Prieres et spiritualite

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Catéchisme
SOMMAIRE

PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS

+ Dieu et la sainte
    Trinité
+ L'Incarnation
+ La Rédemption
+ L'homme
+ L'Église
+ Les vertus
    Théologales
+ Le Décalogue
+ Le péché
+ Les sacrements
+ La confession
+ La communion
+ La prière

CATÉCHISME POUR ADULTES

+ Le chrétien
+ Dieu
+ Les perfections
    de Dieu
+ La sainte Trinité
+ La création
+ Les Anges
+ L'homme
+ Chute de l'homme
+ Le péché originel
+ L'Incarnation
+ La vie de Jésus
+ La mort de Jésus
+ La Rédemption
+ Ensevelissement
+ Le Saint Esprit
+ L'Église
+ Les caractères
    de la vraie Église
+ Hors de l'Église
    point de salut
+ L'enseignement
    de l'Église
+ La communion
    des Saints
+ La mort
+ Vie surnaturelle
+ Résurrection et Jugement général
+ Symbole des
    Apôtres
+ Signe de la Croix

La morale et les péchés :

+ Les vertus
    Théologales
    + La Foi
    + L'Espérance
    + La Charité
+ Le Décalogue

Commandements
de Dieu :


+ Le premier
    commandement
+ Culte des Saints
+ Le second
    commandement
+ Le troisième
    commandement
+ Le quatrième
    commandement
+ Le cinquième
    commandement
+ Le sixième
    commandement
+ Le septième
    commandement
+ Le huitième
    commandement
+ Le 9 et 10 ème
    commandement

Commandements
de l'Église :


+ Etude préliminaire
+ Trois premiers
    commandements
+ Le quatrième
    commandement
+ Le 5 et 6 ème
    commandements
+ Le Péché
+ Péchés capitaux
    + L'orgueil
    + L'avarice
    + La luxure
    + L'envie
    + La gourmandise
    + La colère
    + La paresse

La Grâce,
les Sacrements,
la prière


+ La Grâce
+ Les Sacrements
+ Le Baptême
+ Les promesses
    du Baptême
+ La Confirmation
+ Cérémonie de
    Confirmation
+ L'Eucharistie
+ La communion
+ La Messe
+ La Pénitence
+ Examen de
    Conscience
+ La Contrition
+ Le bon Propos
+ La Confession
+ L'Absolution
+ La Satisfaction
+ Les Indulgences
+ Extrême Onction
+ L'Ordre
+ Le Mariage
+ La prière
+ L'oraison
    dominicale

+ La Salutation
    Angélique

+ L'exercice du
    chrétien



+ Faire un don

ENSEIGNEMENT

CATÉCHISME POUR LES ADULTES

.

CINQUANTE CINQUIÈME LEÇON


LES SACREMENTS

DEMANDE : Qu'est-ce qu'un sacrement ?
RÉPONSE : Un sacrement est un signe sensible institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour nous sanctifier.

Le BaptemeEXPLICATION : Jésus-Christ étant mort pour tous les hommes, il semblerait que tous les hommes dussent être sauvés. Cependant il n'en est point ainsi. Seulement sont sauvés et vont au Ciel ceux qui ont profité sur la terre des mérites de la Passion et de la mort de Jésus-Christ en observant ses préceptes, qui sont justifiés et réconciliés avec Dieu par la grâce sanctifiante : Ce divin Sauveur nous a acquis l'héritage céleste par sa mort et par l'effusion de son Sang, mais à condition que nous nous en rendrons dignes par nos bonnes œuvres. Or, il est impossible de faire, sans la grâce, des œuvres bonnes et méritoires ; il est donc pour nous de la plus haute importance de connaître quels sont les moyens qu'il a plu à Jésus-Christ d'instituer pour nous les sacrements. Il les a institués pour produire dans nos âmes la grâce, qui nous rend saints et dignes du bonheur éternel.

D : Qui peut recevoir les sacrements ?
R : Les hommes seuls peuvent recevoir les sacrements.

Jésus-Christ n'ayant institué les sacrements que pour l'espèce humaine, les hommes seuls, à l'exclusion même des anges, sont capables de les recevoir. Le baptême est pour tous ; et, à part l'eucharistie, qu'un infidèle peut recevoir matériellement, il faut nécessairement avoir été baptisé pour être apte à la réception des autres sacrements. Tous ceux, néanmoins, qui sont baptisés, ne sont pas capables de les recevoir tous : l'ordre ne peut être conféré à une femme ; les enfants ne peuvent être admis à la pénitence avant l'âge de raison ; une personne en bonne santé est incapable du sacrement de l'extrême-onction. Il faut aussi, dans les adultes, pour qu'un sacrement soit valide, qu'il y ait en eux intention et consentement. Un sacrement est nul, même quant au caractère, dans celui qui refuse absolument son consentement. Nous disons dans les adultes, car, pour les enfants qu'on baptise, leur consentement est suppléé par celui des parents et des parrains qui se portent solidaires pour eux.

La ConfirmationD : Combien y a-t-il de Sacrements ?
R : Il y a sept Sacrements qui sont : le Baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence, l'Extrême-onction, l'Ordre et le Mariage.

Les 7 sacrements nous confèrent la grâce de Dieu dans les moments de la vie où nous en avons le plus besoin. D'après les témoignages de l'Écriture, l'autorité de la tradition et la décision des conciles, l'Église catholique reconnaît sept sacrements. Mais pourquoi n'en comptons-nous que sept, ni plus ni moins ? « En voici, dit le Catéchisme du concile de Trente, une raison assez plausible, tirée des rapports entre la vie naturelle et la vie spirituelle. Sept choses sont nécessaires à l'homme pour vivre, pour conserver sa vie et pour l'employer utilement, tant pour lui-même que pour la société. Il faut qu'il naisse ; qu'il croisse ; qu'il se nourrisse ; qu'il emploie des remèdes pour se guérir, s'il tombe dans quelque maladie ; qu'il répare ses forces quand elles ont été affaiblies ; qu'il y ait des magistrats investis de l'autorité nécessaire pour procurer le bien public, en gouvernant tout le monde, et enfin qu'il se perpétue lui-même et perpétue le genre humain par la génération légitime des enfants. Toutes ces choses peuvent s'appliquer bien facilement à la vie spirituelle, qui consiste dans l'union de nos âmes avec Dieu, et nous font comprendre en même temps la raison du nombre des sacrements. La vie de notre âme commence en effet par le Baptême, qui est le premier des Sacrements et nous fait naître en Jésus-Christ. La Confirmation augmente en nous la vie de la grâce et nous fortifie par sa vertu ; elle est entretenue par l'Eucharistie qui est une nourriture toute céleste qui soutient notre âme. Si l'âme perd sa vie, elle la recouvre par la Pénitence qui rend la santé à nos âmes, quand elles ont été blessées par le péché. L'Extrême-onction efface les restes de nos péchés et renouvelle les forces de l'âme. L'Ordre perpétue dans l'Église le ministère des sacrements, en donnant à ceux qui le reçoivent le pouvoir de les administrer et d'exercer toutes les autres fonctions du culte. Enfin, le Mariage a été institué pour sanctifier l'union de l'homme avec la femme, nécessaire à la conservation du genre humain. »
Les sacrements sont comme les nœuds qui soutiennent la tige du blé. « De même que sur l'océan, il y a des îles et des ports où les matelots peuvent relâcher et se remettre de leurs fatigues, de même que sur les routes il y a des hôtelleries où les voyageurs se reposent, ainsi dans le pèlerinage de cette vie, nous trouvons de temps à autre les saints sacrements pour nous fortifier et nous réconforter » (St. Jean Chrysostome).

D : Pourquoi dites-vous qu'un sacrement est un signe ?
R : Parce qu'il signifie la grâce invisible qu'il produit dans notre âme.

On entend donc par signe une chose qui conduit à la connaissance d'une autre. Ainsi la parole, le geste ou l'écriture est le signe sensible de la pensée ; les sons, les signes du rythme, de la mélodie et de l'harmonie ; l'éclair, le signe de la foudre. Les sacrements sont des signes, parce qu'ils sont des choses qui en expriment d'autres et nous les font connaître ; ils sont des signes sensibles, parce qu'ils sont composés d'actions que nous voyons et de paroles que nous entendons, lesquelles nous font connaître la grâce invisible qu'ils produisent dans les âmes. Dans le Baptême, par exemple, on voit l'eau versée sur la tête de l'enfant, tout en entendant les paroles prononcées par le prêtre, voilà le sacrement, voilà le signe sensible : cela signifie et nous conduit à comprendre que comme l'eau lave le corps, de même le Baptême lave l'âme du péché originel, Dans la Confirmation, on voit l'évêque qui avec le saint chrême fait une onction sur le front de la personne qu'il confirme ; on entend les paroles dont il accompagne cette onction ; le sacrement, voilà le signe sensible.

Le saint Sacrifice de la MesseD : Pourquoi dites-vous que ces signes sont sensibles ?
R : Parce qu'ils tombent sous nos sens.

Les sacrements de la nouvelle loi sont des signes sensibles et efficaces de la grâce invisible, institués par Jésus-Christ pour la sanctification de nos âmes. Ils diffèrent essentiellement des sacrements de la loi ancienne, que saint Paul appelle de faibles et pauvres éléments (Galates IV, 8-9). Ils ne servent pas seulement, comme ceux-ci, à exciter la foi et les autres dispositions nécessaires pour acquérir la sainteté intérieure et surnaturelle, mais ils ont la vertu de produire la grâce par eux-mêmes, c'est-à-dire précisément par l'application du sacrement ou du signe extérieur auquel Jésus-Christ a bien voulu l'attacher. Ce n'est pas que, pour recevoir cette grâce, il ne faille certaines dispositions dans les adultes ; mais elles ne sont pas les causes qui produisent la grâce : elles ne sont nécessaires que pour lever les obstacles qui s'opposeraient à sa réception dans nos âmes ; et, ces obstacles étant ôtés, la grâce est infailliblement produite par la vertu du sacrement.

Dans chaque sacrement il y a donc un signe et une action, ensuite des paroles qui accompagnent l'action et le signe, et enfin l'effet, la production de la grâce. Dans les sacrements, les signes non seulement symbolisent la grâce, mais la produisent réellement : ce sont donc des signes efficaces.
Jésus Lui-même s'est presque toujours servi de signes particuliers, bien que Sa seule Parole, Sa seule Pensée eussent suffi : Il guérit les lépreux en les touchant (Matth. VIII, 3) ; les deux aveugles en touchant leurs yeux (Matth. IX, 29) ; Il souffla sur les Apôtres, lorsqu'après Sa Résurrection Il leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ». (Jean XX, 22). Déjà dans l'Ancien Testament, Dieu répandait ses faveurs au moyen de différents signes : le bâton de Moïse, le serpent d'airain, le foie du poisson dans la guérison de Tobie, l'eau du Jourdain dans la guérison de la lèpre.

Les signes sensibles sont absolument nécessaires aux hommes ; si nous étions de purs esprits, nous n'aurions pas besoin de signes corporels pour transmettre les dons spirituels, mais, composés d'un corps et d'une âme, nous en avons besoin. Le péché ayant été commis et par l'âme et par le corps, tous deux doivent être purifiés du péché. Du reste, si la grâce n'était pas communiquée par des signes extérieurs, mais seulement par des désirs intérieurs, on douterait toujours si on l'a obtenue ; par les signes sensibles, on a la certitude que l'on a reçu les sacrements.

Aux signes institués par Jésus-Christ, l'Église a ajouté certains usages ou cérémonies pour symboliser plus clairement les grâces qui doivent être produites, et pour augmenter la dévotion, et de celui qui administre les sacrements et de celui qui les reçoit.

Ces différentes cérémonies sont comme un miroir, dans lequel on voit immédiatement ce qui va se passer dans l'âme. Les bienfaits de Dieu distribués par les sacrements, sont par les cérémonies gravés plus profondément dans les cœurs des fidèles ; elles augmentent aussi la piété. Cependant les cérémonies peuvent être omises dans le cas de nécessité, par exemple dans l'ondoiement (baptême urgent). — Le livre liturgique qui contient les cérémonies (rites) usitées dans l'administration des sacrements se nomme Rituel — Comme dans le cours des siècles, il s'est introduit dans chaque diocèse des cérémonies symboliques que l'on ne pourrait supprimer sans scandale, tous les rituels ne sont pas pareils ; mais tous se basent sur le Rituel Romain prescrit par le Pape Paul V, en 1614.

La penitenceD : Comment appelle-t-on les choses que nous voyons ?
R : Elles s'appellent la matière des sacrements.
D : Comment s'appellent les choses que nous entendons ?
R : Elles s'appellent la forme des Sacrements.

Ce qui constitue le signe sensible que nous appelons sacrement, c'est la matière et la forme. La chose sensible qui est appliquée s'appelle, dans le langage de théologien, matière éloignée ; l'application qui s'en fait est appelée matière prochaine. Les paroles que prononce celui qui administre le sacrement, en appliquant la matière, sont la forme. Dans l'Extrême-onction, par exemple, l'huile d'olive consacrée, par l'évêque le jeudi saint, et qui porte le nom d'huile des infirmes, est la matière éloignée ; la matière prochaine est l'onction ou l'application de cette huile aux principales parties du corps ; la forme est la prière que fait le prêtre en faisant les saintes onctions.
Comme la matière et la forme constituent ce qui est l'essence du sacrement, on ne peut les changer sans le rendre nul. Dans l'Extrême-onction on ne peut pas, par exemple, remplacer par une espèce différente l'huile d'olive consacrée. De même, dans la forme, on ne peut pas changer les paroles du rituel par d'autres paroles. C'est de l'application de la forme à la matière, et de l'union morale de l'une et de l'autre, que résulte le signe sensible qu'on appelle sacrement.

D : Les sacrements sont-ils nécessaires ?
R : Oui, les sacrements sont nécessaires.

Sans doute Dieu aurait pu sauver les hommes par une infinité de moyens qu'il connaît et tient renfermés dans les trésors de Sa sagesse ; Il aurait pu, par conséquent, les sauver sans instituer pour cela des sacrements. Mais, si l'on considère les lois de la Providence et de la création, on doit dire que les sacrements sont nécessaires, d'une nécessité de convenance ; ou bien, ce qui est la même chose, on doit dire qu'il était convenable que Dieu établit des sacrements, et cela pour plusieurs raisons dont la principale se tire de la nature même et de la condition de l'homme, qui ne s'élève aux choses spirituelles que par le moyen des choses visibles et corporelles. « Si vous étiez de purs esprits, dit saint Jean Chrysostome, Dieu se serait contenté de vous faire des dons purement spirituels, mais parce que votre âme est unie à un corps, il vous donne sa grâce, qui est toute spirituelle, sous des signes sensibles ou corporels. »

Extreme-OnctionD : Comment les sacrements nous sanctifient-ils ?
R : Les Sacrements nous sanctifient, les uns, en nous donnant la grâce sanctifiante que nous n'avions pas, et ce sont le Baptême et la Pénitence : les autres, en augmentant la grâce sanctifiante que nous avions déjà reçue, comme la Confirmation et l'Eucharistie.

Tous les sacrements ont la vertu de nous sanctifier, de produire en nous la justice et la sainteté, et de nous rendre dignes du bonheur éternel ; mais ils ne nous sanctifient pas tous de la même manière. Il y en a deux qui nous sanctifient en répandant en nous la grâce sanctifiante ou habituelle, la charité substantielle de Dieu, que nous n'avions pas encore reçue, ou dont nous étions déchus : ces deux sacrements son le Baptême et la Pénitence. Les cinq autres : la Confirmation, l'Eucharistie, l'Extrême-onction, l'Ordre et le Mariage, augment en nous la grâce sanctifiante, que notre âme doit déjà posséder au moment où nous les recevons, et nous font parvenir à un plus haut degré de justice et de sainteté.
Chaque sacrement, outre la grâce sanctifiante qu'il produit, donne encore droit à certaines grâces actuelles que Dieu s'engage à accorder en temps et lieu à celui qui le reçoit avec les dispositions requises. C'est ce qu'on appelle grâces sacramentelles, parce qu'elles correspondent à la nature de chaque sacrement et en sont les effets propres et spécifiques. Ainsi, le Baptême donne le droit aux grâces nécessaires pour vivre en enfant de Dieu, conformément à l'Évangile ; la Confirmation, pour professer et défendre la foi dans l'occasion ; l'Eucharistie, pour se nourrir et croître dans la vie spirituelle ; la Pénitence, pour se purifier du péché et en éviter la rechute ; l'Extrême-onction, pour se fortifier contre les douleurs de la maladie, les craintes de la mort et les tentations du démon dans le terrible passage du temps à l'éternité ; l'Ordre, pour s'acquitter dignement des fonctions sacrées et travailler avec zèle au salut des âmes ; le Mariage, pour purifier et sanctifier l'amour conjugal, porter chrétiennement les charges de cette union, et élever saintement les enfants.

D : Comment s'appellent les premiers ?
R : Ils s'appellent sacrements des morts, parce que, en remettant les péchés, ils font sortir l'âme de la mort spirituelle.

Le Baptême et la Pénitence sont appelés sacrements des morts, parce qu'ils ont été institués pour nous faire passer de l'état du péché, qui est la mort de l'âme, à l'état de grâce, qui est la vie de l'âme ; c'est pour cela que la grâce qu'ils produisent s'appelle première grâce.

L'OrdreD : Comment s'appellent les autres ?
R : Ils s'appellent sacrements des vivants, parce qu'ils supposent que l'âme vit déjà de la vie de la grâce.

La Confirmation, l'Eucharistie, l'Extrême-onction, l'Ordre et le Mariage, s'appellent sacrements des vivants, parce qu'ordinairement, pour les recevoir dignement, il faut être en état de grâce, avoir la grâce sanctifiante, qui est la vie de notre âme, et être exempt, par conséquent, de tout péché mortel ; c'est pour cela que la grâce qu'ils produisent s'appelle seconde grâce.
Nous disons que, pour recevoir dignement et avec fruit la Confirmation, l'Eucharistie, etc., il faut ordinairement, être en état de grâce, car il arrive quelquefois, par extraordinaire, qu'ils confèrent la première grâce : par exemple, lorsque quelqu'un, étant coupable de péché mortel, se croit de bonne foi en état de grâce, ou lorsque, croyant avoir la contrition parfaite, avec le vœu du sacrement, il reçoit, avec l'attrition seulement, un sacrement des vivants. Dans ce cas, le sacrement a tous ses effets ; et en communiquant la grâce à celui qui la reçoit, il lui obtient en même temps le pardon et la rémission de tous ses péchés ; parce que, disent les théologiens, ce n'est pas précisément l'état du péché qui est un obstacle à la grâce, mais l'affection au péché.

D : Les Sacrements produisent-ils la grâce dans tous ceux qui les reçoivent ?
R : Non, les Sacrements ne produisent la grâce que dans ceux qui n'y mettent point obstacle par leurs mauvaises dispositions.

Quoique les sacrements produisent la grâce par eux-mêmes, il faut cependant qu'il y ait certaines dispositions dans celui qui les reçoit, pour qu'ils opèrent les effets que Jésus-Christ y a attachés ; et quiconque s'en approche dans de mauvaises dispositions, loin de recevoir la grâce, ne reçoit aucun fruit et, dans des cas graves, pourrait même être frappé d'un anathème.
En effet, celui qui se croit coupable de quelque faute grave est obligé de se confesser, s'il le peut, pour pouvoir communier dignement ; et quelque vive que soit sa contrition, il ne doit point s'approcher de la sainte Table sans s'être réconcilié auparavant avec Dieu par le sacrement de Pénitence. Quant aux autres sacrements des vivants, c'est au moins le parti le plus sûr de se confesser avant de les recevoir. Il est vrai que la contrition parfaite, jointe au vœu du sacrement de Pénitence, a la vertu d'effacer les péchés ; mais d'abord, quand est-on complètement certain d'avoir la contrition parfaite ?

D : Est-ce un grand péché que de recevoir un sacrement dans de mauvaises dispositions ?
R : Oui, celui qui reçoit un sacrement avec de mauvaises dispositions commet un sacrilège.

Le sacrilège est la profanation d'une chose sainte ; or, quoi de plus saint que les sacrements, puisque Jésus-Christ y a renfermé et leur a donné la vertu de produire les grâces qu'il nous a méritées par Sa mort ? Celui donc qui les reçoit dans de mauvaises dispositions commet un horrible sacrilège et se rend coupable d'un grand péché. Le péché est encore plus énorme quand on profane la sainte Eucharistie, parce qu'Elle est le plus auguste et le plus saint des sacrements.
Celui donc qui reçoit les sacrements de Baptême ou de Pénitence, sans une volonté sérieuse de se corriger, ou les autres sacrements en état de péché mortel, commet un sacrilège, et n'obtient pas les grâces du Saint-Esprit, tant qu'il n'a pas fait disparaître les obstacles qui les retiennent.

D : Peut-on recevoir les sacrements plusieurs fois ?
R : On peut recevoir les sacrements plusieurs fois, excepté le Baptême, la Confirmation et l'Ordre.

On peut recevoir les sacrements plusieurs fois dans le cours de sa vie, et il en est deux, la Pénitence et l'Eucharistie, qu'il y a obligation de recevoir au moins une fois chaque année ; mais il y en trois, le Baptême, la Confirmation et l'Ordre, qui ne peuvent se réitérer, c'est-à-dire qui ne peuvent être reçus plus d'une fois par la même personne dans le cours de sa vie.

Le MariageD : Pourquoi ne peut-on recevoir ces trois sacrements qu'une seule fois ?
R : On ne peut recevoir qu'une fois le Baptême, la Confirmation et l'Ordre, parce que ces trois sacrements impriment dans l'âme un caractère ou marque spirituelle qui ne s'efface jamais et ne permet pas de les réitérer.

Le Baptême, la Confirmation et l'Ordre impriment à l'âme un caractère ineffaçable. C'est un Dogme de foi catholique clairement défini par le concile de Trente : « Si quelqu'un dit que ces trois sacrements : le Baptême, la Confirmation et l'Ordre, n'impriment point dans l'âme un caractère, c'est-à-dire un signe spirituel et ineffaçable qui fait que ces sacrements ne peuvent être réitérés, qu'il soit anathème ». Ce dogme est fondé sur l'Écriture et sur la tradition :
1°) Sur l'Écriture : Saint Paul, dans ses Épîtres, parle souvent d'un certain sceau qui a été imprimé en nous : « C'est Dieu même qui nous a oints de son onction, qui nous a marqués de son sceau, et qui, pour gage, nous a donné le Saint-Esprit dans nos cœurs » (II Cor., I, 21-22) ; « C'est en Jésus-Christ que vous avez été scellés du sceau de l'Esprit-Saint qui avait été promis. » (Eph., I, 13) ;. « N'attristez pas l'Esprit-Saint de Dieu, dont vous avez été marqués comme d'un sceau pour le jour de la rédemption » (Eph., IV, 30).
2°) Sur la tradition : En effet, les Pères de l'Église, expliquant les paroles de saint Paul que nous venons de citer, les entendent non-seulement de l'infusion de la grâce mais encore d'un sceau ou caractère imprimé dans nos âmes.

D : Celui qui, sans être bien disposé, participe à l'un des trois sacrements qui impriment un caractère, reçoit-il néanmoins ce caractère ?
R : Oui, pourvu que le sacrement ait été administré valideraient; c'est-à-dire, pourvu que la forme ait été dûment appliquée à la matière.

Celui qui participe à l'un de ces trois sacrements sans avoir les dispositions requises, ne reçoit pas la grâce du sacrement : mais le caractère est néanmoins imprimé dans son âme, et y subsistera éternellement, pour sa gloire ou pour sa confusion, selon qu'il l'aura honoré ou déshonoré pendant sa vie.
Si, par la suite, il vient à avoir les dispositions dont il manquait au moment où il a reçu soit le Baptême, soit la Confirmation, soit l'Ordre, l'obstacle qui avait empêché la grâce de pénétrer jusqu'à lui étant enlevé, cette grâce suit alors son cours et se répand dans son âme.

D : Quel est le ministre des sacrements ? (Qui peut administrer des sacrements ?)
R : Les sacrements ne peuvent être administrés que par ceux qui sont revêtus des Ordres sacrés, à l'exception, toutefois, du Baptême, qui peut être administré par toutes sortes de personnes.

Les hommes seuls qui sont encore sur la terre sont les ministres ordinaires des sacrements ; mais Dieu pourrait, en vertu de sa puissance absolue et sans bornes, députer extraordinairement un Ange pour les administrer, tout comme à saint Bonaventure, à saint Stanislas Kostka, à saint Gérard Majella, ou aussi en 1916 lors de l'apparition de l'Ange à Fatima.
Tous les hommes, cependant, ne sont pas indifféremment les ministres de tous les sacrements ; à l'exception du Baptême, qui en cas d'urgente nécessité peut être donné validement, même par un païen, il faut, pour les administrer validement et licitement, être dans les Ordres sacrés.

D : La validité des sacrements dépend-elle de la foi et de la sainteté des ministres ?
R : Non.

La foi et la sainteté des ministres ne sont point des conditions nécessaires pour conférer validement les sacrements qu'ils ont le droit d'administrer, pourvu qu'ils emploient la matière et la forme prescrites, avec l'intention de faire ce que fait l'Église. La raison de cette doctrine, qui est celle de saint Thomas et du concile de Trente, est que les ministres des sacrements ne les confèrent ni en leur nom ni par leur propre vertu, mais au nom et par la vertu de Jésus-Christ, dont ils sont les instruments, et qui agit par eux, sans aucun égard à leurs mérites ou démérites, et indépendamment de leurs dispositions car il n'est pas au pouvoir de l'homme d'accorder quelque chose de divin. Si le ministre du sacrement est donc indigne, les grâces du Saint-Esprit sont néanmoins produites par le sacrement qui est saint en lui-même et par lui-même, et non point parce qu'il est administré par un homme pieux. La mauvaise conduite du prêtre n'affaiblit pas la grâce du sacrement ; Le ministre n'est que l'instrument de Jésus-Christ (I. Cor. IV, 1). Un portier couvert de lèpre ouvrira la porte aussi bien que le portier bien portant, s'il en a la clef : il en est ainsi de l'absolution et des autres sacrements. Un juge peut être un scélérat plus grand que l'accusé, il a néanmoins qualité pour le condamner. Une bonne semence germe et porte des fruits, que le semeur l'ait répandue avec des mains pures ou souillées. Une pièce de monnaie donnée par un criminel a la même valeur que celle tombée de la main d'un honnête homme, et le bon vin a toute sa force dans un simple verre ou dans une coupe d'or ; il en est de même pour l'administration des sacrements. « Si les sacrements ne pouvaient être administrés validement que par des ministres vertueux, il faudrait les renouveler indéfiniment, car on ne serait jamais assuré de la sainteté du ministre, et l'on ne pourrait pas être assuré de son salut » (St. Bonaventure).

RÉCAPITULATION PRATIQUE

1°) Concevez ce que c'est qu'un sacrement et combien ces institutions divines sont nécessaires et avantageuses pour notre salut.
2°) Soyez-en pénétrés de reconnaissance et remerciez souvent le Seigneur de les avoir institués.
3°) Concevez quelle ingratitude il y aurait de les profaner ; pénétrez-vous de toute l'horreur que représente un sacrilège, et formez la résolution ferme et sincère de n'en jamais commettre et de recevoir toujours les sacrements avec de bonnes dispositions.
4°) Demandez à Dieu la grâce de mettre à profit des moyens de salut si abondants, si puissants et si efficaces.

TRAITS HISTORIQUES

Saint Cyrille de Jérusalem fait une mention expresse du caractère que le Baptême imprime dans les âmes, et le met parmi les effets qu'il produit, et dont il fait l'énumération. « Le Baptême, dit-il est quelque chose de grand : il est le prix de la liberté de ceux qui étaient en esclavage, il remet les péchés, il donne une nouvelle naissance à l'âme ; c'est un vêtement de lumière, c'est un sceau indissoluble de sainteté. » Ce Saint dit encore que c'est par ce caractère que nous sommes agrégés au troupeau de Jésus-Christ, que nous le recevons dans le temps que l'on nous baptise, dans le temps que l'eau lave nos corps ; c'est alors que l'Esprit-Saint consacre l'âme, et lui imprime ce sceau sacré.

Un Paysan avait dans son jardin un pied de citrouille qui avait trois fruits de la grosseur d'une pomme. Un jour, devant ses enfants, il grava avec la pointe de son couteau leurs trois noms de baptême sur l'écorce, et quand l'automne arriva et que les citrouilles furent devenues très grosses, les enfants furent bien étonnés de voir que leurs noms se trouvaient encore sur l'écorce et avait grandi en proportion du fruit. Il en est de même du caractère imprimé à l'âme par ces trois sacrements, il ne s'effacera jamais.

PRIÈRE

« Mon Dieu ! Vous venez de nous découvrir des sources de vie. Nous venons d'apprendre ce que c'est qu'un sacrement, le nombre et les caractères diffèrent de ces moyens de salut que vous avez bien voulu établir parmi nous. Nous vous remercions, ô divin Auteur de la grâce, de ces bienfaits infinis et de l'instruction qui nous les a fait connaître aujourd'hui en général. Pardon, Seigneur, d'avoir peut-être méconnu de si grands bienfaits et encore plus d'en avoir abusé. Désormais nous allons apprendre à les estimer et à les mettre à profit. Faites-nous la grâce de profiter de cette première instruction et des autres qui vont suivre en détail. Que ces sources de grâces soient des sources abondantes de salut et nous conduisent à la vie éternelle. Ainsi soit-il. »

 Voir aussi : Enseignement pour enfants sur les sacrements


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