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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière du Baptême Confirmation Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. DIX-SEPTIÈME LEÇON LES CARACTÈRES DE LA VRAIE ÉGLISE
Il y a sur la terre plusieurs sociétés qui portent le nom d'Église ; il y a l'Église Protestante, l'Église Grecque, l'Église Romaine, etc. Laquelle est la véritable Église de Jésus-Christ ? Comme ce n'est que dans l'Église catholique que nous pouvons trouver le salut et la vie, sans doute Jésus-Christ, qui veut le salut de tous les hommes, nous a donné des marques pour la reconnaître. Quelles sont ces marques ? quels sont les caractères qui distinguent la véritable Église de toutes les Église fausses ? Il y en a quatre : D : Pourquoi l'Église doit-elle être une ? Jésus-Christ a puisé dans le sein de son Père les Vérités qu'Il a révélées aux hommes, et Il n'a pas révélé le pour et le contre : c'eût été se contredire Lui-même ; on ne trouve point en Lui, dit le grand apôtre, le oui et le non. Ainsi : D : Pourquoi doit-elle être sainte ? Une doctrine qui ne serait pas sainte, qui flatterait l'égoïsme, la sensualité, l'orgueil, et favoriserait les passions, une telle doctrine serait indigne de Jésus-Christ. Celui qui est la sainteté même n'a pu enseigner qu'une doctrine sainte et pure, propre à rendre les hommes vertueux et juste, et à les porter à Dieu, en leur donnant une haute idée de ses perfections infinies, de sa justice, de sa bonté, de son amour... Jésus-Christ n'a pu établir qu'une société sainte, non pas dans ce sens que tous les membres qui la composent soient saints, autrement il n'y aurait jamais eu de véritable Église : dans tous les temps il s'est trouvé des chrétiens qui profanaient par leurs vices le caractère sacré qu'ils avaient reçu au baptême ; mais une société au sein de laquelle se trouvât tout ce qui est nécessaire pour former des saints, qui comptât constamment des saints parmi ses membres, et dont tous fussent appelés à la sainteté et eussent à leur disposition les moyens nécessaires pour y parvenir. Telle est la société que Jésus-Christ a établie : « Le Christ a aimé l'Église, dit saint Paul, et s'est livré Lui-même pour elle, afin de la sanctifier » (Eph. 5,25). La véritable Église, l'Église de Jésus-Christ, doit donc être sainte.
Catholique signifie universel, et la vraie Église porte ce nom, parce qu'elle s'étend à tous les temps et à tous les lieux. D : Pourquoi dites-vous qu'elle doit être apostolique ? Ce sont les apôtres, et les apôtres seuls, que Jésus-Christ a chargés de prêcher et de propager sa doctrine : « comme mon Père m'a envoyé, leur a-t-il dit, ainsi moi je vous envoie (Jean XX,21) ; allez, enseignez toutes les nations (Matthieu XXVIII,19) ». Il leur a promis en même temps d'être avec eux jusqu'à la consommation des siècles ; il a donc voulu que la mission qu'il leur donnait fût perpétuelle et durât autant que l'Église, et que par eux, et par eux seuls, elle fût transmise à d'autres, telle qu'ils l'avaient reçue de leur divin maître. Par conséquent toute Église qui n'est pas apostolique, qui, par une succession non interrompue ne remonte pas jusqu'aux apôtres, qui ne tient pas des apôtres la doctrine qu'elle enseigne et les pouvoirs qu'elle exerce, n'est point l'Église de Jésus-Christ. D : Quelle est la société chrétienne qui réunit tous ces caractères ? Dans les autres sociétés chrétiennes, tout est incertain, chancelant, entaché d'inconstance, de variation, d'instabilité dans la doctrine : on ne croit plus aujourd'hui ce qu'on croyait hier, et demain on ne croira plus ce qu'on croit aujourd'hui. Les protestants, par exemple, les grecs eux-mêmes sont divisés en plusieurs clans, dont les uns admettent ce qui est rejeté par les autres ; ils n'ont donc point l'unité de doctrine. Ils n'ont point non plus l'unité de gouvernement : les grecs reconnaissent pour chef : les uns, le patriarche d'Antioche et de tout l'Orient ; d'autres, le patriarche de Jérusalem et de toute la Palestine ; d'autres le patriarche d'Alexandrie et de la terre d'Égypte, etc. Les protestants n'ont point non plus de chef visible qui les réunisse : les uns ont pour maîtres spirituels les princes de la terre, d'autres sont sous la direction des consistoires, c'est-à-dire de certains conseils composés de simples laïcs qu'on appelle ministres. Dans l'Église Romaine, au contraire, tout est uniforme, fixe, arrêté, invariable ; partout on professe la même doctrine, et ce qu'on croit aujourd'hui, on le croyait il y a dix-neuf siècles ; partout on ne reconnaît qu'un même chef invisible, qui est Jésus-Christ, et un même chef visible qui est le Pape, successeur de saint Pierre. L'Église Romaine est donc la seule qui soit une.
On entend par miracle, une œuvre sensible, indépendante de l'ordre de la nature, ou contraire à cet ordre : comme la résurrection d'un mort, la guérison subite d'une maladie invétérée, etc. Un miracle ne peut s'opérer que par l'action immédiate, ou avec la permission expresse de Dieu, auteur et conservateur de la nature : Dieu seul a la puissance de déroger aux lois qu'il a établies pour la bonne marche du monde. Ainsi, dès qu'il arrive un miracle, Dieu agit et fait connaître sa puissance ; dès qu'un homme se dit envoyé de Dieu, et qu'en même temps, pour le prouver, il guérit par la seule parole les malades et ressuscite les morts, on doit ajouter foi à ses discours et être persuadé qu'il ne dit que la vérité. Or, un grand nombre de miracles ont été opérés dans l'Église Romaine, en faveur de la doctrine. Ah ! il est facile de comprendre qu'elle ne vient pas des apôtres, et jamais un homme sensé ne s'imaginera que les apôtres aient enseigné que la pénitence et les bonnes œuvres sont inutiles ; et que, pourvu qu'on ait la foi, on ne peut plus perdre la justice, lors même qu'on se livrerait aux plus grands excès. D : Comment appelle-t-on ordinairement la véritable Église de Jésus-Christ ? Au milieu de toutes les croyances, l'Église Romaine conserve le vrai nom de religion catholique, que ne lui refusent pas même ses ennemis. Si, vous trouvant à Londres, par exemple, vous demandiez où s'assemblent les catholiques, soyez persuadés que celui à qui vous feriez cette question, fût-il le protestant le plus zélé, ne vous conduirait jamais dans un temple protestant. A Londres comme à Paris, les membres de l'Église Romaine sont connus sous le nom de catholiques ; il en est de même partout ; il en a été de même dans tous les temps ; jamais aucune secte hérétique n'a pu dépouiller l'Église Romaine de ce titre, ni le partager avec elle. TRAITS HISTORIQUES Saint Pierre est représenté comme prince des apôtres et chef de l'Église par les anciens monuments du christianisme. Un des plus remarquables est une lampe d'airain trouvée dans les fouilles du mont Cœlius. Cette lampe, qui a la forme d'un navire, représente Pierre à la poupe, tenant en main le gouvernail, et Paul à la proue, ayant l'attitude de l'orateur, de chef de la parole, selon l'expression des actes. Un personnage s'adressant au grand pape, Benoît XIV, lui disait : « Ce monument n'a-t-il pas, pour établir la primauté de saint Pierre sur toute l'Église, la valeur d'un éloquent volume composé dans les temps antiques ? ». Un protestant qui se fait catholique ne change point de religion, il ne fait que rentrer dans celle que ses pères avaient eu le tort de quitter. Il y a à ce sujet une bien belle réponse d'un catholique établi dans un pays protestant. Comme on lui demandait s'il n'éprouverait pas de peine de voir ses cendres mêlées avec celles de gens qu'il regardait comme hérétiques : « Non, répondit-il ; je demanderai seulement qu'on creuse plus avant, et elles se trouveront réunies à celles des catholiques. » ___________________ (1) Communion : croyance uniforme de plusieurs personnes qui les réunit sous un même chef, dans une même Église.
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