Prieres et spiritualite

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Catéchisme
SOMMAIRE

PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS

+ Dieu et la sainte
    Trinité
+ L'Incarnation
+ La Rédemption
+ L'homme
+ L'Eglise
+ Les vertus
    Théologales
+ Le Décalogue
+ Le péché
+ Les sacrements
+ La confession
+ La communion
+ La prière

CATÉCHISME POUR ADULTES

+ Le chrétien
+ Dieu
+ Les perfections
    de Dieu
+ La sainte Trinité
+ La création
+ Les Anges
+ L'homme
+ Chute de l'homme
+ Le péché originel
+ L'Incarnation
+ La vie de Jésus
+ La mort de Jésus
+ La Rédemption
+ Ensevelissement
+ Le Saint Esprit
+ L'Église
+ Les caractères de
    la vraie Église
+ Hors de l'Église
    point de salut
+ L'enseignement
    de l'Église
+ La communion
    des Saints
+ La mort
+ Vie surnaturelle
+ Résurrection et Jugement général
+ Symbole des
    Apôtres
+ Signe de la Croix

La morale et les péchés :

+ Les vertus
    Théologales
    + La Foi
    + L'Espérance
    + La Charité
+ Le Décalogue

Commandements
de Dieu :


+ Le premier
    commandement
+ Culte des Saints
+ Le second
    commandement
+ Le troisième
    commandement
+ Le quatrième
    commandement
+ Le cinquième
    commandement
+ Le sixième
    commandement
+ Le septième
    commandement
+ Le huitième
    commandement
+ Le 9 et 10 ème
    commandement

Commandements
de l'Eglise :


+ Etude préliminaire
+ Trois premiers
    commandements
+ Le quatrième
    commandement
+ Le 5 et 6 ème
    commandement
+ Le Péché
+ Péchés capitaux
    + L'orgueil
    + L'avarice
    + La luxure
    + L'envie
    + La gourmandise
    + La colère
    + La paresse

La Grâce,
les Sacrements,
la prière


+ La Grâce
+ Les Sacrements
+ Le Baptême
+ Les promesses
    du Baptême
+ La Confirmation
+ Cérémonie de
    Confirmation
+ L'Eucharistie
+ La communion
+ La Messe
+ La Pénitence
+ Examen de
    Conscience
+ La Contrition
+ Le bon Propos
+ La Confession
+ L'Absolution
+ La Satisfaction
+ Les Indulgences
+ Extrême Onction
+ L'Ordre
+ Le Mariage
+ La prière
+ L'oraison
    dominicale

+ La Salutation
    Angélique

+ L'exercice du
    chrétien



+ Faire un don

ENSEIGNEMENT

CATÉCHISME POUR LES ADULTES

.

ONZIÈME LEÇON


LA VIE DE NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST

AnnonciationDEMANDE : Quel jour le Fils de Dieu a-t-il été conçu dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie ?
RÉPONSE : Le jour de l’Annonciation.
DEMANDE : Pourquoi appelle-t-on ce jour « l’Annonciation » ?
RÉPONSE : Parce qu’en ce jour l’ange Gabriel annonça à Marie qu’elle serait mère de Dieu.

Le jour où le Fils de Dieu fut conçu dans les chastes entrailles de Marie est appelé le jour de l’Annonciation, parce que ce fut en ce jour que l’ange Gabriel annonça à cette vierge sainte que Dieu l’avait choisie pour la mère de son Fils unique.
On donne aussi le nom d’Annonciation à la fête que l’Église a instituée en mémoire de l’incarnation du Verbe divin ; cette fête se célèbre le 25 mars, et saint Augustin dit que de son temps l’Église croyait, par une ancienne tradition, que le Sauveur du monde avait été conçu ce jour-là.

D : Quel jour est-il né ?
R : Le jour de Noël.

Jésus-Christ est né le 25 décembre. La fête que l’Église célèbre chaque année, en mémoire de ce mystère, s’appelle la fête de Noël. Le mot Noël est l’abrégé du mot Emmanuel, qui signifie : Dieu avec nous ; c’est le nom qu’Isaïe donna au Messie, lorsqu’il en prophétise la venue au roi Achaz : « Une vierge concevra et enfantera un fils qui sera appelé Emmanuel.» (Isaïe, VII).

D : Où Jésus-Christ est-il né ?
R : A Bethléem, dans une étable au milieu de la nuit.

Marie et Joseph demeuraient à Nazareth ; mais d’après la prophétie de Michée, le Sauveur devait naître à Bethléem : « Et vous Bethléem, vous n’êtes pas la moindre des principales villes de Juda, car c’est de vous que sortira le chef qui doit conduire mon peuple d’Israël. » Un puissant empereur, Auguste devint, sans s’en douter, l’exécuteur de l’ordre du Dieu qu’il ne connaissait pas. Pour satisfaire sa vanité, il ordonna que l’on fît le dénombrement de tous sujets de son empire. Les chefs de famille durent se rendre à la ville d’où ils étaient originaires, et s’y faire inscrire sur les registres publics. La sainte Vierge, qui était de la famille de David, et qui tirait son origine de Bethléem, s’y rendit donc avec Joseph, son époux, qui était aussi descendant de David. Il y avait tant de monde dans la ville, qu’ils ne purent trouver où se loger. Ils se réfugièrent dans une étable, voisine d’une des portes de la ville, dans laquelle, selon une tradition, se trouvaient un bœuf et un âne ; ce fut là que Marie mit au monde, au milieu de la nuit, ce Fils dont l’ange lui avait annoncé la naissance, et qui devait être appelé le Fils du Très-Haut. Quand il fût né, elle l’enveloppa de langes, et le coucha dans une crèche.

D : Comment sa naissance fut-elle annoncée ?
R : Les anges l’annoncèrent, en Judée, à de pauvres bergers ; et une étoile miraculeuse la fit connaître aux Mages, dans l’Orient.

A peine Jésus-Christ est-il né, que le ciel révèle à la terre ce mystère ineffable ; mais ce ne sont point les grands du monde qui en sont les premiers instruits ; Jésus est né pauvre pour consoler les pauvres et honorer la pauvreté, et ce sont des pauvres qui sont choisis pour être les premiers témoins du plus grand évènement qui fut jamais.
Il y avait, dans les environs de Bethléem, des bergers, qui veillaient à la garde de leurs troupeaux ; l’ange du Seigneur leur apparaît : une lumière éblouissante les environne, et ils sont remplis de frayeur. « Ne craignez pas, leur dit l’ange, je viens vous apporter une nouvelle qui sera pour vous et pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : il vous est né aujourd’hui un Sauveur. Voici à quel signe vous le reconnaîtrez : Vous trouvez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche. A peine avait-il cessé de parler, qu’une troupe nombreuse d’autres anges fit retentir les airs de ce magnifique cantique : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, c’est-à-dire qui ont le cœur droit et le désir sincère de lui plaire. Dès que les anges eurent quitté les bergers, ceux-ci se dirent les uns aux autres : Allons jusqu’à Bethléem, et voyons cette merveille que Dieu vient d’opérer, et qu’il a daigné nous manifester ». Ils y coururent en toute hâte, et, étant entrés dans l’étable, ils trouvèrent Marie et Joseph avec l’enfant qui était couché dans une crèche ; ils rendirent leurs hommages à ce divin Enfant, et s’en retournèrent louant et glorifiant Dieu de tout ce qu’ils avaient vu et entendu.

D : Jésus-Christ a-t-il été circoncis ?
R : Oui, Jésus-Christ a été circoncis comme les autres enfants d’Israël, selon le commandement que Dieu en avait fait à Abraham.

La circoncision était le signe de l’alliance que Dieu avait faite avec Abraham, signe qui distinguait les descendants de ce saint patriarche de tous les autres peuples de la terre, avec qui le Seigneur n’avait pas fait un pacte semblable. Il nous faut bien comprendre que la loi de la circoncision ne regardait en aucune manière le Fils de Dieu car il n’avait pas besoin de porter dans sa chair sacrée le signe de l’alliance avec son Père, puisqu’il est dans son Père et que son Père est en Lui, puisque son Père et Lui sont UN même être. D’ailleurs, la circoncision supposait que ceux qui en recevaient l’empreinte avaient été conçus dans l’iniquité, et étaient, par leur origine, enfants de colère : c’était le sacrement des pécheurs, le moyen établi de Dieu pour remettre aux hommes, avant l’institution du baptême, le péché originel ; mais Jésus-Christ était exempt de tout péché ; il était donc dispensé de la loi. Cependant il fut circoncis comme les autres enfants d’Israël, parce que, s’étant chargé de nos iniquités, il a bien voulu en porter toutes les humiliations et les peines : et aussi pour nous apprendre à obéir avec soumission et docilité aux lois du Seigneur, et à ne point nous en dispenser sous de vains prétextes.

D : Quel jour a-t-il été circoncis ?
R : Le huitième jour après sa naissance, et c’est dans ce jour qu’il reçut le nom de Jésus.

C’était dans la cérémonie de la circoncision que l’on donnait un nom aux enfants. Le Fils de Dieu ayant donc été circoncis, fut nommé Jésus, c’est-à-dire Sauveur, selon l’ordre que l’ange lui en avait donné de la part de Dieu, avant qu’il fût conçu dans le sein de Marie. Le nom de Jésus exprime dans quelle vue le Fils de Dieu est envoyé sur la terre, et tout ce que nous pouvons nous promettre de sa miséricordieuse et puissante charité ; c’est le seul nom par lequel nous puissions être sauvés. « A ce nom, dit l’Écriture, tout genou doit fléchir au ciel, sur la terre et dans les enfers. » Nous ne devons le prononcer qu’avec un saint respect. Prononçons-le dans la joie et dans la tristesse, le soir avant de nous endormir, et le matin à notre réveil. Ce nom a quelque chose de doux pour le cœur ; il purifiera nos lèvres : il semble qu’il ne puisse se trouver dans la bouche des méchants.

D : Comment s’appelle la fête que l’Église célèbre en mémoire de ce Mystère ?
R : On l’appelle la fête de la Circoncision, qu’on célèbre le jour de l’an.

C’est le premier jour de l’an que l’Église célèbre la fête de la Circoncision ; nous devons ce jour-là, après avoir adoré Jésus-Christ versant pour nous les prémices de son Sang, faire des réflexions sérieuses sur la rapidité du temps et la brièveté de la vie, remercier Dieu des grâces qu’il nous a faites pendant l’année qui vient de s’écouler, lui demander pardon des fautes que nous avons commises et prendre la résolution de bien profiter de la nouvelle année et de la passer dans l’éloignement du péché et la pratique de toutes les vertus.

Adoration de l'Enfant-JesusD : Quel jour fut-il adoré par les Mages ?
R : Le jour de l’Épiphanie, qu’on nomme communément le jour de Rois.

La naissance de Jésus qui avait été annoncée à de pauvres bergers, le fut aussi à des Mages ou sages de l’Orient. Le nom de Mage signifie la même chose que savant, homme qui fait profession de la sagesse. On croit communément que les Mages étaient des hommes riches et puissants, habiles dans l’étude de l’astronomie. Ces Mages, au nombre de trois, ayant vu une étoile dans le ciel, et sachant qu’un prophète, Balaam, avait prédit qu’une étoile annoncerait la naissance du Sauveur du monde, ne doutèrent pas qu’il ne fut né, et vinrent à Jérusalem pour l’adorer. Dès qu’ils se furent mis en chemin, ils aperçurent briller l’étoile, qui leur servit de guide pendant le voyage. Elle les conduisit à Jérusalem, et disparut aussitôt qu’ils y furent arrivés. Les Mages s’informèrent alors où ils pourraient trouver le nouveau-né : « Où est, demandèrent-ils ce roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous venons l’adorer. » Cette nouvelle d’un roi nouvellement né se répandit bientôt dans Jérusalem, et mit toute la ville en agitation. Hérode surtout en fut alarmé, et craignit que cet enfant ne fût un rival qui, plus tard, lui ravirait sa couronne. Il assembla donc sur-le-champ les prêtres et les docteurs de la loi, pour savoir d’eux où devait naître le Messie promis, et que les Juifs attendaient alors comme devant venir bientôt. Les docteurs répondirent que d’après les prophéties, le Messie devait naître à Bethléem. Alors Hérode, ayant fait venir secrètement les Mages, s’informa exactement d’eux dans quel temps ils avaient vu paraître l’étoile ; puis les envoyant à Bethléem, il leur dit : Allez, recherchez soigneusement tout ce qui concerne cet enfant, et quand vous l’aurez trouvé, vous me le ferez savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer. » Ce prince cruel n’avait nulle envie de rendre hommage au nouveau-né ; son intention était de le faire mourir, quand les Mages le lui auraient fait connaître. Les Mages, ayant pris congé d’Hérode, se remirent en route. Ils étaient à peine sortis de Jérusalem, que l’étoile miraculeuse parut de nouveau, et les précéda dans leur marche ; elle s’arrêta précisément au-dessus du lieu où était l’enfant ; ils y entrèrent, et, s’étant prosternés devant lui, ils l’adorèrent ; puis, ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent de l’or, de l’encens et de la myrrhe : de l’or comme à un roi ; de l’encens, comme à Dieu ; de la myrrhe comme à un homme mortel. Les Mages, après avoir adoré Jésus-Christ, se préparaient à aller trouver Hérode, pour l’engager à venir à son tour offrir ses hommages à ce divin Enfant ; mais un ange les avertit, pendant leur sommeil, de n’en rien faire, et ils retournèrent dans leur pays par un autre chemin.
On appelle Épiphanie la fête que l’Église célèbre chaque année, le 6 janvier, en mémoire de l’adoration de Jésus-Christ par les Mages. Épiphanie veut dire manifestation, et cette fête est ainsi appelée, parce que c’est le jour où Jésus-Christ s’est manifesté aux gentils, c’est-à-dire aux peuples distingués du peuple de Dieu.
La même fête est appelée le jour des Rois, parce qu’on croit communément que les Mages qui adorèrent Jésus-Christ étaient rois.

Presentation de Jesus au templeD : Quel jour a-t-il été présenté au temple ?
R : Quarante jours après sa naissance, le jour de la purification de la sainte Vierge, qu’on appelle communément la chandeleur.

D’après la loi de Moïse, les parents étaient obligés d’offrir à Dieu, dans le temple, leur enfant premier-né et de le racheter à prix d’argent. Quarante jours après la naissance de Jésus, Marie se rendit au temple pour accomplir la loi : Celui à qui tout appartient fut racheté par quelques pièces de monnaie. En même temps que la sainte Vierge présenta son Fils et le racheta, elle se soumit elle-même à une autre loi de Moïse, suivant laquelle toute mère devait aller au temple se purifier, quarante jours après la naissance de l’enfant si c’était un fils, et quatre-vingts jours si c’était une fille. On devait offrir un agneau et une tourterelle si l’on était riche, et simplement deux tourterelles si l’on était pauvre. Marie étant trop pauvre pour offrir un agneau, ne présenta que deux tourterelles. Sans doute la plus pure des vierges n’était point assujettie à cette loi ; cependant Marie s’y soumet et nous donne en cela une grande leçon d’obéissance et d’humilité.
La fête de la Présentation de Jésus au temple et de la Purification de Marie se célèbre le 2 février. Cette fête est aussi appelée la Chandeleur, à cause des chandelles ou cierges que l’Église est dans l’usage de bénir ce jour-là, et de mettre entre les mains du clergé et du peuple.

D : Quelles sont les principales circonstances de la vie de Jésus-Christ après sa présentation au temple ?
R : Les principales circonstances de la vie de Jésus-Christ après sa présentation au temple sont : sa fuite en Égypte, son séjour à Nazareth, et sa présence à Jérusalem au milieu des docteurs.
D : Pourquoi Marie et Joseph conduisirent-il l’Enfant Jésus en Égypte ?
R : Ce fut pour le soustraire à la fureur d’Hérode, qui, voulant le mettre à mort, fit massacrer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui se trouvaient à Bethléem et dans les environs.

Hérode cependant, qui avait appris des Mages qu’il était né un roi Sauveur, et qui en concevait de vives inquiétudes, fit mettre à mort tous les enfants males nés depuis deux ans à Bethléem et dans les environs, comptant bien que l’enfant qui lui portait ombrage ne manquerait pas d’être enveloppé dans ce massacre général. Mais un ange apparut à Joseph pendant qu’il dormait, et lui ordonna de fuir en Égypte avec l’enfant et sa mère, et d’y demeurer jusqu’au temps où il en serait rappelé. Joseph se leva et partit aussitôt sans hésiter. Après la mort d’Hérode, l’ange apparut de nouveau à Joseph et lui dit : « Levez-vous prenez l’enfant et sa mère, et retournez dans la terre d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant sont morts. » Joseph obéit, et s’en revint dans la terre d’Israël. Mais ayant appris qu’Archélaüs régnait en Judée à la place d’Hérode, son père, il craignit d’y aller, et ayant reçu, pendant qu’il dormait, un ordre du Ciel, il se retira dans les terres de Galilée et vint s’établir à Nazareth.

D : Que savons-nous du séjour de Jésus à Nazareth ?
R : Nous savons qu’il y vécu jusqu’à l’âge de trente ans, avec la sainte Vierge et saint Joseph et qu’il leur était soumis.

L'Évangile ne renferme pas l’histoire de l’enfance de Jésus-Christ, mais le peu qu’il nous en apprend est bien instructif : « L’enfant, dit la Sainte Ecriture, croissait en âge et en force ; il était plein de sagesse, et la grâce de Dieu était en lui. Il était soumis à Joseph et à Marie, sa mère. » Voilà en peu de mots, le modèle de la vie et des vertus d’un enfant chrétien. Il doit toujours devenir plus sage à mesure qu’il grandit, de manière à mériter que Dieu le bénisse ; et à l’exemple de Jésus, il doit être aussi d’une soumission parfaite à ses parents et à ses maîtres.

Jesus au milieu des docteursD : Que fit Jésus-Christ au milieu des docteurs ?
R : Jésus-Christ étant allé, à l’âge de douze ans, au temple de Jérusalem, avec Marie et Joseph, resta trois jours au milieu des docteurs, et les étonna par la sagesse de ses paroles.

Joseph et Marie allaient tous les ans à Jérusalem, à la fête de Pâques, pour accomplir dans le temple ce qui était prescrit par la loi. Quand Jésus fut âgé de douze ans, il les accompagna. Les jours de la fête étant passés, ils retournèrent à Nazareth, et l’enfant resta à Jérusalem sans qu’ils s’en aperçussent. Toutefois ils remarquèrent bientôt qu’il n’était point avec eux, et ils le cherchèrent pendant toute une journée parmi leurs parents et leurs connaissances. Ne l’ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem. Au bout de trois jours enfin, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant, et tous ceux qui l’entendaient parler étaient étonnés de la sagesse de ses réponses. Sa mère lui dit alors : « Mon fils, pourquoi avez-vous agi de la sorte envers nous ? Voilà que nous vous cherchions tout affligés, votre père et moi. »« Pourquoi me cherchiez-vous, leur répondit-il, ne savez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des choses qui regardent mon Père ? ». Jésus-Christ, par cette réponse, a voulu nous apprendre que, lorsqu’il s’agit du service de Dieu, aucun motif, aucune considération ne doit nous arrêter et nous empêcher de remplir notre devoir : la gloire de Dieu avant tout.

Bapteme de JesusD : Que fit Jésus-Christ à l’âge de trente ans ?
R : Jésus-Christ, à l’âge de trente ans alla trouver saint Jean-Baptiste, et reçut de lui le baptême, qui n’était qu’une préparation au baptême de la loi nouvelle.

Saint Jean, surnommé Baptiste, parce qu’il administrait le Baptême était fils de Zacharie et d’Élisabeth, cousine de la sainte Vierge. Il vint au monde six mois avant Jésus-Christ. Destiné à être le précurseur du Messie, c’est-à-dire à annoncer sa venue aux Juifs, il se retira dès son enfance dans le désert, et y vécut dans les rigueurs de la pénitence la plus austère. Lorsque Jésus eut atteint sa trentième année, Jean quitta sa solitude et vint sur les bords du Jourdain, où il commença à prêcher la pénitence en disant : « Faites pénitence, car le royaume des cieux est proche ». Les habitants de la Judée accouraient en foule pour l’entendre, et il les baptisait avec l’eau du Jourdain. Jésus vint lui-même du fond de la Galiée, et, pour nous donner l’exemple d’une parfaite humilité, il voulut, comme les autres, être baptisé par saint Jean. Mais Jean, l’ayant aperçu, s’humilia en sa présence : « C’est moi, dit-il, qui devrais recevoir de vous le baptême, et vous venez à moi ! » Jésus lui répondit : « Laissez-moi faire maintenant ; car c’est ainsi qu’il faut que nous accomplissions toute justice ». Alors Jean ne résista plus et baptisa Jésus. Le baptême de Jean ne remettait pas les péchés ; c’était une simple cérémonie de religion qui servait de préparation au baptême de Jésus-Christ et un engagement à embrasser la pénitence. Après le baptême de Jean, celui de Jésus-Christ était nécessaire, pour obtenir la rémission des péchés et la grâce sanctifiante. C’est pourquoi saint Paul ayant trouvé à Éphèse quelques disciples qui n’avaient reçu que le baptême de Jean, il leur fit recevoir le baptême de Jésus-Christ.

D : Qu'arriva-t-il de remarquable au baptême de Jésus-Christ ?
R : Au baptême de Jésus-Christ, le Saint-Esprit descendit sur Lui sous la forme d’une colombe, et le Père éternel fit entendre ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toutes mes complaisances ».

Aussitôt après que Jésus fut sorti de l’eau, le ciel s’ouvrit et on vit le Saint-Esprit descendre en forme de colombe et se reposer sur lui ; en même temps on entendit une voir qui disait du haut des cieux : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances ». Une colombe avait annoncé la fin du déluge, et c’est encore une colombe qui manifeste au monde le Sauveur. Elle est le symbole de l’innocence et de la tendresse ; rien ne convenait mieux qu’une colombe pour désigner Celui qui était la pureté même, et dont le cœur était si rempli d’amour pour les hommes qu’il venait racheter au prix de son sang ».

D : Où se retira Jésus-Christ après son baptême ?
R : Il se retira dans le désert, y jeûna pendant quarante jours et quarante nuit, et fut ensuite tenté par le démon.

Jésus-Christ, après son baptême, se retira dans le désert, et y observa, pendant quarante jours et quarante nuits un jeûne rigoureux. C’est en mémoire de ce jeûne que le carême fut institué par l’Église pour disposer les fidèles à bien célébrer la fête de Pâques. Jésus-Christ fut ensuite tenté par le démon qui, le voyant pressé par la faim, lui dit : « Si vous êtes le Fils de Dieu commandez que ces pierres deviennent du pain. Mais Jésus, connaissant sa malice, lui répondit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », c’est-à-dire de la nourriture spirituelle qui vivifie son âme par la révélation. Le tentateur transporta ensuite Jésus sur le haut du temple et lui dit : « Si vous êtes le Fils de Dieu, jetez-vous en bas, car il est écrit que Dieu ordonnera à ses anges d’avoir soin de vous, qu’ils vous porteront dans leurs bras, de peur que vous ne heurtiez le pied contre quelque pierre » — « Il est écrit aussi, lui répondit Jésus, vous ne tenterez point le Seigneur votre Dieu ». Le démon, deux fois vaincu, ne désespère pas encore de sa victoire : il porte Jésus sur une haute montagne, d’où il fait voir tous les royaumes du monde avec la gloire, qui les accompagne : « "Je vous donnerai toutes ces choses, lui dit-il, si en vous prosternant devant moi vous m’adorez". Mais Jésus, repoussa cette dernière attaque du tentateur en lui disant : "Retire-toi, Satan ; car il est écrit : Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul" ». Le démon se retira alors, et les anges s’approchèrent de Jésus pour le servir. Jésus permit que le démon le tentât, pour nous apprendre que les plus grands saints ne sont pas à l’abri des tentations, et que pour rester vertueux dans le monde il faut combattre. Il a voulu aussi nous montrer de quelle manière nous devions résister à l’ennemi du salut, et de quelles armes il fallait se servir contre lui ; ces armes sont la vigilance, la prière, l’humilité et la mortification.

D : Que fit-il en sortant du désert ?
R : Jésus-Christ, en sortant du désert, choisit douze disciples, auxquels il donna le nom d’apôtres, les prit à sa suite, et commença à prêcher l’Évangile.

Jésus-Christ en sortant du désert, commença à prêcher en disant : « Faites pénitence, car le royaume des cieux est proche ». Un grand nombre de personnes ne tardèrent pas à le suivre pour entendre sa parole et être témoins des miracles qu’il opérait. Ceux qui suivaient ainsi Jésus-Christ étaient ce qu’on appelle ses Disciples. Parmi eux, Jésus-Christ en choisit douze, auxquels il donna le nom d’Apôtres, ce qui veut dire envoyés ; son dessein était d’établir sur eux l’édifice de son Église, et, après sa résurrection, il les envoya dans tout le monde pour prêcher et baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Ésprit, et leur donna le pourvoir de faire toutes sortes de guérisons et de miracles. Voici le nom des douze apôtres choisis par Jésus-Christ : Pierre, André, Jean l’Evangéliste, Philippe, Jacques le Majeur, Barthélemi, Thomas, Matthieu, Simon, Thadée ou Jude, Jacques le Mineur et Judas d’Iscarioth. Ce dernier ayant trahi son Maître, et s’étant pendu de désespoir, on choisit saint Mathias en sa place.
Jésus-Christ, accompagné de ses douze apôtres, parcourut les villes et les bourgades de la Judée, pour annoncer l’Évangile aux pauvres, instruire les ignorants, consoler les affligés et convertir les pécheurs.

D : Que veut dire le mot Évangile ?
R : Le mot Évangile signifie bonne nouvelle.
D : Quelle bonne nouvelle annonçait Jésus-Christ ?
R : Jésus-Christ annonçait qu’il était le Messie promis depuis si longtemps, l’attente et le salut des nations.

Évangile vient d’un mot grec qui signifie bonne nouvelle ; on appelle ainsi la doctrine prêchée par Jésus-Christ, parce qu’il est venu apporter aux hommes la plus heureuse nouvelle qu’ils pussent désirer, à savoir : que le Messie avait enfin paru dans le monde, et qu’il était Lui-même ce Messie attendu depuis tant de siècles, et qui devait être le salut des nations, c'est-à-dire réconcilier l’homme avec Dieu, le Ciel avec la terre.
On donne aussi le nom d’Évangile aux livres du Nouveau-Testament qui racontent la vie, les miracles, la mort, la résurrection et la doctrine de Jésus-Christ. Ces livres sont au nombre de quatre, et ont été écrits par saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean.

D : Comment Jésus-Christ montrait-il qu’il était le Messie ?
R : Par l’accomplissement des prophéties en sa Personne, et par toutes sortes de miracles.

Les prophètes, par le ministère desquels Dieu avait renouvelé, d’âge en âge, la promesse d’un Sauveur, ne s’étaient pas bornés à annoncer au monde ce Sauveur, ce Christ ou Messie, qui devait être la lumière des nations et le médiateur entre Dieu et les hommes ; ils avaient dit à quels caractères distinctifs on pourrait le reconnaître ; avaient raconté d’avance tous les traits de sa vie, de sa mort et de son règne futur. Or, Jésus-Christ a réuni en sa Personne tous les caractères qui devaient se trouver dans le Messie, il a accompli littéralement et jusque dans les moindres détails tout ce qu’ils en avaient annoncé ; c’est donc avec raison qu’il disait aux Juifs : « Voici celui que regardent les prophéties, je suis le Christ ». En effet, il était prédit dans Isaïe qu’une vierge serait la mère du Messie. « Voilà qu’une vierge concevra et enfantera un fils qui sera appelé Emmanuel » ; or, d’après les évangélistes, Jésus-Christ est né d’une vierge, par la seul opération du Saint-Esprit. Le Messie, d’après le prophète Michée, devait naître à Bethléem ; or, il est constant que c’est à Bethléem que Jésus-Christ est venu au monde. Jacob, étant sur le point de mourir, avait fixé la venue du Messie au temps où l’autorité sortirait de la maison de Juda ; or, il est constant que lorsque Jésus-Christ commença à exercer son ministère, les juifs avaient perdu entièrement l’autorité souveraine, etc. En un mot, tout ce qui est arrivé à Jésus-Christ avait été prédit par les prophètes ; et tout ce qui avait été prédit par les prophètes, par rapport au Messie, s’est accompli en la Personne de Jésus-Christ. Jésus-Christ a donc prouvé, par l’accomplissement des prophéties en sa Personne, qu’il était le Messie ; il l’a démontré aussi par les innombrables miracles qu’il opérait.

Jesus rend la vue a un aveugleD : Quels miracles faisait-il ?
R : Il rendait la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds, la parole aux muets, l’usage de leurs membres aux paralytiques ; il multipliait les pains, guérissait les malades et ressuscitait les morts.

Le prophète Isaïe avait dit, en parlant du Messie : « Dieu Lui-même viendra et vous sauvera ; alors les yeux des aveugles verront le jour, et les oreilles des sourds seront ouvertes ; alors le boiteux s’élancera comme un cerf, et la langue des muets sera déliée ». Tous ces miracles, Jésus-Christ les a opérés et bien d’autres encore. Pendant qu’il était sur terre, il rendait la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds, la parole aux muets. On présente à Jésus-Christ un homme muet possédé du démon ; d’un seul acte de sa volonté Jésus chasse le démon, et le muet parle. Un autre démoniaque était tout à la fois aveugle et muet ; Jésus opère sa délivrance, lui rend en même temps la parole et la vue, et tout le peuple s’écrie, dans les transports de son admiration : N’est-ce point-là le fils de David ? Il rendait l’usage de leurs membres aux paralytiques. Un homme avait la main droite desséchée ; Jésus lui dit "Étendez votre main" ; cet homme étend la main et elle devient saine. Il multipliait les pains. Cinq mille hommes le suivent dans le désert pour entendre sa parole ; leur application à l’écouter leur fait oublier les besoins de la nature ; Jésus saura pourvoir à ce qu’ils ne manquent point de la nourriture qui leur est nécessaire : cinq pains et deux poissons lui suffisent pour la procurer à cette multitude, et on remporte douze paniers pleins de morceaux qui étaient restés. Il guérissait les malades. Un père désolé supplie Jésus avec instance de venir tirer son fils des portes du tombeau : "Venez, Seigneur, lui dit-il avant que mon fils meure". Jésus, sans se déranger, lui répond : "Allez votre fils est guéri". Plein de confiance en cette parole, le père retourne en sa maison, rencontre dans son chemin ses serviteurs qui venaient au-devant de lui pour lui apprendre que son fils avait recouvré la santé, et reconnaît que la maladie a cessé à l’heure même que Jésus a parlé. Il ressuscitait les morts. La fille de Jaïre, chef de la Synagogue de Capharnaüm, venait d’expirer : Jésus, accompagné de quelques-uns de ses disciples, entre dans le lieu où l’enfant était sans vie, la prend par la main et lui dit : "ma fille, levez-vous, je le commande" et à l’instant même elle se lève et se met à marcher. Voilà quelques-uns des innombrables miracles que Jésus opérait, miracles qui annoncent une puissance surhumaine, et par lesquels il montrait qu’il était le Messie, le Fils de Dieu, Dieu comme son Père et tout-puissant comme Lui.

TRAITS HISTORIQUES

La grotte de Bethléem dans laquelle Jésus-Christ vint au monde, se trouve aujourd’hui renfermée dans l’enceinte de l’église de la Nativité. On y descend par un escalier de seize marches. C’est une caverne naturelle, dont une partie a été couverte de maçonnerie, et dont la voûte et les parois ont été revêtus de marbre par la piété des fidèles. Le pavé est lui-même tout composé de marbre blanc avec des incrustations en jaspe et en porphyre. Au milieu se trouve une étoile d’argent, posée en 1777, et sur laquelle on a gravé en latin ces mots :

C’EST ICI MÊME QUE JÉSUS-CHRIST EST NÉ DE LA VIERGE MARIE

Des rois, des empereurs, des princes, des millions de pèlerins sont venue se prosterner, prier, adorer en cet endroit où Jésus-Christ est né pour notre salut et y ont laissé de riches témoignages de leur munificence.
Après la mort de saint Ignace, martyr, on trouva le nom adorable de Jésus gravé sur sa poitrine en lettres d’or.

On portait le fils de la veuve de Naïm. Pénétré de compassion à la vue de cette mère affligée, Jésus approche, touche le cercueil en disant : « Jeune homme, levez-vous, je vous le commande. En même temps celui qui était mort se lève, parle, et Jésus le rend à sa mère.

Il faut, dit Bayle, avoir un front d’airain pour nier les miracles rapportés dans les livres saints, et pour s’inscrire en contre des faits de cette nature.

« Son précepte par excellence, dit Père Ravignan, c’est l’humble, douce et bienfaisante charité... Jamais homme n’a parlé comme cet Homme ! Partout sur son passage, à sa voix, naissent les plus éclatants prodiges, et ces prodiges sont des bienfaits, car il passe en faisant le bien... Je ne sais quelle sublimité paisible de grandeur, de bonté, de génie, de puissance, éclate en Lui et révèle plus que l’homme, plus que l’ange... Tel est Jésus-Christ »


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