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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. TREIZIÈME LEÇON LE MYSTÈRE DE LA REDEMPTION
Par le péché de notre premier père, auquel nous avons tous participé, nous étions devenus dignes de l'enfer et de la mort éternelle. Jésus-Christ, pour nous arracher au malheur qui nous attendait, a payé un prix et un grand prix : « Notre rachat, dit l’apôtre saint Pierre, n’a point été fait avec de l’argent, mais par le sang de l’Agneau sans tache qui est Jésus-Christ. » C’est donc par sa mort et l’effusion du sang que Jésus-Christ nous a rachetés ; et cette mort, qu’il a bien voulu souffrir pour nous sur la croix, c’est ce qu’on appelle la Rédemption du genre humain. La Rédemption est un mystère et un grand mystère ; qui pourrait, en effet, comprendre comment un Dieu a pu s’abaisser, s’humilier, s’anéantir jusqu’à se sacrifier et verser son sang pour racheter de misérables esclaves ? D : Jésus-Christ est-il mort volontairement pour nous ? C’est par sa volonté absolument libre que Jésus-Christ a accepté les souffrances et la mort, il a été offert, dit l’Écriture, parce qu’il l’a voulu. « Personne, dit-il lui-même dans l’Évangile, ne m’ôte la vie ; c’est de moi-même que je la quitte, car j’ai le pourvoir de la quitter, et j’ai le pouvoir de la reprendre. » Il n’a point été soumis aux lois de la mort ; il lui a commandé avec empire ; il l’a appelée, et elle a obéi à sa voix avec crainte et tremblement ; il l’a chassée, et elle a disparu pour toujours de devant lui. D : Jésus-Christ est-il mort comme Dieu ou comme homme ? Évidemment Jésus-Christ n’est point mort comme Dieu, la nature divine, la divinité, ne pouvant ni souffrir, ni mourir ; il est mort comme homme, c’est-à-dire qu’au moment où il a expiré sur la croix, son âme a été réellement séparée de son corps, la personne divine demeurent néanmoins toujours unie et à son âme et à son corps, quoique séparés l’un de l’autre ; en sorte que, de même que son âme, en quittant son corps, a toujours continué d’être inséparablement unie à la divinité, de même son corps sans vie n’a jamais été sans divinité, mais a toujours continué d’en être accompagné et de lui être intimement joint, et pendant qu’il est demeuré attaché à la croix, et lorsqu’il en a été descendu, et tant qu’il est resté dans le sépulcre, où il n’a pas éprouvé l’ombre de corruption. D : Pourquoi Jésus-Christ est-il mort ? Nous le savons, nous avons tous péché dans le premier homme dont nous tirons notre origine, en lui nous sommes tous devenus coupables ; nous étions tous, par notre nature, enfants de colère, et comme tels séparés de Dieu, nous n’avions plus aucun droit à la vie éternelle, mais l’enfer devait être à jamais notre partage. Or, c’est pour nous réunir à Dieu, nous racheter de l’esclavage du péché, fermer sous nos pas l’abîme de l’enfer, et nous ouvrir le ciel, dont nous devions être à jamais bannis, que Jésus-Christ s’est sacrifié et qu’il a versé son sang sur la croix.
La qualité de l’injure s’estime suivant la qualité de la personne offensée et la distance qu’il y a entre elle et celui qui l’offense. Or, il y a un abîme, une distance infinie entre Dieu et l’homme ; l’injure faite à Dieu par le péché est donc infinie, et dès lors, il faut pour la réparer une satisfaction infinie. Mais tout ce qui vient de l'homme est fini et borné ; il lui est donc absolument impossible de réparer, par lui même, l’injure qu’il a faite à son Dieu, et de sortir de l’abîme où il s’est précipité. Ce que nous ne pouvions par nous-mêmes, Jésus-Christ l’a opéré pour nous : comme homme, il a souffert ; comme Dieu, il a donné à ses souffrances un prix et une valeur infinis ; par là toute justice a été accomplie ; il y a entre la réparation et l’injure une proportion exacte et parfaite, puisque c’est un Dieu qui s’est immolé pour satisfaire à un Dieu. D : Était-il nécessaire qu’il souffrît à ce point pour nous racheter ? Plus une personne est éminente, plus ses œuvres sont éminentes aussi, or, Jésus-Christ est une personne divine : toutes ses œuvres, par conséquent, sont divines et d’un mérite infini. Si toutes les œuvres de Jésus-Christ sont d’un mérite infini, la moindre de ses humiliations, un soupir, une larme de cet Homme-Dieu, aurait donc suffi pour effacer les crimes de tout le genre humain. Ainsi il n’était pas nécessaire que Jésus-Christ souffrit, pour nous racheter, tout ce que ses ennemis lui ont fait souffrir. D : Pourquoi a-t-il voulu tant souffrir ? Jésus a voulu tant souffrir :
Jésus-Christ est mort pour tous les hommes : lorsqu’il expirait sur la croix, tous les hommes étaient présents à son esprit ; il les portait tous dans son cœur ; il les embrassait tous dans le désir qu’il avait de leur salut, il leur ouvrait à tous les portes du ciel ; et s’il en est un grand nombre qui n’y entrent pas ; s’il en est beaucoup qui périssent, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Jésus-Christ est mort pour la rédemption et le salut de tous les hommes et de chaque homme en particulier. Oui, chacun de nous peut et doit dire avec saint Paul : « Le Fils de Dieu m’a aimé et il s’est livré pour moi » ; c’est pour moi qu’il a été abreuvé d'outrages et qu'il a rendu le dernier soupir entre deux infâmes scélérats ; oui, alors il pensait à moi ; j’étais dans son cœur adorable ; il m’a aimé d’un amour aussi vif, aussi fort, aussi tendre, que s’il n’y avait point eu d’autre homme que moi à sauver dans le monde. — Jésus-Christ est mort pour tous les hommes et pour chacun de nous en particulier : prenons bien garde de rendre inutiles, par une conduite peu chrétienne, ses souffrances et sa mort, et tâchons de ne jamais oublier cette belle parole de saint Paul : « Pusque Jésus-Christ est mort pour nous, nous ne devons aussi désormais vivre que pour lui. » TRAITS HISTORIQUES Au rapport de Pierre-le-Vénérable, chaque année, au jour du samedi-saint, un feu miraculeux descendait du ciel et allumait à la vue de mille spectateurs, les lampes disposées autour du saint sépulcre. Le moine Bernard, qui fit, en 870, le pèlerinage de la Terre-Sainte, affirme, dans son itinéraire, avoir été témoin de ce fait miraculeux. Il en est parlé dans l’ancien pontifical de l’église de Poitiers, écrit il y a plus de 900 ans. Le souvenir de la passion de Jésus-Christ fut le moyen dont ce divin Sauveur se servit pour la sanctification de sainte Catherine de Gênes, et pour allumer dans son cœur le feu du divin amour qui la consuma toute sa vie. Jésus lui apparut portant sa croix sur ses épaules, tout couvert du sang qui coulait abondamment de toutes les parties de son corps. La sainte, à la vue d’un spectacle si surprenant, fut saisie d’horreur en faisant réflexion que ses péchés avaient mis son Sauveur dans cet état. Elle se mit à éclater en soupirs ; son cœur fut pénètré d’une si vive douleur et d’un amour si véhément, qu’elle semblait être hors d’elle-même. Elle s’écriait dans ce transport : « O mon amour ! jamais plus de péchés, puisqu’ils vous ont coûté si cher ! ».
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