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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. TRENTE SIXIÈME LEÇON LE CINQUIÈME COMMANDEMENT DE DIEU DEMANDE : Quel est le cinquième commandement de Dieu ? Le cinquième Commandement de Dieu nous défend :
Il n’y a que trois circonstances où il est permis de tuer ou de blesser le prochain : D : Comment s’appelle le celui qui tue un homme injustement ? Le crime que l’on commet en ôtant injustement la vie au prochain s’appelle homicide, ce qui veut dire littéralement : meurtre d’un homme, action qui cause la mort d’un homme. Celui qui s’est rendu coupable d’un tel crime est aussi appelé homicide. D : Est-il permis de se venger de ceux qui nous ont offensés injustement ? « Ne rendez point le mal pour le mal, dit saint Paul, ne vous vengez point » ; Jésus-Christ nous adresse ces paroles : « Pardonnez à votre prochain le mal qu’il vous a fait, et vos péchés vous seront pardonnés quand vous en demanderez le pardon. » Comprenons par là combien nous sommes intéressés à pardonner à nos frères. Quand nous agissons ainsi, nous y gagnons bien plus qu’eux : qu’est-ce que l’avantage qu’ils peuvent retirer de leur conduite à notre égard, en comparaison de la rémission de nos péchés, et de la bienveillance de Dieu qu’elle nous fait obtenir ? Si, contraire, nous nous vengeons ; si même, en renonçant à tout acte de vengeance, nous nous répandons en reproches ; ou si encore, en nous abstenant de tout reproche, nous conservons du ressentiment dans nos cœurs, nous nous punissons cruellement nous-mêmes des injures que le prochain nous a faites, puisque nous nous fermons l’accès à la miséricorde de Dieu : « Si vous ne pardonnez pas aux hommes, nous dit Dieu, Je ne vous pardonnerai pas non plus vos péchés. »
C’est Dieu qui nous a placés sur la terre, qui nous a donné la vie et c’est Lui qui en reste le souverain Maître. N’est-ce pas se révolter contre Lui que de se donnant la mort ? Il n’est donc jamais permis de se tuer car nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. L'acte de celui qui se tue volontairement s’appelle suicide, c’est-à-dire meurtre de soi-même. Le suicide contredit l’inclination naturelle de l’être humain à conserver et à perpétuer sa vie. Il est gravement contraire au juste amour de soi. Il offense également l’amour du prochain, parce qu’il brise injustement les liens de solidarité avec les sociétés familiale, nationale et humaine à l’égard desquelles nous demeurons obligés. Le suicide est contraire à l’Amour du Dieu vivant. Toutefois, des troubles psychiques graves, l’angoisse ou la crainte grave de l’épreuve, de la souffrance ou de la torture peuvent diminuer la responsabilité du suicidaire. On ne doit pas désespérer du salut éternel des personnes qui se sont donné la mort. Dieu peut leur ménager par les voies que Lui seul connaît, l’occasion d’une salutaire repentance surtout si le suicidaire a donné, au moment de rendre le dernier soupir, des marques d’un sincère repentir. L’Église prie pour les personnes qui ont attenté à leur vie. D : Qu’est-ce que donner du scandale ? Il y a deux sortes d’homicide : l’homicide corporel, dont nous avons parlé jusqu’ici, et l’homicide spirituel, autrement appelé scandale. Le mot scandale, dans son acception primitive, signifie une pierre, ou tout autre obstacle qui, place dans le chemin, fait tomber les passants. Dans le langage actuel, ce mot exprime ce qui, dans la route du salut, est un obstacle à ceux qui la parcourent ; c’est une parole ou une action qui porte le prochain à faire le mal, ou l’empêche de faire le bien. D : Le scandale est-il une grande faute ? Le scandale est un péché énorme : il est impossible d’en douter. « Malheur au monde, s’écrie Jésus-Christ, à cause de ces scandales ; malheur à celui par qui le scandale arrive, il vaudrait mieux pour lui être précipité dans la mer, avec une meule suspendue au cou ! » Ce qui rend extrêmement grave le péché de scandale, c’est qu’il est un outrage sanglant fait à Jésus-Christ, dont il anéantit en quelque sorte les travaux et les souffrances. Ce divin Sauveur est venu sur la terre pour chercher ce qui était perdu et sauver ce qui avait péri : par le scandale, on perd ce qu’il a cherché, on immole ce qu’il a sauvé. Le scandale fait perdre au prochain la vie de la grâce, la vie de l’âme, qui est bien plus précieuse que celle du corps ; cette considération seule ne doit-elle pas suffire pour vous porter à éviter avec le plus grand soin un péché aussi affreux ? Vous avez horreur d’un meurtrier ; vous seriez honteux, indignés, qu’on vous soupçonnât d’un crime semblable : le crime dont vous vous rendriez coupable par le scandale serait bien autrement atroce, c’est l’âme de votre frère que vous assassineriez, c’est la mort éternelle que vous plongeriez dans son sein. D : Suffit-il de ne point donner du scandale ? Porter le prochain à faire le bien et à pratiquer la vertu, c’est ce qu’on appelle l’édifier, et c’est aussi un des devoirs que nous avons à remplir envers lui. Le Seigneur nous a chargés d’avoir soin de notre prochain et de travailler à sa sanctification, et nous ne saurions y travailler plus efficacement qu’en l’excitant et en l’encourageant à se conduire d’une manière chrétienne et irréprochable, et en lui donnant l’exemple de toutes les vertus et de toutes les bonnes œuvres. « Que votre lumière, dit Jésus-Christ, luise devant les hommes, afin que voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père, qui est dans les cieux. » TRAITS HISTORIQUES Le chanoine honoraire de Versailles, en traversant le bois de Satory alors qu'il revenait d'une visite de chez un malade de la paroisse, aperçut en un lieu écarté, un homme qui l'appela aussitôt : « Ah! Monsieur le Prêtre !... » Cet homme tenait un fusil, et lui demanda si c'était une grande faute de s'ôter la vie quand on est malheureux et sans ressources. M. l'abbé lui dit que c'était à la fois une lâcheté et un crime de se donner la mort ; il lui fit comprendre que Dieu a mis l'homme sur la terre pour remplir des devoirs, et qu'il n'est pas permis de quitter le poste où la Providence nous a placés. Il suggéra au malheureux des pensées de consolation et d'espérance, et celui-ci, touché, rendit son arme, se jeta aux pieds du prêtre, et le pria de lui procurer une retraite où il pût pleurer ses fautes. Le chanoine promit de lui rendre ce service et l'emmena jusqu'au presbytère. Chemin faisant, cet homme lui raconta son histoire ; c'était un italien d'un âge mûr, qui avait reçu de l'éducation ; il avoua qu'il avait été longtemps combattu par son projet de suicide. La providence veillait sur lui en lui envoyant ce bon prêtre dans un lieu où il n'allait jamais. — Le soir même, l'étranger partit pour Amiens avec une lettre de recommandation pour le Supérieur d'un monastère. On craignait d'abord qu'à raison de son âge il ne pût s'accoutumer aux austérités de la Trappe ; mais le père Stanislas, abbé du monastère ne put résister à ses prières et à ses larmes et le fit entrer chez les trappistes.
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