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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. DIX-NEUVIÈME LEÇON L'ENSEIGNEMENT DE L'ÉGLISE
L’Église se divise en Église enseignante et en Église enseignée. On entend par Église enseignante le corps des premiers pasteurs, qui sont le Pape et les évêques, que Jésus-Christ a chargés de prêcher et de défendre les vérités chrétiennes. l’Église enseignée, c’est-à-dire qui écoute, se compose des simples fidèles et des pasteurs du second ordre ; ces derniers appartiennent, dans un sens, à l’Église enseignante, puisque, sous les ordres des évêques, ils travaillent à l’instruction et au salut des âmes confiées à leurs soins ; mais ils ne sont point juges de la foi, ce n’est point à eux qu’il appartient de décider les questions qui intéressent la foi, et ils reçoivent eux-mêmes des premiers pasteurs l’enseignement qu’ils donnent aux fidèles. D : Qu’entendez-vous quand vous dites que l’Église est infaillible ? Être infaillible, c’est avoir le privilège de ne pouvoir se tromper soi-même ni tromper les autres en les enseignant ; de ne pouvoir se méprendre sur la vraie doctrine de Jésus-Christ, ni l’altérer de propos délibéré, et induire ainsi les fidèles en erreur. Dieu seul est infaillible par nature ; mais il a pu, par une grâce particulière, mettre à couvert de l’erreur ceux qu’il a envoyés pour enseigner les hommes ; il l’a pu, et nous allons voir qu’il l’a fait. D : Pourquoi dites-vous que l’Église ne peut ni se tromper ni tromper personne ? L’Église enseignante ne peut ni se tromper ni tromper personne, lorsqu’il s’agit de la foi et des mœurs, parce que Jésus-Christ a dit : « Allez, enseignez toutes les nations ; et voilà que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation des siècles. » Si Jésus-Christ, qui est la vérité même est toujours avec son Église, comment pourrait-elle enseigner l’erreur ?
Jésus-Christ a dit à ses apôtres, et, en leur personne, à leurs successeurs légitimes dans l’exercice du saint ministère : Allez, enseignez ; ces paroles sont générales et ne renferment aucune exception, aucune restriction. « Je vous ai fait connaître, a dit encore le divin Sauveur, tout ce que j’ai appris de mon Père. Je vous envoie comme mon Père m’a envoyé ». L’Église est donc chargée d’enseigner aux fidèles toutes les vérités qu’elle a reçues de Jésus-Christ. D : Où sont renfermées toutes les vérités que l’Église a reçues de Jésus-Christ ? Toutes les vérités que l’Église a reçues de Jésus-Christ et qu’elle est chargée d’enseigner aux hommes sont contenues dans l’Écriture sainte et dans la Tradition. D : Qu’entendez-vous par la Tradition ? Les apôtres n’ont pas écrit toutes les vérités qu’ils avaient apprises de leur divin Maître : il y en a un grand nombre qu’ils n’ont enseignées que de vive voix, à l’imitation de Jésus-Christ ; ces vérités ont passé des apôtres aux premiers évêques, et des premiers évêques à leurs successeurs, et ainsi de siècle en siècle jusqu’à nous ; c’est ce qu’on appelle la Tradition. D : Sommes-nous aussi obligés de faire ce que l’Église nous commande ? Il y a, dans la doctrine de l’Homme-Dieu, deux choses bien distinctes : des vérités qu’il faut croire, et des maximes, des règles de conduite, auxquelles il faut se conformer ; c'est à son Eglise que Jésus-Christ a confié les unes et les autres ; il ne l’a pas seulement charger aux fidèles les vérités qu’elle a reçues de lui, mais encore de leur apprendre à pratiquer tout ce qu’il a prescrit. Ainsi, non-seulement nous devons croire ce que l'Eglise enseigne, mais nous sommes aussi obligés de faire ce qu’elle nous commande.
Écouter l’Église, c’est écouter Jésus-Christ ; mépriser l’Église, c’est mépriser Jésus-Christ. Ce divin Sauveur regarde comme fait à lui-même ce qu’on fait à ceux qui sont, ici-bas, ses ministres, ses représentants, ses ambassadeurs. Pouvait-il exprimer d’une manière plus énergique l’obligation où nous sommes de leur obéir et de faire tout ce qu’ils nous commandent ?. L'Eglise d'ailleurs n'est-elle pas son corps ? et ne sommes-nous pas les membres dont il est le chef ? D : Quels sont ceux qui, dans l’Église, sont chargés d’enseigner les fidèles ? Ceux qui, dans l’Église, sont chargés d’enseigner les fidèles sont : TRAITS HISTORIQUES Saint Irénée, évêque de Lyon, qui avait été disciple de saint Polycarpe, disait à Florin, qui semait des dogmes contraires à ceux de l’Église Catholique : « Votre doctrine n’est pas celle des évêques qui ont été avant nous. Il me semble entendre le bienheureux Polycarpe nous raconter les entretiens qu’il avait eus avec saint Jean et les autres qui avaient vu le Seigneur, et nous faire le récit de ce qu’ils avaient appris de sa doctrine et de ses miracles. Je puis assurer devant Dieu que si ce saint évêque eût entendu la doctrine que vous enseignez il se serait bouché les oreilles, et se serait écrié, selon sa coutume : "Bon Dieu ! ne m’avez-vous, réservé jusqu’à ce temps que pour entendre de telles choses ?" ; et à l’heure même Florin aurait pris la fuite. » Mgr. de Cheverus (1768-1836), dans ses diverses prédications, s'attachait le plus souvent à bien établir et à inculquer en toutes les manières possibles la nécessité d'une autorité enseignante, pour fixer la foi du savant comme de l'homme simple. Pour en convaincre les protestants, il leur répétait souvent, dans les discours qu'il avait occasion de leur adresser, cette parole simple, mais qui produisait toujours grand fruit : « Tous les jours, mes frères, je lis comme vous l'Ecriture sainte, je la lis avec réflexion et prière, en invoquant l'Esprit-Saint, et cependant, presque à chaque page, je suis arrêté par des choses que je ne comprends pas ; j'ai besoin de l'autorité de l'Eglise pour m'en indiquer le sens et fixer ma foi à ce sujet. » Et l'auditoire faisait aussitôt l'application : « Si Mgr. de Cheverus, qui est bien plus savant que nous, ne comprend pas toute l'Ecriture sainte, comment nos pasteurs nous disent-ils qu'elle est pour chacun de nous une règle de foi parfaitement claire, intelligible par elle seule, sans aucun secours étranger ? ». De là Mgr. de Cheverus, après leur avoir fait sentir que le plus grand nombre des hommes ne peut point décider par lui-même sur le détail des dogmes, leur montrait la sagesse divine venant au secours de la faiblesse humaine par l'institution d'une autorité enseignante qui, tirant son origine de Jésus-Christ et des apôtres, est parvenue jusqu'à nous par une suite non interrompue de papes, de docteurs de l'Eglise, de conciles..., professant toujours et partout la même doctrine, sans aucune variation.
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