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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière du Baptême Confirmation Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. TRENTE QUATRIÈME LEÇON LE TROISIÈME COMMANDEMENT DE DIEU DEMANDE : Quel est le troisième commandement de Dieu ?
D : Pourquoi sanctifiait-on le samedi, dans l'ancienne loi ? Dieu, ayant créé le monde et tout ce qu'il renferme en six jours, le septième il se reposa, c'est-à-dire cessa de tirer du néant de nouvelles créatures. Ce dernier jour est donc le jour du repos de Dieu, et c'est pour cela que dans l'ancienne loi, il avait commandé aux hommes de le sanctifier : « Souvenez-vous de sanctifier le jour du sabbat. Vous travaillerez pendant six jours et vous ferez tout ce que vous aurez à faire ; mais le septième jour est le repos du Seigneur votre Dieu ; vous ne ferez en ce jour aucun ouvrage, ni vous, ni votre fils, ni votre servant, ni vos bêtes de charge, ni l'étranger qui sera dans l'enceinte de vos maisons. » (Exod.,XX). D : Pourquoi sanctifie-t-on le dimanche dans la nouvelle loi ? Ce fut le premier jour de la semaine, le lendemain du sabbat, que Jésus-Christ sortit vivant du tombeau et entra dans son repos éternel, après nous avoir délivrés par ses travaux, ses souffrances et sa mort ; ce fut aussi le premier jour de la semaine que le Saint-Esprit descendit sur les apôtres, et que commença la prédication de l'Évangile et l'établissement de l'Église. C'est pour conserver la mémoire du jour où ces grands mystères se sont opérés, que les apôtres transportèrent au dimanche le repos qui s'observait parmi les juifs le jour du sabbat. Saint Barnabé, disciple des apôtres et associé à saint Paul dans la prédication de l'Évangile, dit dans son Épître catholique : « Nous célébrons le dimanche avec joie, en mémoire de la résurrection de notre Sauveur, parce que c'est ce jour-là qu'il est ressuscité. » Saint Justin dit que les Chrétiens s'assemblaient le même jour, parce que c'était le jour de la création du monde et de la résurrection de Jésus-Christ. On voit la même chose dans saint Irénée, Tertullien, Origène, etc.
Dès l'origine du christianisme, au milieu des persécutions, le précepte d'assister à la Messe le jour consacré au Seigneur était déjà pratiqué. Saint Justin, qui vivait dans le second siècle, parle de cet usage, non pas comme d'une chose nouvelle, mais comme d'une pratique universellement et anciennement établie ; et effectivement, nous voyons dans les actes des apôtres que les fidèles se réunissaient le dimanche au lieu où se faisait la fraction du pain ; c'est ainsi qu'on nommait les saints mystères, pour cacher aux infidèles ce qu'on ne voulait pas leur faire connaître. Depuis ces premiers siècles jusqu'à nos jours, l'Église n'a cessé de renouveler, dans ses conciles, le précepte d'entendre la Messe le dimanche. Il faut entendre la sainte Messe ; il le faut, sous peine de péché, c'est-à-dire que quiconque y manque, même une seule fois, commet un péché mortel à moins qu'on ne soit légitimement empêché. Nous disons "à moins qu'on ne soit légitimement empêché", car les personnes qui se trouvent dans l'impossibilité d'assister à la Messe ne pèchent nullement en n'y assistant pas ; comme sont les malades, les convalescents à qui une sortie pourrait notablement nuire, une nourrice ou une mère qui ne peut, sans danger, laisser un enfant seul, etc., ou n'avoir pas à une distance raisonnable une église où est célébrée le saint Sacrifice de la Messe. D : Quelle Messe faut-il entendre ? On entend par saint Sacrifice de la Messe, celui qui se célèbre selon le rite traditionnel en latin (selon le rite saint Pie V ou Motu Proprio) car, sous ce rite vieux de deux mille ans, la Messe est un vrai Sacrifice du Corps et du Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, offert sur l’autel, sous les apparence du pain et du vin, pour représenter et renouveler le Sacrifice de la Croix (la Passion du Christ) et nous en appliquer les mérites ; alors que selon le rite moderniste (dit, rite Paul VI) elle n'est qu'un repas (le partage du pain). Afin d’offrir ce saint Sacrifice à Dieu le Père, le prêtre agissant in persona Christi, comme le fit Notre-Seigneur le Jeudi Saint, offre à Dieu le pain et le vin devenus à la consécration le Corps et le Sang de Notre-Seigneur. C’est pourquoi le prêtre se tient dos au peuple et face à Dieu pour célébrer la messe. Les fidèles, tournés eux aussi vers Dieu, s’associent à son offrande.
Pour bien sanctifier le dimanche il ne suffit pas d'assister au saint Sacrifice de la Messe : elle ne dure ordinairement, avec les cérémonies qui l'accompagnent, qu'une heure et demie, deux heures tout au plus ; et le dimanche tout entier est le jour du Seigneur, le jour qu'il s'est spécialement réservé, que nous devons consacrer à son culte. Il faut, en outre, autant qu'on le peut : D : Quelle est la meilleure manière d'assister aux vêpres ? Ainsi il ne convient pas de réciter son chapelet ou de faire une lecture, quoique excellente en soi, pendant l'office du soir. N'est-ce pas, en quelque sorte, être étranger dans la Maison de prières, que de s'en permettre qui soient différentes de celles que l'Église met à la bouche de ses enfants ? Ceci s'applique à tous les offices en général. D : Que faut-il éviter pour sanctifier le dimanche ? Assister au saint Sacrifice de la Messe, aux instructions, aux Vêpres et à la bénédiction du Saint-Sacrement, visiter les pauvres, les malades et les vieillards, voilà ce qu'il y a à faire pour bien sanctifier le dimanche. Mais cela ne suffit pas ; il y a aussi des choses à éviter ; la loi de l'Église interdit en ce jour toute œuvre servile, afin que rien ne nous détourne du service de Dieu.
On distingue deux sortes d'œuvres : les œuvres libérales et les œuvres serviles. Les œuvres libérales celles où l'esprit a plus de part que le corps, et qui, par conséquent, sont plus ordinairement faites par des hommes libres et indépendants, comme lire, écrire, dessiner, enseigner, etc. Les œuvres serviles sont celles où le corps à plus de part que l'esprit, et qui sont plus ordinairement faites par des ouvriers et gens de travail, pour quelque salaire. Les œuvres libérales sont permises le dimanche : ainsi, après avoir assisté aux offices, on peut, sans pécher, lire, écrire, dessiner, etc. Mais les œuvres serviles sont absolument défendues le dimanche sans pécher mortellement. Pour qu'une œuvre soit servile, il n'est pas nécessaire d'en retirer soi-même du profit, il suffit, que, dans l'usage ordinaire de la vie, cette œuvre soit faite pour gagner de l'argent : ainsi les activités ordinaires de la semaine doivent être diminuées le plus possible le dimanche. Seuls doivent être maintenus les services d'urgences et les services publics indispensables. On se rendrait également coupable, quand bien même on ne travaillerait que dans l'intention de distribuer aux pauvres le profit qu'on retirerait de son travail. Si l'Église nous interdit les œuvres serviles le dimanche, c'est parce qu'elles sont incompatibles avec le culte de Dieu ; à plus forte raison nous devons nous abstenir du péché, car c'est de toutes les œuvres la plus servile, puis qu'elle nous rend les esclaves du démon. Le dimanche n'est pas seulement un jour de prière, c'est aussi un jour de repos et de délassement ; ainsi on peut, après s'être livré aux exercices de piété et de religion, se permettre quelque jeu, quelque divertissement honnête et modéré, comme aller à la promenade, faire des visites, etc. Mais il est aisé de comprendre combien sont opposés à la sanctification du dimanche les divertissements trop prolongés, les danses, les spectacles, les promenades et les assemblées nocturnes, la fréquentation des cabarets, des cafés, des discothèques, qui sont rendez-vous de tout ce qu'il y a de libertins et et dans lesquels doit rougir d'entrer quiconque conserve encore quelque sentiment de délicatesse et de pudeur. D : N'y a-t-il pas certaines œuvres serviles que l'on peut se permettre le dimanche, en vertu de la coutume ? Par exemple, on peut, le dimanche, en vertu de la coutume, et sans commettre aucun péché, apprêter les aliments, faire quelque ouvrage de pâtisserie, balayer les maisons, faire les lits, laver la vaisselle, soigner les animaux, les troupeaux, tuer une volaille. D : N'est-il jamais permis de travailler le dimanche ? Outre les œuvres serviles permises ou tolérées le dimanche, en vertu de la coutume, et dont nous venons de parler, il en est un grand nombre d'autres que l'on peut, en cas de nécessité, faire le dimanche. En cas de nécessité réelle et sérieuse, il est permis de travailler le dimanche ; mais il est impossible d'excuser ceux qui travaillent habituellement le dimanche pendant un temps considérable, car il est hors de doute qu'ils pèchent mortellement contre Dieu. Se laissant dominer par un vil et sordide intérêt, on se persuade trop facilement qu'il y a nécessité de travailler le dimanche, au lieu d'écouter la voix de la religion. Le travail du dimanche n'a jamais enrichi personne ; toujours, au contraire, il a porté malheur ; aussi, il faut, s'il est possible, et cela est toujours possible quand on a bonne volonté, demander la permission à son curé ; c'est un acte de soumission que l'on doit à l'Église ; il faut éviter, d'ailleurs, d'être juge dans sa propre cause ; il est si facile de se faire illusion à soi-même !. D : Est-il permis de se livrer, le dimanche, à quelque divertissement honnête ? Le dimanche n'est pas seulement un jour de prière, c'est aussi un jour de repos. Ainsi on peut, après s'être livré aux exercices de piété et de religion, se permettre quelque divertissement honnête et modéré : aller à la promenade, faire des visites, etc. D : Les employeurs qui, sans nécessité, font travailler le dimanche ou un jour de fête d'obligation, leurs ouvriers, sont-ils coupables ? Il est hors de doute que les employeurs qui, sans nécessité, font travailler le dimanche ou un jour de fête d'obligation, leurs ouvriers, pèchent mortellement contre Dieu. TRAITS HISTORIQUES Voici un exemple terrible de la justice divine envers les profanateurs des jours consacrés à la religion : l'impie Nicanor ayant pris la résolution de combattre les juifs un jour de sabbat, un certain nombre d'autres juifs, que la nécessité avait retenus dans son armée, lui représentèrent qu'il n'était pas convenable de combattre un jour consacré à Dieu. Cet homme, enflé de sa vaine grandeur, répondit : « Y a-t-il un Dieu puissant dans le ciel qui ordonne de célébrer le jour du sabbat ? » ; « Oui, dirent ces juifs avec modestie, c'est le Dieu vivant et puissant maître du ciel ». « Eh bien ! répondit l'orgueilleux Nicanor, moi qui suis puissant sur la terre, je vous ordonne de prendre les armes pour obéir aux ordres du roi ». Nicanor livra la bataille, fut vaincu et trouvé parmi les morts. Mgr de Cheverus, alors missionnaire en Amérique (il fut ensuite évêque de Montauban et archevêque de Bordeaux), après avoir visité les catholiques de sa mission, se rendit dans le pays de Penobscot et de Passamaquoddy, où vivaient une multitude d'hommes, errant à travers les bois, sans habitation fixe, et partageant tout leur temps entre la chasse et la pèche. Accompagné d'un guide, il marchait depuis plusieurs jours au milieu d'un sombre foret, lorsqu'un matin (c'était le dimanche), il entend dans le lointain un grand nombre de voix chantant ensemble et plein d'harmonie. Il écoute, il s'avance, et, à son grand étonnement, il distingue un chant qu'il reconnaît : c'est la messe royale de Dumont, dont retentissaient dans les belles solennités les cathédrales de France. Quelle charmante surprise ! Quel ravissement et de douces émotions son cœur éprouva ! Il trouvait réunis à la fois dans cette scène l'attendrissant et le sublime ; car quoi de plus attendrissant que ces chants sacrés, présidés par la piété seule ! Un peuple sauvage, sans prêtre depuis cinquante ans, et qui n'en était pas moins resté fidèle à solenniser le jour du Seigneur, alors que dans notre France civilisée, on a peine, hélas ! à fréquenter les saints offices même les grands jours de fête. Aller plus loin : « La profanation du dimanche » (enseignement de Mgr. Gaume sur la sanctification du dimanche).
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