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| ANNÉE 2004 | . | |||||||||
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PORTUGAL Réaction de la Fraternité Saint Pie X |
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Hormis la presse locale, les journaux n'ont guère parlé d'un congrès interreligieux qui s'est tenu dans la ville mariale de Fatima du 10 au 12 octobre. Seule la Fraternité Saint-Pie X a protesté contre ce nouveau scandale, en rappelant la doctrine catholique traditionnelle. On trouvera ici le compte-rendu fait par les prêtres de Fraternité au Portugal, et, dans les Documents, le communiqué et le dossier diffusés à cette occasion. Compte rendu du congrès inter-religieux de Fatima : Le fait : Du 10 au 12 octobre à Fatima, dans le centre pastoral Paul VI, s'est déroulé le congrès « Le Présent de l'Homme — le Futur de Dieu. La place des sanctuaires dans la relation avec le Sacré ». C'est l'évêque de Leiria-Fatima qui a ouvert le congrès et le cardinal patriarche de Lisbonne qui en a conclu la partie dite « scientifique ». Le dimanche, le modérateur du jour était le président du conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux (Mgr Michael Louis Fitzgerald). C'est maintenant la partie pratique. Chacun des représentants des sanctuaires des différentes religions transmet son témoignage à l'assemblée. La liste est assez étoffée : hindouisme, bouddhisme, judaïsme, islamisme, orthodoxie, anglicanisme et catholicisme. La réaction face à ce scandale : Seule la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a organisé une démarche de réparation et d'information des fidèles de façon ouverte et officielle. Voir le communiqué de presse. Avec l'aide du MJCF (Mouvement de la Jeunesse Catholique de France) et du prieuré de Madrid, il a été possible de regrouper un bon groupe de fidèles motivés à Fatima. Tous ont distribué, dans toute la ville de Fatima, plus de 12 000 tracts informant les fidèles de la gravité du blasphème commis par l'organisation de ce congrès. Les jeunes du MJCF, particulièrement efficaces, ont pu être admis à participer à plusieurs des conférences clefs du congrès. Après celle du cardinal patriarche de Lisbonne (« le futur de Dieu »), le débat programmé fut curieusement annulé. Nos jeunes prirent alors l'initiative d'aller interroger le cardinal. Les réponses qu'il leur fit alors en privé révèlent le mépris de ce mauvais pasteur pour le troupeau dont il a la charge. Quand un jeune lui cita un extrait du livre de soeur Lucie « Appels du message de Fatima », où elle commente admirablement le premier commandement de Dieu, le cardinal répondit : « Soeur Lucie n'est plus aujourd'hui une référence, depuis on a bien mieux avec le concile Vatican II ». Lorsqu'un autre jeune cite le prophète Isaïe fustigeant les « chiens muets » (Isaïe 56, 10) et demande au patriarche son commentaire, celui-ci répond : « Le prophète Isaïe a pris ses responsabilités ». Pour fuir une autre question, il leur répond : « Moi je préfère utiliser le langage des hommes ». L'aspect essentiel de notre réaction fut bien entendu la prière, les expositions quotidiennes du Saint-Sacrement et les saintes messes. Nous avons également voulu mettre clairement au coeur de ces activités le sacrifice réparateur public et personnel. Dans cet esprit nous sommes allés faire en groupe le « chemin de Lucie » sur l'immense esplanade du sanctuaire de Fatima. Depuis le haut de la colline jusqu'à la chapelle des apparitions, au rythme des plus courageux qui avançaient à genoux et malgré une pluie battante que nous espérons purificatrice, nous pûmes contempler les 15 mystères du rosaire. En tête, la bannière de Notre-Dame, Reine du Portugal, également marquée du nom bien visible de notre chère Fraternité sacerdotale, annonçait nos « couleurs ». Nous avons tous été marqués par la grande joie que nous a procurée cet acte public de réparation et de pénitence. De retour au prieuré, les chaussures et les habits étaient souvent trempés, mais le coeur et l'âme étaient radieux d'avoir quelque chose de beau à offrir à Dieu et à Notre-Dame. Le dimanche matin, point de messe au congrès, mais un défilé des modes religieuses en vogue actuellement dans le monde. Cette fois, nous nous rendons donc aux portes du Centre pastoral. Nous commençons par réciter notre chapelet à genoux, puis nous enchaînons avec les chants du Kyrie eleison et du Credo. Durant ce chant, l'abbé Danjou se rend à l'intérieur du centre pour remettre en mains propres le communiqué de presse de la Fraternité et les cinq tracts distribués sur la voie publique ces jours-là. L'opération se déroule sans problème. La vue d'un prêtre en soutane sembla même effrayer les trois personnes du secrétariat. Que va-t-il vouloir faire ? semblaient demander leurs regards ahuris. Il ne fit que remettre son enveloppe au nom de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, et rejoignit les fidèles en prière. Deux jeunes du MJCF, encore présents sur les lieux après le départ de l'abbé, eurent la joie de voir que la lecture du communiqué fit forte impression sur ces personnes, elles étaient consternées ! Le chant terminé, nous avons laissé les hauts lieux et ses témoignages inter-religieux. Une large diffusion de tracts a conclu nos trois journées de réparation et de réaction. L'indifférence et l'ingratitude des hommes d'Eglise nous sidèrent, mais nous mettons en Dieu notre espoir et notre confiance. Communiqué et dossier de la Fraternité Saint Pie X au Portugal, contre le congrès interreligieux de Fatima Fraternidade Sacerdotal Sao Pio X Lisboa, le 9 octobre 2003 Communiqué de presse Les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X du Portugal se font l'écho des milliers de catholiques scandalisés par le congrès international et inter-religieux de Fatima qui se déroulera du 10 au 12 octobre 2003. • Jésus-Christ est oublié Ses recommandations à la prudence pour écarter les faux prophètes, prêchant une autre doctrine que la sienne, sont méprisées. « En vérité, en vérité, je vous le dis : C'est moi qui suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi (se présentant comme le Messie) sont des voleurs et des brigands. C'est moi qui suis la porte : celui qui entrera par moi sera sauvé. » (Jean X, 7) « Prenez garde que nul ne vous induise en erreur. Beaucoup viendront sous le couvert de mon nom qui diront : C'est moi qui suis le Messie ! (Mat. 24, 4.) Gardez-vous des faux prophètes » (Mat.7, 15). Son identité messianique et divine avec son rôle indispensable pour le salut de tous les hommes sera mise de côté. Le congrès préfère se concerter avec les représentants des fausses religions plutôt que de confesser la foi catholique. Tandis que Jésus-Christ dit : « Celui qui me confessera devant les hommes, Moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux; mais celui qui me reniera devant les hommes, Moi aussi je le renierai devant mon Père des Cieux » (Mat., 10, 32), ce congrès place les catholiques dans l'occasion de Le renier, Lui qui est le seul Dieu. Tandis que Jésus-Christ dit au juifs : « Scrutez les Ecritures, ce sont elles qui rendent témoignage de Moi » (Jean 5, 39) et qu'avec les disciples d'Emmäus, Il les enseignait « en commençant depuis Moïse, il leur interprétait ce que les Ecritures avaient dit de Lui » (Luc, 24, 27), — c'est à dire qu'il est le Messie annoncé —, ce congrès, quant à lui, met de côté ce caractère messianique. Tandis que Jésus-Christ affirme avec force : « Je suis la Voie, la Vérité, et la Vie et personne ne va à mon Père si ce n'est par Moi » (S. Jean 14, 6), ce congrès pense qu'il y a d'autre voies ou d'autres vérités pour aller à Dieu... Tandis que Jésus-Christ dit : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres et aura la lumière de la vie » (S. Jean 8, 12), ce congrès se propose de trouver d'autres « lumières » dans la discussion inter religieuse. Tandis que Jésus-Christ affirme : « Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre » (Mat. 28, 18). « Allez enseignez toutes les nations, les baptisant... » (Mat. 28,19), « celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc. 16, 16), le congrès détourne l'attention des fidèles vers les expériences religieuses présentées par les adeptes des religions inventées par les hommes, ou déformées par le mouvement des passions. Plus grave encore, il s'intéresse même aux religions non chrétiennes dont parle le psaume 95, lorsqu'il dit : « Les dieux de ceux qui n'ont pas la vraie foi sont des démons ». Vraiment, Dieu peut renouveler sa plainte : « Mon peuple a fait un double mal, il m'a abandonné, Moi la source des eaux vives pour se creuser des citernes crevassées » (Jer. 2, 13). Le 13 octobre 1917, notre très sainte Mère du ciel disait : « N'offensez pas davantage Dieu Notre-Seigneur, qui est déjà trop offensé. » Et Lucie commente dans ses mémoires : « Quelle plainte pleine d'amour et quelle tendre supplication ! Qui me donnera de la faire résonner dans le monde entier et que tous les enfants de la Mère du Ciel entendent le son de cette voix ! » (Mémoires, 2ème éd., p. 83). • L’Eglise catholique est oubliée ! Ses avis sont méprisés, lorsqu'elle parle par la bouche autorisée du pape Léon XIII, le 15 septembre 1895 disant au cardinal Gibbons : « Nous avons appris qu'en Amérique il se tenait des assemblées dans lesquelles, indistinctement, les catholiques s'unissent à ceux qui sont séparés de l'Eglise pour traiter des questions religieuses ou des questions morales. Il ne faut pas croire qu'il n'y ait aucun péché du fait de ce silence dans lequel on omet de parti pris et on relègue dans l'oubli certains principes de la doctrine catholique. Car toutes ces vérités, quelles qu'elles soient, n'ont qu'un seul et même auteur et docteur, le Fils unique qui est dans le sein du Père ». Fait révélateur de l'histoire, le promoteur de ces congrès et surtout du mouvement « Union morale des religions.», l'abbé Charbonnel, défroquera quelques années plus tard. L'existence de l'unité, marque de la vraie Eglise, est remise en cause par cette recherche de l'unité avec les autres religions..., soi-disant, pour réaliser le voeu de Jésus ! L'existence de la catholicité dans l'espace, autre marque de l'Eglise, est aussi niée par cette affirmation que sans les efforts d'ouverture oecuménique, l'Eglise se fermerait sur elle-même. L'existence de la catholicité dans le temps est refusée à l'Eglise, puisque le futur lui réserverait une nouvelle dimension et une nouvelle forme... sans doute ce prétendu « futur de Dieu » ! Ce congrès implique nécessairement les erreurs sur la véritable nature de l'Eglise dénoncées par le Pape Pie XI dans son encyclique « Mortalium animos » (10.01.1928) • La Vierge Marie est oubliée ! Ce congrès, tout occupé par le dialogue amical avec les représentants des fausses religions, ne pourra faire plus que de réduire à une simple opinion la confession de la maternité divine de Marie, sa maternité virginale, son Immaculée Conception, etc., bref tous les dogmes de foi la concernant. Notre-Dame fut envoyée par Dieu à Fatima pour transmettre un message de portée universelle. Or ce congrès ne pourra que diminuer, filtrer et relativiser ce que la Sainte Vierge Marie a voulu redonner à chaque âme pour son salut. Ces trésors sont notamment le dogme de l'enfer, du purgatoire, du ciel et de la communion des saints. Ce message nous rappelle encore la valeur du saint sacrifice de la messe, des oeuvres de réparation pour les péchés et de la nécessité de faire des sacrifices pour la conversion des pécheurs. La portée de ce message n'est donc pas limitée aux seuls catholiques ! C'est bien ce que manifeste la demande de la pratique des premiers samedis du mois et la consécration, par la seule Eglise catholique, de la Russie et du monde au Coeur immaculé de Marie. Autant de vérités totalement étouffées par l'esprit et l'organisation elle-même de ce congrès. Parachevons cet exposé avec ce bel enseignement donné par Soeur Lucie (Appels du message de Fatima, p. 105) : « C'est le corps reçu de Marie qui, en Jésus-Christ, devient victime immolée pour le salut des hommes. C'est le sang reçu de Marie qui circule dans les veines du Christ, et qui jaillit de son Coeur divin. Ce sont ce même corps et ce même sang, reçus de Marie, qui, sous les espèces du pain et du vin consacrés, nous sont donnés comme aliment quotidien pour revigorer en nous la vie de la grâce, et ainsi continuer en nous, membres du Corps mystique du Christ, son oeuvre rédemptrice pour le salut de tous et de chacun, selon la mesure avec laquelle chacun adhère au Christ et coopère avec le Christ. » • Ce Congrès est donc un blasphème ! Pourquoi ? Le blasphème est un discours, un geste ou un acte qui contient un mépris de Dieu ou un outrage à son égard ou à ses saints. Il est toujours gravement coupable. Or ce congrès, étant une activité qui conduit à mépriser, à diminuer et même à nier implicitement la messianité et la divinité de Jésus-Christ, le caractère d'absolue nécessité de son oeuvre, il correspond malheureusement exactement à la définition du blasphème !. A quand l'apostasie dans la tolérance ? (Source : « DICI » n° 83 du 25 octobre 2003)
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