Prieres et spiritualite

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Catéchisme
SOMMAIRE

PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS

+ Dieu et la sainte
    Trinité
+ L'Incarnation
+ La Rédemption
+ L'homme
+ L'Église
+ Les vertus
    Théologales
+ Le Décalogue
+ Le péché
+ Les sacrements
+ La confession
+ La communion
+ La prière

CATÉCHISME POUR ADULTES

+ Le chrétien
+ Dieu
+ Les perfections
    de Dieu
+ La sainte Trinité
+ La création
+ Les Anges
+ L'homme
+ Chute de l'homme
+ Le péché originel
+ L'Incarnation
+ La vie de Jésus
+ La mort de Jésus
+ La Rédemption
+ Ensevelissement
+ Le Saint Esprit
+ L'Église
+ Les caractères
    de la vraie Église
+ Hors de l'Église
    point de salut
+ L'enseignement
    de l'Église
+ La communion
    des Saints
+ La mort
+ Vie surnaturelle
+ Résurrection et Jugement général
+ Symbole des
    Apôtres
+ Signe de la Croix

La morale et les péchés :

+ Les vertus
    Théologales
    + La Foi
    + L'Espérance
    + La Charité
+ Le Décalogue

Commandements
de Dieu :


+ Le premier
    commandement
+ Culte des Saints
+ Le second
    commandement
+ Le troisième
    commandement
+ Le quatrième
    commandement
+ Le cinquième
    commandement
+ Le sixième
    commandement
+ Le septième
    commandement
+ Le huitième
    commandement
+ Le 9 et 10 ème
    commandement

Commandements
de l'Église :


+ Etude préliminaire
+ Trois premiers
    commandements
+ Le quatrième
    commandement
+ Le 5 et 6 ème
    commandements
+ Le Péché
+ Péchés capitaux
    + L'orgueil
    + L'avarice
    + La luxure
    + L'envie
    + La gourmandise
    + La colère
    + La paresse

La Grâce,
les Sacrements,
la prière


+ La Grâce
+ Les Sacrements
+ Le Baptême
+ Les promesses
    du Baptême
+ La Confirmation
+ Cérémonie de
    Confirmation

+ L'Eucharistie
+ La communion
+ La Messe
+ La Pénitence
+ Examen de
    Conscience
+ La Contrition
+ Le bon Propos
+ La Confession
+ L'Absolution
+ La Satisfaction
+ Les Indulgences
+ Extrême Onction
+ L'Ordre
+ Le Mariage
+ La prière
+ L'oraison
    dominicale

+ La Salutation
    Angélique

+ L'exercice du
    chrétien



+ Faire un don

ENSEIGNEMENT

CATÉCHISME POUR LES ADULTES

.

CINQUANTE-NEUVIÈME LEÇON


LA CÉRÉMONIE DE CONFIRMATION

DEMANDE : Que fait l’évêque en donnant la confirmation ?
RÉPONSE : Il fait trois choses : premièrement, jointe à la prière, il impose les mains sur tous ceux qu'il doit confirmer ; deuxièmement, il fait à chacun sur le front une onction avec le saint-Chrême ; troisièmement, il lui donne un petit soufflet.

EXPLICATION : 1°) La confirmation, quand on la reçoit avec les dispositions nécessaires, produit dans l'âme, comme tous les autres sacrements, la grâce habituelle ou sanctifiante ; non pas la grâce première, qui consiste à effacer les péchés, mais une grâce d'accroissement et de perfection, qui augmente celle du baptême et lui donne en quelque sorte son complément ;
2°) elle fait descendre en nous l'Esprit-Saint avec l'abondance de ses grâces ;
3°) elle imprime dans nos âmes un caractère ineffaçable qui nous rend soldats de Jésus-Christ et qui fait que ce sacrement ne peut être réitéré. Ce caractère est imprimé dans ceux mêmes qui sont mal disposés à recevoir ce sacrement. Si, par la suite, ils viennent à se repentir et à être mieux disposés, la grâce, ne rencontrant plus d'obstacles, se répandra dans leur âme, et ils recueilleront les fruits du sacrement.
Les différents effets de la confirmation, dont nous venons de parler, et qui se trouvent développés dans la leçon précédente, sont représentés de la manière la plus parfaite par les diverses cérémonies qui s'y observent. La première de ces cérémonies est l'imposition des mains.

D : Que signifie l’imposition des mains ?
R : L'imposition des mains signifie que le Saint-Esprit va reposer dans l'âme de ceux qui reçoivent ce sacrement en étal de grâce.

Ceremonie de ConfirmationPour donner la Confirmation, l'Évêque, revêtu de ses habits pontificaux, s'avance vers l'autel puis entonne le Veni Creator, qu'on chante solennellement dans l'église, afin d'attirer l’Esprit-Saint et les bénédictions du Ciel sur les chrétiens qui vont être confirmés. C'est pour implorer les bénédictions du Ciel et conjurer l'Esprit-Saint de descendre sur les Chrétiens qu'il va confirmer dans la foi, afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit, qu'ils conservent et fassent fructifier les grâces qu'il va répandre sur eux. C'est ce que faisaient les Apôtres (Actes VIII, 15). Il faut s'unir à ce chant sacré, et le suivre, sinon de bouche, du moins de cœur, avec toute la ferveur possible.
Cet hymne terminé, ceux qui doivent être confirmés se tiennent à genoux ou debout, si l'évêque le leur permet, les mains jointes, les yeux baissés, ayant leur billet de confession à la main et un linge ou bandeau qui sert à essuyer les onctions. Alors l'évêque se tourne vers ceux qui doivent recevoir le sacrement, il fait entendre ces paroles : « Que le Saint-Esprit descende en vous, et que la vertu du Très-Haut vous préserve de tout péché. Ainsi soit-il ». Il fait ensuite le signe de la croix sur lui-même et récite plusieurs prières par lesquelles il appelle à son aide le Dieu saint et fort. Ces prières terminées, il lève les mains et les impose sur ceux qu'il doit confirmer ; c'est ce qu'on appelle l’imposition des mains. Cette première cérémonie représente le premier et le principal effet de la Confirmation : elle signifie que le Saint-Esprit descend sur celui qu'il confirme, et vient remplir son âme de ses dons divins ; cette cérémonie est désignée au livre des Actes, comme l'action principale par laquelle les Apôtres conféraient le Saint-Esprit.

D : Que dit l’évêque en imposant les mains ?
R : Il invoque les dons du Saint-Esprit sur ceux qui doivent être confirmés.

Voici la prière que fait l'évêque en imposant les mains : « Dieu tout-puissant et éternel, qui avez daigné régénérer par l'eau et par le Saint-Esprit vos serviteurs qui sont ici présents, et qui leur avez accordé la rémission de tous leurs péchés, envoyez sur eux, du haut du ciel, votre Esprit saint et consolateur pour les enrichir de ses sept dons. ℟ : Ainsi soit-il.
L'esprit de sagesse et d'intelligence. ℟ : Ainsi soit-il.
L'esprit de conseil et de force. ℟ : Ainsi soit-il.
L'esprit de science et de piété. ℟ : Ainsi soit-il.
Remplissez-les de l'esprit de votre crainte, et daignez, dans votre bonté, les marquer du signe de la croix de Jésus-Christ pour la vie éternelle; nous vous en conjurons par le même Jésus-Christ, Notre Seigneur, votre fils, qui vit et règne avec vous, dans l'unité du même Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. ℟ : Ainsi soit-il. »

D : Cette imposition des mains est-elle nécessaire ?
R : Oui, elle est nécessaire, et on doit veiller à ce qu'aucun ne manque de s'y trouver.

L'imposition des mains est regardée, par un grand nombre de Docteurs de l’Église, comme partie essentielle du sacrement. Les prêtres doivent faire en sorte que tous ceux qui doivent être confirmés soient présents au commencement de la cérémonie, car si après l'imposition des mains, il arrivait de nouveaux sujets à confirmer, il faudrait en avertir l'Évêque, afin qu'il daignât recommencer l’imposition des mains et les prières qui y sont relatives.

D : Qu’est-ce que le saint-Chrême ?
R : Le saint-Chrême est de l'huile d'olive, mêlée de baume, que l'Évêque a consacré le Jeudi-Saint.

Chrême est un mot grec qui signifie onction. Le saint-Chrême est une onction sainte, composée d'huile et de baume, que les Évêques consacrent le Jeudi Saint avec beaucoup de solennité, de prières et de cérémonies, au milieu du saint Sacrifice de la Messe. La bénédiction ou consécration du saint-Chrême fut considérée, de tout temps, comme une fonction épiscopale. L'huile signifie la force des grâces que donne ce sacrement pour combattre les combats du Seigneur : en effet, ceux qui s'exerçaient autrefois à la lutte, avaient soin de se frotter tout le corps avec de l'huile, pour rendre leurs membres plus souples, et par là même plus agiles et plus forts. Ainsi, par la Confirmation, nous sommes oints ou fortifiés par la grâce, afin de combattre généreusement pour le Seigneur et de triompher de ses ennemis, qui sont aussi les nôtres. Autrefois encore on était dans l’usage d'embaumer les corps pour les préserver de la corruption ; ainsi la Confirmation nous préserve de la corruption du péché.

D : Que signifie le saint-Chrême ?
R : il signifie que le confirmé ne doit point rougir d’être Chrétien et soldat de Jésus-Christ.

L'Évêque fait une onction sur le front avec le saint-Chrême pour apprendre au confirmé qu'il ne doit point rougir de paraître Chrétien et soldat de Jésus-Christ, et qu'il doit en porter le caractère avec une sainte audace sur le front qui est l'endroit le plus apparent de l'homme. Il la fait en forme de croix, pour nous apprendre à nous, glorifier de la croix qui est l'instrument de notre rédemption, et pour nous rappeler encore que c'est de la croix que les sacrements tirent toute leur vertu ; c'est par la même raison et pour bénir le confirmé, qu'il fait encore le signe de la croix sur lui.

D : Que signifie l’huile dans la confirmation ?
R : L'huile signifie, par la vertu qu'elle a de s'étendre et de fortifier, l'abondance et la force de la grâce.

Les différentes propriétés de l'huile d'olive sont autant de Symboles des admirables effets que produit le sacrement de Confirmation dans les âmes bien disposées.
1°) L'huile a la vertu de s'étendre, de pénétrer et de s'insinuer partout ; elle signifie, dans la Confirmation, que le Saint-Esprit s'insinue dans l'âme, et y répand l'abondance de ses faveurs et de ses dons.
2°) L'huile a la vertu d'adoucir et de fortifier : il signifie, dans la Confirmation, que le Saint-Esprit adoucit, par sa grâce, ce que la loi de Dieu peut avoir de pénible, et donne le courage dont on a besoin pour triompher des ennemis du salut.
3°) L'huile a la vertu d'éclairer quand on la brûle, et de servir de lumière aux hommes pendant la nuit : elle signifie, dans la Confirmation, que le Saint-Esprit, en descendant en nous, nous éclaire au milieu des ténèbres du siècle présent, et embrase nos cœurs des flammes les plus ardentes de la charité.

ConfirmationD : Que signifie le baume ?
R : Le baume signifie, par sa bonne odeur, le bon exemple que le chrétien confirmé doit donner.

Le baume répand une odeur agréable : il signifie, dans la Confirmation, que le chrétien confirmé doit répandre, en tout lieu, la bonne odeur de Jésus-Christ, par ses vertus, ses bonnes œuvres et bons exemples, et qu'il se rendrait bien coupable si, au lieu d'édifier le prochain, il le scandalisait en lui donnant de mauvais conseils ou de mauvais exemples.
À la suavité de son odeur, le baume joint la propriété de conserver le corps à l'abri de la corruption du péché ; c'est encore là un symbole de ce qu'opère la Confirmation dans les âmes bien disposées : il les préserve de la corruption du vice, leur conserve les principes et les mœurs purs, et les éloigne de la contagion des doctrines corrompues et des exemples pervers : c'est ainsi que la grâce du Saint-Esprit préserve l'âme du confirmé.

D : Pourquoi l’évêque fait-il l’onction en forme de croix sur le front ?
R : Pour apprendre au chrétien qu'il confirme à ne jamais rougir de Jésus-Christ ni de sa doctrine.

Après l'imposition des mains, l'Évêque s'approche de ceux qu'il doit confirmer, et fait à chacun une onction, en forme de croix, sur le front. L'Évêque fait cette onction, en forme de croix pour nous marquer que nous devons mettre toute notre confiance dans la croix de Notre-Seigneur, en qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, et pour nous faire souvenir aussi que, si nous voulons avoir part au triomphe de notre divin Sauveur, il faut porter la croix avec Lui. Le parfait chrétien aime à avoir quelque part aux souffrances de Notre-Seigneur, et regarde comme une croix de n'avoir point de croix. Il fait l’onction sur le front, qui est le siège de la pudeur et l’endroit le plus apparent de l’homme, pour apprendre au confirmé que, loin de rougir de se montrer le disciple de Jésus-Christ crucifié, il doit faire une profession publique de toutes les vérités de la foi avec une sainte fierté, se faisant toujours gloire de marcher sur les traces de Jésus-Christ, et s'armer d'une sainte hardiesse contre tout ce qui pourrait le détourner du service de Dieu.
Après avoir reçu l'onction du saint-Chrême, il faut avoir soin de ne point porter la main à son front, jusqu'à ce qu'un prêtre l'ait essuyé. L'usage ancien était de ceindre le front du confirmé d'un bandeau qu'il conservait plusieurs jours. Cette pratique, en témoignant du respect qui est dû au saint-Chrême, annonçait aux fidèles le soin avec lequel ils doivent conserver la grâce de la confirmation. Maintenant, on ne se sert plus du bandeau, et l'on essuie, immédiatement après la cérémonie, le front des confirmés.

D : Que dit l’évêque en faisant l’onction du saint-Chrême ?
R : Il prononce des paroles qui expriment l'effet du sacrement.

L’Évêque fait l'onction en forme de croix avec le saint-Chrême, en prononçant ces paroles : « N ***, je vous marque du signe de la croix ; je vous confirme avec le Chrême du salut, au nom du Père †, et du Fils †, et du Saint-Esprit † » ; c'est la formule du sacrement dont ces paroles expriment les heureux effets : la grâce et la force conférées au Chrétien, et cela, comme dans tous les autres sacrements au nom de l'adorable Trinité : Père, Fils et Saint-Esprit.
En proférant ces paroles, il nomme le confirmé par son prénom de baptême, pour lui rappeler qu'il a dans le ciel un protecteur qui, comme lui, a passé sur la terre, faible et sujet à toutes les tentations, mais qui, par le secours du Très-Haut, a vaincu l'enfer et conquis le royaume des cieux.

D : Peut-on changer de prénom en recevant la confirmation ?
R : Oui, on le peut.

Lorsqu'ils reçoivent la confirmation les fidèles peuvent, s'ils le désirent, changer de prénom ou bien en y ajouter un autre. C'est ce qu'enseignent tous les théologiens, et ils s'appuient sur les constitutions d'Odon, évêque de Paris et sur un grand nombre de conciles. La volonté seule de celui qui est confirmé suffit pour que le changement dont nous parlons puisse avoir lieu ; alors on écrit ou fait écrire sur le billet d'admission qu'il est nécessaire de présenter, le nouveau prénom que l'on veut porter. Il faut que ce nouveau prénom soit celui de quelque saint révéré dans l'Église catholique, pour lequel le Confirmé ait une dévotion particulière, et qui soit pour lui un nouveau modèle, et un intercesseur de plus auprès de Dieu.
L'Évêque peut aussi et doit même changer le prénom du confirmé, lorsque ce prénom est inconvenant ou ridicule ; c'est ainsi que l'illustre cardinal de Verme †, administrant un jour la confirmation, changea le prénom d'une jeune fille, qui s'appelait Vénus, en celui de Madeleine. Une décision de la Congrégation des Rites, en date du 20 septembre 1749, vient à l'appui de ce que nous venons de dire ; elle porte en termes formels que l'on peut, en recevant la confirmation, ajouter un prénom à celui que l'on a reçu au baptême.

D : Pourquoi, après l’onction, l’Évêque donne-t-il un petit soufflet sur la joue du Confirmé ?
R : Pour apprendre à la personne confirmée qu'elle doit être prête à souffrir pour l'amour de Jésus-Christ.

Dès que l’Évêque a prononcé les paroles de l’onction, il touche avec sa main droite la joue du nouveau confirmé, en disant : « Pax tecum » (La paix soit avec vous). Qu'est-ce que cela signifie ? C'est pour annoncer à ce Chrétien confirmé qu'il doit désormais être disposé à souffrir toutes sortes d'outrages pour Jésus-Christ, et qu'il doit conserver la paix avec Dieu, avec les hommes, avec lui-même jusqu'au milieu des outrages, des opprobres, des ignominies qu'il supportera pour son divin Maître. Tel est le souhait qu'adressait le Sauveur à ses disciples, après sa Résurrection. Ces paroles montrent qu'un chrétien doit pardonner les plus grossières injures et qu'au milieu des plus sanglants affronts, il doit conserver cette paix de l'âme qui est un bien si précieux, un fruit du Saint-Esprit ; car la patience chrétienne est sœur de l'humilité, cette mère des vertus. Dans l'idée des hommes, le soufflet est un des outrages les plus humiliants et cependant Notre-Seigneur a dit : « Si quelqu'un vous frappe à la joue droite, présentez-lui la gauche. » L'Évêque pour mieux graver ce précepte de notre divin Sauveur dans nos cœurs, semble nous dire : « Je viens vous armer, comme vrai soldat de Jésus-Christ, de patience, de courage, de longanimité. Soyez donc fermes parmi toutes les épreuves que vous aurez à subir. Voilà comme un petit essai de ce que vous aurez à souffrir dans le monde : Pax tecum ; mais soyez généreux, soyez patients, soyez robuste, souffrez tout dans le calme d'une âme forte et tranquille qui sait s'élever avec une sainte fierté au-dessus de tous les événements de la vie. Que la paix soit avec vous : Pax tecum. »

Pendant tout le temps que dure la cérémonie, il faut se tenir dans le silence et le recueillement. Les premiers confirmés doivent continuer à prier sans se laisser distraire, et remercier le Saint-Esprit ; et les derniers, en attendant que leur tour arrive, doivent continuer leur préparation et hâter la venue du Saint-Esprit de toute l’ardeur de leurs vœux. Il ne faut pas sortir, avant d'avoir reçu la bénédiction pontificale, comme aussi il faut se présenter exactement au moment où la cérémonie commence.

D : Que faut-il faire après avoir reçu la Confirmation ?
R : Comme ce sacrement ne peut être reçu qu'une fois, il faut s'appliquer à en bien conserver les fruits.

L'Évêque, après avoir donné la confirmation, se purifie les mains ; pendant ce temps le chœur et les assistants chantent une antienne.
Après cette antienne, l'Évêque monte à l'autel et prie pour ceux qui ont reçu la Confirmation, afin qu'ils en conservent le fruit. Il conjure le Seigneur de faire de l'âme des nouveaux confirmés des temples de sa gloire, par la vertu et la toute-puissance du Saint-Esprit, qui les a visités ; et il ajoute ces paroles du prophète-roi : « Ainsi sera béni tout homme qui craint le Seigneur. »
Il se tourne ensuite vers les confirmés et fait sur eux le signe de la croix pour les bénir. Désormais, les confirmés qui doivent vivre et agir comme de vaillants soldats de Jésus-Christ et de véritables disciples de son Évangile, prenant toutes leurs précautions pour ne pas chasser de leur cœur le divin Esprit qui veut bien habiter en chacun d’eux. Enfin il demande à chacun de dire, en Actions de grâces pour le bienfait de la Confirmation, le Symbole des Apôtres, l’Oraison dominicale, et la Salutation Angélique, que tous les nouveaux confirmés récitent ordinairement à voix haute et intelligible. Il est demandé aussi de prier pour l’Évêque et pour le Pape avant de sortir de l'église.

Comme c'est une si grande faveur que la descente du Saint-Esprit dans nos âmes, il faut en ressentir une vive et sainte allégresse, et en témoigner de temps en temps sa reconnaissance au Seigneur, pendant le reste de la journée, qu'on doit passer le plus saintement possible, évitant de se laisser aller à la dissipation. De plus, la confirmation imprimant, tout comme le baptême, un caractère ineffaçable, ne pouvant être reçue qu'une fois, un chrétien confirmé doit s'appliquer à conserver les fruits du sacrement qu'il a reçu, faire de bonnes œuvres, invoquer souvent le Saint-Esprit, suivre ses inspirations, et prendre garde de ne jamais le contrister ni de le chasser de son cœur par le péché mortel. Agir autrement, ce serait montrer bien de l'ingratitude, et l'ingratitude est de nature à diminuer peu à peu la source des grâces.

D : Doit-on avoir un parrain et une marraine pour la confirmation comme pour le baptême ?
R : L'usage n'existe plus de donner un parrain et une marraine à celui qui doit être confirmé, mais un parrain ou une marraine.

Saint Joseph et l'Enfant-JesusD'après le Droit Canon, il suffit que la personne qui doit être confirmée ait un parrain ou une marraine : un parrain, s'il s'agit d'un homme ; et une marraine s'il s'agit d'une femme. Le Droit Canon précise encore qu’ « il convient de choisir pour parrain (ou marraine) celui (ou celle) qui a assumé(é) cette fonction lors du baptême » (Canon 893, § 2).

Le parrain (ou marraine) du confirmé doit avoir été lui-même confirmé.
Le parrain (ou marraine) doit, au moment où le sacrement est administré, mettre sa main droite sur l'épaule droite du confirmé.

On inscrit les noms des confirmés sur le registre des confirmés de la Curie diocésaine, avec mention :
- du nom de l’Évêque qui a administré le sacrement,
- du nom des parents et du parrain ou de la marraine,
- du lieu et du jour de l'administration de la confirmation.
Là où la conférence des Évêques ou l'Évêque diocésain l'a prescrit, cette mention se fait dans un registre conservé aux archives paroissiales.
Le curé doit informer de la confirmation le curé du lieu du baptême pour que l'inscription en soit portée sur le registre des baptisés.

La parenté spirituelle qui se contracte dans le baptême, se contracte également, dans la confirmation, entre le parrain ou la marraine, d'une part, et le confirmé, de l'autre, et aussi entre le parrain ou la marraine et le père et la mère du confirmé, en sorte qu'ils ne peuvent se marier validement ensemble, à moins qu'ils n'aient obtenu une dispense.

RÉCAPITULATION PRATIQUE

1°) Pendant tout le temps que dure la cérémonie, il faut se tenir dans le silence et le recueillement.
2°) Au moment de l'imposition des mains, Il faut s'unir au Veni Creator, et le suivre, sinon de bouche, du moins de cœur, avec toute la ferveur possible.
3°) Après avoir reçu l'onction du saint-Chrême, il faut avoir soin de ne point porter la main à son front, jusqu'à ce qu'un prêtre l'ait essuyé.
4°) Mettrez toute votre confiance dans la Croix de Notre-Seigneur, en qui est votre salut, votre vie et votre résurrection, et souvenez-vous aussi que, si vous voulez avoir part au triomphe de notre divin Sauveur, il faut accepter de bien porter la croix avec Lui.
5°) Prenez l'habitude de prier votre saint Protecteur dont vous portez le prénom en lui demandant son intercession pour demander à Dieu de vous fortifier dans la Foi.
6°) Tout au long de votre vie, glorifiez-vous de la croix de Notre Seigneur qui est l'instrument de votre rédemption.
7°) Appliquez-vous à conserver les fruits du sacrement que vous avez reçu ; faites de bonnes œuvres, invoquez souvent le Saint-Esprit, suivez ses inspirations, et prenez garde de ne jamais le contrister ni de le chasser de votre cœur par le péché mortel.

TRAITS HISTORIQUES

Saint Jean-Chrysostôme disait aux fidèles en quoi ils devaient faire consister la dévotion au Saint-Esprit, qui était descendu invisiblement en eux par la Confirmation : « C'est du Saint-Esprit que vous vient la loi d'amour. Cette loi est écrite sur la table de votre cœur. Elle vous prescrit la circoncision du cœur, le retranchement de toutes les affections de la nature corrompue. L'autel où vous devez sacrifier, c'est celui qui est élevé dans votre âme. Vos passions, voilà les victimes que vous devez immoler. Le feu de la componction et de l'amour est celui qui doit consumer ces victimes. Un cœur pur où le Saint-Esprit habite est le temple où vous devez adorer le Seigneur en esprit et en vérité. Le cœur rempli de l'Esprit-Saint doit désirer de mourir pour l'amour de Celui que l'amour a fait mourir pour vous. »

Que vous êtes heureux, disait un jour un écolier nommé Décalogne, qui, dans la suite, devint très-vertueux et fit saintement sa première communion ; que vous êtes heureux, disait-il à deux ou trois de ses camarades, puisque vous allez recevoir dans peu de temps un sacrement qui vous donnera tant de facilité pour persévérer dans le bien et soutenir les bonnes résolutions que vous avez prises dans votre première communion ; que je voudrais bien être en votre place, ou que ce sacrement pût se réitérer ; car je savais à peine ce que je faisais, lorsque je le reçus.
Puisque le Saint-Esprit est un même Dieu
, disait-il une autre fois à un de ses condisciples, il me semble qu'on ne doit pas se préparer avec moins de soins à recevoir la confirmation, qu'a faire sa première communion.
Pour réparer en la manière qu'il pouvait une faute qui était bien moins l'effet de sa mauvaise volonté que la faiblesse de son âge, il s'instruisit avec soin de tout ce qui a rapport à ce sacrement ; il en paraissait plus occupé que ceux qui se disposaient à le recevoir ; le jour de la confirmation, il communia pour demander à Dieu de lui communiquer comme à ses camarades les précieux dons du Saint-Esprit, et la ferveur de ses désirs lui mérita sans doute d'en recevoir toute la plénitude.

PRIÈRE

Mon Dieu, faites-moi la grâce de m'affermir de plus en plus dans la religion catholique ; augmentez ma foi et ma piété, et conservez-moi l'innocence. Préservez-moi toute ma vie de la séduction des impies ; donnez-moi assez de force et de raison pour me défendre de la tentation de suivre les mauvais exemples. Enfin, mon Dieu, ne m'abandonnez point ; soutenez-moi toujours, et que mon amour pour vous augmente avec mon âge. Que le temps et les années me fassent mieux sentir encore tout ce que je vois dois ; et qu'il n'y a sur terre qu'un seul bonheur véritable, celui de vous plaire, et qu'une seule affaire importante, celle de faire son salut. Ainsi soit-il.


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