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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière du Baptême Confirmation Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. TRENTE TROISIÈME LEÇON LE SECOND COMMANDEMENT DE DIEU DEMANDE : Quel est le second commandement de Dieu ?
D : Dieu défend-il absolument de jurer ? Le jurement ou serment n'est pas un mal de sa nature ; c'est même, en un sens, un acte de religion, parce que prendre Dieu à témoin de la vérité de ce que l'on dit ou de la sincérité de la promesse que l'on fait, c'est reconnaître que Dieu est la vérité même, qu'il ne peut ni se tromper ni tromper personne et qu'il connaît tout, même les choses les plus secrètes et les plus cachées. « Vous craindrez le Seigneur votre Dieu, nous dit l'Écriture, et vous jurerez par son Nom. » Aussi saint Paul, écrivant aux Romains, leur dit : « Jésus-Christ m'est témoin que je dis la vérité. » Et dans l'Épître aux Éphésiens : « Dieu m'est témoin avec quelle tendresse je vous aime dans les entrailles de Jésus-Christ. » De plus, l'Église regarde le jugement comme permis et légitime en certains cas ; d'où il faut conclure que Dieu ne défend point absolument de jurer, mais seulement de jurer en vain. « Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu. » D : Qu'est-ce que jurer en vain ? Le jurement, pour être légitime, doit avoir trois qualités : il doit être fait avec vérité, avec justice et avec jugement : « Vous jugerez, dit le prophète Jérémie, dans la vérité, dans le jugement et dans la justice. » D : Qu'est-ce que jurer contre la vérité ? On jure contre la vérité, 1°) lorsqu'on assure avec serment une chose qu'on sait n'être pas vraie, ou une chose vraie, mais que l'on croit fausse ;
Le jurement contre la vérité s'appelle parjure ; commettre un parjure, c'est donc jurer contre la vérité ; c'est appeler Dieu en témoignage d'une chose fausse ou douteuse, ou d'une promesse qu'on n'a pas l'intention d'accomplir. C'est également se rendre coupable de parjure que de manquer à ce qu'on a promis par serment, quand bien même, au moment où l'on a fait cette promesse, on aurait été dans l'intention de l'exécuter. D : Le parjure est-il un grand péché ? Il est facile de comprendre que le parjure est un péché énorme, un péché très-injurieux à Dieu, parce que, comme nous l'avons déjà dit, celui qui s'en rend coupable insulte en quelque sorte à la puissance et à la majesté de Dieu, en l'appelant en témoignage de la fausseté et du mensonge, et se couvrant de son Nom adorable pour faire mal et tromper le prochain. La loi de Dieu condamne sévèrement le parjure et les faux serments : « Vous ne jurerez point faussement en mon Nom, est-il dit au livre du Lévitique, et vous ne souillerez point le Nom de votre Dieu. Je suis le Seigneur.» D : Qu'est-ce que jurer contre la justice ? Ainsi, s'engager par serment à tirer vengeance d'une injure, à insulter ou à maltraiter le prochain, à commettre une action mauvaise, honteuse, etc., c'est jurer contre la justice et commettre un péché énorme. En effet, si la simple promesse d'une chose mauvaise ou injuste est défendue, combien la faute n'est-elle pas plus grave si à cette promesse on ajoute le serment, si on interpose la garantie de Dieu ? Prendre Dieu à témoin que l'on fera une chose mauvaise ou injuste, que l'on commettra, par conséquent, un péché, n'est-ce pas outrager audacieusement Celui qui est la sainteté par essence, et qui déteste souverainement l'iniquité ? D : Y a-t-il toujours obligation de tenir aux promesses qu'on a faites par serment ? La promesse est un acte par lequel une personne transporte à une autre, pour l'avenir, un droit sur quelqu'une de ses actions ou sur une chose qui lui appartient. Celui donc qui viole sa promesse, enlève à la personne à qui il l'a faite un bien qui lui est devenu propre, et se rend, par conséquent, coupable d'injustice. D'après ce principe, qui est fondé sur la droite raison, il est évident qu'il y a toujours obligation de tenir ce qu'on a promis, si la chose promise est bonne ; et si, à la promesse qu'on a faite, on a ajouté, le serment, l'obligation de l'exécuter est plus stricte encore, parce qu'on ne saurait y manquer sans manquer à Dieu, que l'on a pris pour garant et pour caution. Nous disons « si la chose promise est bonne » car si elle est mauvaise, la promesse qu'on a faite est nulle ; le serment, qui ne peut exister qu'avec l'engagement, puisqu'il en est la confirmation et le sceau, est également nul, quoiqu'on ait grièvement péché en le faisant ; et si on tenait à sa promesse, on commettrait un nouveau péché. Ce qui est mauvais de sa nature ne peut jamais être permis ; et, dans aucun cas, le serment ne saurait être un lien d'iniquité. Une promesse même faite par serment n'oblige point non plus, si la chose, quoique bonne en soi, est devenue impossible ou très-difficile, à raison du changement des circonstances ; par exemple : vous avez promis de donner ou de prêter dans un an une somme d'argent à une personne : il vous survient un malheur que vous n'avez pu prévoir, qui vous met dans le besoin ; vous êtes dispensé, dans ce cas d'exécuter votre promesse. D : Sommes-nous obligés de tenir aux promesses faites à Dieu ?
D : Quels sont ceux qui peuvent faire des vœux ? Le vœux, pour être obligatoire, doit être fait avec délibération ; or, un vœux manque de délibération, quand il est émis par quelqu'un qui n'a pas l'usage de la raison ; ainsi les enfants qui ne l'ont point acquis, les insensés qui en sont privés, ne sont point capables de faire des vœux ; mais toute personne qui a l'usage de la raison peut en faire, et ces vœux sont valides, et lient devant Dieu, s'ils sont faits avec réflexion et l'intention de s'obliger. D : Est-il bon de faire des vœux ? L'obligation des vœux étant une obligation grave, il est de la plus haute importance de n'en faire aucun qu'après y avoir mûrement réfléchi, et après avoir pris l'avis de personnes prudentes et éclairées ; de peur que, s'étant engagé légèrement, on ne se trouve exposé à s'en repentir, et à enfreindre ses promesses. Il faut surtout ne jamais manquer de consulter à cet égard le directeur de sa conscience. Il y a deux sortes de vœux : les simples et les solennels. Le solennel est le vœux perpétuel que l'on émet en faisant profession dans un ordre religieux dûment approuvé. On assimile au vœux solennel l'engagement à la chasteté, que l'on prend en recevant le sous-diaconat : tout autre vœux fait en public ou en particulier est réputé vœux simple. D : Qu'est-ce que jurer sans raison ? C'est aussi se rendre coupable que de jurer à tout propos et pour des choses frivoles ou de peu d'importance, quand bien même on jurerait selon la justice et la vérité. N'est-ce pas, en effet, manquer de respect envers Dieu et lui faire injure que de l'appeler en témoignage sans motif grave ? Et cependant quoi de plus commun ? pour une bagatelle, pour un rien, on prend Dieu à témoin : C'est aussi vrai qu'il est vrai que Dieu me voit, qu'il me jugera un jour... Ces façons de parler et mille autres semblables dont on se sert en toute occasion, sont autant de serments ; c'est là jurer sans jugement, sans raison, et par conséquent offenser Dieu. Est-il rare aussi de rencontrer des personnes qui ont sans cesse à la bouche le Nom de Dieu, et qui ont contracté la malheureuse habitude de le prononcer, à chaque instant, sans révérence et sans respect ? Gardons-nous bien de ce dangereux défaut et que notre bouche ne s'accoutume point au jurement, car il donne lien à un grand nombre de chutes. Celui qui jure pour une chose vaine ne sera point justifié devant Dieu, et il portera la peine de son péché. Évitons aussi de nous servir de ces expressions : « Mon Dieu, oui ; mon Dieu, non. » TRAITS HISTORIQUES Godwin comte de Kent, étant à la table du roi Edouard III, dont il avait fait assassiner le frère, le prince Alfred, s'écria : « Que ce morceau soit le dernier que je mange si j'ai quelque chose à me reprocher par rapport au meurtre du prince Alfred. » Et il porta du pain à sa bouche ; le pain s'arrêta à sa gorge et l'étouffa. Rodolphe, roi de Souabe, avait juré fidélité au roi Henri IV, mais il viola son serment. Peu de temps après, il perdit la main droite dans un combat. Il la ramassa et dit à ses soldats : « C'est avec cette même main que j'avais juré fidélité au roi Henri, mon maître légitime ». C'est une imprudence bien grave que de s'engager par serment à des choses qui ne sont point connues ; ainsi les Francs-Maçons et tous les membres des sociétés font un grand péché en jurant de garder des secrets qu'ils ne connaissent pas encore, qui peuvent compromettre leur conscience en matière grave, et les exposer à la mort éternelle. Ce n'est donc pas sans raison que les souverains pontifes ont défendu sévèrement d'entrer dans ces coupables associations.
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