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| ANNÉE 2001 | . | |||||||||
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FATIMA — Sœur Lucia témoigne — |
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. En conclusion générale, la critique tant interne qu'externe de la transcription des deux entretiens avec sœur Lucie, publiée par M. Evaristo, conduit très nettement à poser l'absence totale de crédibilité de cette publication. Elle est, semble-t-il, une tentative de réinterprétation du message de Fatima pour le rendre conforme aux « nouvelles orientations conciliaires » , en faisant de sœur Lucie le chantre de toutes les principales erreurs du Concile Vatican Il : œcuménisme, liberté religieuse, collaboration avec le communisme et légitimation de l'ostpolitik, alors qu'en vérité, l'ensemble des faits surnaturels de Fatima, Pontevedra et Tuy sont une claire et forte confirmation de la foi catholique traditionnelle et de tous les principaux dogmes de notre foi les plus contraires à « l'esprit conciliaire » et à ses erreurs : — dogme de la très Sainte Trinité (deuxième prière de l'Ange, et vision trinitaire de Tuy le 13 juin 1929); Pour arriver à faire accepter cette réinterprétation, il fallait détruire : — la crédibilité de l'interprétation antérieure du message de Notre-Dame, qui s'appuyait, entre autres, sur les paroles de Lucie au père Fuentes en 1957: d'où un ajout, dans la version portugaise de 1998, contre l'authenticité de cette entrevue; Carlos Evaristo — « Quel message avez-vous pour le monde confus d'aujourd'hui ? » Comme les traditionalistes sont partout faussement présentés comme des gens désobéissants, contre le pape, schismatiques et excommuniés, le lecteur en déduira logiquement que Lucie est contre les traditionalistes et, par conséquent, contre l'interprétation du message de Fatima qu'ils défendent — interprétation qui se trouvera discréditée aux yeux de l'opinion publique catholique qui accueillera ainsi beaucoup plus facilement la nouvelle interprétation, conforme à l'esprit conciliaire. C'est vraisemblablement dans cette logique qu'il faut situer la collaboration de M. Yves Chiron à la version française de la publication de M. Evaristo : M. Chiron, bien connu des milieux traditionalistes français, a dû être choisi à son insu pour faciliter une opération d'intoxication de ces milieux, et s'est laissé entraîner dans ce piège, sans doute par imprudence. Alors que nous avons vu qu'aucune note du premier entretien n'avait été prise, au témoignage de M. Evaristo lui-même, et que l'existence de l'enregistrement audio du second entretien est plus que douteuse, M. Chiron écrit, dans sa présentation de la version française des entretiens avec Lucie, en page 51: « Le premier entretien a été édité d'après les notes prises par un des interlocuteurs, Mgr Michaelappa, et par celui qui servait de traducteur au groupe, Carlos Evaristo. Le texte du second entretien a été établi d'après un enregistrement audio et vidéo. L'authenticité des deux entretiens publiés ne saurait donc être raisonnablement contestée.» Le même auteur ajoute : « Le débat [...] ne devrait donc pas porter sur l'authenticité des entretiens et de leur retranscription, mais sur les arguments avancés par sœur Lucie.» Quant à M. Evaristo, il semble avoir dévoilé une partie de sa duplicité au journaliste Miguel Carvalho. Celui-ci, dans un article de l'hebdomadaire portugais Visâo du 11 mai 2000, rapporte que M. Evaristo se dit ami intime de dom Duarte, le prétendant au trône du Portugal, et "monarchiste absolutiste avec un cœur d'or" (sic !) tout en tressant de grandes louanges envers le catholicisme cubain placé sous la férule communiste de Fidel Castro : Carlos Evaristo effraye certaines âmes plus endurcies quand il donne Cuba, l'île communiste de Fidel Castro, comme le lambeau de terre où l'on peut rencontrer aujourd'hui « une forme plus pure de donner un sens religieux à la vie », où « la pratique est socialement intacte » et où l'Eglise « est plus catholique ». Le problème est que Fidel Castro a réussi à détruire presque complètement le catholicisme à Cuba : en 1986, seulement 1% de la population se disait encore catholique ("Iota Unum" n° 330 du 9 mars 1996), et l'hebdomadaire français "Le Point" n° 775 du 27 juillet 1987 publiait, sous le titre « Cuba : les derniers chrétiens », l'information suivante : « Selon une enquête demandée par le Vatican, après plus de 25 ans d'athéisme militant, Cuba — 9,5 millions d'habitants — ne compte plus que 0,5% de catholiques pratiquants, contre 17% avant la prise du pouvoir par Castro. Alors, pour qui travaille M. Evaristo ? Certainement pas en faveur du message authentique de Notre-Dame de Fatima, comme cette recension me paraît l'avoir bien montré ! Abbé Fabrice Delestre « Le Sel de la terre » n° 35, p.64 .
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