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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière du Baptême Confirmation Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. TRENTE DEUXIÈME LEÇON LE CULTE DES SAINTS, DES RELIQUES ET DES IMAGES
Adorer les Saints, ce serait les considérer comme les souverains seigneurs de toutes choses ; ce serait leur rendre le culte suprême qui n'appartient qu'à Dieu ; et faire, par conséquent, un acte d'idolâtrie, car les saints ne sont que des créatures, et l'idolâtrie consiste à rendre à la créature le culte qui n'est dû qu'au Créateur. D : Peut-on les honorer et les invoquer ? 1°) Nous devons honorer les Saints : c'est une conséquence nécessaire de la communion des Saints dont il est parlé dans le Symbole des apôtres ; en effet, s'il est vrai que l'Église triomphante et l'Église militante ne forment point deux Églises différentes, mais une seule et même Église, une seule et même société, n'est-il pas dans l'ordre de rendre un honneur particulier à ceux qui en sont les principaux ornements ? Dans toute société, n'honore-t-on pas d'une manière spéciale ceux qui se font remarquer par vertus ? N'est-ce pas une règle puisée dans le sens commun de tous les hommes, que les membres d'un même corps se doivent une considération mutuelle plus ou moins grande, à proportion du sang qu'ils occupent ? D'ailleurs c'est Dieu, c'est Jésus-Christ Lui-même que nous révérons dans ses Saints qui ne sont que la prolongation de son action et de sa vie. Les Saints sont les amis de Dieu, qui pour les récompenser de leur fidélité à sa loi, les a élevés au faîte de la gloire ; ils sont assis sur des trônes, et leur front est orné brillant diadème ; nous devons donc les respecter, les vénérer. Le culte que nous rendons aux saints s'appelle : le culte de dulie. Aussi l'Église, qui est la colonne et le fondement de la Vérité, a rendu dès les temps apostoliques et nous apprend à rendre aux Saints un culte religieux ; elle a institué des fêtes en leur honneur ; elle célèbre leurs vertus dans des hymnes ; elle bâtit des temples, consacre des autels sous leurs noms : ne serait-ce pas une impiété que d'oser s'élever, comme le font les protestants, contre cette conduite de l'Épouse de Jésus-Christ ?
1°) Marie est plus sainte que tous les Anges et tous les Saints ensemble ; elle tient dans le ciel le premier rang après Jésus-Christ, son divin Fils ; Dieu seul est au-dessus d'elle ; tout ce qui n'est pas Dieu est à ses pieds. Nous devons donc l'honorer d'une manière toute particulière et lui rendre des hommages plus profonds qu'aux autres Saints. Le culte spécial que nous rendons à la Mère de Dieu s'appelle hyperdulie, ce qui veut dire culte, qui est au-dessus de celui que nous rendons aux Saints. D : Est-il permis d'honorer les reliques des Saints ? On entend par reliques d'un Saint ce qui reste de son corps après sa mort, ses os, ses cendres ; on donne aussi le nom de reliques aux objets qui ont appartenu à un Saint ; par exemple, à ses vêtements. L'Église a, dans tous les temps, traité avec un profond respect les reliques des Saints, et elle les a toujours eues en grande vénération, parce que ce sont les restes précieux de leurs corps, où le Saint-Esprit daigne habiter, qu'il sanctifia par sa présence, et qui doivent, à la fin du monde, ressusciter pour la vie éternelle. « Dieu, dit le concile de Trente, a accordé, par les ossements des Saints, plusieurs faveurs aux hommes ; et par là il a fait voir combien le culte que nous leur rendons est agréable à ses yeux » Lorsque, dans les beaux jours de l'Église naissante, les fidèles appliquaient aux malades les mouchoirs et les linges qui avaient touché le corps de saint Paul, ils rendaient à ces mouchoirs et à ces linges un véritable honneur, par cela même qu'ils s'en servaient pour obtenir des effets supérieurs aux lois de la nature. Si cet honneur avait déplu à Dieu, l'aurait-il autorisé par des miracles ? Cependant il l'a fait, puisque l'application de ces mouchoirs et de ces linges procurait aux malades la guérison, aux possédés la délivrance. De semblables se sont renouvelés dans tous les siècles de l'Église, en sorte qu'on peut dire que si la vénération des reliques des Saints était une erreur, ce serait Dieu Lui-même qui nous y aurait constamment induits. D : Quelles reliques peut-on exposer à la vénération des fidèles ? Il n'est pas permis d'honorer d'un culte public les reliques des personnages morts en odeur de sainteté, mais qui n'ont été ni canonisés ni béatifiés par l'Église : on peut, tout au plus, les honorer d'un culte privé.
Une image est la représentation sculptée, gravée ou peinte, de Jésus-Christ, de la sainte Vierge, des Saints, ou de quelque trait de leur vie. L'Église a autorisé le culte des saintes images, parce qu'elle en a reconnu la grande utilité. En effet, les histoires des mystères de notre rédemption, représentées par la peinture ou d'autre manière, instruisent le peuple, en lui rappelant les articles de foi, et le maintiennent dans la pratique de s'en occuper assidûment. On retire d'ailleurs une grande édification de toutes les saintes images, parce qu'elles mettent sous les yeux des fidèles les merveilles que Dieu a opérées par les Saints, les exemples salutaires que les Saints nous donnés, afin que les fidèles en rendent grâce à Dieu, prennent les Saints pour modèles de leur vie et de leur conduite, et soient excités à adorer Dieu et à l'aimer. Voilà pourquoi l'Église a autorisé le culte des saintes images ; et parce qu'il est impossible de révoquer en doute que Dieu, dans tous les siècles, ait opéré des merveilles sur de saintes images, ait par elles accordé plusieurs faveurs aux hommes, on ne peut s'empêcher de dire, comme on l'a déjà dit des reliques, que si l'usage et la vénération des saintes images était une erreur, Dieu Lui-même nous y aurait induits. On appelle miraculeuses les images par lesquelles ou devant lesquelles Dieu, pour récompenser la foi de ses serviteurs, a fait quelques miracles. D : A quoi se rapporte le culte que nous rendons aux images ? Lorsque nous donnons aux saintes images des marques de respect et de vénération, ce n'est point évidemment la matière dont elles sont faites, comme l'or, l'argent, la pierre, le plâtre, le bois, la toile ou le papier, que nous honorons, mais c'est ce qui est représenté par cette image ; l'honneur que nous leur rendons se rapporte aux objets dont elles nous rappellent le souvenir ; en sorte que lorsque nous honorons l'image de Jésus-Christ c'est Lui-même que nous honorons ; lorsque nous honorons l'image de la sainte Vierge, de saint Pierre, de saint Paul, de notre saint patron, etc., c'est la sainte Vierge, saint Pierre, saint Paul ou notre saint patron, que nous honorons. Et qui serait assez stupide pour mettre sa confiance dans la pierre ou dans le bois, et leur supposer quelque vertu, quelque puissance ? Cependant, lorsque Dieu a déjà fait éclater devant quelque image les effets de sa miséricorde, il est tout naturel de prier devant cette image avec plus de confiance ; le souvenir des bienfaits que d'autres ont reçus est bien propre par lui-même à ranimer la foi et à exciter la piété : et plus la foi est vive, plus la piété est grande, et plus le Seigneur est disposé à exaucer les vœux qui lui adressés.
La représentation de la Croix à laquelle Jésus-Christ a été crucifié ; une portion de la vraie Croix, c'est-à-dire de la croix même sur laquelle le divin Sauveur a rendu le dernier soupir ; les clous qui percèrent Ses Mains et Ses Pieds, et tous les autres instruments de sa Passion, sont des objets bien dignes, assurément, de notre vénération et de nos respects. Toutefois, quand nous honorons ces objets, que nous les baisons, que nous nous découvrons devant eux, c'est à Jésus-Christ Lui-même que ces hommages se rapportent. Quand, par exemple, nous nous prosternons devant la croix, que nous l'adorons, nous adorons Jésus-Christ, qui est mort sur la croix pour notre salut. TRAITS HISTORIQUES Saint Ambroise rapporte la guérison miraculeuse d'un aveugle, opérée devant le peuple de Milan, le jour de la translation de saint Gervais et de saint Protais, dont les corps avaient été découverts la veille. Saint Augustin, alors à Milan, avait été témoin du fait. Mais des Ariens contestant le miracle, saint Ambroise monte en chaire le lendemain. « Ils nient, s'écrie-t-il, que l'aveugle ait été éclairé. Mais lui, il ne nie point qu'il ait été guéri. Il dit : J'y vois, moi qui ne voyais nullement. Il dit : J'ai cessé d'être aveugle ; et le prouve par le fait. Ceux-ci, ne pouvant contester le fait, en rejettent la grâce miraculeuse. L'homme est connu dans cette ville... Il se nomme Sévérus, boucher de profession. Il témoigne qu'ayant touché la frange dont les reliques sacrées sont couvertes, aussitôt la lumière lui a été rendue. » On trouve plusieurs miracles de ce genre attestés par saint Chrysostôme, saint Isidore de Damiette, Palladius, saint Jérôme, saint Augustin, etc. Une femme idolâtre s'étant convertie au christianisme, donna au baptême à son fils le prénom de François-Xavier car elle avait une vive dévotion pour saint François-Xavier. Un an après, ce fils ayant été tué avec d'autres enfants, les mères idolâtres mirent simplement en terre les leurs, mais la femme chrétienne porta le corps glacé du petit François-Xavier devant l'image de son patron et lui dit avec une simplicité pleine de foi : « N'y aura-t-il aucune différence entre ces mères idolâtres et moi qui fais profession de servir le vrai Dieu de tout mon cœur ? Et puis n'êtes-vous pas le protecteur de mon fils ? Ne vous est-il pas spécialement recommandé ? Ah ! je vous en conjure, consolez cette mère affligée : après avoir ressuscité tant de morts, vous pouvez bien encore ressusciter celui-ci. » Elle avait à peine fini sa prière que l'enfant ouvrit les yeux, et sa mère l'embrassa plein de vie.
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