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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTPETIT CATÉCHISME POUR LES ENFANTS. DIXIÈME LEÇON DE LA CONFESSION DEMANDE : Qu'est-ce que la confession ? Le mot confession signifie : aveu, déclaration. Confesser ses péchés, c'est en faire l'aveu, la déclaration à un prêtre. On fait au prêtre la déclaration des péchés que l'on a commis, pour en recevoir l'absolution, c'est-à-dire, pour obtenir de lui une sentence de pardon, sentence que Jésus-Christ s'est engagé à confirmer et ratifier dans le ciel, puisqu'il a dit : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez. » D : La confession est-elle nécessaire ? C'est Dieu lui-même qui a imposé aux pécheurs l'obligation de confesser leurs péchés aux prêtres, s'ils veulent en obtenir le pardon ; par conséquent, la confession n'est point une invention des hommes. En effet, si la confession était une invention des hommes, on pourrait savoir dans le temps et par qui elle a été inventée ; or, c'est ce qu'on n'a jamais pu dire et ce qu'on ne dira jamais. D : Quelles sont les qualités d'une bonne confession ? La confession doit être humble, c'est-à-dire qu'il faut déclarer ses péchés avec beaucoup de confusion et de douleur de les avoir commis. D : Comment faut-il se confesser ? En vous présentant devant le prêtre pour vous confesser, il faut : D : Que faut-il faire ensuite ? Accoutumez-vous de bonne heure, mes enfants, à dire de vous-même tout cela au confesseur, sans attendre qu'il vous interroge sur ces divers points ; et dès que vous avez fait le signe de la croix et prié le prêtre de vous bénir, dites aussitôt : Mon père, je me suis confessé il y a un mois ; je n'ai point reçu l'absolution ; j'ai fait ma pénitence. Mon père, je m'accuse d'avoir menti six fois ; d'avoir désobéi trois fois à mes parents ; d'avoir dérobé tel objet à un de mes camarades, etc. etc. D : Quand on a fini d'accuser ses péchés, que faut-il faire ? On peut s'abstenir de cette formule d'accusation générale, lorsqu'on ne doit pas recevoir l'absolution ; si, toutefois, on s'en sert, il faut alors la terminer ainsi : « et à vous, mon père, pénitence », sans prononcer le mot absolution. En demandant une pénitence, le pénitent prie le confesseur de lui prescrire les œuvres satisfactoires qu'il doit faire pour expirer ses pêchés, et les moyens qu'il doit prendre pour ne plus y retomber. D : Que faut-il faire après cette accusation générale de ses fautes ? Les avis que le confesseur donne après la confession doivent être écoutés avec humilité et en silence ; il ne faut point se permettre de l'interrompre, et c'est une très mauvaise habitude de répondre presqu'à chaque phrase qu'il dit : Oui, mon père ; oui, mon père. S'il juge à propos de différer l'absolution, on doit s'y soumettre avec résignation, et faire de nouveaux efforts afin de se rendre digne de la recevoir au plus tôt ; s'abandonner aux murmures, ce serait se montrer bien mal disposé et prouver par là même que le confesseur a bien fait de différer l'absolution. D : Comment faut-il considérer, au saint tribunal, le prêtre à qui on se confesse ? Oui, mes enfants, vous devez voir Jésus-Christ dans la personne du confesseur. Avec quelle franchise, dès lors, ne devez-vous pas lui parler ? Avec quel respect ne devez-vous pas suivre ce qu'il vous prescrit, puisqu'il vous parle au nom de Jésus-Christ ? Avec quelle docilité ne devez-vous pas soumettre votre jugement et votre volonté à son jugement à sa volonté ? D : N'y a-t-il jamais à craindre que le confesseur ne parle de ce qu'on lui a dit en confession ? Le confesseur est tenu au secret le plus profond et le plus absolu sur tout ce qui lui a été dit dans le saint tribunal ; et, dans aucune circonstance, et sous quelque prétexte que ce soit, il ne peut, ni directement ni indirectement, ni par parole ni par signe, faire connaître ce qu'il sait par la confession. S'il manquait à ce devoir, il encourrait les peines les plus sévères et serait à jamais dégradé de ses fonctions. Au reste, il est inouï qu'aucun prêtre ait jamais violé le secret de la confession ; l'histoire nous parle de plusieurs qui ont eu à choisir entre la mort et la révélation du secret des consciences, et ils n'ont pas balancé à choisir la mort. Ainsi, vous ne devez jamais craindre que le confesseur parle de ce que vous lui aurez dit en confession ; vous devez bannir de votre esprit toute inquiétude à cet égard, et être bien persuadés que ce qu'il sait par la confession, c'est absolument comme s'il ne le savait pas. TRAITS HISTORIQUES Un homme qui, pendant plusieurs années, avait vécu dans le désordre, se rendit dans un monastère pour embrasser la vie religieuse. Le supérieur, pour l'éprouver, lui dit : Je désire que vous fassiez une confession publique de tous vos péchés. Cet homme qui était touché d'un véritable repentir de ses fautes, répondit qu'il était prêt à faire tout ce qu'on lui demanderait : il confessa donc ses fautes en présence de tous les frères du monastère. Pendant qu'il s'humiliait ainsi devant Dieu et devant les hommes, un des religieux aperçut un homme dont le regard était redoutable, qui avait à la main un livre et une plume avec laquelle il effaçait les péchés qui étaient écrits dans ce livre, à mesure que le pénitent les confessait. Au retour d'une de ses expéditions, en Afrique, le général Bedeau ayant rencontré un ecclésiastique qui se rendait à Constantine, fit faire halte à sa colonne, descendit de cheval, s'agenouilla au pied d'un arbre et se confessa, puis se tournant vers ses soldats : « Mes amis, leur dit-il, dans quelques jours nous reparaîtrons devant l'ennemi ; si quelqu'un de vous veut mettre ordre à sa conscience, qu'il sorte des rangs et fasse comme moi. » PRIÈRE Comme le Prophète-Roi, je confesserai, ô mon Dieu, contre moi-même mon injustice, et j'espère de votre miséricorde infinie que vous daignerez me pardonner. Pour aller plus loin dans cette leçon : voir la leçon n°52, sur les trois premiers Commandements de l'Eglise.
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