ANNÉE     2008 .
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SŒUR LUCIE

CAUSE DE BÉATIFICATION

Benoît XVI permet d'ouvrir la cause de béatification de sœur Lucie (Lucia dos Santos), la troisième voyante des apparitions de la Vierge Marie à Fatima, en 1917, décédée en odeur de sainteté le 13 février 2005 au carmel de Coimbra, au Portugal.

La nouvelle a été annoncé par le cardinal préfet de la congrégation romaine pour les Causes des saints, José Saraiva Martins, le mercredi 13 février en la cathédrale de Coimbra où il célébra une messe pour le troisième anniversaire de la mort de sœur Lucie : [ « Le Saint-Père a concédé le privilège de pouvoir ouvrir immédiatement l’enquête diocésaine sur la vie et les vertus de la Servante de Dieu, sans attendre le délai des cinq ans après le décès, tel qu’il est fixé par les normes canoniques ».
Le 1er novembre 2005, la Communauté de Coïmbre avait déjà demandé au Père Général, le Père Luis Arostegui, Préposé Général des Carmes Déchaux, que ce soit la Postulation de l’Ordre qui se charge de conduire la cause ; et le Père Général a donné son consentement bien volontiers. Ensuite le Père Père Ildefonso Moriones, Postulateur Général, a contacté l’évêque de Coïmbre, Mgr Albino Cleto, ainsi que la Communauté de Coïmbra, le 25 novembre 2007. A partir de ce jour, les travaux de récupération et de transcription des écrits de sœur Lucie ont pu commencer. (Source : www.carmelitaniscalzi.com ]

Benoît XVI a en effet accueilli positivement la demande présentée par l'évêque de Coimbra, Mgr Albino Mamede Cleto, « partagée par de nombreux évêques et des fidèles du monde entier ».
Il accorde donc une dérogation à la règle du délai de cinq ans imposé après le décès d'un serviteur de Dieu avant l'ouverture d'une cause de béatification et canonisation. Cette dérogation permet de lancer la cause au niveau diocésain.
Jean-Paul II avait accordé une telle dérogation pour Mère Teresa de Calcutta et Benoît XVI pour Jean-Paul II.

Le corps de sœur a été transféré, le 19 février 2006 de Coimbra à Fatima. C'est le cardinal Tarcisio Bertone, alors archevêque de Gênes, qui avait présidé le 15 février 2005, au nom de Jean-Paul II, les obsèques de sœur Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, à Coimbra, elle qui fut « témoin du mystère de Fatima ». Il avait rencontré sœur Lucie plusieurs fois avant la déclaration de Mgr. Bertone, le 13 mai 2000, sur le « troisième secret » de Fatima.

Sœur Lucie s'était éteinte à 17 h 25, le dimanche 13 février 2005, au carmel Sainte-Thérèse de Coimbra. Elle aurait eu 98 ans en mars 2005. Avec ses petits cousins, les bienheureux François et Jacinthe Marto, Lucie « a eu le privilège de voir la Vierge et de parler avec Elle, à partir du 13 mai 1917 ».

Le pape Paul VI avait rencontré la carmélite portugaise le 13 mai 1967, et Jean-Paul II trois fois : en 1982, en 1991, et le 13 mai 2000.

Le 13 mai 1917, en plein cœur de la première Guerre mondiale qui moissonnait ses victimes par centaines de milliers, la Vierge Marie est apparue, sous l'apparence d'une « femme revêtue de soleil » à la « Cova da Irìa », près de Fatima, à trois pastoureaux, cousins : Lucie dos Santos et Jacinthe et François Marto. La Vierge Marie leur recommandait de prier intensément pour la conversion des pécheurs.
Lucie avait dix ans. Les apparitions se renouvelèrent 6 fois en 1917, la dernière, le 13 octobre. Jacinthe mourut en 1919 et François en 1920, année de la reconnaissance des apparitions par l'Eglise.
Lucie avait 14 ans lorsqu'elle fut admise au collège des Sœurs de Ste Dorothée, à Vilar. Et en 1948, elle entra au Carmel Sainte-Thérèse de Coimbra, où elle mena une vie retirée et silencieuse.
Elle a mis par écrit les différentes parties du Message de la Vierge Marie, la dernière partie, en janvier 1944.

C'est après l'attentat du 13 mai 1981 que Jean-Paul II avait demandé à prendre connaissance du contenu de cette troisième partie du message. Le 13 mai 1982, il s'est rendu en action de grâce à Fatima, reconnaissant qu'il devait la vie à l'intervention de la Vierge : il fait sertir la balle qui l'a frappé dans la couronne de la Vierge de Fatima. Il s'était reconnu dans « l'évêque vêtu de blanc » dont parlait Mgr. Bertone le 13 mai 2000.

Pendant la célébration de béatification des deux petits cousins de Lucie, en l'an 2000, devant quelque 500 000 pèlerins, Jean-Paul II remercia de nouveau la Vierge de sa protection. « La prière de sœur Lucie m'a toujours soutenu dans les moments durs de l'épreuve et de la souffrance », avait déclaré le pape dans son message, en date du 14 février 2005, adressé à l'évêque de Coimbra, Mgr Albino Mamede Cleto, à l'occasion des funérailles de la dernière voyante de Fatima.

Le pape expliquait : « La visite de la Vierge, que la petite Lucie a reçue à Fatima avec ses cousins François et Jacinthe en 1917, a été pour elle le début d'une mission singulière à laquelle elle est restée fidèle jusqu'à la fin de ses jours. Sœur Lucie nous laisse un exemple de grande fidélité au Seigneur et de joyeuse adhésion à sa divine volonté ».

Réaction de l’évêque de Fatima à la décision de Benoît XVI

La dispense accordée par Benoît XVI pour ouvrir la cause de béatification de sœur Lucie met également en relief le message de Fatima qu'elle a mis en pratique, souligne l'évêque de Fatima, Mgr Antonio Augusto dos Santos Marto, qui a confié sa « joie » au micro de Radio Vatican, à la nouvelle selon laquelle Benoît XVI permet d'ouvrir la cause de béatification de sœur Lucie.
« Je parle en mon nom personnel mais aussi du sanctuaire et des pèlerins, a déclaré l'évêque portugais. La nouvelle et la nouveauté de l'annonce venue du Vatican sur la dispense du temps canonique pour commencer le procès de béatification de sœur Lucie a été accueillie par nous tous avec joie et avec gratitude vis à vis du Saint-Père. C'est la reconnaissance de la signification de la sainteté d'un témoin des apparitions et du message de Fatima, qui a vécu en premier cette sainteté à laquelle appelle le message même de Fatima. Pour nous, cela a vraiment été une joie : nous sommes contents justement parce que l'importance du message de Fatima aussi est mise en relief ».

Pour ce qui est de la personnalité spirituelle de sœur Lucie, l'évêque de Coimbra précise : « Sœur Lucie a été un témoin et une mémoire vivante du message de Fatima pendant presque un siècle : elle est morte à 97 ans. Sa vertu principale est qu'elle-même a cherché à vivre le message dans sa simplicité. Surtout, elle est une amoureuse de la beauté de Dieu, comme on peut le lire dans ses mémoires et dans l'exemple de sa vie. Elle a vécu avec simplicité et en même temps avec la joie de qui est amoureux de Dieu, et en cela, elle a été contagieuse, parce que le peuple l'a senti et c'est pour cela qu'il accourait pour la voir, l'entendre, lorsque c'était possible. On l'a vu lorsque l'on a célébré ses funérailles à Coimbra : une multitude de fidèles l'a accompagnée. Cette sainteté si simple, populaire parce qu'accessible à tous, dont elle a témoigné, et les méditations qu'elle nous a laissé dans ses livres, font voir la transparence de son âme, de son cœur, qui a cherché à communiquer avec les fidèles ».

Pour ce qui concerne le message de Fatima, l'évêques ajoute : « Ce qui frappe dans le message, à première vue, c'est qu'il n'est pas limité seulement à la vie personnelle des voyants, mais son horizon est universel. Il se réfère aux événements les plus dramatiques et les plus tragiques de l'histoire du XXème siècle, aux souffrances de l'humanité et aussi de l'Eglise, des martyrs du XXème siècle et à la cause de la paix. Le cœur du message est la conversion au sens le plus théologal, et aussi au sens le plus global. C'est un appel à apporter l'adoration de Dieu dans son mystère d'amour trinitaire au centre de la vie de l'Eglise et du monde. Puis un appel à la conversion des cœurs vers ce Dieu d'amour, et à la réparation, selon le langage de l'époque, dont la signification est profondément actuelle parce que c'est un appel à ce que les fidèles ne se résignent pas à la banalité et à la fatalité du mal dans le monde, et donc à se sentir appelés à réparer, c'est-à-dire à renouveler leur vie et le monde, à commencer par le renouveau des cœurs. Pour moi, c'est un message de consolation, de miséricorde, et aussi d'une grande espérance, pour l'Eglise et pour le monde ». (Source : « zenit.org » — 13 et 14 février 2008)



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