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| ANNÉE 2004 | . | |||||||||
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Offense faite à la Vierge... et à l'Europe : Fatima livré aux rabbins et aux gourous ! |
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La « Nouvelle Evangélisation » voulue par Jean Paul Il et en vertu de laquelle Mgr Aaron Lustiger avait lancé, début novembre 2004, l'opération « Paris-Toussaint 2004 » avec concerts — d'une indicible niaiserie — et processions d'ailleurs assez achalandées, présente des aspects pour le moins paradoxaux. En octobre 2003 se tenait ainsi à Fatima, dans le centre pastoral Paul VI et sous la présidence du cardinal-patriarche de Lisbonne José de Cruz Policarpo, le congrès annuel interreligieux, curieusement placé sous l'égide commune du Vatican et des Nations-Unies. Pour la première fois en quatre-vingt-six ans d'histoire du sanctuaire, tous les délégués, païens et chrétiens, avaient été invités à participer aux célébrations œcuméniques. Les représentants des grandes religions prirent in fine la décision de transformer ce lieu sacré du catholicisme en un centre où toutes les religions du monde se rassembleront pour rendre hommage à leur(s) dieu(x) respectif(s). UN NOUVEL ASSISE Le recteur du lieu, Mgr Luciano Guerra, déclara au congrès que Fatima « changera pour le mieux » (sic !) Et s'adressant aux représentants hindouistes, musulmans, juifs, orthodoxes, bouddhistes et païens d'Afrique, le prélat moderniste d'ajouter: « L'avenir de Fatima doit passer par la création d'un sanctuaire où différentes religions pourront se rencontrer cordialement. Le dialogue interreligieux au Portugal, et dans I‘Eglise catholique, en est encore au stade embryonnaire, mais le sanctuaire de Fatima n‘est pas indifférent à cet état de fait et est déjà ouvert à l'idée de devenir un endroit à vocation universaliste ». Le représentant hindouiste, Ansshok Ansraj, ne cacha pas sa joie devant cette initiative et décrivit comment des millions d'hindous en Asie reçoivent déjà des « vibrations positives » (resic !) à la suite de leurs visites dans les sanctuaires mariaux, sans pour autant mettre en danger leur foi. Mgr Guerra poussa l'indignité jusqu'à admirer que Fatima soit « un nom musulman, de plus celui de la fille de Mahomet, ce qui nous montre que le sanctuaire doit être ouvert à la coexistence des diverses fois et croyances ». Et l'évêque apostat d'oser embarquer la Mère de Dieu dans cette abomination : « Ainsi, nous devons donc présumer que c‘était la volonté de la Bienheureuse Vierge Marie que les choses arrivent de cette façon. » Quant aux traditionalistes qui se sont opposés à ce congrès (voir encadré), ils furent décrits par le prélat comme étant « des vieux jeu, étroits d'esprit, des fanatiques extrémistes et provocateurs ». Le but de ce centre interreligieux, a-t-il décrété, est qu'« à la fin chaque chrétien soit un meilleur chrétien et chaque hindou, un meilleur hindou ». Un des principaux orateurs, le théologien jésuite Jacques Dupuis, insista, pour sa part, sur la nécessité d'une union de toutes les religions du monde ; « La religion du futur sera une convergence générale des religions en un Christ universel qui satisfera chacun ». Décidément nous vivons l'ère effrayante de la religion à la carte, du supermarché du spirituel, du BHV des croyances. Ce théologien belge expliqua aussi que « les autres traditions religieuses existant dans le monde font partie du plan divin pour l'humanité et que l'Esprit-Saint est à l'oeuvre dans les textes sacrés bouddhistes, hindouistes, chrétiens et non-chrétiens » car « l'universalité du royaume de Dieu le permet et cela n'est rien de plus qu‘une forme diversifiée d'accès au mystère ». UN PANTHEON DES CROYANCES ET DES RITES Enfin, une déclaration officielle émise par le congrès appela à une approche sans prosélytisme de la part de chaque religion : « Aucune religion ne peut irradier l'autre ou se renforcer en abaissant les autres ; un dialogue ouvert conduit à construire des ponts et à détruire les murs élevés par des siècles de haine. (merci pour les vingt siècles de christianisme ainsi calomniés !) Ce qui est demandé est que chaque religion respecte intégralement sa foi et qu'elle traite les autres d'égal à égal sans complexe de supériorité ni d'infériorité. » Cette déclaration stupéfiante mit aussi l'accent sur le secret de la paix entre les religions qui consisterait à admettre que des contradictions existent entre les différentes confessions et à se concentrer sur ce qui les unit plutôt que sur ce qui les sépare. Mais comment concilier cette nouvelle profession de foi avec les paroles du Christ dans l'Evangile exhortant ses disciples à aller convertir et baptiser le monde entier ? Et celles où Jésus dit qu'il n'est pas venu apporter la paix mais le glaive et que celui qui ne l'aime pas plus que son père, sa mère, son frère, sa soeur, n'est pas digne de Lui ? Enfin, les délégués, en chefs d'entreprise modernes et prévoyants, se mirent d'accord pour dire que les sanctuaires religieux, y compris Fatima, devaient être « mis à jour » tous les vingt-cinq ans afin de « refléter les tendances et croyances contemporaines ». Autrement dit, mettons-nous sans cesse au goût du jour et qu'importent les vérités immuables, la pureté et l'intégrité doctrinales ! Le sanctuaire de Fatima fera en effet sous peu l'objet d'une reconstruction complète avec une nouvelle basilique de style stadium qui sera construite près de l'actuelle, érigée en 1921. Se dirige-t-on vers une nouvelle (et hideuse) cathédrale d'Evry dans ce haut lieu destiné au culte marial ? CULTE HINDOU En tous les cas, les ambitions œcuméniques du congrès d'octobre 2003 ne sont pas restées lettres mortes puisque, dès le 5 mai 2004, un service religieux hindou s'est tenu dans la chapelle des Apparitions à Fatima. Une soixantaine de brahmanistes, menés par un grand prêtre, sont venus de Lisbonne pour rendre leurs hommages à... la déesse Devi, divinité de la nature !. En arrivant à Fatima, ces étranges pèlerins se sont dirigés vers la chapelle des Apparitions où ensuite un prêtre hindou présida à des prières. Le reporter de la télévision portugaise ne cacha pas ce jour-là sa stupéfaction : « Ceci, dit-il, est un moment unique et sans précédent dans l'histoire du sanctuaire. Le prêtre hindou, ou Sha Tri, prie à l'autel la Shaniti Pa, la prière pour la paix. » On pouvait voir dans le reportage télévisé les hindous enlever leurs souliers avant de s'approcher de la balustrade du sanctuaire pendant que le prêtre prononçait les prières à l'autel. L'inévitable recteur Guerra se réjouit ouvertement de cet événement : « Ces rencontres nous donnent l'opportunité de nous rappeler que nous vivons dans une même communauté ».
Après avoir adoré leurs dieux (au pluriel !) et avoir prié dans la chapelle, les hindous ont été conduits dans une salle d'exposition où se trouve une maquette de la basilique en voie de construction. Dans un respect scrupuleux du protocole, chaque hindou fut accueilli personnellement par l'évêque de Leiria-Fatima, D. Serafim Ferreira e Silva, qui s'inclina respectueusement devant le gourou en répétant son geste d'accueil. Le gourou revêtit alors le recteur du sanctuaire de Fatima et l'évêque du diocèse d'un châle de prière (voir photos ci-dessus). Le reporter portugais décrivit en détails la scène aux téléspectateurs : « Sur les épaules des plus hauts représentants de l‘Eglise à Fatima, le prêtre hindou place un châle portant des inscriptions de la Baghavad Gita, un des livres sacrés de l'hindouisme. » Le reportage s'achève sur des scènes montrant un Sha Tri allumant une chandelle dans le sanctuaire pendant que ses disciples dansent à l'extérieur de la chapelle des Apparitions en chantant les louanges de leurs dieux. En 1982. un grand prêtre était déjà venu de Bombay à Fatima où il signa le livre d'honneur immédiatement après Jean Paul II, et sur la même page que Mère Teresa de Calcutta. La pratique de rituels non catholiques à l'endroit le plus sacré du Sanctuaire réjouit l'évêque conciliaire : « Nous ne voulons pas être des fondamentalistes, mais être sincères et honnêtes ». Traduction : pour ne pas donner prise à l'accusation d'intégrisme ou de fanatisme, livrons-nous aux pires sacrilèges ! Mais, alors, en en acceptant toutes les conséquences. Question : le Vatican entérine-t-il le principe des castes, socle de l'hindouïsme ? L'EMPREINTE PERSONNELLE DE JEAN PAUL Il L'aggiornamento en cours à Fatima alors que, dans l'Etat indien du Kerala notamment, la fièvre hindouïste a déjà fait plusieurs victimes parmi les chrétiens cependant que des églises ont été brûlées, prouve une fois de plus que la Rome moderniste et l'Eglise conciliaire s'inscrivent plus que jamais dans une démarche d'apostasie radicale. Rien d'étonnant : c'est l'application logique de Dignitatis humanae la fameuse déclaration sur la liberté religieuse à Vatican Il. Et dans ce domaine Jean Paul II est allé beaucoup plus loin que ses trois prédécesseurs conciliaires, l'ouverture aux autres religions étant la principale caractéristique de son très long règne. Et cela dès le début. Quelques faits mémorables parmi tant d'autres : le 17 novembre 1980, au cours d'un voyage en Allemagne, Karol Wojtyla (Jean-Paul II) se rend dans un temple luthérien où il déclare : «Je viens à vous vers l'héritage spirituel de Martin Luther » dont il vante « la profonde religiosité », estimant qu'il faudrait « refaire le procès de Luther afin de le réinstruire d'une manière plus objective ». Le 13 avril 1986, il se rend à la grande synagogue de Rome, participe à la récitation de psaumes exprimant l'attente du Messie et « demande pardon » pour « la persécution des Juifs », repentance solennisée le 24 mars 2000 lorsqu'il glisse un papier de supplication dans le mur des Lamentations, geste qu'un rabbin qualifie d'« acte de croyant, puisque, explique-t-il, sa mère (née Katz) était juive ». Le 22 mars 1984, Jean Paul II reçoit une délégation de la secte maçonnique juive des B'nai B'rith et qualifie cette réception de « rencontre entre frères ». Le 14 mai 1999. lors d'une audience au Vatican, il vénère le Coran comme un « livre saint » en le baisant et lors de son voyage en Terre Sainte en mars 2000, il s'exclame devant une assemblée de musulmans : « Que saint Jean-Baptiste bénisse l'islam ! ». Enfin, le 5 mai de la même année, il se déchausse pour prier dans une mosquée damascène. Mais la tendresse wojtylienne ne s'arrête pas aux protestants, aux juifs et aux musulmans ; il participe le 8 août 1985 au Togo, dans « la forêt sainte » près de Lomé, à des rites animistes et satanistes. Le 2 février 1986, il reçoit d'une prêtresse hindoue le signe du Tilak dans un stade comble. Trois jours plus tard, à Madras, en un nouveau rite d'initiation, il reçoit l'imposition des « cendres sacrées », faites de bouse de vaches, des mains d'une femme dénudée. Et comment ne pas évoquer les rassemblements à Assise où Jean Paul II a inventé et présidé I'ONU des religions ? Il est donc illusoire et erroné d'établir une quelconque distinction entre les épiscopats conciliaires et les occupants du Vatican. L'insulte faite à la Sainte Vierge à Fatima montre à que] point l'image complaisamment donnée d'un Jean Paul Il très dévot envers Marie ne résiste pas aux faits objectifs. La vérité oblige même à dire que, depuis son agression le 13 mai 1981, autour de laquelle restent beaucoup de zones d'ombre, Karol Wojtyla a instrumentalisé à son profit l'image de Fatima. En faisant introduire une balle qui l'aurait touché dans la statue portée en procession. Puis en dévoilant vingt ans plus tard le troisième secret, qui n'était autre, selon le Vatican, que la prédiction de l'attentat de 1981. Un véritable brigandage. Avec ce nouveau centre interreligieux, la comédie wojtylienne continue de plus belle. — — (Source : « Le Rivarol » n° 2691 du 12 novembre 2004, page 9).
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