|
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. DIXIÈME LEÇON LE MYSTÈRE DE L'INCARNATION DEMANDE : Dieu abandonna-t-il l’homme après sa chute ?
D : Quand Dieu a-t-il donné ce Sauveur au monde ? Pendant ces quatre mille ans, Dieu ne cessa de renouveler aux hommes, par le ministère des prophètes, la promesse d’un Sauveur qu’il avait faite au premier homme, aussitôt après sa chute. Les prophètes étaient des hommes inspirés, qui avaient le don de l’avenir. Les plus célèbres furent Isaïe, Jérémie, Daniel et Ézéchiel. D : Pourquoi a-t-il tant différé ? Si Dieu eut envoyé tout de suite le Sauveur qu’il avait promis, les hommes n’auraient pas senti assez le besoin qu’ils avaient d’un tel secours. Si la réparation du péché eut suivi immédiatement le péché, ils n’auraient pas assez compris jusqu’à quel point il les avait dégradés. Mais n’ayant eu, pendant un grand nombre de siècles, d’autre guide que leur raison aveuglée, et ayant été constamment plongés dans les plus épaisses ténèbres et les superstitions les plus grossières et les plus honteuses, ils ont pu se convaincre, par une longue et triste expérience, qu’ils n’étaient que faiblesse, que misère, et qu’ils étaient, par eux-mêmes, dans l’impuissance de faire le bien et de connaître ce qu’il leur importait le plus de savoir. D : Les hommes ont-ils pu se sauver pendant ces quatre mille ans (qui ont précédé la venue du Sauveur) ? Pendant les quatre mille ans qui ont précédé la venue du Sauveur, Dieu, dans sa miséricorde, appliquait aux hommes, par anticipation, les mérites futurs de son Fils ; il leur accordait des grâces, et ils pouvaient, en faisant un bon usage de ces grâces, vivre dans la sainteté et la justice. Mais pour être sauvé, avant la venue du Sauveur, il fallait :
Le Sauveur que Dieu nous a donné, c’est son propre Fils, son Fils unique, son Verbe, qui afin de pouvoir souffrir et mourir pour nous, s’est fait homme et est devenu en tout semblable à nous l’exception du péché. Ce n’est ni le Père, ni le Saint-Esprit, qui s’est fait homme, mais le Fils seul ; ce n’est ni la première, ni la troisième Personne de la sainte Trinité qui s’est revêtue de notre nature, mais la seconde personne seule. D : Comment le Fils de Dieu s’est-il fait homme ? D : Où le Fils de Dieu a-t-il pris ce corps et cette âme ? D : Comment a-t-il été conçu dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie ? Lorsque le temps où le Sauveur devait paraître sur la terre fut arrivé, l’Ange Gabriel fut envoyé à une Vierge nommée Marie, et lui annonça que Dieu l’avait choisie pour être la Mère du Sauveur des hommes. Marie fut troublée en entendant les paroles de l’Ange Dès l’âge le plus tendre elle avait consacré à Dieu son Cœur et son corps ; et ce ne fut que lorsque l’Ange lui eut positivement assuré qu’elle ne cesserait point d’être Vierge en devenant mère, qu’elle répondit : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. » Alors le Saint-Esprit, par un miracle, par un prodige au-dessus des lois de la nature, forma, dans le sein de Marie, et de la propre substance de cette Vierge sainte, un corps semblable au nôtre ; puis Dieu le Père tira du néant et unit à ce corps une âme comme la nôtre, mais toute sainte ; et au même instant le Fils de Dieu, la seconde Personne de la saint Trinité, s’unit à ce corps et à cette âme par un lien indissoluble que la mort même ne devait pas rompre, et qui devait subsister pendant toute l’éternité. D : Le Fils de Dieu a-t-il cessé d’être Dieu en se faisant homme ? Le Fils de Dieu s’est fait homme, sans rien perdre pour cela de sa divinité. Et de même qu’un prince qui pour aller consoler un malheureux dans sa prison, descendrait de son trône et prendrait les habits du dernier de ses sujets, ne laisserait pas de conserver, sous ces haillons, toute sa dignité, toute sa puissance royale ; de même le Fils de Dieu, en se faisant homme, en se revêtant de notre nature, a-t-il toujours continué d’être ce qu’il était, sans que sa nature divine en ait souffert la moindre altération.
D : Il y a donc en Lui deux natures ? D : Y a-t-il aussi en Lui deux Personnes ? Le Fils de Dieu, depuis son incarnation, est tout à la fois Dieu et homme. Il est Dieu : « Au commencement, dit saint Jean, était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu [...] Et le verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ». La même vérité se trouve clairement exprimée dans plusieurs autres passages de l’Évangile où le Sauveur se dit positivement le Fils de Dieu, égal en tout à son Père. Il est homme puisqu’il y a en lui tout ce qui constitue l’homme : une âme et un corps semblables aux nôtres. D : La très sainte Vierge est-elle véritablement Mère de Dieu ? D : Pourquoi la Mère de Dieu est-elle appelée la sainte Vierge ?
D : Comment appelle t-on le Fils de Dieu fait homme ? Le Fils de Dieu fait homme est appelé Jésus-Christ ; ainsi, Jésus-Christ est le Fils de Dieu fait homme. Toutes les fois donc que nous entendrons prononcer ce Nom, nous devons penser à l’excessive tendresse du Verbe divin qui s’est revêtu de notre nature et est devenu semblable aux pécheurs, afin de les arracher de la captivité du démon et du péché. D : Que veut dire le mot « Jésus » ? Le nom de Jésus veut dire Sauveur, et le Fils de Dieu le mérite à juste titre, puisui’il nous a sauvé de l’esclavage du démon et de la réprobation que méritaient nos péchés. On donne aussi au Fils de Dieu fait homme le nom de « Rédempteur », pour exprimer qu’il a répandu son Sang et donné sa vie pour délivrer les hommes de la servitude dans laquelle ils gémissaient. Rédempteur veut dire qui rachète, qui paie une somme afin de rendre à la liberté un prisonnier, un captif. Nous étions tous les captifs du démon ; le Fils de Dieu nous a rendus à la liberté, et la somme qu’il a donnée pour cela, c’est son propre Sang qu’il a versé jusqu’à la dernière goutte sur la croix. D : Que veut dire le mot « Christ » ? On sacrait, dans l’ancienne loi, les rois, les prêtres et les prophètes ; on leur faisait des onctions avec de l’huile. Dans la loi nouvelle, on fait aussi des onctions aux prêtres et aux rois pour les consacrer au Seigneur. Le nom de Christ ou de Messie, qui signifie la même chose que sacré ou qui a reçu une onction sainte, est donné au Fils de Dieu fait homme, parce qu’il a réuni dans sa Personne la dignité de roi, de prêtre et prophète. Il est le Roi des rois et le Seigneur des Seigneurs : son Père lui a donné tout pouvoir sur les hommes ; il règne sur toutes les nations, et son règne n’aura point de fin. Il est prêtre éternel : et qui jamais mérita mieux ce titre que Celui qui a offert et qui offre encore tous les jours le plus auguste et le plus saint de tous les sacrifices ? Tous les prêtres ne sont prêtres qu’en Lui et par Lui. Il est prophète : l’avenir n’ayant rien de caché pour lui, il a prédit toutes les circonstances de sa Passion, de sa mort, de sa résurrection et de l’établissement de son Église, et c’est Lui-même qui a parlé par les prophètes. L’Homme-Dieu, Roi-prêtre et prophète tout à la fois, n’a point été sacré d’une onction corporelle et sensible ; Dieu le Père n’a point employé des cérémonies extérieures pour sacrer son Fils ; l’onction qu’il a reçue, c’est la divinité ; c’est à dire que la divinité, en s’unissant à son âme et à son corps, les a pleinement consacrés, puisque par là ils sont devenus l’âme et le corps d’un Dieu. D : Qu’est-ce donc que le mystère de l’Incarnation ? Le mystère de l’lncarnation, c’est l’union de la nature divine avec la nature humaine ; union si étroite, si intime, que ces deux natures ne font qu’une seule personne : en sorte que l’homme est vraiment Dieu, et que Dieu est vraiment homme. TRAITS HISTORIQUES Le comte Armogaste, fils de Genséric lui-même, ce cruel propagateur de l’hérésie arienne, confessa dans les supplices la divinité de Jésus-Christ. On lui lia tous les membres avec des cordes, et on le jeta en prison. Armogaste prononça le nom de Jésus, et ses liens tombèrent aussitôt. On le pendit à un pieu la tête en bas. Mais, ô prodige ! à peine eut-il prononcé ces paroles : « Jésus-Christ est Dieu ! » qu’il s’endormit sans douleur, comme sur un lit de repos. On trouva gravées sur le cœur de sainte Madeleine de Pazzi ces paroles qu’elle avait répétées si souvent : « Le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ». Voir aussi : Enseignement pour enfants sur le Mystère de l'incarnation
|