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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière du Baptême Confirmation Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. HUITIÈME LEÇON DE LA CHUTE DE L'HOMME DEMANDE : Dans quel état Dieu avait-il créé Adam et Ève ?
D : Où Dieu plaça-t-il Adam et Ève ? Adam et Ève furent placés dans un lieu de délices, appelé le Paradis terrestre. Ce mot Paradis vient d’un terme hébreu qui signifie un jardin, un verger, un lieu planté d’arbres fruitiers. Dans le Nouveau Testament, le mot Paradis signifie un lieu de délices où les âmes des justes jouissent de la béatitude éternelle. Le paradis terrestre est aussi appelé Jardin d’Èden, parce qu’il était situé dans Éden, province d’Orient . Un ciel pur et riant, des sources riches et salubres une ravissante et majestueuse variété de sites et de perspectives, des arbres de toute espèce chargés de fruits d’un goût et d’un parfum exquis ; en deux mots, la nature primitive étalent toute sa richesse et déployant toute sa fécondité : tel fut le Jardin d’Éden. Quatre fleuves majestueux en formaient comme l’enceinte ; ces quatre fleuves étaient le Phison, le Géhon, le Tigre et l’Euphrate. — Les habitants de ce séjour enchanté ne devaient être sujets ni aux maladies ni à la mort. Oui, Adam et Ève devaient être à l’abri de toutes les souffrances, de toutes les infirmités, de toutes les misères qui plus tard ont affligé l’humanité, et après avoir passé un certain temps sur la terre, ils auraient été enlevés au ciel sans mourir. Dieu, dit l’Écriture, avait créé l’homme immortel ; si l’homme n’avait point péché, il n’aurait jamais été sujet à la mort ; mais comme le péché est entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le péché, ainsi la mort est passée dans tous les hommes par ce seul homme en qui tous ont péché. (St. Paul, aux Romains.) D : Ont-ils longtemps demeuré dans cet état ? L’heureux état dans lequel furent créés Adam et Ève ne fut point de longue durée. Parmi les différents arbres qui faisaient la richesse et l’ornement du paradis terrestre, il y en avait deux que Dieu avait plantés au milieu l’un était l’arbre de vie, ainsi appelé parce que son fruit devait conserver la vie à ceux qui en mangeraient ; et l’autre, l’arbre de la science du bien et du mal, parce que le bonheur ou le malheur de l’homme était en quelque sorte attaché à cet arbre : c’est-à-dire que si l’homme n’en avait pas mangé, il n’aurait jamais connu que le bonheur, et qu’en en mangeant, contre l’ordre de Dieu, devait tomber dans un abîme de malheur et de misère. Dieu permit à nos premiers parents de manger du fruit de tous les arbres du paradis ; il n’en excepta qu’un seul. Pour éprouver leur soumission et leur fidélité, pour les faire souvenir qu’ils avaient un maître vers son Créateur, il leur défendit de manger du fruit de l’arbre de la science du bien et du mal, et il le leur défendit sous peine de mort. « Le jour où vous en mangerez, leur dit-il, vous mourrez très-certainement, » c’est-à-dire vous deviendrez sujets à la mort. Rien n’était plus facile que d’observer ce commandement du Seigneur ; et, sans doute, Adam et Ève étaient bien résolus d’y être toujours fidèles. Mais le démon, jaloux de leur bonheur, mit tout en œuvre pour les porter à désobéir à Dieu. Sous la figure d’un serpent, il s’approche de la femme et dit, en lui montrant l’arbre de la science : Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne pas manger du fruit de tous les arbres du paradis ? Nous mangeons du fruit des arbres qui sont dans le paradis ; mais pour ce qui est du fruit de cet arbre, qui est au milieu du paradis, Dieu a commandé de n’en point manger et de n’y point toucher, de peur que nous mourions. » Le serpent répondit à la femme : « Assurément quand vous en mangeriez, vous ne mourriez pas ; mais Dieu sait qu’aussitôt que vous en aurez mangé, vous deviendrez semblables à lui, connaissant le bien et le mal. La femme, séduite par ces paroles, considéra que le fruit de cet arbre était bon à manger qu’il était agréable à la vue ; et en ayant pris, elle en mangea et en donna à son mari qui en mangea aussi. Oh, quelle faute ! Voilà donc Adam et Ève, qui étaient si heureux, devenus, comme les mauvais anges, rebelles à Dieu par leur désobéissance. Ils eurent à peine péché, que leurs yeux furent ouverts, et ils connurent le mal dans toute sa laideur. Honteux, ils voulurent fuir pour se cacher : mais comment échapper aux regards de Dieu ? TRAITS HISTORIQUES Pourquoi craignez-vous sans cesse ? demandait-on à un chrétien qu’on voyait dans une crainte perpétuelle. Il répondit : Je crains d’être tenté et de succomber à la tentation, n’ai-je pas sujet de craindre ? Adam et Ève ont succombé à la tentation dans le paradis terrestre ; Lucifer et ses anges ont succombé dans le ciel ; Judas dans la société de Jésus-Christ ! comment ne craindrais-je pas ? L’apôtre saint Paul ne dit-il pas qu’il faut opérer son salut avec crainte et avec tremblement ? Mais ajouta-t-il ma crainte est accompagnée de confiance, et je sais que si je fuis avec soin les occasions du péché, Dieu ne permettra point que je sois tenté au dessus de mes forces, et que j’obtiendrai de sa bonté les grâces nécessaires pour triompher du démon.
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