cette fin, en se contentant de ce que l'on a et en faisant ce que Dieu nous commande. Si Dieu refuse à un de ses enfants d'acquérir la fortune dont il rêve tant, c'est parce qu'Il sait qu'en lui accordant cette grâce, l'âme de cette personne se perdrait dans les plaisirs du monde. Alors, plutôt que de maudire tout le monde, pourquoi ces personnes ne remercient pas Dieu pour la leçon qu'Il leur donne, et ne cherchent pas alors à corriger leur conduite envers Lui et envers leurs proches ? Celui qui a de la peine à espérer, mais qui se domine pour Dieu possède la vertu d'espérance. Cet acte, touche le coeur de Dieu, car il accomplit Sa divine et aimable volonté.

Pour ce thème, choisissons-nous un saint Patron chargé de veiller à ce que nous ne perdions jamais l'espérance d'aller un jour au ciel. Demandons-Lui d'être notre intercesseur auprès de Jésus-Christ. Choisissons le second Apôtre de Notre Seigneur : Saint André.

Prions : Saint André, vous qui avez mené votre frère Pierre à Notre Seigneur Jésus-Christ pour que lui aussi le connaisse, soyez s'il vous plaît mon intercesseur auprès du Sauveur, afin de Lui présenter mes humbles prières.
     O, Saint André, Vous savez combien est douce la vertu d'espérance, et combien je veux m'appliquer à la raviver en mon coeur. C'est pourquoi je demande votre intercession auprès de Jésus pour qu'Il m'accorde cette grâce. Je l'ai trop offensé jusqu'à présent pour vivre sans amertume, et étant décidé à mieux me comporter à Son égard, je Lui demande pardon. Obtenez, O grand Saint, Sa miséricorde pour que je puisse mettre en Lui toute mon espérance.
     Depuis trop longtemps j'ai cru que ma seule espérance résidait dans les biens matériels de ce monde ! Oh comme je me trompait !... J'offensais Dieu parce qu'il ne daignait pas m'accorder le bonheur que mon orgueil réclamait; Je méprisais jusqu'à mes parents parce qu'ils n'avaient pas ce que j'avais toujours rêvé; j'admirais les gens de biens, et je songeais pouvoir un jour participer avec eux à leurs festins, à leurs soirées mondaines, et à leurs loisirs. Je me rends compte aujourd'hui combien je me trompais en pensant ainsi. Dieu, dans Sa grande miséricorde, ne m'a pas donné ce dont je rêvais pour que mon âme ne se perde dans des lieux de plaisirs. Il préfère me réserver une place dans Son royaume où je pourrai jouir de la vie éternelle, et je lui en rends grâce.
     Toutefois, une chose me manque : La force de ne plus retomber dans cet abîme où mon âme était plongée. Je vous prie d'obtenir pour moi, O Saint André, de la sainte volonté de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous soyez à jamais mon guide, mon conseiller, pour que mon espérance ne soit plus jamais portée sur les choses d'ici-bas, mais sur les choses d'En-Haut. Vous qui êtes mon avocat pour défendre la vertu d'espérance auprès de la Cour céleste, plaidez s'il vous plaît cette cause pour moi, et remerciez Dieu pour moi, honorez-le pour moi, quelque soit Sa décision. Ainsi soit-il .

Lorsqu'on demande à Dieu la vertu d'espérance, on ne lui demande pas la paix de l'âme qui dès le baptême est portée vers le ciel, mais bien la force de vaincre les appréhensions de notre coeur au sujet du salut.
Lorsque Dieu, dans Son infini miséricorde, nous donne cette force, la certitude de gagner le ciel nous est acquise. C'est pourquoi, celui qui a l'espérance, ne peut dire : J'irai peut-être au ciel; mais : J'ai la certitude d'aller au ciel; tout simplement parce que l'individu qui, tout au long de sa vie sur terre, a mit en pratique les commandements de Dieu et de l'Église, a la certitude d'entrer dans le paradis. Peut-être passera t-il un certain temps dans le purgatoire pour expier des fautes ? Oui, cela est possible, mais à la fin son âme ira glorifier Dieu : C'est une certitude !
Avez-vous remarqué que seules les personnes pieuses et remplies de l'amour de Dieu, n'ont absolument pas peur de la mort ? C'est parce qu'elles savent que si la mort arrivait soudainement, avec un cortège de mille démons, leur âme irait quand même au ciel. Dieu n'abandonne jamais une âme qui lui a consacrée sa vie et qui n'a vécue que pour Jésus-Christ.
Par contre, celui qui n'est pas sur le bon chemin, craint la mort, car il sait qu'il n'a aucune espérance de pouvoir vivre le bonheur éternelle au paradis. Alors, pour se rassurer, il nie qu'il y a un enfer et un purgatoire, et que quoi qu'il en soit, toutes les âmes vont au paradis. Erreur !! Beaucoup d'âmes souffrantes sont apparues pour demander à être soulagées de leurs souffrances. D'autres, plus heureuses, car elles vivaient dans le paradis, ne pouvaient donner des nouvelles d'un parent à leurs proches, car celui-ci était en enfer !
Quand nos premiers parents furent chassés du paradis terrestre, il y a fort à penser qu'ils auraient souhaité avoir l'espoir de pouvoir réparer le mal qu'ils avaient fait; l'espérance de retrouver les biens qu'ils avaient perdus. De même, nous avons par la grâce de Dieu, un certain nombre de biens, tels que la santé, un foyer, de beaux enfants, mais nous espérons toujours plus, alors qu'en secret, Dieu nous a déjà réservé un grand nombre de biens non négligeables : le pardon de nos fautes, la force dans les épreuves, une bonne mort, une prompte délivrance du purgatoire, et enfin une place dans le paradis. Que demander de plus ?! Si pour être sauvé il fallait être riche, il faudrait alors accumuler des richesses durant notre vie sur terre; mais à quoi sert à une seule personne de posséder trois ou quatre milliards, ou désirer devenir très riche, si de toute façon cet argent est totalement inutile au moment du jugement devant Dieu ?! Ici sur terre, on achète parfois la justice des hommes, mais le tribunal de Dieu est infiniment plus honnête que ceux que nous connaissons ici ! Hommes fortunés, souvenez-vous de cette phrase de Jésus : Un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux... Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux (Matthieu 19, 23-24). Saint Jérôme nous fait remarquer que Jésus ne dit pas qu'il est impossible à un riche d'entrer dans le royaume des cieux, mais difficile. Cela signifie qu'il faut plutôt avoir l'espérance de gagner le ciel, que de chercher à faire doubler ou tripler en peu de temps ses actions boursières, sans se soucier de ce qui plaît à Dieu. La personne, riche ou pauvre, qui fait son devoir envers Notre Seigneur Jésus-Christ, non pas par crainte du jugement, mais par amour, obtient toujours la grâce de Dieu.

Prions : S'il vous plaît, Saint André, intercédez pour moi auprès de Notre Seigneur Jésus-Christ, afin de lui présenter toute ma gratitude pour tout ce qu'Il décide de faire pour moi, et pour la force qu'il me donne pour ne pas succomber à tout ce qui pourrait s'opposer à mon salut, afin qu'un jour, lorsqu'Il le décidera, je puisse me présenter sans tâches devant Sa grandeur. Obtenez, je vous prie, que je puisse parvenir à l'espérance parfaite comme vous-même y êtes parvenu. Ainsi soit-il.

Suivre le bon cheminNous savons qu'au jour de notre jugement, Dieu décidera si nous sommes digne de mériter le paradis. Il nous faut simplement que nous le voulions et y travaillions pour cela : Celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé (Matthieu 10, 22). Fidèle en Ses promesses, Notre Seigneur Jésus-Christ s'engage à nous sauver, si nous persévérons jusqu'à la mort. De ce côté, l'espérance est absolument infaillible ! Donc, l'incertitude ne peut venir que de notre côté. Dieu n'obligeant à rien, chacun est libre de suivre un chemin autre que celui de l'espérance. Ceux qui persévèrent sur cette voie là jusqu'à la mort, ne seront pas sauvé ! mais il existe une autre cause de perdre le ciel : la faiblesse. En effet, bien que persévérant dans l'amour de Dieu, nous n'avons jamais la certitude de ne pas chuter, désespérer, abandonner, et donc dans ces cas, l'espérance est absolument incertaine, voir impossible. Voilà pourquoi il faut demander au saint Patron que l'on s'est choisi, de nous assister pour ne jamais faiblir.
Il est tout de même assez étonnant qu'un si grand nombre de chrétiens ne craint point pour le salut de leur âme. Pourtant lorsqu'ils prennent leur voiture ils ont toujours à l'esprit la crainte d'un accident; tout comme le navigateur craint le naufrage, ou le viticulteur craint la grêle. Pourquoi donc, si on espère aller un jour au ciel, n'avons nous pas la crainte de perte de notre âme en s'attachant aux plaisirs de ce monde ? Pourquoi ne tremblons-nous pas à l'idée de perdre la grâce de Dieu et Sa promesse qu'Il nous fit de nous donner le ciel si nous le servons ici-bas ? Craignons, au contraire, de perdre la vie éternelle en jouissant des fastes de la vie temporelle. Cette crainte qui retient tant de péchés est bénéfique pour notre salut. Implorons donc notre intercesseur, Saint André, de demander à Dieu de nous faire craindre le mal, et de nous protéger contre les attaques du démon, afin que nous ayons l'espérance d'aller au ciel non pas pour jouir d'une vie temporelle comme sur terre, mais d'une éternité de bonheur dans la joie et l'allégresse auprès de Notre Seigneur Jésus-Christ, de Sa Très Sainte Mère la Vierge Marie, et de tous les Saints.

Prions : Mon saint intercesseur auprès de Notre Seigneur Jésus-Christ, je viens vous prier de Lui demander de me protéger dans les dangers auxquels mon âme est sans cesse exposée. Le démon l'attaque sans cesse par ses illusions, le monde par ses attraits trompeurs, et la chair par des plaisirs défendus. Obtenez, ô saint André, qu'elle ne périsse pas !
     Hélas, tous mes os tremblent et mon sang se glace de frayeur lorsque je considère la grandeur du péril où mon âme est exposée. Je vois sous mes pieds un étang de feu et de soufre enflammé où les damnés sont précipités, et où les démons se jettent avec fureur sur ces malheureux pour les tourmenter.
     Je vois ce lieu d'horreur et de supplice où la justice de Notre Seigneur Jésus-Christ a rassemblé toutes les mauvaises âmes pour qu'elles endurent des peines qui sont, sans comparaison, au-dessus de toutes souffrances, et de tout ce qu'on peut imaginer; car je les vois au milieu des flammes sans jamais se consumer.
     Oh ! Saint André, obtenez de Jésus-Christ qu'Il me protège sous Ses ailes, contre tous les ennemis de mon salut, parce que je me vois à tout moment sur le point de tomber dans cet abîme.
     Grand Saint, suis-je sur le bon chemin, où m'en suis-je déjà écarté pour ne point espérer sauver mon âme ? Peut-être suis-je si engagé sur la voie de l'enfer, qu'il n'y a plus qu'un fil de vie qui m'empêche d'y tomber, car je connais mes péchés.
     Ai-je assez fait pénitence ? Ai-je réparé le tort que j'ai causé à mon prochain pour en obtenir le pardon ? Mon coeur n'a pas su s'ouvrir aux malheurs de mes frères; mon âme est encore trop attachée aux biens de la terre, aux plaisirs du monde, et qui me rendent coupables auprès de Dieu.
     Le peu de temps que je Lui ait porté, le peu de reconnaissance que j'ai eu pour Ses bienfaits, mon peu d'application à ce qui Lui plaît, mon peu de ferveur en approchant le saint Autel, me rendent grandement coupable et j'en demande pardon à Notre Seigneur.
     Si je ne change pas de conduite je n'ai aucune espérance d'être sauvé. C'est pourquoi je suis décidé à me comporter en bon catholique, mais par moi-même, je n'ai aucune assurance d'y persévérer jusqu'à la mort, car je connais mes faiblesses. Aussi, Saint André, c'est pour demander votre intercession que je viens aujourd'hui vous prier d'obtenir pour moi l'aide de Notre Seigneur Jésus-Christ et Son secours afin que je lui reste toujours fidèle et puis-je avoir l'espérance qu'un jour mon âme repose dans la paix du Seigneur. Il n'y a que Sa main toute puissante qui puisse me soutenir et me délivrer de tous les dangers. Le malin me tente à chaque instant, mes ennemis ravissent mon âme et se flattent de l'avoir dévorée. Voyez mon chagrin, Saint André !
     Je suis prêt à accepter tous les sacrifices que Jésus-Christ m'ordonnera de faire pour qu'Il m'accorde cette grâce : s'Il me demande de fuir le monde pour ne plus pécher, je le fuirai; s'Il me demande de mener une vie fortifiée, pénitente, retirée, je la mènerai; s'il me demande que je souffre les afflictions les plus cuisantes, les longues maladies, la pauvreté, le mépris, l'injustice, la persécution, je les souffrirai, aidé de Sa sainte Grâce. Oui, je suis à présent résolu et prêt à tout entreprendre et à tout souffrir pour obtenir Sa très sainte protection à délivrer mon âme de l'enfer, et à lui accorder la faveur d'aller au ciel pour prier continuellement avec les Saints et les bienheureux.
     O, merci Saint André de présenter cette prière pour moi à Notre Seigneur. Je me promet de vous faire une neuvaine pour que vous soyez à jamais mon intercesseur en matière d'espérance. Ainsi soit-il.

Lorsque l'espérance s'est suffisamment fortifiée, elle est absolument inébranlable. Saint Thomas dit à ce sujet que : la confiance est une espérance renforcée. Combien de fois a t-on entendu ou dit cette phrase en soupirant, au sujet du ciel : "J'espère y arriver...". C'est parce que l'âme n'est pas suffisamment parfaite que le doute s'installe et fait dire en soupirant : "J'espère y arriver...". Celui qui est assuré de gagner le ciel s'illumine de joie en écoutant ou en parlant de la vie éternelle, car comme saint Paul il sait en qui il a mis sa confiance, et sait qu'il est assuré du paradis. Prenons donc pour modèle les saines paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ et abandons-nous à Dieu avec le sourire d'un enfant qui se jette au cou de son père.
Tout comme l'enfant connaît la tendresse de son père, nous connaissons aussi la tendresse infiniment plus grande que Notre Père céleste nous porte et n'avons aucune crainte en Sa divine présence. En prière nous nous sentons bien; à l'Église nous nous sentons chez nous; au ciel nous le verrons un jour, et nous nous en réjouissons d'avoir confiance d'y parvenir.
L'espérance non encore renforcée, est comme une fleur qui n'a pas encore de parfum; comme un fruit sans saveur. Si nous mourrons dans cet état, le parfum de cette fleur devra éclore, la saveur de ce fruit devra mûrir dans le purgatoire. Pour que notre âme soit pure au jour de notre jugement, prenons l'habitude dès à présent de renforcer notre espérance. Ne négligeons pas les prières que nous présentons à Notre Seigneur Jésus-Christ, à Sa Très Sainte Mère, ni aux Saints; accomplissons les devoirs de piété en agissant pour les autres comme on aimerait qu'ils agissent pour nous; examinons notre conduite pour ne point céder aux tentations... Bref, cherchons le royaume de Dieu dès à présent ici-bas.

Prions : O, Saint André, vous que j'ai choisi pour intercesseur, Notre Seigneur Jésus-Christ m'invite depuis longtemps à me convertir, et je sais le danger que j'encours si je diffère encore ma résolution. Pourtant je lui ai déjà promis de me corriger, surtout en m'approchant de la Sainte Table; mais je me vois obligé de vous avouer que je suis toujours le même pécheur. Ma vie n'est presque qu'un tissu de désordres et l'amour-propre répand souvent sa malignité sur ma conduite. Je vois dans mes pensées et dans mes actions beaucoup de recherches de moi-même. Voyez, Saint André, combien je suis éloigné de ma conversion et oh ! combien j'ai besoin de votre intercession.
     Notre Seigneur Jésus-Christ à déjà eu la bonté de me recevoir par le baptême au nombre de Ses enfants; Il m'a aussi accordé une infinité d'autres grâces; mais par négligence j'ai souvent manqué à mes devoirs pour l'en remercier, et lorsque je les ai remplies, l'intérêt et l'amour-propre m'ont souvent fait agir. Je n'ai pas cette espérance ferme qui n'hésite jamais dans l'attente du secours du ciel, lors même que tout semble désespéré.
     Je supplie Notre Seigneur Jésus-Christ d'avoir pitié de moi et de m'aider à sortir de cet abîme de péchés où je suis plongé. Daignez plaider s'il vous plaît en ma faveur, pour que la puissance de Ses bras me retire du puits où mon âme est tombée, et qu'Il me donne la force de pratiquer les vertus les plus parfaites.
     Je lui demande une conversion totale et véritable afin que je puisse avoir le bonheur de l'adorer et le bénir pendant toute l'éternité; mais si Sa volonté est de m'attirer un châtiment pour me punir de l'énormité de mes péchés, je le reçois avec soumission et accepte d'endurer toutes les peines temporelles qu'Il jugera nécessaire pour mon salut.
     Contrit et humilié, je me jette au pied de la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour lui demander pardon. Plaidez pour moi, afin qu'Il ne ferme pas la porte de Sa miséricorde à un malheureux pécheur qui y frappe. O, Saint André, vous qui êtes mon médiateur et mon avocat, j'ai l'espérance que malgré mon indignité vous puissiez obtenir Son pardon.
     Très Sainte Vierge, j'implore à Vos pieds Votre insistance auprès de Votre Fils pour obtenir la grâce de ma conversion, afin que je puisse avoir l'assurance d'aller au ciel. Ainsi soit-il.

Notre-Dame salut des pecheursDieu le Père nous a donné Son Fils unique, lequel nous a donné, de son côté, Sa très tendre et Sainte Mère, qui obtient par ses prières, toutes les grâces du salut. Son intercession est très puissante; et c'est pourquoi nous devons avoir aussi recours à Elle.
Les hérétiques ne peuvent supporter que nous saluions ni acclamions la Très Sainte Vierge. Hors, Jésus nous l'a donné pour Mère. Comment donc ne pas se confier à une Mère ni la saluer ? Elle qui est l'échelle du salut pour les pécheurs, jusqu'au plus grand d'entre eux : c'est à dire Satan. En effet, Notre Seigneur Jésus-Christ dit un jour à Sa Sainte Mère qu'elle obtiendrait miséricorde pour Satan lui-même si cet esprit rebelle se résignait à demander pardon et à implorer Sa médiation.
En conséquence, nous ne pouvons penser gagner le ciel par nos propres mérites, ni espérer la grâce sans la chercher avidement; mais Notre Seigneur Jésus-Christ nous ouvrira Son royaume que si nous avons eu la force, ici bas, de garder la foi et combattre nos faiblesses, en ayant pour mère la Très Sainte Vierge. Alors à ce moment là, parce que j'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi; il ne me reste qu'à attendre la couronne de justice qui m'est réservée et que le Seigneur, juste Juge, me rendra en ce jour (II Thimothée 4, 7-8). Mais nous devons aussi prier pour la conversion de nos proches, de nos ennemis, sans perdre courage. Parfois il faut des années de prières afin que celui ou celle pour qui on prie se convertisse, car Satan ne lâche pas facilement prise sur une âme qu'il sait non portée sur les choses d'En-Haut; et même quand tout nous semble perdu pour le salut de cette âme, Dieu dans Sa très grande miséricorde, scrute dans la vie du pécheur la moindre petite oeuvre qu'il aurait faites afin de lui éviter l'enfer. C'est ce qui arriva à un lorrain, dont le récit fut publié dans le Petit Messager du Coeur de Marie, de novembre 1880 :
« A Nancy, vers le milieu du XIXème siècle, un homme avait depuis ses jeunes années abandonné toute pratique de religion. Sa femme, pieuse et vraie épouse, n'avait pas manqué de prier longtemps pour le ramener. Elle avait même essayé de le persuader par d'amicales observations; mais rien ne réussissait. Toutefois, comme, à chaque mois de Marie, elle élevait, dans sa maison, un trône à la Reine du ciel, son mari lui apportait chaque dimanche un bouquet de fleurs dont elle ornait son petit autel. Les années passèrent ainsi, et, un soir, la mort subite emporta ce malheureux. Sa femme, malade d'émotion et de douleur, doit faire un voyage dans le midi de la France pour rétablir sa santé. Elle passe à Ars et va confier l'horrible chagrin de son âme au saint curé Vianney. Celui-ci, à peine l'ayant vu, lui tint ce langage à jamais encourageant : "Madame, vous êtes désolée, mais avez-vous donc oublié les bouquets de fleurs de chaque dimanche du mois de mai ?". Cette dame fut étonnée d'entendre le curé d'Ars rappeler ainsi un fait dont elle n'avait parlé à personne. L'homme de Dieu ajouta : Dieu a eu pitié de celui qui avait honoré Sa Sainte Mère. A l'instant de la mort, votre époux a pu se repentir; son âme est dans le purgatoire : nos prières et nos bonnes oeuvres l'en feront sortir. »
En conséquence, pour que notre âme tombe en enfer, il faut vraiment le vouloir ! La Très Sainte Vierge fit voir, le 13 juillet 1917, aux trois petits pastoureaux de Fatima, au Portugal, la terrible vision de l'enfer. Ils virent les démons et les damnés plongés dans un feu d'où s'élevaient des cris de douleur. Combien ce spectacle devait-il être horrible ! Pourtant voilà où tant d'âmes tombent pour l'éternité. Hélas, Dieu ne leurs a pas trouvés la moindre petite oeuvre pour pouvoir les sauver. Le lorrain, lui, avait abandonné toute pratique religieuse, mais quatre fois l'an il offrait des fleurs à sa femme, qui elle, pour que l'âme de son mari ne tombe pas en enfer, les offraient à la Très Sainte Vierge, en lui adressant des prières pour qu'Elle l'assiste au jour de sa mort. Imaginez ce que serait devenu l'âme de ce malheureux si son épouse n'aurait pas pris la peine de prier, durant des années, sans perdre espoir...
Malheureusement, beaucoup d'autres âmes, pour qui personne ne prient pour elles, sont vouées à leur triste sort. Ici sur terre, elles refusent de marcher sur les traces de Dieu, se moquent de la religion, à l'occasion outragent la mémoire de Notre Seigneur Jésus-Christ, de la Très Sainte Vierge, et placent leur misérable personne au dessus de tout, jusqu'au jour où ils sentent frôler la mort près d'eux; alors là, comme des ingrats ils se mettent à prier, non point pour se convertir, mais pour tenter de cacher la Face de Dieu pour que, si la mort arrive vraiment, ils puissent être sauvés. Cette stratégie là marche sans doute parfois très bien avec des personnes qui, peu portées à voir mal, se laissent avoir par ces genres d'individus; mais Dieu ne se laisse pas tromper ! Il a le regard sans cesse fixé sur nous; mais voyant notre misère, Il nous tend la main. Ceux qui refusent de prendre cette Main secourable, comment donc peuvent-ils oser vouloir tromper Dieu en lui faisant croire que par une seule prière, la veille de leur mort, ils ont été de bons catholiques ?!
Si, contrairement au lorrain, nous n'avons personne qui prie pour nous, afin qu'au moment de notre mort notre âme soit sauvée, convertissons-nous vite, confessons vite nos péchés, faisons vite pénitence, et saisissons vite notre rosaire pour réciter chaque jour le chapelet, afin que, par ce moyen, nous puissions nous sauver nous-même.

Lors d'une visite du Très Saint Sacrement, demandez à Notre Seigneur Jésus-Christ, avec un très profond respect, la rémission de vos péchés.

Prions : Souverain Juge des vivants et des morts, je viens me jeter à Vos pieds pour Vous prier de ne pas me juger selon la rigueur de Votre justice.
     Je reconnais, Seigneur, en Votre Sainte présence, que je suis coupable d'une infinité de péchés qui méritent l'enfer. Je confesse que ma vie en est si remplie que, de quelque côté que je me tourne, je ne vois partout qu'iniquités. Mon esprit n'a presque jamais formé que des pensées mauvaises, mon coeur a conçu une infinité de désirs coupables; ma langue a prononcé des paroles mauvaises; mes mains ont fait des actions injustes...
     Pourtant, Vous m'aviez donné, ô mon divin Jésus, un corps et une âme pur. Hélas, je les ai misérablement employés à Vous offenser. Vous m'aviez racheté de l'enfer; Vous me tendiez Votre sainte Main, mais je la refusais à chaque fois, préférant continuer à vivre dans mes désordres. Je suis d'autant plus coupable, que je connaissais le mal que je faisais; Vous me l'aviez souvent reproché dans le fond de mon coeur, et je Vous promettais toujours de m'en corriger, sans jamais l'avoir fait. J'avoue à présent mon ingratitude, et je comprends que c'est par Votre miséricorde que je n'ai pas été précipité mille fois dans le plus profond des enfers.
     Mon Dieu, je déteste aujourd'hui tous mes désordres passés. Je viens avec un coeur contrit et humilié me jeter à Vos pieds pour Vous en demander pardon. Je confesse qu'ayant souvent abusé du pardon que Vous m'avez accordé, je n'en mérite pas plus; mais s'il Vous plaît mon Dieu, ayez pitié de moi selon Votre grande miséricorde.
     Je retourne à Vous avec un sincère repentir. Ne me rejetez pas de devant Votre Sainte Face, mais accordez-moi, je Vous en supplie, le pardon de mes péchés, et si Vous observez que je m'engage de nouveau dans le péché, je Vous demande par grâce de me faire mourir avant que cela n'arrive, parce que j'aime mieux mourir sans tache que de Vous offenser et de paraître devant Vous souillé par le péché. Ainsi soit-il.

Notre Ange gardien, par son intercession, obtient également beaucoup de grâces. C'est lui qui est constamment à notre coté pour nous protéger; il prie avec nous; et c'est Lui qui nous accompagnera, le jour de notre mort, jusqu'au saint tribunal de Dieu.
Prions aussi pour notre Ange gardien qui espère de nous une complète confiance en Dieu. En recourant souvent à lui, nous pouvons obtenir de Notre Seigneur Jésus-Christ, le mépris des biens temporels, la force ne pas succomber aux tentations, aimer la piété et la dévotion pour les Saints... en un mot, il nous obtient l'espérance d'arriver peu à peu là où sont arrivés les Saints.
Notre Ange gardien nous assiste, nous conseille (si nous voulons tant soit peu l'écouter), et veille sur notre âme. Hélas, beaucoup de chrétiens, pour ne pas dire la quasi totalité d'entre-eux, n'entretiennent absolument aucune relation avec leur Ange gardien. Dès lors, lorsque ces personnes constatent un relâchement de leur conduite, se rendent compte d'un péché, le démon leur inspire du chagrin et ils se troublent. Pris de remords, ils se déclarent indigne, s'humilient, mais ne voulant ni désespérer, ni se troubler, ils en restent là, accordant à Satan sa victoire.
Pourtant, dans ces moments là de désespoir, écoutez la voix de votre Ange gardien, et vous verrez qu'il veut avant tout que, plein de confiance, vous disiez en vous-même: Suis-je faible à ce point ?... Eh bien, cela ne durera pas ! Je vais m'y mettre pour de bon, et Dieu m'aidant, je vaincrai le mal !. Allez vous confesser, faire pénitence, prier... prier... et encore prier ! Soyez alors assuré que l'esprit malin n'en sortira jamais vainqueur.

Prions : Dieu tout-puissant, qui avez crée mon âme à Votre ressemblance, je m'adresse à Vous afin que vous réveillez en moi la crainte des flammes éternelles que Vous réservez aux impies. Sans cette pensée, je suis attiré vers le péché, vers les plaisirs de ce monde. Est-il possible que pour un moment de plaisir je puisse consentir à vivre toute une éternité dans les supplices ? S'il Vous plaît, Seigneur, ouvrez à mes yeux ces prisons affreuses où Votre justice allume des feux dévorants pour châtier ceux qui se livrent aux péchés de toutes sortes.
     Il faut donc, ô mon Dieu, ou que je renonce à tous les plaisirs défendus par Votre sainte loi, ou que je renonce au bonheur éternel, car aucun pécheur n'entrera dans le royaume des cieux.
     Aidez moi, Seigneur, et chassez de moi toutes ces mauvaises pensées qui me suivent jusque dans les lieux les plus saints. Je vois à chaque instant mon âme en danger; le diable rode autour de moi comme un lion affamé pour m'entraîner en enfer. Ne permettez pas cela, ô mon Dieu; secourez-moi, donnez-moi le courage de combattre de toutes mes forces cet esprit malin. Ainsi soit-il.
     (Récitez un Ave Maria, le Symbole des Apôtres, et un Confiteor).

  Pour aller plus loin : Leçon de catéchisme sur l'espérance


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