Prieres et spiritualite

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Catéchisme
SOMMAIRE

PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS

+ Dieu et la sainte
    Trinité
+ L'Incarnation
+ La Rédemption
+ L'homme
+ L'Église
+ Les vertus
    Théologales
+ Le Décalogue
+ Le péché
+ Les sacrements
+ La confession
+ La communion
+ La prière

CATÉCHISME POUR ADULTES

+ Le chrétien
+ Dieu
+ Les perfections
    de Dieu
+ La sainte Trinité
+ La création
+ Les Anges
+ L'homme
+ Chute de l'homme
+ Le péché originel
+ L'Incarnation
+ La vie de Jésus
+ La mort de Jésus
+ La Rédemption
+ Ensevelissement
+ Le Saint Esprit
+ L'Église
+ Les caractères
    de la vraie Église
+ Hors de l'Église
    point de salut
+ L'enseignement
    de l'Église
+ La communion
    des Saints
+ La mort
+ Vie surnaturelle
+ Résurrection et Jugement général
+ Symbole des
    Apôtres
+ Signe de la Croix

La morale et les péchés :

+ Les vertus
    Théologales
    + La Foi
    + L'Espérance
    + La Charité
+ Le Décalogue

Commandements
de Dieu :


+ Le premier
    commandement
+ Culte des Saints
+ Le second
    commandement
+ Le troisième
    commandement
+ Le quatrième
    commandement
+ Le cinquième
    commandement
+ Le sixième
    commandement
+ Le septième
    commandement
+ Le huitième
    commandement
+ Le 9 et 10 ème
    commandement

Commandements
de l'Église :


+ Etude préliminaire
+ Trois premiers
    commandements
+ Le quatrième
    commandement
+ Le 5 et 6 ème
    commandements
+ Le Péché
+ Péchés capitaux
    + L'orgueil
    + L'avarice
    + La luxure
    + L'envie
    + La gourmandise
    + La colère
    + La paresse

La Grâce,
les Sacrements,
la prière


+ La Grâce
+ Les Sacrements
+ Le Baptême
+ Les promesses
    du Baptême
+ La Confirmation
+ Cérémonie de
    Confirmation
+ L'Eucharistie
+ La communion
+ La Messe
+ La Pénitence
+ Examen de
    Conscience
+ La Contrition
+ Le bon Propos
+ La Confession
+ L'Absolution
+ La Satisfaction
+ Les Indulgences
+ Extrême Onction
+ L'Ordre
+ Le mariage
+ La prière
+ L'oraison
    dominicale

+ La Salutation
    Angélique

+ L'exercice du
    chrétien



+ Faire un don

ENSEIGNEMENT

CATÉCHISME POUR LES ADULTES

.

QUARANTE NEUVIÈME LEÇON


LA LUXURE

DEMANDE : Qu'est-ce que la luxure ?
RÉPONSE : La luxure est l'amour des plaisirs contraires à la pureté.

La luxureLa luxure ou l'impureté, c'est la même chose. C'est ce vice que Saint Paul nous défend de nommer (Eph. V, 3). C'est le penchant déréglé des libertins pour les plaisirs déshonnêtes. Cette passion fait mourir l’âme de ceux qui s'y livrent. Elle est donc un grand péché tant qu'elle n'est pas renfermée dans les bornes d'un mariage légitime et dans les vues qui doivent diriger des Saints dans toute leur conduite.

D : Quelles sont les suites de la luxure ?
R : Les suites de la luxure sont l'aveuglement de l’esprit, l'endurcissement du cœur, l'oubli de Dieu, et souvent l'impénitence finale.

Voilà quatre grands malheurs qui sont les effets et les suites du vice de l'impudicité :
1°) L'aveuglement de l'esprit : Un jeune homme, une jeune personne qui suivent ce penchant malheureux s'aveuglent sur les vérités de la foi et de la religion. Ils détournent leurs yeux pour ne point voir le ciel ni les jugements des justes. Tels furent ces vieillards qui attentèrent à la vertu de la chaste Susanne (Daniel. XIII, 9).
On s'étourdit sur des vérités terribles qui mettraient un frein à une passion trop chérie. Le libertin demande s'il y a une éternité, des vengeances ; il dit dans son cœur corrompu : il n'y a point de Dieu (Psalm. XIII, 1) ; en conséquence il ferme les yeux à la lumière, il est sourd aux instructions, aux avis, aux exhortations, aux lectures qui troubleraient son âme endormie dans la fange de son iniquité, et son cœur s'endurcit.
2°) Endurcissement du cœur : Hélas ! Un cœur abruti par ce vice devient dur comme le bronze. Voyez ce jeune impudique ; il a perdu tous les beaux sentiments qu'il avait dans les jours heureux de son innocence ; il n'a plus rien de cette piété tendre qui lui faisait aimer le Seigneur ; ce n'est plus qu'un homme animal qui n'a plus de goût pour les choses de Dieu (I Cor. II, 14).
3°) Oubli de Dieu : Non, le souvenir de Dieu, l'esprit de Dieu, n'habite plus dans un cœur impudique. Le Seigneur Lui-même l'avait annoncé à la vue des péchés infâmes qui couvraient la terre, lorsqu'Il résolut de la renouveler par le déluge (Genèse, VI, 3) Mon esprit ne demeurera pas dans l'homme parce qu'il est chair. Non, cet esprit de pureté ne peut habiter dans une âme avec l'esprit impur. L'impudique ne pense qu'à ses malheureuses voluptés ; il oublie la prière, la lecture sainte, la fréquentation des sacrements ; il craint même de s'en approcher parce qu'il faudrait faire l'aveu de ses affreux désordres, les quitter, en faire pénitence ; il aime mieux abandonner tout cela, son salut, ses intérêts éternels, son Dieu, que de renoncer à la luxure et aux vices. Sa vie est une espèce d'apostasie qui abjure les vérités éternelles ; et enfin cet aveuglement de l'esprit, cet endurcissement du cœur, cet oubli de Dieu le conduisent presqu'infailliblement à devenir froid contre Dieu jusque dans son lit de mort, sans faire la moindre pénitence. Je dis sans faire pénitence ; car quelle pénitence fait-on lorsqu'on est impudique ? Quelles confessions ? Quelles communions, même à la mort ?

D : Quelle est la vertu opposée à la luxure ?
R : La vertu opposée au péché de la luxure est la chasteté.

Sainte Maria GorettiLa chasteté est une vertu qui nous tient en garde contre tout ce qui peut blesser la pudeur et nous porter au péché déshonnête ; elle élève l'homme au-dessus de l'Ange, dit saint Basile. Dans les Anges, la pureté est sans combats ; dans l'homme elle est le fruit de sa fidélité. C'est pour cela que les Anges ont tant de respect pour les personnes chastes, et que les démons les craignent.
Une âme livrée à l'impureté ne peut s'élever à Dieu, ni goûter les choses du ciel, parce qu'elle est comme ensevelie dans la chair. Une âme chaste au contraire s'unit facilement à Dieu, et Dieu se communique à elle si efficacement qu'il n'y a point de grâces plus spéciales que celles que Dieu donne aux âmes pures.
Les délices que Dieu fait goûter aux âmes pures sont incompréhensibles. Il n'est point de plus grand plaisir que d'avoir vaincu la chair et la volupté.
Il faut l'avouer, les âmes les plus chastes sont souvent celles qui ont le plus de combats à soutenir, qui sont les plus attaquées de tentations et pensées affreuses. Faut-il s'en étonner ? Quel mérite aurait-on si l'on était sans tentations ? On ne peut être victorieux sans combats, ni couronné sans victoire. Dieu vous voit, âme fidèle ; il voit le fond de votre cœur. Plus la tentation est violente, plus Dieu est près de vous et plus il récompensera votre courage. Vous ne pouvez résister sans la grâce, parce que la continence est un don de Dieu. Demandez-la incessamment.
A l'heure où la jeunesse, l'enfance elle-même est livrée à une corruption précoce, dire aux jeunes gens que la chasteté est une vertu qui ne convient ni à notre époque, ni à leur humeur, ni à leur âge, c'est les tromper et leur faire beaucoup de tort. Personne ne dit que la chasteté est impraticable, excepté les gens ignorants ou vicieux. Pour être chaste, il ne faut être ni incivil ni affecté ; mais il faut veiller sur son cœur, être réservé dans ses discours, modeste dans ses parures et dans ses manières. Si l'on doit être affable et complaisant, il ne faut pas que ce soit aux dépens de la pudeur. La complaisance devient un péché quand elle passe les bornes de la modestie. Un air modeste fait conserver à une fille ce que la complaisance lui fait perdre. Si l'on aime une personne du sexe opposé, que ce soit pour sa vertu et par un motif saint. Si vous ne l'aimez que pour sa beauté et ses agréments, votre âme sera bientôt empoisonnée par cet appât ; comme le poisson qui, en prenant un hameçon, se tue lui-même.

Exemples de chasteté : la chasteté n'est pas si rare que les libertins le pensent. Sans compter l'exemple de l'incomparable Marie, Mère du Sauveur, qui eût mieux aimé n'être jamais Mère de Dieu que de cesser d'être vierge. Combien de millions de personnes ont consacré et consacrent encore aujourd'hui à Dieu leur chasteté !
Combien de vierges ont donné leur vie pour cette vertu ! Sainte Agathe, Sainte Agnès, Saint Pelage, Sainte Potamienne, saint Casimir, sainte Maria Goretti, et tant d’autres. Le paganisme même fournit des exemples mémorables de celte vertu. Chez les Romains la fidélité conjugale était si inviolable, que Lucrèce ayant été déshonorée par surprise et par force, ne put survivre à un tel affront.
La chasteté convient à tous, sans excepter même les personnes mariées : chacun doit la pratiquer selon son état. Sans cette vertu on ne peut plaire à Dieu ni être sauvé. Si vous avez eu le malheur de la souiller, le remède qui vous reste c'est de vivre en chaste pénitent.
Toute personne qui pense sérieusement aux suites de l'impureté, dit saint Martin de Brague, tâche d'en éviter l'occasion el les plus légères atteintes, qui devant Dieu sont d'une plus grande conséquence qu'on ne le pense. Ce qu'on regarde comme une bagatelle en cette matière, est quelquefois le commencement de la damnation. Les occasions et les pièges les plus ordinaires sont un enjouement affecté dans les parures, la liberté des sens, les fréquentations.

1°) L'enjouement et la parure : Jeune homme qui vous parez pour inspirer de la passion aux jeunes filles, qui n'avez avec elles que des manières flatteuses et des airs complaisants, vous êtes leur tentateur et leur démon, dit saint Clément.
Elles ne sont pas moins faibles que vous, et si leur cœur est souillé, vous êtes le meurtrier de leurs âmes. Et vous, filles et femmes, votre âme est en grand danger si vous affectez d'attirer sur vous les regards d'autrui par des comportements provocants ou des parures indécentes ! Plus vous voulez paraître agréables au monde, plus vous êtes un scandale devant Dieu. Une personne du sexe enjouée, vêtue sans modestie, est l'organe du démon, dit saint Bernard ; c'est par elle qu'il tente, qu'il parle. Elle est, dit saint Cyprien, comme une forteresse où le démon est en embuscade pour surprendre les âmes.

2°) La liberté des sens : Veillez sur vous, et veillez toujours, dit Jésus-Christ. La mort entre par les fenêtres ; c'est-à-dire que l'impureté, le poison de l'âme, entre dans le cœur par les yeux, par les oreilles, par les paroles, mais aussi par les images, la télévision, le cinéma, les lectures de certains romans. Il y entre par les danses et les spectacles ; c'est là que, l'esprit dissipé et le cœur ému, l'âme goûte le poison impur sans y prendre garde. Plus ce poison paraît doux, plus il est subtil et mortel. Il tue souvent l'âme aussitôt qu'on le regarde et qu'on en approche. Un regard, une pensée, un désir, la souillent, et sont capables de vous perdre. La vue d'une femme provocante dans sa manière de s’habiller a souvent vaincu ceux que les tentations et les persécutions n'avaient pu vaincre.

3°) Les fréquentations : les sorties avec certaines personnes sont mauvaises, rarement innocentes. Les jeunes filles surtout doivent y être particulièrement vigilantes, surtout si au cours de ses soirées on y consomme de l’alcool ou de la drogue. Soyez sobres dans le boire et le manger ; la sobriété est la gardienne de la chasteté. Les libertés familières, les embrassements folâtres, les cajoleries, sont les arches de l’impureté et les marques d’une chasteté mourante ou qui est déjà morte, dit saint Jérôme. Cette enfant, cette fille autrefois si douce et si docile envers ses parents, n'a plus pour eux ni tendresse, ni affection, ni soumission, ni docilité. On ne voit plus qu’arrogance, fierté, insolence, dureté, révolte contre les mains paternelles et maternelles qui voudraient mettre un frein à une passion fougueuse et détourner une inclination déréglée. Rien ne touche un cœur plongé dans la fange : ni l’honneur, ni les charmes de la vertu, ni la délicatesse des sentiments, ni les touchantes leçons de la sagesse. C'est un front d'airain qui ne rougit de rien, qui n'a plus ni modestie, ni pudeur, ni réserve. Il se couvre d'infamie ; il plonge sa famille et ses proches dans la confusion et l'opprobre, sans rougir de la honte qui l'environne. On a beau lui parler honneur, vérités éternelles, paradis, enfer ; rien ne l'épouvante, rien ne peut émouvoir ce cœur endurci ; hélas ! il a oublié Dieu. Que les jeunes gens sont à plaindre, s'ils ne connaissent pas leurs dangers ! et que les parents sont coupables, s'ils ne veillent pas à leur sûreté !

D : Quels sont les remèdes pour se conserver chaste ?
R : Les remèdes pour se conserver chaste sont : la résolution et la crainte de Dieu, la fidélité dans les tentations, la vigilance par le travail, la mortification et se détacher des mauvaises relations.

Exemple de la Sainte Famille1. La résolution et la crainte de Dieu. Ayez du courage, recourez à la prière, craignez Dieu dans les occasions, et vous vous procurerez des grâces pour vous soutenir.

2. La fidélité dans les tentations. Si vous avez de fréquentes tentations, ne vous en étonnez pas ; les saints en avaient autant que vous ; c'est leur fidélité à y résister qui les a rendus saints. Les pensées que vous avez malgré vous, loin de vous nuire, sont un sujet de mérite et de gloire. Aussitôt que la pensée se présente à votre esprit, donnez-lui le change, pensez promptement à d'autres choses. Ne balancez point, priez, demandez le secours de saint Pelage ou sainte Maria Goretti, jetez-vous en esprit au pied du crucifix, implorez le secours de la Mère de Dieu, de votre saint Ange Gardien et de vos saints protecteurs.

3. Le travail et la mortification. Prenez garde de donner à votre corps, par l'oisiveté, par la mollesse et l'intempérance, des armes pour vous faire la guerre. Votre corps est un esclave qu'il faut traiter durement. Apprenez, en voyant le corps innocent de notre Seigneur Jésus-Christ, flagellé, comment vous devez traiter le vôtre qui est coupable. Ne vous fiez ni à votre vertu, ni à votre âge. Salomon, le plus sage des hommes, fut séduit par les femmes dans sa vieillesse.

4. Détachez-vous de vos mauvaises relations, de vos mauvaises habitudes ; confessez-vous et recevez dignement la sainte Eucharistie.

Si tout ce qui a été dit ci-dessus ne vous touche pas, vous n'avez plus la foi d'un chrétien ni la raison d'un homme ; car l'impureté fait perdre la foi, rend l'homme insensé, et fait apostasier les sages. Vous êtes, selon la parole de l'Ecriture, un insensé qui, devenu la victime d'une passion qui vous entraîne, êtes tellement porté par le péché, que vous n'avez plus que les sensations de l'animal (Prov. 7).

D : Combien y-a-t-il d’états de chasteté et quelles sont-elles ?
R : Il y-a trois états de chasteté : la chasteté des vierges, la chasteté des personnes veuves, et la chasteté des personnes mariées.

La chasteté est une vertu morale qui modère et restreint dans les bornes du devoir le penchant naturel pour les plaisirs de la chair. On distingue la chasteté des vierges, la chasteté des personnes veuves, et la chasteté des personnes mariées. La première consiste dans une perpétuelle continence. Elle parait avec éclat dans les vierges chrétiennes qui ont généreusement renoncé au mariage, et se sont dévouées à la garder toute leur vie. La chasteté des personnes veuves consiste à garder la continence le reste de leur vie. Cette chasteté est moins parfaite que la première. La chasteté des personnes mariées consiste à garder la fidélité conjugale, et à n'user du mariage que suivant les règles de la sainteté évangélique. Elle inspire une espèce d'horreur pour tout ce qui est contraire à la fin du mariage. La chasteté des époux, quelque sainte qu'elle soit, est moins parfaite que la chasteté des vierges et des personnes qui restent dans l'état de viduité par principe de religion.

Enfin, les péchés d'adultère sont, de nos jours, plus nombreux que les péchés de fornication. La sainteté du mariage profanée sert elle-même de voile à de honteux désordres ; il est donc plus que jamais nécessaire de rappeler ces Paroles du Christ : « Quiconque aura regardé une femme pour la convoiter » (Matth. V, 28), c'est-à-dire avec le désir ou la volonté de la posséder, ce qui n'est pas simplement éprouver du plaisir, mais consentir au plaisir, celui-là « a déjà commis l'adultère dans son cœur ». Ce qui fait dire à saint Chrysostome : « Si je conçois un mauvais désir pour une femme sans aller au delà, je suis cependant du nombre des adultères. »

Aussi, comme Jésus-Christ l'a dit, le démon de l'impureté ne peut être vaincu, chassé, que par la mortification et la prière (Matth., XVII, 20) ; mais combien de couples aujourd’hui se mortifient et prient pour demander à Dieu la fidélité dans l’union ? La Communion eucharistique est le moyen le plus sûr pour atteindre ce but. C'est que la Communion eucharistique, complément du saint Sacrifice de la Messe, est l'acte suprême du culte et de la vraie piété, auquel est annexée une vertu souveraine ; vertu non-seulement expiatoire du péché, mais aussi médicinale contre le péché. C'est que le divin Sacrifice est appelé, dans les Livres saints, le froment des élus, le vin engendrant les vierges, le pain de la vie et de l'intelligence, l'eau de la vraie sagesse du salut.

D : Que doit-on faire de plus pour ne pas tomber dans le péché de la luxure ?
R : Nous devons veiller à la pudeur et à la modestie, dans le langage et le vêtement surtout.

La modestie dans le vetementLa pudeur est un frein puissant contre la luxure, contre le libertinage ; la vertu est bien en danger, si déjà elle n'a fait naufrage, dans les jeunes gens qui ne sont plus retenus par le sentiment de la pudeur.

La modestie est une vertu qui maintient dans l'ordre les mouvements intérieurs et extérieurs de l'homme. Elle règle notre intérieur par la douceur et l'humilité, et notre extérieur par la décence et l'honnêteté.

On blesse la modestie par des discours, par des gestes, des actes contraires à la bienséance ; « veillez sur vous-mêmes, gardez-vous » (I Timoth. V, 22). Ainsi l'on doit, par exemple, regarder comme immodestes certaines parures, certaines modes capables d'alarmer la vertu. La Bienheureuse Jacinte Marto, disait qu’il ne faut pas suivre les modes car elles sont de grands dangers pour notre salut éternel.

Mais n'est-il pas permis à une femme de se parer pour plaire, et relever les grâces qu'elle a reçues de la nature ? Nous répondrons, d'après saint Thomas, en distinguant les femmes mariées et celles qui ne le sont pas. La femme qui se pare pour plaire à son mari ne pèche pas, si d'ailleurs sa parure n'a rien qui puisse scandaliser le prochain. Ce motif est honnête, et quelquefois nécessaire pour prévenir une désunion dans le couple. Mais les femmes qui ne sont pas mariées, et qui ne pensent point au mariage, ne peuvent, sans péché, chercher à plaire aux hommes pour se faire désirer, parce que ce serait leur donner une occasion de pécher ; et si elles se parent dans l'intention de provoquer les autres à la concupiscence, elles pèchent mortellement. Si elles ne le font que par légèreté ou par vanité, leur péché n'est pas toujours mortel, il est quelquefois véniel. Quant à celles qui, n'étant pas mariées, pensent sérieusement au mariage, elles peuvent certainement chercher à plaire par leur parure, pourvu toutefois qu'elles ne se permettent rien qui soit contraire à la décence, à la modestie chrétienne.

Soyez donc toujours modestes dans vos habits, dans vos manières, dans vos entretiens ; environnez-vous de la chasteté et de la modestie, comme d'une haie d'épines impénétrable à tous les discours séducteurs, à toutes les tentatives indiscrètes. Veillez et priez pour ne point succomber à la tentation (Matth. XXVI, 41).

TRAITS HISTORIQUES

« "La virginité est un genre de vie angélique" que la religion chrétienne a porté à un si haut degré de beauté qu’il paraît être quelque chose de plus grand que la terre et digne du ciel ; mais si la palme du martyre s’y ajoute, on obtient quelque chose qui unit la force invisible au charme et à l’éclat de la grâce. Ce genre de vie entraîne tous ceux qui le considèrent à réaliser ces actions remarquables et intrépides qu’exigent les préceptes divins. Tous ces exploits, nous les admirons dans la virginale enfant Maria Goretti, née le 16 octobre 1890, fête de la Pureté de Marie.
Ses parents assurèrent très modestement la subsistance de leurs enfants par le travail des champs dans la région de l’Italie centrale. Maria se distinguait non seulement par la douceur de ses mœurs, mais aussi par la soigneuse et infatigable activité avec laquelle, attentive et sereine, elle aidait sa mère dans l’accomplissement des travaux domestiques.
Ne sachant pas lire, elle apprit les premières notions de la doctrine chrétienne de sa mère qui s’efforçait, avec beaucoup de zèle, de les faire pénétrer dans son esprit. Rien ne lui était plus doux ni plus agréable que de se rendre, chaque fois qu’elle le pouvait, à l’église, pourtant très éloignée ; là, elle apprenait par cœur les préceptes de la religion et récitait les prières les plus ardentes devant l’autel du Seigneur et devant la bienheureuse Vierge Marie. Lorsqu’il lui fut enfin permis de s’approcher de la Table eucharistique et de se nourrir de l’Aliment céleste, elle fit cette Communion avec une piété si profonde, une charité si ardente, qu’elle sembla être un ange dans un corps humain. Sans aucun doute, c’est là qu’elle puisa cette force surnaturelle qui lui permit, peu de mois après, alors qu’elle n’avait pas encore 12 ans, de combattre victorieusement jusqu’à la mort, pour conserver intact et sans souillure le lis immaculé de son innocence et de le rendre empourpré du sang de son martyre au divin Auteur de sa vie virginale. Malgré sa faiblesse, Maria dut s’engager dans une lutte très dure : à l’improviste, un assaut violent et brutal se déchaîna contre elle ; il visait à violer et à souiller son angélique pureté. Mais, soutenue par la grâce céleste à laquelle correspondait sa volonté forte et généreuse, elle sacrifia sa vie.

Que le monde pusillanime, trop souvent enclin au mal, apprenne dans cette virginale enfant à vénérer la force victorieuse et à l’imiter ; que tous regardent ce lis champêtre exhalant son très suave parfum, ces palmes éclatantes du martyre, et qu’ils saisissent combien les préceptes de la religion chrétienne sont puissants pour élever et conduire les hommes dans l’honnêteté, et combien les joies surnaturelles — qui naissent d’une vie innocente gardée intacte et d’une vertu laborieusement acquise — dépassent et éclipsent les vains plaisirs des passions : puisqu’en effet, Dieu seul peut mettre les âmes dans la paix et la tranquillité et satisfaire leurs désirs infinis.
Assurément nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre ; mais tous nous sommes appelés à acquérir la vertu chrétienne. Cependant la vertu exige une énergie qui, même si elle n’atteint pas le degré suprême de la force de cette angélique enfant, ne réclame pas moins de nous un effort prolongé, assidu, indéfectible jusqu’à la fin de la vie. C’est pourquoi on peut dire qu’elle est comme un martyre lent et continu, à la réalisation duquel nous invite cette divine parole de Jésus Christ : « Le royaume des cieux souffre violence et ce sont les violents qui s’en emparent. »
Que tous, soutenus par la grâce divine, nous tendions avec effort vers ce but. Maria Goretti, la vierge sainte et martyre, nous y exhorte. Que du haut du ciel où elle demeure et jouit du bonheur éternel, elle obtienne du divin Rédempteur, par son intercession, que tous, chacun selon les conditions spéciales de son état de vie, nous suivions de bon cœur, avec énergie, et sans ménager notre activité, ses traces lumineuses. Ainsi soit-il. » (extraits tirés de l’homélie du Pape Pie XII, à la messe du 25 juin 1950, le jour suivant la canonisation de cette petite martyre de la pureté).

RÉCAPITULATIF PRATIQUE

1°) Concevez beaucoup d'horreur du péché d'impureté ; considérez ses suites affreuses, les maux où il pourrait vous entraîner ; rappelez-vous souvent les châtiments terribles qu'il a fait tomber sur tant d’hommes qui s'en laissaient dominer. Regardez désormais le vice opposé à la chasteté comme une tache hideuse imprimée dans l'âme ; comme une souillure en quelque sorte sacrilège du temple de Dieu et des membres de Jésus-Christ ; comme la source féconde de péchés, de désordres et de péchés, qui conduisent à la damnation éternelle. Rappelez-vous bien que vos corps sont les membres du Christ, et que vos membres sont les temples de l’Esprit-Saint (I Corinth. VI, 15 et 19). Prenez bien garde de ne pas les souiller par le péché, qui est l'adultère, la fornication, et tout ce qui peut déshonorer votre corps et votre cœur, aux yeux de Dieu la pureté même.
2°) Examinez si vous n'en êtes point porté par ce péché, si déjà il n'a pas gagné votre cœur. Habillez-vous toujours d'une manière décente, et conservez partout cet extérieur de retenue et de modestie qui impose le respect.
3°) Veillez sur vos yeux, sur vos oreilles, sur votre langue, sur tout vous-même, afin de ne voir, ni entendre, ni dire, ni faire de propos délibéré rien qui puisse blesser la plus délicate des vertus et n'oubliez jamais que la victoire sur l'ennemi de la chasteté dépend en grande partie de la diligence avec laquelle on lui résiste dès le premier instant du combat.
4°) Ne regardez jamais la chasteté comme une vertu impraticable. Travaillez à l'extirper rapidement et à combattre avec le secours de Dieu, de peur qu'il ne croisse et ne devienne plus fort que vous ; et quand vous vous apercevrez que vous êtes tenté, détournez d'abord votre esprit et vos yeux de l'objet qui vous porte à ce péché et invoquez le secours du Ciel par quelque prière courte, mais fervente : « Mon Dieu, vous voyez mes combats, ma faiblesse, et les dangers qui m'entourent ; hâtez-vous de venir à mon aide ».
5°) Demandez-en à Dieu la grâce. Puisque la chasteté plaît tant à Dieu, ayez aussi vous-même une grande estime le reste de votre vie. Encouragez-vous par l'exemple de tant de saints qui ont portée la chasteté jusqu'à la perfection.

PRIÈRES

« Ô mon Dieu ! Je reconnais humblement ma faiblesse ; ce n'est pas de mes propres forces, mais de votre grâce que j'attends la victoire dans les combats que j'aurai désormais à soutenir contre les convoitises de la chair : aidez-moi, soutenez-moi, sauvez-moi. »

« Mon Dieu, mettez dans mon cœur un grand amour pour la chasteté, et faites-moi la grâce de ne plus rien me permettre qui puisse blesser cette belle vertu. »

« Mon Dieu, fortifiez-moi dans mes résolutions, et faites-moi la grâce d'éviter avec tout le soin possible un péché qui vous déplaît si horriblement. »


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