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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Église : commandements commandement commandements La Grâce, les Sacrements, la prière du Baptême Confirmation Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. QUARANTE SIXIÈME LEÇON LES PÉCHÉS CAPITAUX DEMANDE : Qu'appelle t-on les péchés capitaux ? Les péchés capitaux sont en eux-mêmes des vices plutôt que des péchés, parce que, d'ordinaire, les autres péchés ont en eux leur origine. Tous les péchés réunis nous sont représentés par ce Dragon à sept têtes, dont parle saint Jean dans l'Apocalypse (XII, 3). Les sept têtes de ce monstre affreux sont les péchés capitaux. Tous les autres en dépendent, comme tous les membres du corps dépendent de la tête. Saint Thomas, dans sa Somme théologique, groupe les vices capitaux en deux catégories, selon que les tendances désordonnées qui les constituent, nous portent à poursuivre un bien ou nous portent à fuir un bien à cause d'un mal qui y est joint. Dans le premier cas, suivant que le bien recherché est un bien de l'esprit, ou un bien du corps, ou un bien extérieur, ce sera ou la vaine gloire (l'orgueil), ou la gourmandise (bien corporel de l'individu) et la luxure (bien corporel de l'espèce), ou l'avarice. Dans le deuxième cas, nous pouvons fuir notre propre bien pour nous épargner quelque effort, et ce sera la paresse ; ou nous pouvons fuir, repousser le bien du prochain parce qu'il nous paraît s'opposer au nôtre, et ce sera l'envie, la jalousie ; si en défendant notre bien nous sommes mus par la violence, ce sera la colère. DEMANDE : Y a-t-il des péchés qui soient regardés comme la source de tous les autres ? Il y a des péchés qui sont regardés comme le principe et la source de beaucoup d'autres péchés ; on les appelle capitaux, d'un mot latin (caput) qui signifie source, principe, origine. D : Quels sont les péchés capitaux ? Quelques interprètes des divines Écritures pensent que Jésus-Christ a voulu désigner les sept péchés capitaux, lorsqu'il parle dans l'Évangile de sept Démons qui s'emparent de l'homme. Nous avons à lutter contre sept ennemis qu'on appelle les sept péchés capitaux ; mais autant nous devons les fuir et les poursuivre de notre haine, autant, si nous sommes désireux du salut de notre âme, nous devons nous adonner avec amour à la pratique des vertus qui leur sont opposées. Les sept dons du Saint-Esprit que la Confirmation nous communique sont sept grâces, et comme sept puissances opposées à ces différents ennemis, qui nous aident à en triompher. Ceux qui n'ont reçu que le baptême sont faibles comme des enfants nouvellement nés. Soldats sans armes, comment seraient-ils en état de soutenir les combats spirituels qui leur sont livrés par le démon, par le monde et par la chair ? Au contraire, munis du Sacrement de la Confirmation, ils peuvent se défendre contre tous ces ennemis et en triompher. Prenons garde qu'ils ne s'emparent de l'un d'entre nous ; et si déjà ils exerçaient sur nous quelque empire, combattons-les avec courage, avant qu'ils aient pris racine dans notre âme, et hâtons-nous de les chasser de notre cœur. D : Quels sont les sept dons du Saint-Esprit ? En résumé, nous pouvons tracer le tableau suivant et l'apprendre par cœur :
D : Ces péchés sont-ils tous mortels ? Les sept péchés capitaux sont ordinairement et presque toujours des péchés mortels ; ils le sont de leur nature et par eux-mêmes, sans qu'il soit besoin pour cela qu'ils soient accompagnés de quelque circonstance qui en change l'espèce ou en augmente l'énormité. Ils peuvent cependant n'être que véniels, parce qu'il peut se faire qu'ils manquent d'une des deux conditions requises pour qu'il y ait péché mortel. Ils ne sont que véniels, si la matière en est légère, si en les commettant on ne viole la loi de Dieu qu'en chose peu grave, ou si le consentement qu'on y donne n'est qu'imparfait. Par exemple, boire à un de ses repas un peu au delà du nécessaire, ce n'est qu'un péché véniel, quoique la gourmandise soit de sa nature un péché mortel ; négliger ses devoirs pendant quelques minutes, ce n'est qu'un péché véniel, quoique la paresse soit de sa nature un péché mortel : avoir des pensées, des sentiments d'orgueil, d'amour-propre, de vanité, mais n'y donner qu'un léger consentement, ce n'est qu'un péché véniel, quoique l'orgueil soit de sa nature un péché mortel, etc. D : N'y a-t-il point d'autres péchés mortels de leur nature ? Outre les sept péchés capitaux, il y en a un grand nombre d'autres qui sont mortels de leur nature, comme le sacrilège, le parjure, le blasphème, la médisance, la calomnie, etc. ; en fait, il y a péché mortel toutes les fois qu'on viole un commandement de Dieu ou de l'Église en chose considérable et avec un parfait consentement. D : Pourquoi donc appelle-t-on ceux-là les sept péchés mortels ou capitaux ? L'orgueil, l'avarice, la luxure, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse, sont appelés les sept péchés mortels, parce qu'ils sont ceux que l'on commet le plus souvent. Ils sont appelés péchés capitaux, comme nous l'avons déjà dit, d'un mot latin qui signifie tête, principe, parce qu'ils sont le principe et la source de beaucoup d'autres péchés. D : Les péchés capitaux ne sont-ils pas appelés aussi des vices capitaux ? Les péchés capitaux sont appelés vices capitaux, c'est-à-dire vices dont chacun est le chef, la racine et la source de plusieurs autres, parce qu'on peut les considérer comme des dispositions au mal, des inclinations déréglées de l'âme, d'où naissent, par le consentement libre de la volonté, de mauvaises actions ou péchés. Mais, comme il a été dit précédemment, il y a cette différence entre le vice et le péché proprement dit, que le vice est une disposition habituelle qui porte au péché, et que le péché est l'action produite par cette disposition, lorsque celle-ci est parvenue à s'emparer du cœur. D : Où trouve t-on témoignage des péchés capitaux ? 1. — « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de modestie, de patience, etc. » (Colossiens, III, 12). TRAIT HISTORIQUE Le solitaire et ses disciples : Il est rapporté dans la vie des Pères du désert qu'un ancien solitaire étant interrogé par ses disciples sur la manière de combattre les passions et les vices, leur répondit par cette figure : il était alors dans un lieu planté de cyprès ; il commanda à l'un des disciples d'arracher un petit cyprès qu'il lui montra ; le disciple l'arracha sans beaucoup de peine et d'une seule main. Le solitaire lui en marqua ensuite un autre un peu plus grand, qu'il arracha aussi mais avec un peu plus d'effort, et en y mettant les deux mains. Pour en arracher un troisième, qui était plus fort, il fallut qu'un de ses compagnons lui aidât ; enfin un quatrième, qui était beaucoup plus gros, ne put être enlevé que par tous les jeunes disciples réunis. Alors le solitaire prit de là occasion de les instruire : « Voilà, mes enfants, leur dit-il, comme il en est de nos passions ; au commencement, quand elles ne sont pas enracinées, il est facile de les extirper, pour peu qu'on soit attentif à les combattre ; mais lorsque par une longue habitude on leur a laissé prendre de profondes racines dans le cœur, il est très difficile de s'en rendre le maître. Travaillez donc de bonne heure à combattre et à vaincre des ennemis qui, dans la suite, vous causeraient des luttes violentes, et peut-être entraîneraient votre perte. RÉCAPITULATIF PRATIQUE 1°) Concevez de l'horreur des péchés capitaux, puisqu'ils sont la cause de tous les autres péchés. PRIÈRE Mon Dieu ! je viens d'apprendre ce que c'est que les péchés capitaux, ces sources empoisonnées des autres péchés. Hélas ! je n'en concevais pas toute l'énormité et les suites funestes ; mais grâces vous en soient rendues, Seigneur ! je les connais aujourd'hui. Pardon, Seigneur, et faites retentir jusqu'au fond de mon cœur cette aimable leçon : « Apprenez de Moi que je suis doux et humble de cœur. » Je l'écouterai ; je vous suivrai, ô mon divin modèle ! je serai doux et humbles comme vous. Conservez-moi toujours dans la petitesse avec une âme pure, et accordez-moi d'entrer un jour dans le royaume des cieux. Ainsi soit-il.
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