ANNÉE     2001 .
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FATIMA

— Sœur Lucia témoigne —
Le message authentique
Recension critique


par l'abbé Fabrice Delestre

Table Introduction 1er Entretien 2è Entretien L'enfer Communisme La Russie Conclusion

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Garanties d'authenticité et de véracité

Existe-t-il des garanties d'authenticité et de véracité des propos de sœur Lucie, tels qu'ils ont été 'publiés par M. Evaristo ?

Premier entretien

Examinons d'abord les garanties d'authenticité et de véracité du contenu de la première entrevue (11 octobre 1992, de 12 heures à 14 heures, à l'intérieur du parloir du carmel Sainte-Thérèse de Coïmbra).

Dans la version portugaise de 1998, la relation de cette première entrevue nous est présentée aux pages 13 à 36. Cette relation est suivie d'un album photographique qui offre seize photographies de cette première entrevue, avec une légende pour chacune (pages 37 à 48). En outre, cinq autres photographies de cette rencontre nous sont présentées aux pages 3 à 11. Au total, nous avons donc vingt et une photographies de cette entrevue, ce qui montre qu'elle eut réellement lieu, comme le confirment d'ailleurs les lettres ou dédicaces des trois participants à cette rencontre (outre M. Evaristo):
— Le cardinal Antony Padiyara, archevêque majeur d'Ernakulam (Inde) mort le 25 mars 2000, dans une lettre du 24 décembre 1992, dont l'original en anglais nous est donné en page 4 et la traduction portugaise en page 5. Voici la teneur de cette lettre:

« Je viens déclarer que, accompagné de l'évêque Francis Michaelappa, du père Francisco Pacheco et de M. Carlos Evaristo, j'ai rencontré sœur Lucie à l'intérieur du carmel de Coïmbra, Portugal, le 11 octobre 1992, entre 12 et 14 heures.
La relation donnée par M. Evaristo en ce qui concerne cette visite fait référence à ces faits.»

— Mgr Francis Michaelappa, évêque de Mysore (Inde), mort le 17 mars 1993, certifie dans une "dédicace" publiée en page 3 de l'édition de 1994 et en page 9 de l'édition de 1998, avoir rencontré sœur Lucie « durant deux longues heures », « le 11 octobre 1992 ».
— Enfin, une "dédicace" du père Pacheco, datée du « 11 octobre 1992, Coïmbra », publiée en page 3 de l'édition de 1994 et en page 11 de celle de 1998, nous donne aussi l'assurance que cette rencontre eut bien lieu.

Le point étant fait sur la réalité de cette rencontre du 11 octobre 1992 avec sœur Lucie, il nous faut examiner maintenant quelles garanties d'authenticité et de véracité nous avons, de la part des quatre participants et de la mère prieure du carmel qui assista à cette rencontre, au sujet du contenu de cette entrevue, tel que l'a publié M. Evaristo.

Le cardinal Padiyara

Dans une lettre de la fin de l'année 1993, publiée dans le numéro 33 du Sel de la terre (pages 169-170), le père Pacheco affirme clairement que la lettre du cardinal Padiyara en date du 24 décembre 1992, citée plus haut, ne constitue absolument pas une confirmation de la véracité du contenu de l'entrevue, tel que l'a publié M. Evaristo.

« En octobre 1993, j'ai rencontré encore le cardinal Padiyara pendant plusieurs heures réparties sur quelques jours. A cette occasion le cardinal Padiyara m'a confirmé de manière absolue que la lettre publiée par Carlos Evaristo au début de sa brochure confirme seulement que nous avons bien rencontré sœur Lucie. Cette lettre du cardinal, datée de décembre 1992, avait été envoyée en réponse à Carlos Evaristo qui prétendait que certaine(s) personne(s) avai(en)t dit que nous n'étions jamais allés à Coïmbra. (...).
Le cardinal a confirmé encore en octobre 1993 que sa lettre ne souscrit absolument pas au contenu de l'interview tel que le rapporte Carlos Evaristo.»

Outre cette lettre, cinq autres lettres du cardinal Padiyara nous sont présentées dans la version portugaise de 1998:
— l'une en pages 6-7, datée du 6 juillet 1995, qui affirme à nouveau la réalité de la rencontre avec sœur Lucie, mais sans rien dire du contenu de l'entrevue tel que l'a publié M. Evaristo; — les quatre autres en pages 95 à 98; elles sont présentées comme les « documents 1 à 4 » dans leur version originale anglaise, sans traduction portugaise (Pourquoi ? N'ont-elles donc aucun intérêt pour le lecteur portugais?) et sont datées respectivement des 22 janvier 1993, 8 avril 1994, 12 août 1994 et 27 septembre 1994. Or, trois de ces quatre lettres ne font aucune allusion directe à la rencontre avec sœur Lucie du 11 octobre 1992, seule la lettre du 8 avril 1994 affirme ceci:

« A propos de la question de savoir si j'eus une entrevue avec sœur Lucie de Fatima, la réponse est affirmative, c'est-à-dire: j'ai eu une entrevue avec elle et j'ai souhaité que cette entrevue soit publiée.

Comme on peut le voir, il apparaît donc très clairement qu'aucune des six lettres publiées du cardinal Padiyara ne constitue un « imprimatur » du livre de M. Evaristo: aucune ne confirme l'authenticité et la véracité du contenu des paroles de sœur Lucie, telles que M. Evaristo nous les rapporte ! Il est d'ailleurs très significatif, à ce propos, qu'aucune de ces six lettres n'ait été publiée dans la version française des éditions Chalet: on ne pouvait signifier plus clairement l'absence totale d'importance et d'intérêt de ces lettres, par rapport au contenu de l'entretien tel qu'il est publié.

Mgr Francis Michaelappa, évêque de Mysore (Inde)

Il est mort quelques mois seulement après sa rencontre avec sœur Lucie, le 17 mars 1993. C'est pour cela que nous ne possédons de cet évêque, à propos de cette entrevue, qu'une courte "dédicace" qui affirme:

« Cela [cette brochure] porte sur le mémorable événement de la rencontre avec sœur Lucie, durant laquelle nous avons parlé avec elle durant deux longues heures sur différents sujets, incluant l'enfer et le ciel. Cette rencontre eut lieu le 11 octobre 1992. »

Cette "dédicace" jette en fait une suspicion sur la transcription de l'entrevue publiée par M. Evaristo. En effet, si, dans cette relation, des propos sur l'enfer sont effectivement échangés, (pages 22-23 de l'édition portugaise de 1998; pages 68-69 de l'édition française), on ne trouve en revanche nulle trace de paroles significatives sur le ciel. Dans les deux versions portugaises, sœur Lucie ne parle du ciel qu'à l'extrême fin de la rencontre, dans des propos d'une telle banalité — Propos difficilement crédibles de la part d'une âme qui a contemplé un Ange du ciel, Notre-Dame et aussi une théophanie trinitaire à Tuy, le 13 juin 1929, et qui, dans certaines lettres, a parlé du ciel avec effusion ! — qu'ils ont été supprimés de l'édition française (où ils devraient se trouver à la page 79 ou 80). Voici ces propos tels qu'ils se trouvent en page 35 de la version portugaise de 1998:

« L'évêque Michaelappa se tourne vers sœur Lucie et dit :
— "Maintenant, nous ne nous rencontrerons tous qu'au ciel..."
Sœur Lucie :
— "Oui, c'est un lieu très grand !" »

Cette courte "dédicace" de Mgr Michaelappa, loin d'être une garantie d'authenticité et de véracité du contenu de la transcription faite par M. Evaristo, nous pousse au contraire à nous poser une nouvelle question: l'intégralité de l'entrevue avec Lucie a-t-elle bien été publiée par M. Evaristo ? Il faut répondre par la négative, avec, à l'appui, la constatation d'un ajout qui n'est pas du tout anodin, dans la version portugaise de 1998, par rapport à la première version portugaise de 1994. Cet ajout vise en effet à discréditer le compte rendu des propos que sœur Lucie avait tenus au père Fuentes, le 26 décembre 1957 Voici cet ajout, qui se trouve en page 19 de l'édition portugaise de 1998, et en pages 62-63 de l'édition française:

[Fin de la réponse de Lucie sur les guerres :]
« Que l'on se rappelle ce que Notre-Seigneur dit dans la sainte Écriture au sujet du futur que seul le Père connaît. Il y a beaucoup de mauvaises interprétations au sujet de Fatima.»
[Début de l'ajout :]
Carlos Evaristo : — « je crois que le reportage du père Fuentes en est un exemple. Ai-je raison ? »
Sœur Lucie : — « Oui, bien qu'il y ait toujours eu, dans l'histoire du monde, beaucoup de guerres dues aux péchés des hommes; et il y en aura probablement d'autres, parce que c'est un cycle. Je n'ai parlé d'aucune de ces choses qu'il a propagées comme appartenant au troisième secret...»
Carlos Evaristo : — « Ce qui est triste, c'est que beaucoup de gens croient que c'est le contenu du secret...»
Sœur Lucie : — « Même après mon démenti de cela auprès de l'évêque de Coïmbra, et après la publication de ma déclaration dans la presse » (Document 5).

Et nous est présentée dans ce document 5, en page 99 de la version de 1998, la photocopie en portugais de la Note de la Curie diocésaine de Coïmbra, du 2 juillet 1959, intitulée: « Sœur Lucie dément ».
Cet ajout jette en fait une grave et terrible suspicion à la fois sur l'authenticité de l'ensemble de la transcription publiée par M. Evaristo, et sur l'intégralité de la transcription.

Mais, doit-on se demander, pourquoi une telle fureur contre l'entretien de Lucie diffusé par le père Fuentes en 1958, alors que, nous dit le père Joaquin Maria Alonso — qui fut le spécialiste officiel de Fatima de 1966 à sa mort, en décembre 1981 —, son compte rendu fut publié « dans son texte original espagnol et dans une version anglaise, avec toutes les garanties d'authenticité et toutes les garanties hiérarchiques, parmi lesquelles figurait celle de Mgr l'évêque de Leiria » et que Mgr Sanchez, archevêque de Vera Cruz (Mexique), donna l'imprimatur ? (Père ALONSO La vérité sur le secret de Fatima, Madrid, 1976, page 107).

La raison est la suivante: Sœur Lucie, dans cet entretien, a abordé des thèmes nouveaux: une bataille décisive, c'est-à-dire finale, est commencée entre la très Sainte Vierge et le démon; la stratégie de prédilection du démon est de s'attaquer d'abord et avant tout aux âmes consacrées, pour les faire chuter et pour qu'elles entraînent dans leur chute une multitude immense d'âmes; il y a une défaillance de toute l'Église hiérarchique dans la pratique de la pénitence; les derniers moyens donnés au monde pour se sauver sont le saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie... En révélant ces choses, sœur Lucie avait dévoilé l'essentiel du contenu de la troisième partie du secret du 13 juillet 1917: la prophétie d'un terrible châtiment spirituel s'abattant de plein fouet sur toute l'Église et sur le monde entier à partir de 1960.

Or, les commanditaires de M. Evaristo (sur ceux-ci, voir plus loin) devaient déjà préparer, en 1998, la manœuvre qui a abouti le 26 juin 2000 à la publication d'un troisième Secret incomplet (ndlr: selon la thèse de la Fraternité Saint Pie X) [« le message de Fatima »] et accompagné d'une interprétation officielle qui est, de manière certaine, fausse et erronée. Ces gens ont dû se rendre compte que, pour préparer l'opinion publique catholique à accepter la supercherie qu'ils étaient en train de concocter, il fallait auparavant discréditer complètement les propos si clairs et si importants tenus par sœur Lucie, le 26 décembre 1957, au père Fuentes, et ils ont ordonné à M. Evaristo d'insérer cet ajout certainement inauthentique. Pourtant, même le successeur du père Fuentes (démis par Rome) comme postulateur de la cause de béatification des pastoureaux François et Jacinthe Marto, le père Louis Kondor, SVD (nommé le 19 mars 1961), a reconnu implicitement l'authenticité et la véracité des propos de Lucie au père Fuentes. Le 7 août 1990, il déclarait en effet à M. David Boyce que « le père Fuentes avait été blâmé pour ses indiscrétions ». Le père Kondor n'a pas dit "pour ses mensonges" ou "pour ses affabulations", et cela est très significatif !

Le père Francisco Veras Pacheco

Sa courte "dédicace", écrite à Coïmbra le jour même de la rencontre avec sœur Lucie, ne nous dit rien et pour cause, sur la relation faite par M. Evaristo. En revanche, dans sa lettre de la fin de 1993, ce père « affirme catégoriquement que la brochure intitulée "Deux heures avec sœur Lucie" publiée par Carlos Evadsto contient des mensonges et des demi-vérités et qu'elle ne doit pas être crue.» Le père Pacheco parle encore « des mensonges flagrants qu'il [M. Evaristo] avait mis dedans [dans cette brochure] »
Le père Pacheco est donc très clair et tout commentaire est superflu.

Carlos Evaristo

Il a détruit lui-même toute garantie d'authenticité et de véracité de la relation qu'il a publiée de sa première rencontre avec sœur Lucie dans un fax daté du 23 novembre 1992 et envoyé à Coralie Graham, l'éditeur de la revue en langue anglaise du père Nicholas Gruner: « The Fatima Crusader ». Dans ce fax, M. Evaristo a admis que les réponses qu'il a attribuées à sœur Lucie contiennent « des choses contradictoires et illogiques qui parfois semblent presque de la folie — contradictory and unlogical things which at times seem almost craziness » (Citation de la page 2 de ce fax, paragraphe i reproduite dans "The Fatima Crusader" 57, printemps-été 1998, p. 5). Et M. Evaristo précise encore, plus loin dans le même fax: « Le dialogue n'a pas été retranscrit sur le champ. Aucune note ne fut prise — The dialogue was not recorded at the time. No notes were taken.»

Plus fort encore: M. Evaristo écrit, dans ce même fax: « Outre le fait que je puisse avoir une mauvaise mémoire, cette reconstitution de ce qui fut dit ne fut en grande partie, pas faite par moi. Je l'ai seulement tapée à la machine — (Although I may have a bad memory this reconstruction of what was said was not largely made by me. I only typed it).» (Fax, paragraphe g; « The Fatima Grusader » 57, p. 64.)
Ces paroles détruisent de fond en comble toute garantie d'authenticité, de véracité et d'intégralité de la transcription telle que l'a publiée M. Evaristo, car:
— 1) Si aucune note de l'entretien ne fut prise sur place, ni aucun enregistrement effectué, comme l'avoue M. Evaristo (ceci étant confirmé par le père Pacheco dans une lettre du 19 avril 1994 à Dom Lourenço Fleichman O.S.B.: « Ce fut un long entretien. Sœur Lucie ne permit aucun enregistrement. Malheureusement.»)
— 2) Si la transcription de ce que Lucie est censée avoir dit n'a pas été faite, du moins « en très grande partie », par M. Evaristo qui a mauvaise mémoire;

— 3) Si le père Pacheco, le seul autre témoin parlant portugais (avec la Mère prieure) a rejeté cette transcription comme non crédible car contenant « des mensonges et des demi-vérités »;

Alors, l'essentiel de la "reconstruction" de ce qui fut dit au cours de l'entretien ne peut être fondé que sur les souvenirs du cardinal Padivara et de Mgr Michaelappa. Or, aucun des deux prélats, décédés maintenant, ne parlait un seul mot de Portugais ! Nous sommes donc en présence de la "reconstruction" d'une entrevue à partir des seuls souvenirs de deux personnages qui ignorent complètement la langue de la personne qu'ils sont venus interroger. Autant dire que la crédibilité d'une telle "reconstruction" est absolument nulle! Et comme, visiblement, le cardinal Padiyara a toujours refusé d'écrire une lettre claire et précise confirmant le contenu de la transcription tel que l'a publié M. Evaristo (ce qu'il n'aurait pas manqué de faire, à coup sûr, si cette transcription avait été directement écrite à partir de son témoignage direct et de ses souvenirs personnels...), il est très probable que de larges morceaux de la transcription de l'entretien publié par M. Evaristo ont été inspirés à ce dernier par des commanditaires: des personnalités qui n'ont pas directement participé à l'entretien, mais qui avaient permis qu'il se déroule. N'oublions pas en effet que, depuis des années, tout cardinal voulant visiter sœur Lucie doit être muni d'une autorisation en bonne et due forme émanant des plus hautes autorités vaticanes; or nous savons qu'en 1992, M. Evaristo, avant de rencontrer sœur Lucie le 11 octobre, avait rencontré à Fatima les cardinaux Casaroli (mort en 1998) — ancien Secrétaire d'État du Vatican et grand artisan de l'Ostpolitik si diamétralement opposée au message de Fatima — et Sodano, actuel Secrétaire d'État.

Le témoignage de la Mère prieure du carmel de Coïmbra

Nous n'avons aucun témoignage direct ni écrit de la supérieure de sœur Lucie, qui assista à presque tout l'entretien du 11 octobre 1992. Nous est seulement présenté en page XX de l'édition portugaise de 1998, le témoignage suivant du père Robert J. Fox, directeur de "Fatima Family Apostolate" et ardent défenseur du « nouveau » message de Fatima, en pleine conformité avec les nouvelles orientations conciliaires:

« En octobre 1993, j'obtins la permission de visiter la mère prieure du carmel de Coïmbra, au Portugal. Je portais avec moi le livre "Duas horas com a Irmâ Lucia" et je demandai à la Mère si c'était un témoignage authentique et précis.
Elle me répondit :
« Oui. Tout ce qu'il renferme est correct...»
Et elle ajouta :
« Nous ne savions pas qu'ils prenaient des notes.»
Je lui répondis :
« Peut-être ont-ils enregistré l'entretien avec un magnétophone ? »
Elle répondit :
« Peut-être en a-t-il été ainsi, parce que je pense qu'il est impossible que quelqu'un ait pu se rappeler tout ce qui s'est passé de cette manière si détaillée, comme cela se trouve écrit dans le livre, sans avoir comme référence des notes ou un enregistrement audio.»

Ce témoignage indirect (est-il authentique ?), à force de trop vouloir prouver, provoque un effet totalement contraire, pour plusieurs raisons:
1. — Comme nous l'avons vu, en réalité, aucune note ne fut prise ni aucun enregistrement effectué, au témoignage de M. Evaristo comme du père Pacheco qui a écrit en 1994: « Sœur Lucie ne permit aucun enregistrement.» S'il en est ainsi, la mère prieure connaissait très bien cette interdiction de la part de sœur Lucie: pourquoi aurait-elle alors parlé de notes et d'enregistrement au père Fox? Nous sommes là devant une première incohérence et quelqu'un ment dans cette affaire !
2. — La mère prieure aurait dit qu'elle pense qu'il est impossible que quelqu'un se souvienne de tous les détails rapportés, sans notes ou enregistrement. Or il n'existe ni notes ni enregistrement de cet entretien. Par conséquent, ces paroles de la mère prieure, au lieu de nous donner une garantie d'authenticité, jettent au contraire une nouvelle suspicion sur la fidélité de la transcription publiée par M. Evaristo.
3. — La mère prieure témoignerait que « tout ce que contient [le livre] est correct » avant d'avouer, dans les paroles suivantes, que, pour sa part, elle était incapable de se souvenir de tout cet entretien sans notes ni enregistrement ! Par le fait même, la valeur de son témoignage, déjà amoindrie par son caractère indirect et purement oral, devient à peu près nulle, car il repose sur une mémoire infidèle.

La conclusion s'impose donc d'elle-même : aucun des cinq témoins ayant participé à l'entretien du 11 octobre 1992 ne nous offre de véritable garantie d'authenticité et de véracité quant au contenu tel qu'il a été publié par M. Evaristo. Bien plus, comme nous l'avons vu, les témoignages de ces cinq personnes font naître de graves suspicions sur ce qu'a publié M. Evaristo:
— l'authenticité d'au moins certaines "paroles de sœur Lucie", rapportées comme telles par M. Evaristo, est douteuse (voir la lettre du père Pacheco);
— il apparaît clairement que l'intégralité de l'entretien n'a pas été reprise dans la "transcription" publiée par M. Evaristo (voir la dédicace de Mgr Michaelappa et l'ajout pas du tout anodin dans la version portugaise de 1998);
— il y a enfin une suspicion quant à savoir si M. Evaristo est réellement l'auteur de cette "transcription" ou s'il n'est pas plutôt une sorte de "prête-nom" bien pratique, permettant à des personnages beaucoup plus considérables (et qui tirent les ficelles de la manœuvre) de rester dans l'ombre (voir le fax envoyé par M. Evaristo lui-même à Coralie Graham).

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