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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. DEUXIÈME LEÇON DIEU
Il y a un Dieu, auteur et créateur de tout ce qui existe ; telle est la première vérité que la religion de Jésus-Christ nous enseigne ; vérité que dans tous les siècles la croyance du genre humain a proclamée et que le cri général de la nature et de la raison a prêchée et persuadée aux hommes ; mais contre laquelle se sont élevés un petit nombre d'âmes irréligieuses et de cœurs corrompus. Ceux qui n'admettent point l'existence de Dieu se nomment athées, ce qui veut dire hommes sans Dieu, et leur monstrueuse négation s'appelle athéisme. D : Pourquoi croyez-vous qu'il y a un Dieu ? Oui, si Dieu n'existait pas, le monde, et tout ce qu'il renferme, n'aurait pu exister ; car qui lui aurait donné l'existence ? L'aurait-il reçue de lui-même ? Mais ce qui n'est pas est-il capable de quelque chose ? Conçoit-on que ce qui a été pendant une éternité dans le néant puisse en sortir, à moins qu'un être déjà existant, et par conséquent un Être éternel et tout puissant, ne l'en tire par sa volonté ? D : Pourquoi dites-vous que, sans Dieu, le monde, et tout ce qu'il renferme, n'aurait pu exister ? La plus petite maison suppose un ouvrier qui l'a construite, et on ne pourrait s'empêcher de regarder comme un insensé celui qui oserait dire ou penser que tel édifice, que cette église, par exemple, n'est point l'ouvrage des hommes, mais qu'elle s'est faite elle-même, et que les matériaux dont elle se compose, la pierre, le bois, le fer, s'étant mis un jour en mouvement sont allés occuper d'eux-mêmes la place où nous les voyons. Oui, on regarderait avec raison comme un insensé celui qui tiendrait un pareil langage. Mais si la moindre maison annonce un ouvrier qui l'a construite, et si on ne peut sans folie y voir l'œuvre du hasard, à combien plus forte raison ne serait-ce pas une insigne folie d'attribuer au hasard l'univers qui est si rempli de merveilles, et dont toutes les parties sont disposées dans un ordre si admirable et si parfait ? Le monde existe : donc il y a un ouvrier souverainement intelligent et souverainement habile qui lui a donné l'existence ; or, cet ouvrier souverainement intelligent et souverainement habile, ce suprême architecte, c'est Dieu.
L'univers est un chef-d'œuvre de sagesse et d'intelligence. De quelque côté que nous tournions nos regards, dans le tout et dans les parties, quel ordre, quelle symétrie admirables n'apercevons-nous pas ? Chaque chose est évidemment faite l'une pour l'autre : la terre, les cieux, la mer, les éléments et les saisons, tout se lie, tout s'enchaîne et concourt à l'harmonie de tous les êtres. Ces astres qui roulent sur nos têtes, et dont la marche est si réglée et si constante ; ces globes de lumière qui brillent au firmament et qui sont placés dans une telle distance, par rapport à nous, que nous en sommes éclairés, échauffés d'une manière salutaire, sans en être consumés ; ces millions de monde semés de toutes parts dans l'espace avec tant d'éclat et de magnificence, forment un système complet où tout s'enchaîne, où tout se prête un secours mutuel et est soumis à une mutuelle dépendance. Dira-t-on que tout cela est l'effet du hasard ? mais le hasard n'est rien qu'un mot qui désigne notre ignorance d'une cause ou d'une loi ; le hasard n'a jamais formé la plus chétive cabane : comment donc aurait-il pu donner l'existence au monde ? D : Tous les hommes croient donc à l'existence de Dieu ? Tous les peuples, les plus barbares comme les plus civilisés, reconnaissent qu'il y a un Dieu ; tous se réunissent eu ce point, malgré les préjugés, les lois et les climats divers, malgré les habitudes contraires et les formes de gouvernement opposées ; or, qui ne sent qu'un tel accord serait une chose impossible, si la nature elle même ne l'avait inspiré ? TRAITS HISTORIQUES — Un homme d'esprit, bien que gâté par l'impiété, se trouvant dans une société d'impies qui avaient fini par nier l'existence de Dieu, garda quelque temps le silence. On se tourna vers lui comme pour lui dire : Qu'en pensez-vous ? Dans ce moment l'horloge sonna onze heures. L'habile philosophe, Diderot, la montrant du doigt, improvisa ces deux vers : que cette horloge existe et n'ait point d'horloger. — Après un dîner assaisonné d'athéisme, Diderot proposa de nommer un avocat de Dieu, et l'on choisit l'abbé Galiani. Il s'assit, et débuta ainsi : « Un jour, à Naples, un homme de la Basilicate prit devant nous six dès dans un cornet, et paria d'amener rafle de six ; il l'amena du premier coup. Je dis : Cette chance était possible. 11 remit les dès dans le cornet, trois, quatre, cinq fois ; et toujours rafle de six. Certes, m'êcriai-je, les dès sont pipés ; et ils l'étaient. Philosophes, quand je considère l'ordre toujours renaissant de la nature, ses lois immuables, ses révolutions toujours constantes dans une infinie variété, cette chance unique et conservatrice d'un monde tel que nous le voyons, qui revient sans cesse, malgré cent autres millions de chances de perturbation et de destruction, je m'écrie : Certes la nature est pipée ! » Cette saillie originale ne mit pas les rieurs du côté de l'athéisme.
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