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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière du Baptême Confirmation Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. QUINZIÈME LEÇON LA DESCENTE DU SAINT-ESPRIT SUR LES APÔTRES
Avant de quitter le monde pour retourner à son Père, Jésus-Christ avait promis à ses apôtres que, quand il serait séparé d’eux, il leur enverrait le Saint-Esprit, et il leur avait en même temps annoncé les admirables effets que cet Esprit sanctificateur produirait en eux. Il leur avait dit que cet autre Consolateur qu’il leur enverrait de la part de son Père les instruirait de toutes choses, leur enseignerait toute vérité, et les revêtirait de la vertu d’En-Haut. D : Qu’est-ce que le Saint-Esprit ? Rappelons-nous ce que nous vous avons dit en parlant du Mystère de la sainte Trinité : la première Personne de la saint Trinité s’appelle le Père, la seconde Personne s’appelle le Fils, et la troisième s’appelle le Saint-Esprit ; ainsi, le Saint-Esprit que Jésus-Christ, en montant au ciel, avait promis d’envoyer à ses apôtres, c’est la troisième Personne de la Sainte Trinité. D : Quel jour est-il descendu sur les apôtres ? Les apôtres étaient réunis dans le cénacle (grande salle dans laquelle Jésus-Christ soupa avec eux la veille de sa mort) où ils attendaient avec confiance l’exécution de la promesse de Jésus-Christ, lorsque tout à coup ils entendirent comme le bruit d’un vent impétueux qui venait du ciel, et qui remplit toute la maison où ils étaient ; en même temps, ils virent paraître des langues de feu qui se partagèrent et s’arrêtèrent sur chacun d’eux. C’était le Saint-Esprit qui descendait en eux sous cette forme si propre à représenter ce qu’il opérait dans leurs âmes : il les purifiait de toutes leurs imperfections ; il les éclairait de sa divine lumière, les embrasait des saintes ardeurs de la charité, leur communiquait le don des langues et une éloquence bien au-dessus de la nature, et changeait ces hommes, naguère si timides et si pusillanimes, en des soldats intrépides que personne ne pourra vaincre et qui triompheront du monde entier. Ce fut dix jours après son ascension que Jésus-Christ envoya à ses apôtres le Saint-Esprit qu’il leur avait promis. La fête que l’Église célèbre, chaque année, en mémoire de ce grand évènement s’appelle la fête de la Pentecôte. Le mot Pentecôte signifie cinquantième, et cette fête est ainsi appelée, parce qu’elle se célèbre le cinquantième jour après Pâques. D : Que firent les apôtres quand ils eurent reçu le Saint-Esprit ? Les apôtres, après avoir prêché l’Évangile à Jérusalem et aux environs, se dispersèrent pour le prêcher à toutes les nations, selon l’ordre qu’ils en avaient reçu de Jésus-Christ. « Allez donc, leur avait-il dit, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé, et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matth. 28-19). D : Convertirent-ils beaucoup de personnes ? Le discours que prononça saint Pierre, le jour même de la descente du Saint-Esprit, toucha et convertit trois mille juifs ; quelques jours après, allant au temple, il guérit un homme perclus depuis sa naissance ; ayant pris de là occasion de prêcher de nouveau Jésus-Christ, il détermina cinq mille juifs à se faire chrétiens. — Mais l’Esprit qui anime les apôtres leur assurait de plus vastes conquêtes, et l’évènement a pleinement justifié ce que Jésus-Christ leur avait dit : « Vous recevrez la vertu du Saint-Esprit dans Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’au extrémités de la terre » Les apôtres font retentir toutes les parties de la terre du nom de Jésus-Christ, et partout d’innombrables conversions, non-seulement parmi les juifs, mais encore parmi les gentils, sont le fruit de leurs discours et de leur zèle ; de toutes parts les temples des faux dieux sont renversés ; le monde se remplit de chrétiens, et l’Évangile court de royaume en royaume avec une telle rapidité, que saint Paul, à peine encore au milieu de sa course, disait aux fidèles de Rome : « Votre foi est annoncée dans tout l’univers. » D : Furent-ils persécutés ?R : Oui, les apôtres furent persécutés et confessèrent tous la foi de Jésus-Christ, au péril de leur vie. Jésus-Christ prédit à ses apôtres qu’ils seraient persécutés. Cette prédiction ne tarda pas à s’accomplir : ils furent arrêtés et jetés en prison. Ayant été ensuite ou délivrés, ou relâchés, ils se mirent à prêcher l’Évangile avec un nouveau courage ; ni les menaces les plus terribles, ni les cris de rage et de fureur qui de toutes parts se faisaient entendre contre eux, ni l’aspect de tourments les plus atroces, rien ne put ralentir leur zèle ; ils confessèrent tous la foi de leur divin maître, et ils sacrifièrent généreusement leur vie pour la gloire de son nom. D : Comment furent appelés ceux qui, à la prédication des apôtres, embrassèrent la foi de Jésus-Christ ? Tous ceux qui se convertissaient à la prédication des apôtres étaient unis entre eux par les liens de la plus tendre charité. Comme ils n’avaient qu’un Dieu et qu’une foi, ils n’avaient non plus qu’un cœur et qu’une âme ; ils s’aimaient comme des frères ; c’était comme une grande famille ou société dans laquelle régnaient la paix et la cordialité ; cette grande famille de chrétiens fut appelée l’Église de Jésus-Christ. TRAITS HISTORIQUES Quelques jours après la Pentecôte, saint Pierre et saint Jean montaient au temple pour la prière ; ils trouvèrent à l’une des portes principales un homme perclus des jambes depuis sa naissance, qui leur demanda l’aumône. « Regarde-nous, lui dit saint Pierre, je n’ai ni or ni argent ; mais ce que j’ai, je te le donne. Au nom de Jésus, lève-toi et marche. » Il le prit en même temps par la main et l’aida à se lever. Ce boiteux fut guéri sur-le-champ, et il entra avec eux dans le temple, transporté de joie et louant Dieu. A peine sortis du cénacle, les apôtres parlent leur langue maternelle et ceux qui ne savent que l’arabe, le latin, les entendent aussi bien que s’ils parlaient leur propre langue. Ce don des langues s’est renouvelé plus d’une fois : Saint Vincent Ferrié, grand missionnaire du XIV ème siècle, prêchait toujours en espagnol ou en latin, et il était néanmoins compris des Français, des bretons, des grecs, des allemands, des anglais, des hongrois et des autres étrangers qui affluaient à ses sermons. On raconte la même chose de saint Antoine de Padoue et de saint François-Xavier, apôtre des Indes et du Japon. Un trait analogue se trouve dans la vie de saint Dominique.
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