Prieres et spiritualite

Accueil
|
Dieu
|
Sainte Vierge
|
Prières diverses
|
Exercices
|
Méditations
|
Messe
|
Catéchisme
SOMMAIRE

PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS

+ Dieu et la sainte
    Trinité
+ L'Incarnation
+ La Rédemption
+ L'homme
+ L'Église
+ Les vertus
    Théologales
+ Le Décalogue
+ Le péché
+ Les sacrements
+ La confession
+ La communion
+ La prière

CATÉCHISME POUR ADULTES

+ Le chrétien
+ Dieu
+ Les perfections
    de Dieu
+ La sainte Trinité
+ La création
+ Les Anges
+ L'homme
+ Chute de l'homme
+ Le péché originel
+ L'Incarnation
+ La vie de Jésus
+ La mort de Jésus
+ La Rédemption
+ Ensevelissement
+ Le Saint Esprit
+ L'Église
+ Les caractères
    de la vraie Église
+ Hors de l'Église
    point de salut
+ L'enseignement
    de l'Église
+ La communion
    des Saints
+ La mort
+ Vie surnaturelle
+ Résurrection et Jugement général
+ Symbole des
    Apôtres
+ Signe de la Croix

La morale et les péchés :

+ Les vertus
    Théologales
    + La Foi
    + L'Espérance
    + La Charité
+ Le Décalogue

Commandements
de Dieu :


+ Le premier
    commandement
+ Culte des Saints
+ Le second
    commandement
+ Le troisième
    commandement
+ Le quatrième
    commandement
+ Le cinquième
    commandement
+ Le sixième
    commandement
+ Le septième
    commandement
+ Le huitième
    commandement
+ Le 9 et 10 ème
    commandement

Commandements
de l'Église :


+ Etude préliminaire
+ Trois premiers
    commandements
+ Le quatrième
    commandement
+ Le 5 et 6 ème
    commandements
+ Le Péché
+ Péchés capitaux
    + L'orgueil
    + L'avarice
    + La luxure
    + L'envie
    + La gourmandise
    + La colère
    + La paresse

La Grâce,
les Sacrements,
la prière


+ La Grâce
+ Les Sacrements
+ Le Baptême
+ Les promesses
    du Baptême
+ La Confirmation
+ Cérémonie de
    Confirmation
+ L'Eucharistie
+ La communion
+ La Messe
+ La Pénitence
+ Examen de
    Conscience
+ La Contrition
+ Le bon Propos
+ La Confession
+ L'Absolution
+ La Satisfaction
+ Les Indulgences
+ Extrême Onction
+ L'Ordre
+ Le Mariage
+ La prière
+ L'oraison
    dominicale

+ La Salutation
    Angélique

+ L'exercice du
    chrétien



+ Faire un don

ENSEIGNEMENT

CATÉCHISME POUR LES ADULTES

.

SOIXANTE TREIZIÈME LEÇON


LE SACREMENT DE MARIAGE

messe de mariage

Demande : Qu'est-ce quelle Mariage ?
Réponse : Le Mariage est un sacrement qui sanctifie l’union légitime que l'homme et la femme contractent ensemble pour avoir des enfants et les élever chrétiennement.

Explication : Le mariage est un sacrement : c'est une vérité de foi catholique, définie par le concile de Trente, et formellement enseignée par saint Paul, dans son épître aux Éphésiens, où, après avoir exhorté les maris à aimer leurs femmes comme Jésus-Christ a aimé son Église, il ajoute : « Ce sacrement est grand, je dis en Jésus-Christ et en l'Église » ; c'est-à-dire qu'il représente l'union de Jésus-Christ avec son Église qui est appelée son épouse.
Le Mariage, considéré en lui-même, est un contrat naturel par lequel un homme et une femme s’unissent d’une manière stable pour former ensemble une union perpétuelle.
Le Mariage est aussi un contrat civil, en ce sens qu'il est soumis aux lois civiles et réglé par elles.
Le Mariage est encore et surtout un contrat ecclésiastique, en ce sens que l’Église règle ce contrat par ses canons.
Jésus-Christ l'a élevé à la dignité de sacrement, pour sanctifier l’union légitime de l'homme et de la femme, en leur donnant la grâce de vivre saintement ensemble, et d'élever leurs enfants dans la crainte de Dieu.
Par union légitime, il faut entendre une union formée selon les lois de Dieu et de l'Église. Le saint Concile de Trente frappe d’anathème quiconque avance que le mariage n’est pas véritablement et proprement un des sept sacrements de la loi évangélique, institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ, mais qu’il a été inventé dans l’Église par les hommes, et qu’il ne confère point de grâce (Session XXIV).

D : Depuis quand remonte l’institution du mariage ?
R : L’institution du mariage date du commencement du monde, et Notre-Seigneur Jésus-Christ l’a élevé à la dignité de sacrement.

Dieu établit le mariage lorsqu’ayant créé le ciel et la terre, et placé le premier homme au milieu de ces merveilles, il tira de sa substance une créature semblable à lui. « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; faisons-lui une aide semblable à lui » (Genèse II, 18). Il lui présenta la femme pour être sa compagne et partager sa destinée. Adam l’accepta des mains de son Créateur, en s’écriant : « Voilà l’os de mes os, la chair de ma chair (Genèse II, 23) ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à son épouse, et ils ne feront tous deux qu’une même chair (verset 24) ». Voilà le premier mariage ; mais Notre-Seigneur Jésus-Christ l’a élevé à la dignité de sacrement de la loi nouvelle. En effet, selon les Pères et les Docteurs de l’Église, Il lui a conféré ce caractère de sainteté, lorsqu’il voulut bien honorer de sa présence les noces de Cana en Galilée. Ce fut alors qu’Il lui donna la vertu de produire la grâce, en bénissant les époux qui eurent le bonheur de le posséder à leur festin ; ce fut dans cette circonstance heureuse qu’il ouvrit cette source de bénédictions qui devait se répandre dans la suite sur toutes les alliances chrétiennes. Ce sacrement, comme les autres, tire toute sa vertu de la passion et des mérites du Sauveur. Il lui en a communiqué les grâces par son union avec son Église.

D : Pourquoi Dieu a-t-il institué le mariage ?
R : Afin que l’homme et la femme s’aident mutuellement et qu’il naisse de leur union des enfants qui aiment et servent Dieu avec fidélité.

L’homme et la femme sont donc unis pour s’aider mutuellement, pour se soutenir l’un l’autre par leurs avis, leurs conseils, leurs services mutuels, dans le passage de cette misérable vie à la glorieuse éternité.
Lorsque Dieu eut créé l’homme et la femme pour vivre en union, il leur dit : « Croissez et multipliez-vous, et peuplez la terre » (Genèse I, 28). Voilà la fin principale du mariage : avoir des enfants qui aiment et servent Dieu avec fidélité. Servir Dieu signifie reconnaître en Lui son autorité et chercher à l’honorer en tout temps et dans toutes choses : « Quoi que ce soit que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par Lui des actions de grâces à Dieu le Père » (Colossiens III, 17 et également I Cor. X, 31).

D : Tous ceux qui reçoivent le sacrement de mariage reçoivent-ils la grâce sanctifiante qui y est attaché ?
R : Non ; il n’y a que ceux qui le reçoivent avec les dispositions nécessaires.

Il en est de ce sacrement comme des autres : il faut des dispositions pour le recevoir efficacement et avec fruit ; sans quoi il devient une profanation et une source de misère et de mort.
La première disposition est de s’y préparer par la prière et les bonnes œuvres, être en état de grâce, et avoir l’intention de servir Dieu dans l’état du mariage.
La seconde disposition est d’avoir des intentions pures et se garder contre les premiers attraits d’une passion naissante. Craignez tout d’une inclinaison qui n’est pas dirigée par la religion et la raison ; sitôt qu’il y entre des vues charnelles, certaines immodesties, votre attachement n’est point selon Dieu. Ou renoncez à cette liaison, ou rectifiez-la par des vue chrétiennes ; arrêtez-en les dérèglements rentrez dans le calme des passions ; priez le Seigneur qu’Il rétablisse tout dans l’Ordre de sa providence et de votre salut.
La troisième disposition est la prière. Il faut des lumières, des secours divins pour une affaire de cette importance. Priez donc, priez sans cesse ; consultez le Père des lumières et approchez-vous de son sanctuaire et vous serez éclairés. Or, pour cela il faut avoir des intentions pures.
La quatrième disposition est de ne jamais s’appuyer sur votre seule prudence. Consultez donc ; si jamais conseil fut nécessaire, c’est assurément dans une circonstance où il s’agit de prendre un parti décisif pour le temps et pour l’éternité. Jeunes gens, consultez vos parents, ainsi que le prêtre de votre paroisse ; personne ne peut mieux vous diriger dans cette démarche. Et vous, pères et mères, ayez la prudence pour vos enfants ; dirigez leurs pas ; éclairez-les de vos conseils. Si vous trouvez leur penchant bien placé, favorisez sans résistance cette relation.
La cinquième disposition est la décence dans les entrevues. Il faut se connaître pour s’épouser. Il faut donc se fréquenter, partager de saines occupations en commun, s’inviter mutuellement dans les deux familles afin de connaître les parents, et pour que ceux-ci connaissent la jeune fille ou le jeune garçon. Viennent ensuite le temps des fiançailles qui sont une promesse par laquelle un homme et une femme s’engagent à contracter mariage ultérieurement. Durant ce temps, les fiancés doivent se rappeler l’un et l’autre la présence de Dieu qui voit tout. Faites cette prière fervente pour vous garantir du danger : « Seigneur, ne nous induisez point en tentation » (Matthieu VI, 13). Trop souvent, on oublie la présence de Dieu et cet oubli entraîne aux péchés. Si vous vous sentez trop faibles pour vous souvenir de la présence de Dieu dans votre relation, alors recourez à la présence des hommes. Ne vous voyez jamais qu’en présence de vos parents. Leur vue sera la sauvegarde de votre vertu, tandis que Dieu vous gardera dans de saines pensées.
À cette occasion, il est bon de vous instruire d’une loi sage de l’Église qui défend aux fiancés d’habiter sous le même toit jusqu’à leur mariage. C’est une précaution maternelle qu’elle a cru devoir prendre pour mettre ses enfants à l’abri de tout danger.
La sixième disposition est d’être instruit sur le sacrement de mariage. L’Église veut que ses enfants soient instruits pour tous les sacrements qu’ils veulent recevoir, qu’ils sachent ses Dogmes et des préceptes. Il faut donc que ceux qui se disposent au mariage soient instruits sur ce sacrement. Or, pour cela il faut assister aux instructions que font les prêtres.
La septième disposition est de se confesser et de communier. Le saint Concile de Trente ordonne à tous ceux qui se disposent au mariage de s’y préparer par la Pénitence, et même il exhorte à recevoir aussi la sainte communion. Pourquoi la confession ? Parce qu’il faut être en état de grâce pour recevoir le sacrement de mariage. Pourquoi la communion ? Parce qu’elle est une source abondante de grâces et de bénédictions, et qu’on en a grand besoin dans cet état.

Entree a l'egliseD : Cette union est-elle indissoluble ?
R : Oui, cette union est indissoluble et ne peut être rompue que par la mort d'un des deux époux.

L'union de l'homme et de la femme par le mariage est indissoluble, c'est-à-dire qu'elle ne peut être rompue que par la mort de l'un et de l'autre. « Que l'homme dit Jésus-Christ, ne sépare point ce que Dieu a uni » (Matth. XIX). Et dans un autre endroit de l'Évangile il déclare que tout homme qui répudie sa femme et en épousera une autre se rendra coupable d'adultère à l’égard de la première ; et que si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet également un adultère (Marc X, 11-12).

D : Quelles sont les dispositions requises pour bien recevoir le sacrement de Mariage ?
R : Pour bien recevoir le sacrement de Mariage, il faut consulter Dieu, avoir des intentions chrétiennes, s'y préparer par la confession, et, s'il est possible, par la communion.

Pour recevoir dignement le sacrement de Mariage, il faut :
1°) Consulter Dieu sur le choix de la personne à qui l'on doit s'unir, et lui demander les grâces dont on a besoin pour bien faire un choix si important.
2°) Avoir des intentions chrétiennes, c'est-à-dire se déterminer au Mariage dans les mêmes vues et pour les mêmes fins pour lesquelles Jésus-Christ l'a institué : pour donner à soi-même un secours dans les besoins, un aide dans les travaux, une consolation dans les peines ; à l'Église, des enfants élevés dans la crainte et l'amour du Seigneur ; à ses passions, suites funestes du premier péché, un frein qui les retienne.
3°) S'y préparer par la confession, et ne pas croire qu'il suffise d'aller se présenter devant le prêtre quelques jours avant le Mariage ; en agir ainsi, c'est montrer bien peu de religion et de foi ; c'est se moquer en quelque sorte de la confession, qu'on semble ne regarder que comme une simple formalité : tandis qu'elle est absolument nécessaire, si on est en état de péché mortel, puisque ce n'est que par une bonne confession qu'on peut rentrer en grâce avec Dieu.
4°) S'y préparer, s'il est possible, par la communion ; ce n'est pas une obligation de communier avant de recevoir le Mariage, mais l'Église y exhorte fortement les fidèles, et il n'y a rien de plus propre qu'une communion sainte et fervente pour attirer sur l'union que l'on va contracter les grâces les plus abondantes.

D : Ceux qui se marient en état de péché mortel reçoivent-ils la grâce du sacrement ?
R : Non; ceux qui se marient en état de péché mortel font un sacrilège.

Le Mariage est un sacrement des vivants ; il ne confère pas la première grâce, la grâce de la justification ; il confère seulement une augmentation de la grâce sanctifiante. Il faut donc que ce sacrement trouve la grâce sanctifiante déjà établie, ce qui est incompatible avec le péché mortel. L'exemption de tout péché au moins mortel est si nécessaire pour recevoir dignement le Mariage, que si on manque de cette disposition, non-seulement on ne reçoit point la grâce du sacrement, mais on se rend coupable d'un énorme sacrilège.

D : Pourquoi y a-t-il maintenant tant de mariages malheureux ?
R : Parce qu'un grand nombre de ceux qui se marient n'ont point des intentions pures, ne se mettent point en grâce avec Dieu, profanent le sacrement, et au lieu d'attirer sur eux la bénédiction du Ciel, provoquent ses malédictions.

Il ne faut pas douter que la cause principale du malheur qui accompagne tant de mariages, ne soit le mépris qu'on a fait des grâces de Dieu, la malédiction qu'on a attiré sur son union. Comment un mariage commencé par la profanation pourrait-il être heureux ? C’est donc un devoir strict pour ceux qui sentent leur conscience chargée de quelque péché mortel, d’aller le confesser au tribunal de la pénitence, afin d’en obtenir le pardon et de recouvrer la grâce qu’ils ont perdue. Celui qui veut se procurer ce bonheur n’attendra pas la veille du mariage pour se présenter à un bon prêtre.

D : Quels sont les devoirs des personnes mariées ?
R : Elles doivent vivre dans la crainte de Dieu, s'aimer tendrement, se garder une fidélité inviolable, se pardonner leurs défauts réciproques, avoir soin de leurs enfants et les élever chrétiennement.

1°) Les personnes mariées ne doivent point oublier ces paroles de saint Paul : « Le Mariage doit être traité en tout avec honneur » (Hébr. XIII, 4) ; elles ne doivent point oublier que s'il y a la chasteté des vierges, qui est la plus belle des vertus, et qui donne droit de suivre dans le ciel l'Agneau sans tache partout où il va ; que s'il y a la chasteté des veuves qui, par religion, ont renoncé aux secondes noces, chasteté qui les oblige de vivre dans la continence la plus parfaite, il y a aussi la chasteté des personnes mariées, chasteté qui respecte et honore le Sacrement de Mariage.
2°) Les personnes mariées doivent s’aimer tendrement. Rien n’est plus touchant que ce que dit à ce sujet l’Apôtre Saint Paul dans son Épître aux Colossiens (III, 18-19) : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient, dans le Seigneur. Maris, aimez vos femmes, et ne soyez pas amers envers elles ». Il en découle que les époux se doivent un secours mutuel.
3°) Les personnes mariées doivent se garder une fidélité inviolable. Se rendre coupable d’infidélité, ce serait commettre un très grave péché qu’on appelle adultère et qui est une violation de la foi conjugale.
4°) Les personnes mariées doivent se pardonner leurs défauts réciproques et mettre en pratique ce que recommande Saint Paul, quand il dit : « Portez les fardeaux les uns des autres » (Galates VI, 2) ; c’est le seul moyen de vivre dans la paix et l’union, et par conséquent d’être heureux.
5°) Les personnes mariées doivent avoir soin de leurs enfants. La mère doit, si elle le peut, nourrir elle-même son enfant, qui, par-là, lui témoignera dans la suite une plus grande tendresse que s’il était confié à une personne tierce.
6°) Les personnes mariées doivent élever pieusement leurs enfants, leur inspirer de bonne heure la crainte et l’amour de Dieu, leur apprendre les principales vérités de la religion et les prières chrétiennes, former leur cœur et leur esprit à la vertu, à la piété, et ne les confier qu’à des maîtres qui soient en état de leur donner de sages leçons et bons exemples.

D : Par qui le Mariage doit-il être béni ?
R : Par le propre curé d'un des époux, ou par un autre prêtre, avec sa permission ou la permission de l'Évêque du diocèse.

Le Mariage serait nul, s'il était béni par un prêtre non autorisé par l'Évêque. Pour qu'il soit valide, il faut qu'il soit fait par le curé de l'époux ou par celui de l'épouse, ou par un autre prêtre dûment autorisé, et en présence de deux ou trois témoins.

D : L'union des personnes mariées civilement est-elle légitime ?
R : Non ; il n'y a d'union légitime que celle qui se fait selon les lois de l'Église.

Une union qui n'est pas faite selon les lois de l'Église n'est pas une union légitime. Or, il y a une loi de l'Église qui ordonne que le Mariage soit célébré en présence du curé de l'un des deux époux et de deux ou trois témoins.
Ainsi l'union des personnes qui ne sont mariées que civilement n'est point légitime, et si ces personnes vivent ensemble, elles vivent dans l'habitude du péché mortel, et donnent à la société un grand scandale.

 

LA PUBLICATION DES BANS DE MARIAGE

 

Bénédiction des nocesD : Pourquoi publie-t-on les bans avant le Mariage ?
R : Pour avertir les fidèles du mariage qui va se faire, et pour découvrir les empêchements qui pourraient y mettre obstacle.

Quelque temps avant le Mariage, on l'annonce au prône de la Messe paroissiale. Cette publication, qui s'appelle bans, a pour objet de rendre le mariage public et notoire, et de découvrir s'il n'y a pas quelque empêchement qui le rendrait illicite ou nul. Elle a aussi pour but de recommander les futurs époux aux prières des fidèles.

D : Combien de fois et par qui le mariage doit-il être annoncé ?
R : Il doit être annoncé trois fois, au prône de la messe paroissiale, par le propre curé des parties contractantes.

Sur ce sujet, le concile de Trente s'exprime en ces termes : « A l'avenir, avant que l'on contracte un mariage, le propre curé des parties contractantes annoncera trois fois publiquement dans l'église, pendant la messe solennelle, par trois jours de fêles consécutifs, les noms de ceux qui doivent contracter ensemble ; et, après les publications faites, s'il n'y a point d'opposition légitime, on procédera à la célébration du mariage.»

Ainsi :

1°) la publication des bans doit être faite trois jours de fêtes, c'est-à-dire trois jours de dimanches ou de fêtes d'obligation; il ne suffirait pas de la faire aux jours de fêtes de dévotion, où l'assistance à la messe n'est point de précepte.
2°) La publication des bans doit être faite par le propre curé des parties contractantes, ou par son délégué, et il n'est pas nécessaire que celui-ci soit prêtre ; un sous-diacre, par exemple, qui, dûment autorisé, ferait le prône et prêcherait à la messe de paroisse, pourrait publier les bans de mariage.
3°) C'est au prône de la messe paroissiale et non à une messe privée, que les bans doivent être publiés : on ne peut pas non plus les publier à vêpres.
4°) Quant à l'intervalle à observer entre la dernière publication et la célébration du mariage, les usages ne sont pas partout les mêmes. Dans plusieurs diocèses, le mariage peut être célébré dès le lendemain de la dernière publication ; dans d'autres, il ne peut l'être que le second jour.
5°) Si le mariage est différé plus de deux mois après la dernière publication, les bans doivent être publiés de nouveau, selon une disposition du Rituel romain.

D : Où les bans de mariage doivent-ils être publiés ?
R : Dans la paroisse où les parties contractantes ont leur domicile.

Les bans doivent être publiés :
1°) dans la paroisse où habite chacun des futurs époux, même s’ils n'y habitent que depuis quelques jours ;
2°) dans la paroisse où ils habitaient auparavant, s'il n'y a pas six mois qu'ils l'ont quittée, à compter du jour où doit se célébrer le mariage, que cette paroisse soit du diocèse ou non ;
3°) dans le lieu où habitent les pères et mères des deux futurs mariés, si ceux-ci sont mineurs ;
4°) s'ils sont orphelins, et s’ils sont mineurs, dans le lieu où habitent leurs ascendants (grand-père, grand'mère...) ;
5°) s'ils n'ont pas d'ascendants, on publie les bans dans le lieu où demeure leur tuteur, sans le consentement duquel le mariage des mineurs ne peut avoir lieu.

D : La publication des bans est-elle susceptible de dispenses ?
R : Oui, et le concile de Trente laisse à la prudence des évêques d'en dispenser.

Le concile de Trente, après avoir ordonné que les bans de mariage fussent publiés trois fois par le propre curé des parties contractantes, pendant la messe solennelle, ajoute : « Qu'une seule publication pourra avoir lieu, s'il y avait trop d'inconvénients à en faire trois, et que le mariage pourra même, dans certains cas, se faire sans aucune publication, en présence au moins du curé et de deux témoins ; ce que le saint concile laisse au jugement et à la prudence de l'ordinaire. Les évêques peuvent donc, quand ils le jugent à propos, accorder dispense de la publication des bans ».
Selon le sentiment du plus grand nombre des théologiens, lequel est généralement suivi, lorsque les parties contractantes sont de différents diocèses, il est nécessaire de recourir aux deux évêques pour obtenir la dispense d'un ou plusieurs bans, parce que, disent-ils, un évêque ne peut dispenser que ses diocésains. Aussi, les évêques accordent assez fréquemment la dispense d'un ou de deux bans.

 

LES EMPECHEMENTS DE MARIAGE

 

Mariage de saint Joseph et de MarieD : Qu'entendez-vous par empêchements de Mariage ?
R : J'entends tout ce qui s'oppose à ce qu'un Mariage se fasse légitimement.
D : Combien y a-t-il de sortes d'empêchements ?
R : Il y en a de deux sortes : les uns qui rendent le Mariage nul, et les autres qui, sans le rendre nul, font qu'il est coupable.

Par empêchement de mariage, il faut entendre tout obstacle mis par la loi au mariage. Quand on ne peut franchir cet obstacle sans faire un mariage nul, l'empêchement s'appelle dirimant. Si le réfractaire à la loi, en commettant un délit, fait néanmoins un mariage valide, l'empêchement s'appelle prohibitif.

D : L'Église a-t-elle le droit d'apposer au mariage des empêchements dirimants ?
R : Oui.

L'Église a le droit d'apposer au mariage des empêchements dirimants ; c'est une vérité trop clairement décidée par le concile de Trente, pour qu'aucun catholique puisse la révoquer en doute : « Si quelqu'un dit que l'Église n'a pu établir certains empêchements qui rompent le mariage, ou qu'elle a erré en les établissant, qu'il soit anathème. » (Session XXIV, canon 4) — Les empêchements dirimants établis par l'Église tombent directement sur le contrat même du mariage. C'est ce qu'il est facile d'établir :
1°) Par l'autorité du concile de Trente, qui s'exprime à ce sujet de la manière la plus positive ;
2°) Par les décisions des papes Benoît XIV et Pie VI.
3°) Enfin, par les notions que nous donne de l'empêchement dirimant la raison appuyée sur les principes de la théologie. « En effet, un empêchement dirimant du sacrement serait, dans le ministre ou dans le fidèle, une incapacité radicale à faire ou à recevoir le sacrement. Or, il n'appartient qu'à Dieu d'établir des incapacités légales au sacrement dont il est l'auteur. Les hommes peuvent mettre au contrat des conditions irritantes ; mais Dieu seul peut déterminer les conditions essentielles à la validité de ses sacrements […] Le pouvoir de l'Église, en cette matière, se borne à faire de simples défenses, et ne peut opérer la nullité. Ce mot d'empêchement dirimant du sacrement, analysé et comparé avec les principes de la théologie, est donc vide de sens et n'offre à l'esprit que des idées incohérentes » (M. Boyer, « Examen du pouvoir législatif de l'Église sur le mariage », p. 171).

D : Quels sont les principaux empêchements qui rendent le mariage nul ?
R : Les principaux empêchements qui rendent le mariage nul, sont la parenté et l'alliance jusqu'au quatrième degré, et plusieurs autres.

Les empêchements dirimants, c'est-à-dire ceux qui rendent le mariage radicalement nul, sont au nombre de quatorze.

1°) Le défaut d'âge. — L'âge où l'on peut contracter validement mariage est l’âge de puberté, qui est fixé par les canons à douze ans accomplis pour les filles et à quatorze ans accomplis pour les garçons.

2°) L'erreur qui tombe, non sur les qualités de la personne, mais sur la personne même, en sorte qu'on n'épouse point celle qu'on avait l'intention d'épouser. Jacob, par exemple, croit épouser Rachel, et l'on met Lia en sa place ; le mariage est nul, puisque Jacob n'a point consenti à épouser Lia, et il ne peut devenir valide que par un consentement subséquent. Mais l'erreur sur les qualités de la personne ne dirime point le mariage. Par exemple, Pierre croit épouser une fille noble et riche, et il se trouve qu'elle est roturière et pauvre : le mariage est néanmoins valide, parce que cette fille, quoiqu'elle n'ait pas les qualités qu'il lui croyait, n'en est pas moins celle qu'il voulait épouser et qu'il a consenti d'épouser. Mais, en le trompant de la sorte, la fille s'est rendue tout de même coupable d'une faute très grave.

3°) Les vœux solennels et perpétuels que l'on émet dans un ordre religieux approuvé par le Saint-Siège. Le vœu simple de chasteté perpétuelle ne forme qu'un empêchement prohibitif, de même que le vœu d'entrer en religion ou de ne jamais se marier.

4°) La consanguinité ou parenté. Il y a trois sortes de parentés : la parenté naturelle, la parenté spirituelle, et la parenté légale. La parenté naturelle est le lien qui unit entre elles les personnes qui descendent d'une même tige ou souche, et sont d'un même sang.
La parenté spirituelle est celle qui se contracte dans le baptême entre les parrain et marraine, d'une part, et le baptisé de l'autre, et aussi entre les parrain et marraine, et les père et mère du baptisé. Également, entre celui qui administre le baptême et celui qui le reçoit, et aussi entre le ministre et les père et mère de celui qui est baptisé. D'où il résulte qu'un parrain ne peut épouser validement ni sa filleule, ni la mère de sa filleule ; qu'une marraine ne peut épouser validement ni son filleul ni le père de son filleul ; qu'une personne qui a baptisé un enfant, même en cas de nécessité absolue, ne peut épouser validement ni cet enfant, ni le père ou la mère de cet enfant.
La parenté légale est celle qui provient de l'adoption. Elle forme un empêchement dirimant :
a) entre l'adoptant, l'adopté et ses descendants ;
b) entre les enfants adoptifs, d'un même individu ;
c) entre l'adopté et les enfants qui pourraient venir à l'adoptant ;
d) entre l'adopté et le conjoint de l'adoptant, et réciproquement entre l'adoptant et le conjoint de l'adopté.

5°) Le crime : savoir, l'adultère avec promesse de mariage : le conjucide (meurtre de l'époux ou de l'épouse) concerté entre deux personnes, dans l'intention de se marier ensuite ensemble ; le conjucide et l'adultère réunis, quoiqu'il n'y ait pas promesse de mariage. — Il n'est pas nécessaire, lorsque le conjucide et l'adultère sont réunis, que le meurtre ait été commis par les deux personnes qui désirent s'unir ensemble ; il suffit que l'une des deux s'en soit rendue coupable, même à l'insu de l'autre. Mais il faut, pour qu'il y ait empêchement dirimant, que le crime ait été commis dans l'intention d'épouser la partie qui devient libre par la mort de son conjoint ; par conséquent, l'empêchement n'existerait pas si le meurtre avait pour motif la vengeance ou la colère.

6°) La disparité du culte, ou, en d'autres termes absolument synonymes, la différence de religion. — Deux personnes qui se marient peuvent être de différente religion, ou parce que l'une est baptisée et l'autre ne l'est point, ou parce que toutes deux étant baptisées, l’une est dans la véritable Église et l'autre est hérétique ou schismatique. — La première différence de religion rend le mariage nul, à moins qu’il n’y ait eu une dispense, c’est-à-dire une « permission expresse de l’autorité compétente », conformément à l’article 1124 du code canon de 1983. La seconde différence de religion rend le mariage seulement illicite à cause du danger qu'elles présentent pour la partie catholique et pour les enfants qui pourront naître de pareilles unions. En effet, un époux catholique doit observer les lois de l'Église : quelle tentation de les violer, en les voyant tous les jours méconnues par son épouse ! Il doit être convaincu qu'il ne peut se sauver sans la foi à nos saints Mystères et à toutes les Vérités enseignées par l'Église. L'unité de la foi est donc la première chose qu'il faut chercher dans le mariage.

7°) La crainte imprimée par la violence faite à l'une des parties ou à toutes les deux : menace si l'on ne se marie pas, soit un très grand mal, tel que la mort, les coups, un grand dommage dans ses biens, la perte de son état, etc.

8°) L'engagement dans les ordres sacrés. D'où il s'ensuit que les sous-diacres, les diacres et les prêtres ne peuvent se marier validement.

9°) Le lien : c'est-à-dire qu'un premier mariage rend le second nul, tant que les deux époux existent. Les lois civiles punissent très sévèrement la bigamie.

10°) L’honnêteté publique, laquelle naît de deux causes : d'abord des fiançailles, c'est-à-dire de la promesse mutuelle que se font deux personnes de contracter mariage ensemble. Dans un grand nombre de diocèses, les fiançailles ne sont plus faites à l'Église ; mais cela n'est pas nécessaire pour qu'elles soient valides et produisent l'empêchement dont nous parlons. Il suffit que l'accord mutuel des deux parties qui se sont promis mariage soit devenu public, comme quand il a été fait par écrit devant notaire, quand il a été publié à l'église, et, à plus forte raison, si le mariage a été contracté civilement, car bien qu’il ne produit point de lien religieux et ne peut autoriser les contractants à vivre ensemble comme époux, est toutefois une preuve authentique de leur accord et équivaut à des fiançailles proprement dites.

11°) La démence. Le mariage supposant un consentement libre, les personnes qui n'ont point l'usage de leur raison ne sont point capables de le contracter. Si cependant une personne avait des intervalles lucides, son mariage célébré pendant un de ces intervalles serait valide ; mais comme un tel mariage serait sujet aux plus graves inconvénients, aucun curé ni vicaire ne voudrait le bénir avant d'avoir consulté l'évêque et obtenu de lui une permission expresse.

12°) L’affinité ou alliance. Il y en a de deux sortes, l'une légitime, l'autre illégitime. L'affinité légitime se contracte entre le mari et les parents de sa femme, et entre la femme et les parents de son mari. Les degrés d'affinité se comptent comme ceux de parenté ; un mari est allié aux parents de sa femme dans le même degré où ils sont parents de sa femme. Dans la ligne directe, il est allié au premier degré à la mère et à la fille de sa femme ; au second degré, à sa grand'mère et à sa petite-fille, et ainsi du reste. Un homme ne peut pas épouser la mère, l'aïeule, etc., de sa femme ou ses filles, à quelque degré que ce soit ; il en est de même de la femme envers les parents ou les descendants du mari et ceci s'étend jusqu'au quatrième degré inclusivement.

13°) Le rapt. Il y a deux espèces de rapt : l'un se fait par violence, l'autre par séduction.

14°) La clandestinité. Il ne faut pas confondre le mariage secret avec le mariage clandestin. Le mariage secret est celui qui a été célébré avec toutes les formalités requises et essentielles, mais qui n'est point connu dans le public, et que les parties tiennent caché. Le mariage clandestin est celui qui n'a pas été fait en présence du propre curé et de deux témoins. Ainsi un mariage peut être secret sans être clandestin ; car on peut tenir caché un mariage célébré devant le curé et le nombre de témoins prescrit. De même il peut être clandestin sans être secret, puisque des personnes peuvent faire connaître un mariage qui n'aurait pas été fait en présence du curé, et vivre publiquement comme des gens mariés. Le mariage secret est valide ; le mariage clandestin est radicalement nul. D'où il faut conclure que les mariages des sectateurs de la petite église ne sont point valides, puisque le concile de Trente exige, pour la validité du mariage, la présence du propre curé, et qu'on ne saurait reconnaître ce titre dans un prêtre de la petite église.

Signature du registre des mariagesD : Quels sont les empêchements qui, sans rendre le mariage nul, le rendent coupable ?
R : C'est, par exemple, de se marier sans la publication de bans, ou dans le temps défendu par l'Église.

Outre les empêchements dirimants dont nous venons de parler, il en est d'autres qu'on appelle prohibitifs. La personne qui se marie sciemment avec un empêchement prohibitif, commet un grand péché, mais elle est véritablement mariée ; elle profane le sacrement, mais elle le reçoit, en sorte que l'on peut regarder les empêchements prohibitifs plutôt comme des obstacles à la grâce du sacrement de mariage, que comme des obstacles au sacrement même. Les empêchements qui sans rendre le mariage nul le rendent coupable, sont au nombre de quatre :
1°) La défense de l'Église ; ce qui comprend le défaut de publication de bans, à moins que l’évêque n'en ait dispensé. Comme nous l'avons dit précédemment, si l'homme et la femme sont d'une paroisse différente, les bans doivent être proclamés dans l'une et dans l'autre ; parce qu'autrement le peuple d'une paroisse qui connaît quelque empêchement ne pourrait être à même de le déclarer, et qu'au surplus chaque curé a sur son troupeau un droit inaliénable. Nous avons ajouté que le curé devant lequel se célèbre le mariage, doit, avant d'y procéder, avoir le témoignage de son confrère attestant que les bans ont été publiés et que nul empêchement n'a été découvert ; on donne à ce témoignage le nom de lettre de liberté. Mais il se peut faire que les futurs se présentent devant le curé qui doit les marier, sans avoir pu obtenir cette lettre de liberté, parce que le curé de l'autre paroisse était absent ou malade, etc., et que d'ailleurs leur mariage ne puisse être différé sans qu'il en résulte un grand scandale. Le curé peut, dans ce cas, bénir ledit mariage, après avoir, toutefois, exigé le serment des futurs qu'ils n'ont pas d'empêchement.
2°) Le temps prohibé, c'est-à-dire le temps de l'avent jusqu'au jour de l'Épiphanie inclusivement, et le temps du carême jusqu'au dimanche de Quasimodo, aussi inclusivement. En outre, on ne peut se marier, sans dispenses, le 19 mars, jour de la fête de saint Joseph.
3°) La promesse de mariage ou les fiançailles. Il est de principe naturel que celui qui a promis licitement d'épouser une personne, ne doit pas, tant que cet engagement subsiste, en épouser une autre. Ainsi cet empêchement prohibitif, le plus ordinaire de tous, est fondé non-seulement sur le droit ecclésiastique, mais aussi sur les lois naturelles et divines. Si la promesse de mariage faite à une personne est devenue publique par des fiançailles en face de l'Église, elle a acquis un degré de solennité qui la rend encore plus sacrée, mais « Nous ne pensons pas, dit Mgr Gousset, que celui qui promet à une personne de l'épouser soit tenu d'exécuter sa promesse » (Théologie morale, tome II, p. 760). En effet, pour qu'il y fût tenu, il faudrait que la promesse fût valable (publication des bans). Dans ce cas, en cas de rupture des fiançailles, le droit suisse permet un recours devant le Tribunal pour réclamer des dommages-intérêts à la partie ayant cassé les fiançailles (art. 90 à 93 du Code Civil).

D : Un mariage nul peut-il devenir valide ?
R : Oui, un mariage nul peut devenir valide.

Lorsqu'un mariage a été contracté avec un empêchement dirimant, le mariage est nul, comme nous l'avons dit, soit que cet empêchement fût connu des parties, soit qu'elles l'ignorassent. Mais il peut être réhabilité, c'est-à-dire devenir valide ; il faut pour cela obtenir la dispense nécessaire, et alors les époux, en renouvelant leur consentement devant qui de droit, se trouvent légitimement unis.

D : Ceux qui connaissent quelque empêchement à un mariage, sont-ils obligés d'en avertir ?
R : Oui, l'Église leur en fait une obligation.

La publication des bans impose à tous les fidèles l'obligation stricte de révéler les empêchements dont ils ont connaissance. Celui qui manque de révéler ce qu'il sait, commet un grand péché ; il désobéit à une loi précise de l'Église ; son péché est en matière grave, puisqu'il s'agit du salut des âmes, du repos des familles, de la sûreté de la société et de l'honneur du sacrement. Ce péché est donc mortel de sa nature ; et, dans plusieurs diocèses, celui qui le commet s'expose à être excommunié. Quoique les empêchements prohibitifs ne rendent pas le mariage nul, on doit les déclarer de même que les autres. Ceux qui contractent sciemment avec de tels empêchements commettent un sacrilège, et l'on est tenu d'empêcher, autant qu'on le peut, la profanation d'un sacrement.

D : A qui doivent-ils faire cette révélation ?
R : Ils doivent faire cette révélation au curé qui publie les bans.

Il est convenable et conforme aux règles de la charité de s'adresser d'abord aux parties elles-mêmes, et d'employer vis-à-vis d'elles tous les moyens que suggèrent la charité et la prudence pour les détourner d'un mariage sacrilège ou pour les engager à demander dispense de l'empêchement, soit dirimant, soit prohibitif, qui s'oppose à leur mariage. Si l'on ne peut les persuader, il faut alors avertir le curé qui a publié les bans de l'empêchement dont on a connaissance.
Si c'est se rendre coupable que de ne pas révéler les empêchements que l'on sait, c'est aussi commettre un grand péché que de s'opposer à un mariage sans motif et par pure malice ; c'est faire un tort grave au prochain que de retarder méchamment son mariage, et l'Église regarde ce péché comme si énorme, qu'elle menace des peines canoniques ceux qui les commettent.

D : Quel jour de la semaine peut-on se marier ?
R : On peut se marier tous les jours de la semaine ; croire qu'un jour serait plus ou moins heureux qu'un autre serait une superstition.

Dieu bénit un mariage, en quelque jour de la semaine qu'il se célèbre, si les époux sont bien disposés. Il y a, il est vrai, un grand nombre de mauvais ménages ; cela ne vient point assurément de ce qu'on s'est marié tel jour, par exemple le mercredi, mais de ce qu'on a reçu le sacrement sans être en état de grâce ; de ce qu'on s'est marié dans l'attache au péché, avec l'habitude du péché et sans autre préparation qu'une confession précipitée et faite à la hâte quelques jours auparavant. Quoiqu'on puisse se marier tous les jours de la semaine, on doit cependant choisir de préférence ceux où l'usage des aliments gras est permis.

 

CÉRÉMONIES DU SACREMENT DE MARIAGE

 

Sortie des époux après la messe de mariageLe jour du mariage, les futurs époux s'étant rendus à l'église, accompagnés de leurs témoins et autant que possible de leurs parents et amis, se mettent à genoux en face de l'autel où doit se faire la cérémonie. Le prêtre s'avance vers eux et après leur avoir fait une exhortation appropriée à la circonstance, commence par s'enquérir de leur consentement. Il s'adresse au jeune garçon, et, l'appelant par ses noms et prénoms, il lui dit :
- « N… P…, promettez-vous à N… P..., ici présente, par la foi de mariage, en jurant devant Dieu et en face de sa sainte Église, que vous la prenez pour votre femme et légitime épouse ? Promettez-vous et jurez-vous de lui garder la fidélité en toutes choses, comme le doivent de fidèles époux, selon le commandement de Dieu ? ».
Le jeune homme répond clairement et distinctement :
- « Oui ».
Le prêtre fait ensuite la même demande à la jeune fille, qui doit également répondre par « Oui ».
L'Église veut montrer par-là que le mariage, pour être valide, doit être tout à fait libre. Il faut que le consentement du jeune homme et de la jeune fille soit tellement positif, qu'il ne puisse donner lieu à aucun doute.
Une fois le mot « Oui » prononcé par les deux époux, ce serment ne sera rompu que par la mort seule de l’un ou de l’autre.

Ensuite, le prêtre leur dit de se donner la main droite en signe de l'union qu'ils contractent. Le mari met la main droite sur celle de son épouse. Alors, le prêtre, tenant la main levée sur la tête des époux, pour signifier qu'il va parler avec une autorité divine, leur donne la bénédiction solennelle au nom de l'Église, en disant :
- « Et moi, je vous conjoins, au nom du Père et du Fils et au Saint-Esprit. Ainsi soit-il. »
Il fait sur eux le signe de la croix (pour leur rappeler que c'est au nom de l'auguste Trinité, et par les mérites de sa Passion et de sa mort, que Notre-Seigneur a élevé le mariage à la dignité de sacrement) et il les asperge d'eau bénite. Cet acte marque que l'union qu'ils viennent de contracter est ratifiée dans le ciel, et que Dieu Lui-même sera le garant de leurs serments.
Après cela, le prêtre dit à l'époux et à l'épouse de séparer leurs mains. Ils sont désormais unis devant Dieu et ils ne forment plus qu'un seul cœur et qu'une seule âme.
Alors on présente au prêtre l'anneau nuptial ; il le bénit, le présente à l'époux, qui le met aussitôt au quatrième doigt (annulaire) de la main gauche de l'épouse. L’épouse fait de même en mettant l’anneau au doigt de son mari. Cet anneau est comme le cachet, qui doit fermer leur cœur à toute affection étrangère.
En même temps que l'anneau, le prêtre béni quelques pièces de monnaie, généralement au nombre de treize ; il en transmet trois à l'époux, qui les place dans la main droite de l'épouse. Ces pièces de monnaie représentent le douaire de l'épouse, et la communauté des biens qui existera entre elle et son mari.

Pendant la sainte messe, qui se dit aussitôt après la célébration du mariage, les époux doivent prier Dieu avec la plus grande ferveur de rendre leur union heureuse.
Dans certaines églises, ils y assistent avec un cierge blanc et allumé, pour marquer qu'ils doivent avoir conservé la chasteté depuis leur baptême, et qu'ils doivent se tenir prêts, avec des lampes ardentes, ainsi qu'il est exprimé dans le saint Évangile, pour aller au-devant du céleste époux de nos âmes, qui est Jésus-Christ.

Après le Pater, le prêtre donne aux époux une seconde bénédiction (qui ne se donne point quand l'épouse est veuve, ou quand, avant son mariage, son inconduite a été notoire. La veuve l'a déjà reçue, et une personne qui n'a pas su conserver son innocence et son honneur en est absolument indigne). Après Ite, missa est, le prêtre se tourne vers les époux et leur exprime en ces termes les vœux sincères que l'Église forme pour leur bonheur :
- « Que le Dieu d'Abraham, que le Dieu d'Isaac et que le Dieu de Jacob soit avec vous ; qu'il vous comble de ses bénédictions, vous donne de voir vos enfants jusqu'à la troisième et quatrième génération, et vous accorde la vie éternelle, par la grâce de Noire-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il ».

Le jour où l'on a reçu la bénédiction nuptiale, il est permis de se livrer à une joie toute sainte. Aussi, nous ferons aux époux cette observation par rapport à leur festin de noces : ils doivent en bannir les paroles libres, les chansons obscènes, les danses immodestes, en un mot, tout divertissement contraire à la bienséance. Qu'on se réjouisse, à la bonne heure, mais d'une joie chrétienne, et qu’on ne perde pas de vue la présence du Seigneur.
Les cérémonies qui accompagnent la célébration du mariage ne sont pas les mêmes dans tous les diocèses ; non-seulement le saint concile de Trente autorise à les conserver, mais il exprime formellement le vœu qu'il n'y soit pas dérogé.

RÉCAPITULATION PRATIQUE

1°) Faites-vous du mariage des idées nobles, pures et saintes. Bannissez de votre esprit et de votre cœur tout ce qui pourrait porter atteinte à la solidité du mariage (l’adultère ou les passions, par exemple) ;

2°) Priez et réfléchissez bien pour savoir si vous êtes appelé au mariage. Prenez conseil des personnes sages et bonnes mœurs. Préparez-vous-y par toutes les dispositions que nous venons de vous indiquer dans cette leçon.

3°) Sanctifiez la journée de vos noces par tout ce que la religion catholique vous offre de moyens pour cela et gardez à l’esprit tout au long de votre vie que cette union est sacrée.

4°) Remplissez avec grand sérieux vos devoirs de parents lorsque vous aurez des enfants. Élevez-les dans l’amour et la crainte de Dieu, instruisez-les des devoirs de la sainte religion catholiques, baptisez-les le plus tôt possible. Époux, supportez mutuellement vos défauts en prenant grand soin de les corriger. Entr’aidez-vous dans les multiples difficultés de la vie.

5°) Prenez garde aux inclinaisons qui pourraient mettre en péril la famille que vous fonderez. Demandez sans cesse au Seigneur la grâce de ne pas sanctifier votre foyer, votre travail, votre famille. Jeunes filles, demandez-Lui de diriger vos pas dans la voie de la pudeur et de la modestie.

TRAITS HISTORIQUES

Saint Augustin ayant été consulté par Edicia sur la manière dont elle devait se comporter envers son époux, voici quelle fut sa réponse : « Vous êtes obligée de vous conformer par condescendance, à l'humeur de votre mari, quelque difficile qu'elle soit, non seulement dans les devoirs essentiels, mais même dans les choses indifférentes ; vous ne devez point porter d'habits qui lui déplaisent, mais vous souvenir que l'humilité n'est point incompatible avec de riches habillements auxquels le cœur n'est point attaché, et qui d'ailleurs n'ont rien de contraire à la modestie recommandée par l'Apôtre. Suivez sa volonté dans les choses raisonnables, par rapport à l'éducation de vos enfants, dont vous devez même lui laisser le soin, s'il le désire. Efforcez-vous de gagner sa confiance par la douceur, et employez tous les moyens qui dépendent de vous, et surtout la prière, pour le retirer de ses désordres. Priez pour lui du fond du cœur. Les larmes que l'on verse dans la prière sont, pour ainsi dire, le sang d'un cœur percé de douleur. »

Saint Elzéar, comte d'Ariano, se trouvant éloigné de chez lui, sa femme, sainte Delphine, le pria de lui donner souvent de ses nouvelles. Elzéar lui répondit d'une manière digne de sa haute piété : « Si vous voulez être près de moi, pendant mon absence, rendez-vous dans le cœur de notre divin Jésus ; car c'est là que j'habite. »

PRIÈRE

Divin Jésus, qui venez bénir notre union, nous vous supplions de nous donner une vie conjugale saine et édifiante. Couvrez-nous d'abondantes grâces ; bénissez les enfants que nous aurons ; bénissez notre foyer ; écartez-en tous les pièges de l'ennemi ; que vos saints Anges y habitent, qu'ils veillent sur nous ; que vos bénédictions nous accompagnent tout le temps que durera l'union que nous avons contracté devant Vous.


L'Ordre Accueil
Accueil
   


Portugal | Les voyants | Apparitions | 3è Secret | Procès | Opposants
Pie X | Prières | Pro-vie | Info | Forum | Librairie | Livre d'or | Links | Dons | Guide

Site protégé par le Copyright ©