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FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

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Contribution : n° 33
Date : 15/01/2008
Nom : Arnaud de Lassus (AFS n° 190)
Sujet : La vérité sur le 3ème secret de Fatima éclate en Italie :
Article présentant le texte publié par le Vatican en 2000
comme incomplet mais ne remettant pas en cause son authenticité.

LA VÉRITÉ SUR LE TROISIÈME SECRET
DE FATIMA ÉCLATE EN ITALIE

Nous donnons ici des extraits de trois articles parus dans les numéros de janvier et février 2007 du journal mensuel américain Catholic Family News : « Le quatrième secret de Fatima — Un auteur italien très connu soutient que le troisième secret de Fatima n'a pas été complètement révélé », de John Vennari, « La vérité sur le troisième secret éclate en Italie » et « Antonio Socci critique vigoureusement Jean XXIII, Paul VI et le "Renouveau" post-conciliaire » de Christopher A. Ferrara (1)  

Le 22 novembre 2006 a été mis en vente en Italie le livre d'Antonio Socci : « Quarto Segreto di Fatima » (Le quatrième secret de Fatima) — Voir actualités religieuses.
L'importance du livre ne peut être surestimée. Antonio Socci est un auteur italien très célèbre, aussi bien par ses livres que par ses émissions de télévision ; il n'est associé à aucun groupe « traditionaliste ». Il a commencé l'étude du sujet en étant persuadé que le Vatican avait révélé le secret dans son entier le 26 juin 2000. Et, plus il poursuivait ses recherches, plus il doutait que ce soit exact.

1) Les révélations faites par le Saint-Siège en mai et juin 2000

On se rappelle que le 13 mai 2000, pendant la béatification par le pape de Jacinthe et François de Fatima, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d'Etat, annonça que le troisième secret allait être révélé et en donna une partie. Il expliqua que le Secret parlait « d'un évêque vêtu de blanc » qui, marchant au milieu de cadavres de martyrs, « tomba à terre, apparemment mort, après avoir reçu des coups de fusil ». Il indiqua par la suite qu'il s'agissait là de la prophétie de la tentative d'assassinat de Jean-Paul II faite en 1981.
Mais le texte révélé le 26 mai 2000 (par la Congrégation pour la doctrine de la foi) ne laisse aucun doute sur le sort de l'évêque. Ce texte indique en effet « que l'évêque a été tué par un groupe de soldats ayant tiré contre lui des balles et des flèches » et que tout le monde autour de lui meurt : évêques, prêtres, moines, religieuses, laïcs. Or, Jean-Paul II survécut aux balles reçues d'un seul tireur, Mehmet Ali Agca ; et personne dans la foule à Rome, le 13 mai 1981, n'a été blessé lors de l'attaque.

2) Le contraste entre ce qui a été révélé le 26 juin 2000 et ce qu'avaient dit précédemment les personnalités qui avaient lu le secret

          Témoignage du cardinal Ratzinger :

Les catholiques informés ont tout de suite vu le contraste entre ce que le Saint Siège avait révélé comme texte complet du troisième secret et ce que le cardinal Ratzinger en avait dit en 1984. Dans son célèbre entretien avec Vittorio Messori, le cardinal indiqua que le Secret se rapportait « aux dangers qui menacent la foi et la vie des chrétiens, et donc le monde ; et à l'importance des derniers temps (novissimi) ». Il poursuivit son explication en disant que : « les choses contenues dans le troisième secret correspondent à ce qui a été annoncé dans l'Ecriture et sont confirmées par beaucoup d'autres apparitions mariales ».
La vision d'un pape tué par des soldats ne reflète pas nécessairement les « dangers qui menacent la foi » et ne correspond pas nécessairement aux derniers temps. De plus, on cherchera en vain dans « d'autres apparitions mariales » la prophétie d'un pape tué par un groupe de soldats. Et, dans l'Ecriture, on ne trouve pas davantage de références à un tel événement.

          Témoignage du cardinal Oddi :

Sur le troisième secret de Fatima, le cardinal Oddi a déclaré : « Ce secret n'a rien à voir avec Gorbachev. La Sainte Vierge nous alerte sur l'apostasie dans l'Eglise. »

          Témoignage de Mgr Amaral :

Dans une conférence tenue à Vienne (Autriche), le 10 septembre 2004, Mgr Amaral, troisième évêque de Fatima, à déclaré : « Le contenu du troisième secret ne concerne que notre foi. L'identifier avec des annonces catastrophiques ou avec un holocauste nucléaire, c'est déformer le sens du message. La perte de la foi d'un continent est pire que l'anéantissement d'une nation ; et il est vrai que la foi diminue continuellement en Europe. »

          Témoignage du cardinal Luigi Ciaffi :

Le cardinal Luigi Ciaffi, qui fut le théologien personnel de quatre papes, dont Jean-Paul II, affirma : « Dans le troisième secret est annoncé, entre autres choses, que la grande apostasie dans l'Eglise commence au sommet. »

          Témoignage de Mgr Venancio (qui n'a pas lu le troisième secret mais a eu entre les mains l'enveloppe le contenant) :

« En 1997, le Saint Office dirigé par le cardinal Ottaviani demanda à l'évêque de Fatima, Mgr da Silva, que lui soit envoyé le texte du troisième secret. Mgr da Silva confia cette tâche à l'évêque auxiliaire de Fatima, Mgr Venancio. Nous savons par celui-ci que le texte du troisième secret était écrit sur une petite feuille de papier et contenait environ 25 à 30 lignes.
Or, le texte révélé par le Saint Siège le 26 juin 2000 avait été écrit par sœur Lucie sur quatre feuilles de papier et contenait 62 lignes. »

          Témoignage de Mgr Capovilla, ancien secrétaire du pape Jean XXIII :

Antonio Socci a été en contact avec Solideo Paolini qui lui communiqua les renseignements sur le troisième secret que lui avait fournis (en 2006) l'ancien secrétaire du pape Jean XXIII, Mgr Loris Francesco Capovilla.
(Dans les documents fournis à M. Paolini par Mgr Capovilla) il est certifié que le pape Paul VI a lu le troisième Secret dans l'après-midi du jeudi 27 juin 1963 alors que le document officiel du 26 juin 2000 affirme que « Paul VI a lu le contenu du troisième Secret le 27 mars 1965 et a envoyé l'enveloppe aux archives du Saint Office en décidant de ne pas publier le texte ».
Il y a donc un désaccord sur les dates :
— Solideo Paolini posa à Mgr Capovilla la question-clef : ainsi les deux dates pourraient-elles être correctes parce qu'il y a deux textes du troisième secret ?
— Après une légère pause, Mgr Capovilla répondit : 11 en est précisément ainsi. (Per l'appunto !)

3) La conclusion de Christopher A. Ferrara :

Parlant de l'obligation divine de répandre l'Evangile, Notre Seigneur a déclaré que même si les apôtres restaient silencieux, « les pierres elles-mêmes parleraient » (Luc, 19, 40). On peut dire la même chose du message de Fatima et en particulier de son troisième secret. Si le message de Fatima est d'origine divine — Jean-Paul II lui-même a insisté sur ce point — Dieu s'arrangera pour que les pierres elles-mêmes révèlent les paroles de la Mère de Dieu, si personne ne le faisait. C'est pourquoi l'affaire des mots manquants du troisième secret ne sera jamais étouffée. Qu'a dit Notre-Dame après la phrase bien connue : « Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi », phrase à laquelle la sœur Lucie a ajouté « etc. » pour bien faire comprendre que d'autres mots suivaient ? Les personnalités ayant étudié Fatima étaient unanimes dans leurs conclusions : ce qui suivait était la prédiction par la Mère de Dieu d'une grave crise dans l'Eglise et d'une catastrophe pour le monde (...).
La balle est maintenant dans le camp du Saint-Siège. Socci a porté de sérieuses accusations qui ne peuvent être balayées comme émanant de « Fatimistes ». Il appartient au Saint-Siège d'admettre ou de nier l'existence d'un « quatrième secret » constitué par les paroles non révélées de Notre-Dame accompagnant la vision de « l'évêque vêtu de blanc ».

Si le Saint-Siège ne dénie pas — explicitement et sans équivoque — l'existence de ce texte, l'on pourra conclure, avec une certitude morale, que ce texte existe.
Comme le reconnaît Vittorio Messori — concession stupéfiante de la part d'un homme qui est « monsieur Establishment » à Rome — les pages qu'a écrites Socci « vous font réfléchir ». Elles ne sont pas l'œuvre d'un fanatique, pas plus que n'est l'œuvre d'un fanatique celle du Fatima Center (dirigé par le père Grüner2) dont les publications sont fréquemment citées par Socci.
Les pierres sont en train de proclamer la vérité sur Fatima. (...)
Par ailleurs Socci, comme le fait le père Grüner, établit un parallèle plein d'espoir entre le message de Fatima et le fameux songe de dom Bosco, d'après lequel le successeur d'un pape tué dans une grande bataille est capable de conduire l'Eglise à un ancrage salutaire entre les deux colonnes jumelles de l'Eucharistie et du Cœur immaculé de Marie.

CONCLUSION DE L'A.F.S

Le livre d'Antonio Socci et les articles qui lui pnt été consacrés mettent en évidence les points suivants relatifs au troisième secret de Fatima :

— L'importance de la phrase de la Vierge Marie donnée par sœur Lucie : « Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. », le mot « etc. » laissant entendre que d'autres paroles de la Vierge Marie suivaient, qui n'ont toujours pas été révélées.
— Le désaccord entre la version partielle du troisième secret révélée le 13 mai 2000 par le cardinal Angelo Sodano et la version (présentée comme complète) révélée le 26 mai 2000 par la Congrégation pour la défense de la foi.
— Le désaccord entre cette dernière version et les témoignages portés avant l'an 2000 par des personnalités ayant lu le troisième secret (cardinaux Ratzinger, Oddi, Ciaffi, Mgr Amaral, Mgr Capovilla).

De ces données, l'on peut tirer deux conclusions :
— A la question : l'essentiel du troisième secret de Fatima a-t-il été révélé le 26 juin 2000 ?, on ne voit donc pas comment on pourrait répondre : oui.
— La partie non révélée du troisième secret se rapporte à la crise de la foi dans l'Eglise.

Prenons donc au sérieux cette crise de la foi ; ayons recours aux moyens permettant d'y échapper, l'un d'entre eux étant la dévotion à Notre-Dame de Fatima et la mise en pratique de ce qu'Elle nous a demandé (3).

______________________

(1) Les sous-titres sont de la rédaction du bulletin AFS. Les § 1 et 2 sont tirés de l'article de John Vennari. Le § 3 est tiré de l'article « La vérité sur le troisième secret » de Christopher A. Ferrara, sauf le dernier alinéa tiré de son article « Antonio Socci critique vigoureusement Jean XIII, Paul VI et le "Renouveau"post-conciliaire ».

(2) Le père Gruner est un prêtre canadien qui a consacré sa vie à faire connaître le message de Fatima dans les pays anglophones.

(3) Brochure de l'Action Familiale et Scolaire : « Un éclair dans le ciel, Fatima ».

 

Source : Bulletin de l' « Action Familiale et Scolaire »
n° 190, pages 17 à 23

31, rue Rennequin - 75017 Paris
Abonnement / an : 55 €

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