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| ANNÉE 2000 | . | |||||||||
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DE FATIMA |
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ou une révélation tronquée ( « Bulletin Saint Jean Eudes » n° 56 - Juin / Juillet 2000 ) Chapitre 4 Les deux visions du Saint-Père par Jacinthe, Les deux visions sont en relation étroite avec le secret du 13 juillet 1917, comme le montrent clairement les questions que pose Jacinthe à sa cousine, après lui avoir énoncé chacune d'elles : voici ces visions telles que soeur Lucie nous les rapporte au début de son troisième Mémoire (op. Cit., p. 113-114). Première vision : «. . .Jacinthe m'appela. « J'ai déjà dit comment, un jour, deux prêtres nous recommandèrent la prière pour le Saint-Père et nous expliquèrent qui était le Pape. Jacinthe me demanda ensuite: Il y a dans cette vision, la description d'une violente contestation contre, le Saint-Père et les mots employés font penser à une rébellion provenant de l'intérieur de l'Eglise, de la part d'un troupeau, mû par l'orgueil et la haine, en état de violente rupture par rapport à l'autorité suprême de l'Eglise: cela fait immédiatement penser au progressisme et au modernisme qui se sont habillement emparés des commandes de l'Eglise à l'occasion du Concile Vatican Il et qui n'ont eu de cesse, depuis, d'amoindrir toujours plus l'autorité suprême du Pontife romain, pour finir, un jour, par la supprimer. Cela nous renvoie aussi à certaines formules du Père Alonso sur le troisième secret, quand il écrivait par exemple : « le contenu du secret doit se référer à des prophéties terribles au sujet de l'état intérieur de l'Enlise », doit parler « de luttes intestines au sein de l'Eglise même ». Deuxième vision : « A une autre occasion, nous allâmes à Lapa do Cabeço. Arrivés là, nous nous prosternâmes à terre pour réciter les prières de l'Ange. Après un certain temps, Jacinthe se redressa et m'appela : - « Ne vois-tu pas tant de routes, tant de chemins et de champs pleins de gens qui pleurent de faim et n'ont rien à manger. Et le Saint-Père dans une église, priant devant le Coeur Immaculé de Marie ? Et tant de monde qui prie avec lui ? » Il semble nécessaire, pour saisir la double signification de cette vision, de la relier à des extraits d'une lettre de soeur Lucie, du 12 avril 1970, à son amie Maria Teresa da Cunha. Elle y écrit : « Notre-Dame demanda et recommanda que l'on récite le chapelet tous les jours, répétant la même chose en toutes ses apparitions, comme pour nous prémunir afin que, dans ces temps de désorientation diabolique, nous ne nous laissions pas tromper par de fausses doctrines, en amoindrissant l'élévation de notre âme vers Dieu, par le moyen de la prière... (le texte publié est coupé à cet endroit!) « Le chapelet est, pour la majeure partie des âmes qui vivent dans le monde, comme le pain spirituel de chaque jour, et les priver de cette prière ou la leur retirer. c'est à dire, diminuer dans les esprits, l'estime et la bonne foi avec lesquelles elles la priaient, c'est, dans le champ spirituel, la même chose ou plus encore - d'autant plus que la partie spirituelle est supérieure à la partie matérielle - je veux dire, c'est comme si, dans le champ matériel, on privait les personnes du pain nécessaire à la vie physique D'après cette lettre de Lucie (dont la publication dans le document du cardinal Ratzinger oublié le 26 juin, a été sévèrement censurée: elle est coupée en trois endroit !), il apparaît donc que la terrible famine qui est décrite dans la vision de Jacinthe peut être prise, non seulement dans un sens physique, mais aussi dans un sens spirituel: du fait d'une désorientation diabolique, le troupeau se retrouve abandonné de ses pasteurs légitimes, infidèles à leur vocation et n'est plus nourri spirituellement: « Les petits ont demandé du pain et il n'y auait personne pour le leur rompre » (Thren. IV,4). Le châtiment de cette infidélité est une grande famine physique, sans doute dans le cadre d'une grande guerre encore à venir, dirigée avant tout contre l'Eglise et les âmes consacrées; c'est d'autant plus certain que Lucie, dans une copie du texte de cette vision destinée à l'un de ses directeurs spirituels, le Père Gonçalves, donne une variante en parlant de « ... tant de routes, tant de chemins et de champs pleins de gens morts, perdant leur sang ». Nous rejoignons ainsi la vision divulguée le 26 juin: toutes les âmes consacrées sont tuées par un groupe de soldats, au pied de la grande croix en troncs grossiers. La situation sera alors si terrible que le Pape se soumettra enfin à la demande de Notre-Dame de Fatima en consacrant la Russie au Coeur Immaculé. Et nous arrivons ainsi à la révélation de Rianjo, d'août 1931, que Lucie rapporta à son évêque dans une lettre du 29 août 1931: « (...) Comme je demandais à Dieu la conversion de la Russie, de l'Espagne et du Portugal, il me sembla que sa divine Majesté me dit: En 1936, quand Lucie rédigea, pour le Père Gonçalves, le récit détaillé de l'apparition de Tuy qui avait eu lieu le 13 juin 1929 et au cours de laquelle Notre-Dame était venue demander formellement la consécration de la Russie à son Coeur Immaculé, elle rappela la révélation capitale de Rianjo, en des termes différents: C'est grâce à la révélation de Rianjo que l'on comprend mieux les deux visions de Jacinthe : le Ciel, prévoyant que les demandes de Notre-Dame ne seraient pas écoutées, a certainement voulu montrer à Jacinthe dans quelle situation extrêmement tragique serait finalement faite la consécration de la Russie, par un Pape complètement seul et abandonné de tous, assiégé dans son palais et au milieu d'une guerre terrible, fléau de la colère de Dieu pour châtier l'infidélité des hommes et avant tout de ses ministres sacrés: ainsi fut montré à Jacinthe un pape arrivé au bout du « malheur », et se résolvant très tardivement, mais non trop tardivement, à faire la consécration de la Russie. La bienheureuse Jacinthe étant, des trois pastoureaux, celle qui faisait le plus de sacrifices pour le Saint-Père, le Ciel, en la gratifiant de ces visions, voulait sans aucun doute la faire redoubler de générosité dans ses prières et sacrifices pour lui. Pour nous, comme tout indique que la véritable consécration de la Russie n'a jamais été faite selon toutes les conditions demandées par le Ciel (voir Forum, contribution n° 11), il est clair que les circonstances tragiques décrites dans ces visions appartiennent encore au futur. Et l'on comprend alors pourquoi ni le cardinal Sodano. ni le document officiel du 26 juin dernier ne disent un mot de ces visions pourtant reconnues officiellement par l'évêque de Leiria-Fatima, le 13 mai dernier, dans la lecture publique de la biographie des deux pastoureaux avant leur béatification et. qui plus est, étroitement liées au secret du 13 juillet: ces visions contredisent, en effet, de manière cinglante, l'interprétation donnée par le Saint-Siège sur plusieurs points capitaux: - alors que les cardinaux Sodano et Ratzinger nous répètent que tout ce qui a trait au secret appartient au passé, les visions de Jacinthe nous disent le contraire; - Lucie écrit: « Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu - quelque chose de semblable à la manière dont on voit les personnes dans un miroir quand elles passent devant - un évêque vêtu de blanc... ». Elle n'emprunte donc la notion de miroir que par mode de comparaison subjective pour essayer de mieux nous faire pénétrer dans la vision mais il reste clair que cette dernière se déroule dans une lumière immense qui est Dieu et que, par conséquent, il n'y a aucune limitation dans cette vision qui a pour cadre l'immensité de Dieu ! Or, le cardinal Ratzinger escamote presque totalement cette « lumière immense qui est Dieu » dans son commentaire. - Lucie, dans son IVème Mémoire (op. Cit., p. 166), quand elle relate l'apparition du 13 mai 1917, fait une comparaison semblable, en utilisant la notion de miroir, non pas dans un sens négatif et pour introduire une quelconque « limitation » de sa vision, mais au contraire pour faire comprendre au lecteur, de manière plus sensible, toute la netteté, toute la pureté, toute la limpidité de la lumière de Dieu, qui permet une contemplation infiniment supérieure à toute contemplation faite ici-bas avec les seuls moyens créés, même les meilleurs ; voici cette comparaison : «... Elle ouvrit pour la première fois, les mains et nous communiqua, comme par un reflet qui émanait d'elles, une lumière si intense que, pénétrant notre coeur et jusqu'au plus profond de notre âme, elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu qui était cette lumière, plus clairement que nous nous voyons dans le meilleur des miroirs ». Dans ces deux comparaisons de Lucie, il n'y a donc rien de « limitatif » ou de « confus ». Lucie les fait sur un mode subjectif, pour aider son lecteur à mieux percevoir la réalité de ce qu'elle a vu et l'interprétation de la notion de miroir faite par le cardinal Ratzinger est donc totalement fausse et erronée !
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