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| ANNÉE 2000 | . | |||||||||
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DE FATIMA |
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ou une révélation tronquée ( « Bulletin Saint Jean Eudes » n° 56 - Juin / Juillet 2000 ) Chapitre 8 En guise de conclusion, D'après tout ce qui précède, il apparaît clairement que nous fut révélé le 26 juin dernier un troisième secret volontairement tronqué. amputé de sa première partie constituée de paroles de Notre-Dame nous donnant la grande clé d'interprétation de la vision publiée. Sans cette clé, la vision reste très obscure et difficile à interpréter. Il est évident que le Vatican nous cache l'essentiel à savoir l'annonce par Notre-Dame, par des paroles très claires, très explicites et sans aucune ambiguïtés d'une très grave crise interne à l'Eglise catholique, touchant sa substance même dans ce qu'elle a de plus précieux le « Dogme de la Foi ». 2°) Dans quel intérêt, dans quels buts le Pape a-t-il décidé la publication de cette vision ? Il parait maintenant très clair que le Vatican avait deux objectifs précis: a) En finir une fois pour toutes avec toute la dimension eschatologique. politico-sociale et prophétique des événements surnaturels de Fatima. Il fallait faire rentrer Fatima dans la norme de toutes les autres apparitions mariales. C'est écrit noir sur blanc, par le cardinal Ratzinger, à la fin du texte du 26 juin: « Ce qui reste, nous l'avons vu dès le début de notre réflexion sur le texte du « secret »: l'exhortation à la prière comme chemin pour le « salut des àmes » et, dans le même sens, l'appel à la pénitence et à la conversion ». Comme le titrait le journal "Le Monde", du mardi 27 juin: « Le cardinal Ratzinger dédramatise Fatima ». Et l'on rejoint ainsi la position erronée, défendue à partir de 1940, sur Fatima, par le Père Dhanis, SJ, professeur à la Grégorienne ; cette position, qui finit par s'imposer au Vatican du vivant méme de Pie XII (ce qui explique que ce Pape n'ait jamais effectué, en bonne et due forme, la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie) peut se résumer ainsi: il n'y a aucun doute sur les six apparitions de Notre-Dame et le noyau central de son message tel que les pastoureaux l'ont transmis, de suite, après les apparitions: appel à la prière, à la pénitence, à la conversion; tout le reste (les apparitions de l'Ange, la vision de l'enfer et tout le secret du 13 juillet avec ses demandes) est le fruit d'une «affabulation plus ou moins inconsciente» de Lucie et reste très incertain et même douteux. Une chose à noter à ce sujet : comme pour montrer sa filiation, le cardinal Ratzinger a réussi le tour de force de citer le Père Dhanis, mort depuis 22 ans, dans le texte officiel du 26 juin; c'est très symptomatique des thèses pernicieuses qui continuent à régner en maître, encore aujourd'hui, au Vatican, au sujet de Fatima ! b) Plus grave encore le deuxième but du Vatican est la glorification à outrance de la personne de Jean-Paul Il. manifestement arrivé à la fin de son pontificat ; ce phénomène n'est pas sans rappeler le culte de la personnalité si délirant que les communistes du monde entier vouèrent, en son temps, à Staline. surnommé « le petit père des peuples» alors qu'il fut l'un des plus grands assassins de tous les temps ! Plus intéressantes et éclairantes ont été les déclarations de quelques personnalités portugaises le 26 juin dernier, rapportées par le quotidien portugais « Diario de Noticias », du mardi 27juin 2000, p. 23: Ces déclarations, qui ont le mérite de la franchise (chose qui se fait rare dans l'Eglise conciliaire...) ne sont pas sans rappeler certains passages de l'encyclique « Pascendi » du 8 septembre 1907 et de la lettre « Notre Charge apostolique » du 25 août 1910, par lesquels saint Pie X démasquait la conduite et la mentalité des modernistes et des sillonistes, fortement marquées d'une sorte d'« illuminisme prophétique », aussi erroné que dangereux, plongeant ses racines dans un orgueil invétéré et une soif insatiable de nouveautés, portant au mépris absolu de tout l'héritage prestigieux du glorieux passé de la Sainte Eglise. 3°) Quelles sont les causes profondes d'une manœuvre aussi odieuse contre Fatima et le message de Notre-Dame, de la part des autorités conciliaires ? Il semble que nous puissions les réduire à deux : a) un aveuglement intellectuel et spirituel profond, comme châtiment de l'infidélité des âmes consacrées à leur vocation sacerdotale ou religieuse : nous voyons ainsi se réaliser à la lettre ce qu'avait annoncé Notre-Dame à la Salette, dans le « Secret de la Salette » confié à Mélanie Calvat (19 septembre 1846): b) Une infiltration communiste très importante, dans I'Eglise catholique et à l'intérieur même du Vatican, jusqu'aux plus hauts sommets : Notre-Dame était venue demander la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé, le 13 juin 1929, à Tuy. Le pape Pie XI fut mis au courant de cette demande dès 1930-1931 et refusa de l'accomplir. A la suite de ce refus, les terribles châtiments matériels annoncés dans la deuxième partie du secret de Fatima commencèrent à s'abattre sur le monde. Mais il y a pire encore: c'est durant ces années-là que Moscou commença à donner l'ordre à tous les Partis communiste du monde d'infiltrer les séminaires catholiques. En France, cette infiltration commença en 1936, selon le témoignage d'Henri Barbé : Cette politique d'infiltration fut menée à grande échelle : « en 1949, Pie XII avait avoué qu'à sa connaissance, il y avait alors environ 2000 prêtres infiltrés par les communistes dans l'Eglise. Et dix ans plus tard, la police des Renseignements Généraux de Paris estimait à 300 au moins le nombre de prêtres infiltrés dans l'Église de France et appartenant au PC » (Bulletin '"introïbo" n° 4, 1974, p. 7) A la lumière de ces informations, on comprend mieux comment fut rendue possible la politique de concession à tout prix vis-à-vis du communisme, plus connue sous le nom « d'Ostpolitik », entreprise par Jean XXIII à partir de... 1960 : l'année même où devait être révélé le troisième secret ! En échange de concessions énormes, Jean XXIII n'obtint qu'un « geste de bonne volonté » apparemment dérisoire : la libération du goulag et l'expulsion vers l'Occident de Mgr Joseph Slipyi, archevêque de Lvov des Ukrainiens. Pourtant, c'est cet archevêque, créé cardinal en 1965, qui sera l'unique grain de sable venant entraver la machine bien huilée de l'Ostpolitik vaticane. Le cardinal Slipyi ne cessera de s'opposer publiquement et officiellement à cette politique, jusqu'à sa mort en septembre 1981, comme son « Testament spirituel » en fait foi: « Le Siège apostolique romain, sous l'influence et la domination des fonctionnaires de la Curie, agissant peut-être de bonne foi, a pris en 1970, une orientation politique qui a porté un coup douloureux à notre Eglise en Ukraine et un coup encore plus fort à cette partie de notre Eglise et de notre peuple qui se trouve dans le monde libre. Le monde chrétien tout entier est témoin que nos avertissements constants et nos humbles arguments, que nous avons exposés au pape Paul VI, n'ont pas été pris en considération. Chers lecteurs: arrivés au terme de cette étude, ne nous décourageons pas, mais au contraire, alors que les ténèbres s'épaississent de toutes parts, redoublons d'efforts et de générosité dans la prière, la mortification, la pénitence, la pratique d'œuvres de charité et de miséricorde, à l'imitation des deux bienheureux voyants François et Jacinthe Marto. Mettant toute notre espérance dans la promesse final du grand secret du 13 juillet 1917: « A la fln, mon Cœur Immaculé triomphera », agissons comme des enfants de lumière, comme nous y exhortent le cardinal Slipyi, et Notre-Dame de la Salette elle-même, à la fin du secret du 19 septembre 1846:
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