ANNÉE     2008 .
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SAINT PÈRE SAUVEZ-NOUS,
NOUS PÉRISSONS

Supplique canonique au pape Benoît XVI

Le père Gruner, dont on lira ci-dessous une supplique adressée au pape, est un prêtre canadien de langue anglaise, né en 1942. Il a consacré sa vie à faire connaître les apparitions et le message de Fatima. A cette fin, il créa la revue « The Fatima Crusader » et, en 1994, le « Fatima Center » situés à Fort Erie au Canada.

Il fut constamment persécuté, en particulier pour avoir rappelé, à temps et à contretemps, que la consécration de la Russie, demandée par la Vierge Marie, n'avait toujours pas été faite.

Son apostolat a touché des centaines d'évêques et de prêtres du monde entier désireux d'avoir une information plus précise sur Fatima. Il était donc qualifié pour écrire la supplique que nous reproduisons ci-dessous presque en totalité, et qui a été publiée en langue anglaise dans le n° 86 (été 2007) du « Fatima Crusader ».

SUPPLIQUE CANONIQUE AU PAPE BENOÎT XVI

          Très saint Père,

          Humblement soumis, nous venons devant votre Sainteté, par le truchement de cette supplique canonique, lui demander respectueusement, pour l'amour de Notre Seigneur Jésus-Christ, de la Sainte Vierge Marie, pour le salut de nos âmes et de votre âme, pour le salut de millions (si ce n'est de milliards) d'âmes, de publier les paroles de Notre-Dame qui suivent la phrase interrompue dans le secret de Fatima "Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi... etc...."

          Très Saint Père,

C'est vous qui avez dit : "Les apparitions de Notre-Dame de Fatima sont sans aucun doute les plus prophétiques des apparitions modernes" (90e anniversaire de Fatima, 13 mai 2007).

Votre prédécesseur immédiat Jean-Paul II a dit : "L'appel de la Vierge du message de Fatima est si profondément enraciné dans l'Évangile et la Tradition que l'Église que ce message impose une obligation à l'Église" (13 mai 1982).

La sainte Écriture nous dit : "N'éteignez pas l'esprit. Ne méprisez pas les prophéties, mais éprouvez toutes choses et retenez ce qui est bon" (St Paul, 1 Th, 5, 19/21).

Il est évident que le miracle du soleil (70 000 témoins), ainsi que les nombreuses conversions et guérisons opérées par Notre-Dame nous prouvent que le message de Fatima vient du Dieu tout-puissant lui-même. Nous devons donc nous en tenir fidèlement à ce message prophétique, écouter ce qu'il nous dit, lui obéir. Agir autrement serait mépriser la prophétie.

Nous catholiques avons constaté que la totalité du message de Fatima était confirmée et approuvée comme digne de foi par sept papes successifs : Pie XI, Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et vous-même pape Benoît XVI.

En outre deux de vos prédécesseurs sont allés personnellement présenter leurs hommages et ainsi montrer leur approbation de Notre-Dame de Fatima et de son message (Paul VI le 13 mai 1967, Jean-Paul II les 13 mai 1982, 13 mai 1991 et 13 mai 2000). En considérant les faits précités, il est clair que nous devons tous nous attacher fermement au message entier de Fatima. Les catholiques doivent y adhérer de tout leur cœur ; mais pas seulement les catholiques, car, comme l'a dit Jean-Paul II : « Le message (de Fatima) est donné à tous les hommes » (13 mai 1982).

Très Saint Père, il est bien connu que Sœur Lucie de Fatima, écrivant par soumission à la sainte obéissance, a mis dans son quatrième mémoire le commencement du troisième secret lorsqu'elle a écrit les mots suivants dictés par Notre-Dame : « Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi etc. »

Chacun comprendra que la Mère de Dieu, la Sainte Vierge, ne commence pas une telle phrase pour la terminer par le mot "etc.". Pour le salut de nos âmes et de millions d'âmes, en toute charité, en stricte justice et par désir de vérité, nous insistons humblement et respectueusement sur notre droit canonique à connaître les mots qui suivent « se conservera toujours le dogme de la foi ».

          Très saint Père,

Ce n'est pas pour satisfaire une curiosité déplacée, ni par désir de nous déclarer plus saints que les autres, ni pour d'autres raisons indignes que nous vous adressons cette demande. La chose sera plus clairement expliquée ci-dessous.

Il y a maintenant 47 ans que le Pape Jean XXIII fit le choix de ne pas révéler le troisième secret. Désormais chaque jour qui passe nous révèle de plus en plus clairement combien nos âmes, notre civilisation chrétienne, la survie même de notre Église dans plusieurs nations du monde sont menacées. Chaque jour, notre salut éternel est mis à dure épreuve.

Notre civilisation a mis mille ans pour être édifiée. Elle est aujourd'hui menacée, ainsi que la survie même de la foi catholique dans le monde entier. Nous connaissons certes la promesse du Christ. "Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre Elle (l'Église catholique)" Mais nous savons également que lors de la grande apostasie des nations (prédite par les Saintes Écritures), beaucoup d'anciens catholiques (peut-être même croyant être encore catholiques) quitteront l'Église pour suivre des hérésies et apostasier.

Ainsi alors que l'Église catholique est assurée de sa pérennité jusqu'à la fin des temps, des millions, voire des dizaines de millions de fidèles perdent la foi par leur tiédeur et sont entraînés par le tiers des étoiles du ciel qui a chuté (mauvais clergé, prêtres, évêques, cardinaux) et s'est mis au service de Satan. ( Ap. 12, 3-4).

Alors que le pape Jean XXIII ne pouvait pas prévoir le résultat désastreux de sa décision de ne pas divulguer le troisième secret, cette non divulgation est de moins en moins excusable devant Dieu et devant les hommes compte tenu de l'apostasie silencieuse et croissante dont votre prédécesseur, le pape Jean-Paul II et vous-même avez si souvent parlé.

Cette apostasie se développe et universellement. Rien, si ce n'est la révélation des paroles exactes de Notre-Dame contenues dans le troisième secret de Fatima, n'est susceptible de l'arrêter.

Vous savez bien vous-même qu'il y a des collaborateurs proches de vous qui vous empêchent de remplir votre fonction. Cette impuissance n'est pas liée à votre pontificat. Vos prédécesseurs immédiats ont connu la même désobéissance.

Sans doute ce phénomène s'explique-t-il en partie :
— par des cas fameux de philo-communistes s'infiltrant dans l'Église pour obtenir sa mort,
— par la réussite de francs-maçons, d'obédiences et de degrés divers, qui ont pu s'infiltrer non seulement au Vatican mais aussi dans les nonciatures et chancelleries du monde entier.

Ce phénomène s'explique aussi en partie partiellement par divers réseaux de militants qui se sont efforcés de verser du poison dans l'esprit des prêtres, des religieux et des évêques en vue de précipiter la chute de l'Église.

D'innombrables exemples pourraient être donnés. Le fait est que les fidèles, souvent naïfs et imprudents, sont de plus en plus susceptibles d'être menés en enfer par des prédateurs (qui leur apparaissent comme des pasteurs) car les vrais bergers ne sont plus assez vigilants et ne parlent plus franchement et avec force.

Ils ne sont pas aussi vigilants qu'ils devraient l'être parce qu'ils ne connaissent pas l'avertissement sérieux, salutaire et solennel qui a été adressé à l'humanité : ils ne connaissent pas le troisième secret de Fatima.

Très Saint Père, vous leur devez ce troisième secret pour leur salut, pour votre salut et pour le salut de millions de brebis égarées.

          Très saint Père,

Nous sommes conscients que ce que nous demandons avec insistance n'est pas facile à mettre en œuvre. Mais cela est nécessaire. Nous savons combien le troisième secret en entier parle de faits difficiles à révéler, difficiles à écrire, difficiles à publier.
Pourtant il sera très salutaire de le faire. La réaction de la plupart des âmes catholiques sera de vous bénir, de vous louer et de vous aider.

Certes les paroles contenues dans le troisième secret doivent être redoutables, accablantes. Combien seront étonnés de les découvrir ! Vous-même, comme vos prédécesseurs, vous avez pour ainsi dire, révélé des bribes de ce secret à l'occasion de discours, d'allocutions , d'interviews , d'homélies à caractère public ou privé. Et vous nous avez dit qu'avec le rassemblement de tous ces discours, tout avait été dit.

Mais les paroles que vous avez prononcées, vous, vos prédécesseurs et les cardinaux, ne sont pas exactement celles de la Sainte Vierge. En fait, Elle a été paraphrasée, résumée, même si le cœur du message a été délivré. Ces approximations n'étaient pas présentées comme des paroles de Notre Dame de Fatima ni comme constituant son troisième secret, (à l'exception peut-être de deux ou trois cas où vous auriez mentionné en privé à un ou deux témoins que ce troisième secret mentionnait expressément le Concile Vatican II et se rapportait à des modifications apportées à la messe).

Des experts de Fatima ont été à même de reconstruire une bonne partie du troisième secret à partir des discours précités. Mais voici le problème : le meilleur expert n'a pas la capacité ni l'occasion, ni la grâce nécessaire de proclamer le troisième secret d'une manière convaincante, persuasive, irrésistible comme la Sainte Vierge peut le faire.

Depuis 47 ans, l'on a essayé de faire connaître le troisième secret par des canaux d'information secondaires, et toujours sans succès. C'est pourquoi nous vous supplions de faire votre devoir vis à vis des chrétiens avant qu'il ne soit trop tard.

Nous savons que plusieurs membres de la Hiérarchie voudraient révéler le troisième secret mais se sentent liés par une promesse de ne pas le révéler.

Aujourd'hui, nous constatons une véritable anomalie. D'un côté les autorités vaticanes proclament haut et fort sur les chaînes de télévision ayant une grande audience et dans les journaux que le troisième secret est révélé. Et simultanément elles comptent sur vous pour que vous ne déliez pas de leur vœu de silence tous ceux qui connaissent ce secret mais ne doivent pas en parler. Or il n'y a que vous-même, votre Sainteté, qui puissiez délier ceux-ci de leur serment.

Vous savez bien que des hérétiques, apostats et propagateurs d'erreurs dans l'Église ont toute latitude pour diffuser leurs erreurs. Pourquoi alors tant de personnes bonnes et justes devraient-elles se taire, notamment sur le troisième secret ? Peut-on les obliger à garder le silence alors que les gardiens en charge du secret fourvoient des millions d'âmes sur son contenu ? Voilà qui exige une réponse autorisée.

A ce titre, peut-être des moralistes pourraient-ils montrer aux timorés qui connaissent le secret qu'ils doivent maintenant s'exprimer ouvertement, d'une manière véridique et complète, donnant aux fidèles la totalité du secret, partout où ils le peuvent.

Les papes et cardinaux ont bien essayé au cours des 47 dernières années de laisser filtrer partiellement le secret mais de telle manière que les fidèles ne sachent pas vraiment ce qu'ils faisaient.

Mais la plupart des fidèles n'ont pas compris ou n'ont pas suffisamment fait attention. Ou bien ils n'ont pas perçu la signification très grave de ces avertissements ou bien ils n'en ont pas entendu parler ou bien ils ne les ont pas compris du fait du langage dans lequel ils étaient exprimés.

          Très Saint Père,

Pour l'amour de Dieu, de la Sainte Vierge et des âmes, donnez-nous les paroles de Notre-Dame. Nous savons bien que le message prophétique de la Sainte Vierge de Fatima peut-être trouvé dans l'Écriture Sainte. Il est vrai que, si nous lisons l'Écriture Sainte, y réfléchissons et en vivons, nous n'avons pas besoin de Fatima parce que Fatima répète les Evangiles.

Mais Dieu connaît la faiblesse de la nature humaine et il sait que nous avons besoin de la voix de la prophétie. Il n'y a là rien de nouveau et il suffit de se référer aux temps bibliques. C'est parce que les temps présents sont si mauvais que nous avons besoin d'entendre la voix de la prophétie et aujourd'hui plus que jamais.

Saint Thomas explique que Dieu envoie des prophètes à chaque génération, non pas pour donner une doctrine nouvelle mais pour rappeler aux fidèles ce qu'ils doivent faire pour sauver leur âme. (Somme théologique, II-II, Q 174 A6 [ad3]).

Nous avons donc besoin de connaître les paroles les plus prophétiques adressées par Notre-Dame à notre génération. Nous avons besoin de ses propres paroles. Nous en avons besoin maintenant.


Très Saint Père, parlez, sauvez-nous,
Nous périssons, des millions d'hommes périssent

De plus en plus de catholiques quittent l'Église. Nombreux sont ceux qui restent mais ne vont plus à la messe, ne se marient plus sacramentellement devant l'Église. Beaucoup ne se confessent plus et communient d'une manière indigne. Cela se produit dans des millions et des millions de cas.

Vous connaissez bien les statistiques relatives à la fréquentation de la messe du dimanche. 70% des catholiques en Amérique du Nord avant 1960, 25% environ aujourd'hui. En Europe, c'est pire. Depuis 1965, le nombre de religieuses a baissé d'environ un million. Depuis la même date, le nombre de prêtres a baissé de 50 000 ; et pourtant il y a 300 millions de plus de catholiques qu'en 1965. Et l'âge moyen des prêtres et religieux s'accroît. C'est un désastre sur plusieurs fronts.

Nous périssons. Les catholiques apostasient en nombres de plus en plus grands. Nos églises sont vides. On les vend pour des millions de dollars tandis que des millions d'âmes vont en enfer. Nous voilà dévorés par le monde, le démon et la chair. Et nos pasteurs se taisent. Et l'on nous refuse les paroles salvatrices de Notre-Dame de Fatima !

Donnez-nous le Pain que nous vous demandons humblement. mais avec insistance. Donnez-nous le Pain de la Prophétie, donnez-nous les paroles prophétiques correspondant à notre temps. Donnez-nous les paroles véritables de Notre-Dame, qui figurent dans le troisième secret.

Il y va de notre propre salut éternel !

Nous savons beaucoup de choses sur ce troisième secret, même si l'on ne nous a pas encore donné les mots exacts. Nous savons que plusieurs de vos prédécesseurs dans la charge de Pierre ont parlé à peu ou à beaucoup de gens, pour révéler des parties du secret. Voici une partie de ce que nous avons collecté :
« Je suis troublé par les messages de la Sainte Vierge adressés à Sœur Lucie. Cette insistance de Marie sur les dangers qui menacent l'Église a valeur d'avertissement divin et nous rappelle qu'il serait suicidaire d'altérer la foi dans sa liturgie, sa théologie et son âme » (Pape Pie XII alors cardinal Pacelli).
« Un jour viendra où le monde civilisé se détournera de Dieu et où l'Église doutera, comme Pierre a douté » (Pape Pie XII alors cardinal Pacelli).
« Est-ce que Notre Mère, avec toute la force d'amour qu'Elle puise dans le Saint Esprit et qui désire le salut de tous, peut rester silencieuse sur ce qui mine les bases mêmes de ce salut ? Non, Elle ne le peut pas » (Jean-Paul II, 13 mai 1982).
« Le message de Fatima est un appel à la conversion, mettant en garde l'humanité de n'avoir aucune part avec le "dragon" dont "la queue a balayé un tiers des étoiles du ciel et les a jetées sur la terre" ». (Apoc. 12, 3-4) (Jean-Paul II, 13 mai 2000)
« C'est la douleur d'une mère qui contraint la Vierge Marie à parler car la destinée de ses enfants est en jeu. C'est pourquoi elle demande aux petits bergers : "priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs car beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'elles n'ont personne qui prie et fait des sacrifices pour elles" ». (Jean-Paul II, 13 mai 2000)

Les experts en Écriture Sainte savent que les étoiles du ciel dont il est fait mention dans la citation de l'Apocalypse (12, 3-4) ci-dessus sont des prêtres catholiques, des évêques et des cardinaux. Ici, Jean-Paul II nous avertit que cette prophétie des Écritures se réalise sous nos yeux. Il nous met en garde contre les mauvais cardinaux, évêques et prêtres.

Voilà qui nous aide à comprendre de quoi parlait Jean-Paul II le 13 mai 1982, quand il disait que les fondements mêmes de notre salut étaient en train d'être minés. Le clergé catholique est l'une des bases de notre salut. D'autres bases de notre salut sont notre foi catholique, nos définitions dogmatiques et nos pratiques liturgiques.

Des cardinaux s'expriment

Mais, il n'y a pas que Jean-Paul II et Pie XII qui aient dénoncé le contenu apocalyptique du troisième secret mettant en garde contre le « suicide » de l'Église catholique. Le suicide n'est pas la même chose que la persécution. Le suicide est une mort que l'on s'inflige à soi-même. Si cela n'est pas apocalyptique, qu'est-ce qui le sera ?

D'éminents cardinaux se sont exprimés publiquement sur le secret, levant ainsi le voile sur son contenu. « Il est prédit dans le troisième secret, entre autres, que la grande Apostasie dans l'Église commencera au sommet » (Cardinal Mario Luigi Ciappi, théologien des 5 derniers papes, depuis 40 ans).

Or nous savons que l'Antéchrist ne peut venir avant que ne se produise cette grande apostasie (2 Th. 2, 1-12). Alors, est-ce que le troisième secret parle de l'Antéchrist ? Peut-être. C'est Sœur Lucie elle-même qui, questionnée sur le secret, a dit : « Lisez les Évangiles, lisez l'Apocalypse ». Elle a même précisé lors d'une autre occasion que le secret est bien contenu dans l'Apocalypse (chapitres 8-12).

Et puis il y a les déclarations publiques de votre Sainteté elle-même sur le troisième secret alors que vous étiez cardinal. « Ce qui est contenu dans le troisième secret correspond à ce qui a été annoncé dans les Écritures. » (Cardinal Ratzinger, 11 novembre 1984).

Le troisième secret concerne :
« Un appel radical à la conversion, l'importance absolue de l'Histoire ; les dangers menaçant la foi et la vie des chrétiens et, donc de l'humanité. De là, l'importance des fins dernières (« i Novissimi ») à la fin du monde. » (Cardinal Ratzinger, 11 novembre 1984).

Quelques mauvaises raisons pour ne pas divulguer le troisième secret

Il a été dit que le troisième secret ne devrait pas être révélé parce que les Russes (seraient conduits) à faire certains mouvements. Certains nient que ce soit un motif ; mais si le troisième secret prédit l'invasion par la Russie de l'Europe occidentale, nous le savons déjà par les rêves prophétiques de Saint Jean Bosco.

La vérité, c'est ce que Notre-Dame de Fatima nous a rappelé "La guerre est un châtiment pour nos péchés". Si l'Europe de l'Ouest est envahie par la Russie, ce sera la conséquence de nos péchés. Le troisième secret sera un sévère appel à la pénitence, à la prière, à la conversion qui pourrait conjurer cette tragédie, les peuples étant conduits à corriger leurs vies. Sans cet appel, les peuples vont mériter soit l'invasion soit l'extermination. Nous avons tous besoin de cet appel prophétique.

D'autres disent que le troisième secret serait mal interprété.

Argument risible puisque, dans l'Église elle-même, au cours des quarante dernières année, les Papes ont permis que d'innombrables choses mauvaises soient dites et faites par des artisans du mensonge en matière de foi, de morale et de pratiques religieuses. La foi elle-même a été pervertie. Après avoir propagé pendant des années ces faux enseignements, ces artisans du mensonge, ces soi-disant théologiens, moralistes, prêtres qui ont encouragé le péché se sont à peine faits taper sur les doigts ! Sans compter le scandale bien connu des membres de la hiérarchie qui font la promotion des prêtres pédophiles dont enfants et adolescents sont la proie, et qui les déplacent de place en place. C'est là un grave scandale.

Nous posons la question suivante à ceux qui prétendent que le troisième secret ne doit pas être divulgué parce qu'il va être mal compris ou mal interprété : Qui êtes-vous donc pour imposer vos vues désordonnées sur ce qui est bon pour l'Église, quand c'est la Mère de Dieu Elle-même qui parle ? Elle l'Immaculée, la Reine du Ciel, la Mère du Bon Conseil, Elle sait ce qui est bon pour nous.

Alors, s'il vous plaît, laissez-nous l'écouter !

Le scandale d'un silence prolongé

Le troisième secret a été visiblement mal interprété et maltraité depuis 47 ans. Ce mauvais conseil que le Pape Jean XXIII a reçu au sujet du secret pourrait bien correspondre en partie à cette "persécution du Saint Père" prédite dans le deuxième secret de Fatima.

Ce mauvais conseil pourrait aussi être un châtiment pour les mauvaises mœurs de beaucoup de catholiques vivant aujourd'hui. Nous prions pour que les mérites et l'intercession de Notre-Dame libèrent votre Sainteté des mauvais conseils et mauvais conseillers et pour qu'Elle nous donne finalement la vérité pure et simple. "La vérité vous libérera" a dit Notre Seigneur. Donnez-nous cette liberté qui nous délivre de l'erreur, du péché et de la mort éternelle.

Il y a aussi ceux qui disent que le pape Benoît XVI ne peut pas divulguer le troisième secret parce que ce serait un scandale. Le scandale toucherait ces pauvres âmes qui ont crû que le cardinal Bertone a dit l'entière vérité en rendant compte de ses visites à soeur Lucie. Le scandale aurait pour objet le silence du pape Jean-Paul II qui n'a pas corrigé le cardinal Bertone quand il nous a dit que ce qu'il révélait était bien le troisième secret.

Le cardinal Bertone serait considéré comme responsable d'avoir scandalisé les fidèles en affirmant que Sœur Lucie lui avait dit qu'elle n'avait rien écrit d'autre que le texte divulgué par lui. D'autres scandales éclateraient également si le texte complet du troisième secret était révélé. De ce fait, le Vatican perdrait la face, le Cardinal Bertone ne serait plus cru, la mémoire du pape Jean-Paul II et de ses prédécesseurs serait moins bien considérées et ainsi de suite.

Ainsi, pour sauver la face des personnalités précitées, ils soutiennent qu'il ne faut pas révéler le texte entier du troisième secret.

La réponse nous est donnée par des grands papes, à commencer par l'apôtre Saint Pierre qui disait : « Mieux vaut obéir à Dieu qu'aux hommes ». Le pape Grégoire le Grand disait : « Il est préférable qu'un scandale s'élève plutôt que de voir supprimer la vérité ». Le fait est que c'est un scandale continu que de ne pas révéler le troisième secret. (...)

La loi suprême de l'Église est le salut des âmes. Le fait de révéler le troisième secret sauvera des millions d'âmes. Ne soyez pas déconcerté par certains Pharisiens du Vatican et d'ailleurs qui pourraient être embarrassés un peu et même beaucoup par la révélation des paroles de Notre-Dame figurant dans le troisième secret. A cause d'un scandale pharisaïque, ne vous abstenez pas de faire le bien en révélant le troisième secret.

Très saint Père, nos prières vous accompagnent

Nous savons que le troisième secret est un message puissant et difficile à transmettre à d'autres.

Sœur Lucie a mis d'octobre 1943 à janvier 1944 pour le rédiger. Elle était liée par son vœu d'obéissance. Elle voulait obéir et pourtant elle ne put poser sa plume sur la feuille de papier pendant plus de deux mois, jusqu'à ce que Notre-Dame lui apparaisse le 2 janvier 1944. Et alors il lui fallut encore sept jours de, plus pour écrire le texte complet, soit approximativement 25 lignes (le 9 janvier 1944).

Nos prières vous accompagnent, très saint Père. Nous savons que personne ne pourra être fier de soi quand ce message sera finalement divulgué car chacun devra faire son examen de conscience dès la révélation de ce texte prophétique.

Nous ne faisons pas seulement appel à vous au nom de la charité et en tant que père des catholiques du monde entier. Nous vous demandons du pain et vous prions de ne pas nous donner un scorpion. (Voir saint Luc, 11, 12 et aussi saint Matthieu, 7, 9-11).Nous avons besoin du pain de la vérité pure et simple, sans demi-vérités, sans excuses, sans restriction mentale. Nous en avons besoin maintenant.

Nous faisons aussi appel à vous parce que nous savons que vous avez écrit personnellement à Antonio Socci, le célèbre journaliste italien qui vient d'écrire un ouvrage où il prouve qu'il y a toujours une partie du secret qui reste à révéler. Dans cette lettre, au sujet de son livre, vous remerciez Antonio Socci "pour le sentiment qui a inspiré son ouvrage".

Jusqu'à maintenant, nous avons fait appel à vous en tant que notre Père. Nous avons fait appel à vous en tant que berger de nos âmes. Nous avons fait appel à votre charité. "Deus caritas est". Vous nous avez dit que cette vertu de charité est très chère à votre cœur. Nous croyons que vous nous aimez assez pour nous transmettre les paroles réelles de Notre-Dame.

Notre appel en stricte justice

Toutefois, de peur que vous ne soyez dissuadé par des conseillers, des donneurs d'avis, traîtres ou simplement ignorants ou faibles, nous faisons aussi appel à vous au titre de la stricte justice. Certes, nous savons que nous ne pouvons pas commander ou prétendre commander le pape, vous ou vos successeurs. Néanmoins, nous avons des droits dans l'Église, droits qui nous sont conférés par Dieu lui-même et que le Pape se doit de respecter.

Nous avons ces droits non pour en user stupidement mais pour les utiliser au service de Dieu et sauver nos âmes. Nous avons ces droits pour pouvoir assumer nos responsabilités de catholiques.

Nous avons aussi des droits vis-à-vis de nos pasteurs. Nous pouvons le montrer en prenant des exemples dans l'ordre naturel. C'est en stricte justice qu'un docteur, s'il accepte un client, un patient, fasse de son mieux pour sa santé physique. Il en est de même pour un conseiller juridique. S'il accepte un client, il doit assurer au mieux la défense de ses droits civils conférés par Dieu.

Il en va de même pour un prêtre : quand il devient pasteur d'une paroisse, il se charge de la stricte obligation, devant Dieu et devant les hommes, de faire de son mieux pour sauver les âmes de ceux qui lui sont confiés. Du fait de la mission canonique que ce prêtre a reçue en tant que pasteur de cette paroisse et de toutes les âmes qui lui sont confiées dans cette paroisse, chacun des fidèles a le droit, en stricte justice, d'attendre et de recevoir de ce prêtre les soins, les avis et les informations nécessaires au salut de son âme.

Vous-même, Saint Père, avez accepté librement d'être le pasteur de toutes les âmes sur terre en assumant la papauté. Vous étiez libre de refuser mais vous avez accepté. Ainsi vous avez accepté la responsabilité d'être pasteur de nos âmes, de nous tous.

Et nous, prenant notre salut très au sérieux, sachant que vous avez une information utile et vraisemblablement nécessaire a notre salut, nous nous rappelons notre obligation de vous demander cette information.

Saint Paul disait au sujet de sa mission : « Je ne vous ai soustrait aucune des choses utiles, et rien ne m'a empêché de vous les annoncer, et de vous les enseigner publiquement et dans les maisons (particulières). » (Actes 20, 20).

De grâce, imitez saint Paul de telle sorte que, considérant la foi catholique dans sa totalité, et en regard du troisième secret, vous soyez en mesure de dire en toute conscience ce que saint Paul affirmait : « C'est pourquoi je vous prends à témoins aujourd'hui que je suis pur du sang de vous tous. Car je ne me suis point refusé à vous annoncer tous les desseins de Dieu. Soyez donc attentifs et à vous et à tout le troupeau sur lequel Dieu vous a établis évêques, pour gouverner l'Église de Dieu qu'Il a acquise par son sang. Car moi, je sais qu'après mon départ s'introduiront parmi vous des loups ravisseurs, qui n'épargneront point le troupeau ; et que d'au milieu de vous-mêmes, s'élèveront des hommes qui enseigneront des choses perverses afin d'attirer les disciples après eux » (Actes, 20, 26-30).

Puisque certains prétendent que nous exagérons la portée de nos droits, que nous allons trop loin en ce qui concerne nos droits de faire appel à vous, nous attirons leur attention et la vôtre sur la doctrine solennellement enseignée par le credo d'un Sacré Concile de l'Église Catholique : « Et dans tous les cas requérant une enquête ecclésiastique, il pourra être fait appel au jugement de l'Église Romaine » (2ème Concile de Lyon, D.Z. 466).
« Quiconque se considère lésé peut faire appel à Rome dans les domaines du ressort de la justice ecclésiastique » (2ème Concile de Lyon ; D.Z.466).
« Nous enseignons et affirmons que le pape est le juge suprême des fidèles et que l'on peut avoir recours à son jugement dans tous les cas relevant de la juridiction ecclésiastique » (1er Concile du Vatican, D.Z. 1830).

II a donc été enseigné solennellement, à la fois par le 2ème concile de Lyon et par le concile du Vatican, qu'en matière de juridiction ecclésiastique, tout baptisé catholique peut faire directement appel au Pape. Il est certain que le troisième secret de Fatima est un sujet pour lequel la juridiction ecclésiastique est compétente. Le cinquième Concile du Latran nous indique que le pape est seul juge en matière de révélation prophétique. Fatima est une telle matière. Nous voulons un jugement formel de votre part. Ainsi évoquons-nous notre droit canonique, tel qu'il est défini par l'Église, pour obtenir un jugement de votre Sainteté.

Très saint Père, nous faisons appel à vous :

Ou bien : Le troisième secret vient de la Sainte Vierge et est adressé à tous les fidèles, auquel cas vous êtes solennellement tenu de nous le transmettre en stricte justice puisqu'il s'agit d'un message de Notre Mère et Reine du Ciel adressé à nous personnellement et qu'il est nôtre. Vous devez le publier.

Ou bien, ce n'est pas un message de la Reine du Ciel ou il ne nous est pas adressé. Alors vous devez personnellement (et non pas par l'intermédiaire d'une autre personne, même pas par un cardinal) nous dire solennellement, sans la moindre réserve et dans un texte parfaitement clair (nor in less than plain speech), ou que ce message n'est pas de la Sainte Vierge ou qu'il n'est pas adressé aux fidèles.

Nous vous rappelons solennellement votre obligation en stricte justice de nous donner personnellement un jugement sur la question abordée ci- dessus.

Le droit d'appel des fidèles est même confirmé par l'enseignement du Concile Vatican II qui précise : « Les laïcs ont le droit, comme tout chrétien, de recevoir en abondance de leurs pasteurs les biens spirituels de l'Église » (Lumen Gentium, § 37).
Et il est sûr que le troisième secret de Fatima est un tel bien spirituel. Nous invoquons donc notre droit de le recevoir par nos pasteurs sacrés.
« Les laïcs doivent s'ouvrir à ces mêmes pasteurs de leurs besoins et de leurs vœux avec toute la liberté et la confiance qui conviennent à des fils de Dieu et à des frères dans le Christ » (Lumen Gentium, § 37).

La présente pétition canonique est faite en accord avec le Canon 212 § 3 qui indique : « Selon le devoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils (les fidèles) ont le droit, et même parfois le devoir de donner aux pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l'Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l'intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l'utilité commune et de la dignité des personnes. »

          Très Saint Père,

C'est avec un grand respect pour votre personne, votre charge et soucieux de notre besoin commun de prières et de l'intercession de Notre Dame, que nous soumettons en toute humilité et sincérité cette supplique à Votre Sainteté en la priant de divulguer le troisième secret de Fatima dès maintenant.

Saint Père, sauvez-nous, nous périssons.

Source : Traduction faite par l'A.F.S. (), utilisant largement celle d'Alain Kérizo parue dans le n° 134 de « Sous la Bannière » (les Guillots, 18260 Villegenon).

 

() Bulletin de l' « Action Familiale et Scolaire »
n° 195, Février 2008, pages 77 à 96
31, rue Rennequin - 75017 Paris
Abonnement / an : 55 €



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