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FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

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Contribution : n° 29
Date : 15/06/2007
Nom : Bernard (Toulouse)
Sujet : Le Rosaire, salut du monde en péril.

LE ROSAIRE
SALUT DU MONDE EN PÉRIL

Fatima ne nous offre pas "quelque chose de nouveau" venant s'ajouter aux dévotions qui se pratiquent déjà de par le monde. C'est l'appel de la Mère de Dieu exigeant un renouvellement de fidélité à la prière et à la pénitence. « Récitez le chapelet ! » Ce fut là une demande plusieurs fois renouvelée aux trois petits bergers de Fatima. Endurez les souffrances que Dieu vous envoie en réparation des péchés et pour la conversion des pécheurs. « Priez, priez beaucoup, faites des sacrifices pour les pécheurs : tant d'âmes vont en enfer parce que personne ne prie pour elles. »

Tout comme à Lourdes et à Pontmain, Marie s'est présentée à Fatima avec l'arme qui a si souvent sauvé le monde à l'époque des crises terribles pour l'humanité. Contre ces maux, Notre-Dame nous indique comment ériger une barrière infranchissable. Elle nous encourage à élever un rempart invincible contre ces attaques de Satan et de ses suppôts par le chapelet en famille. Le Pape Pie XII ne manquait jamais 1'occasion de faire sentir aux pères et aux mères les bénédictions qui découlent de la récitation du chapelet chaque jour dans leurs familles. Quand il accordait des audiences à des nouveaux mariés, qui faisaient le voyage à la Ville Eternelle pour recevoir sa bénédiction spéciale sur leur vie de mariage, il ne manquait jamais d'insister que s'ils voulaient avoir la paix, le bonheur et la bénédiction de Dieu sur eux et sur leurs enfants, le moyen infaillible d'y arriver c'est de réciter tous les jours le chapelet en famille.
La dévotion à Marie et au Rosaire a souvent fait dévier le torrent, quand la défaite et la destruction de la chrétienté semblaient absolument inévitables.

LES ALBIGEOIS

Au XIIème siècle, la perfide hérésie des Albigeois menaçait les fondements sur lesquels repose l'ordre social de la chrétienté. Saint Dominique combattit vaillamment l'hérésie, mais il allait perdre la bataille lorsque, docile à la voix de Marie, il s'arma du rosaire et triompha des ennemis de Dieu.

LEPANTE

Trois cents ans plus tard, la cause chrétienne serablait perdue. Le puissante et irrésistible flotte turque menaçait les nations de l'Occident. Le Pape Pie V organisa la fervente croisade du rosaire perpétuel et la menace de destruction qui planait sur la chrétienté fut écartée. Désespérément inférieure en nombre, la petite flotte chrétienne, humainement parlant, n'avait pas une chance de succès sur dix mille, mais parce qu'elle était confiante en la protection de la Sainte Vierge, elle engagea la lutte et détruisit la puissante Armada turque, à Lépante. Don Juan d'Autriche, le fameux conquérant de Lépante (immortalisé dans le poème bien connu de Chesterton) passa toute la nuit en prière la veille de la bataille. Tous ses hommes se confessèrent et reçurent la Sainte Communion ce matin-là. Le Pape Pie V qui marchait dans les jardins du Vatican en ce jour mémorable, se tourna subitement vers ceux qui l'entouraient et dit : « Merci à la Sainte Mère de Dieu, la bataille est gagnée. » Pour commémorer cette grande victoire il ajouta l'invocation "Secours des Chrétiens" aux litanies de la Sainte Vierge.

VIENNE

En 1716, les hordes de l'Islam réussirent encore une fois à se frayer un chemin jusqu'au centre de l'Europe. La lame du désespoir allait s'enfoncer dans le cœur de la chrétienté, quand les peuples, grâce aux confraternités du rosaire, prirent en main l'arme de l'intercession mariale et récitèrent sans arrêt le rosaire jusqu'au moment où l'empereur chrétien Charles VI mit en déroute les armées turques devant les murs même de Vienne assiégée.

IRLANDE

Est-il nécessaire maintenant de parler de l'Irlande et des persécutions séculaires dont elle fut l'objet ? La récitation du rosaire en famille tint allumé dans les cœurs le flambeau de la foi chez ce peuple persécuté et héroïque.
Est-il nécessaire de dire que dans les temps de détresse, maintenant comme toujours, Marie ne nous abandonnera pas, si nous sommes fidèles à obéir aux vues qu'elle a si clairement exprimées ? Prenons donc en main cette arme qu'est le rosaire et observons les conditions qu'elle a posées comme prix de la conversion de la Russie et de la paix du monde.
Nous n'insisterons jamais trop sur le retour à la récitation du chapelet, non seulement à la lettre de la dévotion aux premiers samedis, mais spécialement à la récitation quotidienne du chapelet, puisque c'est là l'esprit de la vraie dévotion à la Sainte Mère de Dieu.

UNE ATTITUDE REALISTE

II est de la plus haute importance que nous conservions une attitude réaliste en cette dévotion comme en toutes les autres. Il est naturel pour nous, spécialement au cours de ces jours pleins d'angoisses de songer aux événements mondiaux et aux désastres possibles. Mais nous ne devons pas permettre que ces pensées nous fassent nous oublier nous-mêmes, non plus que nos obligations personnelles. Notre première responsabilité n'est pas la conversion de la Russie ou la prévention de guerres mondiales, mais bien le salut de ce petit monde au dedans de nous-mêmes qu'avec l'aide de Dieu nous devons maîtriser et dont un jour nous devrons rendre compte au tribunal de Dieu. Que nous servira-t'il que la Russie se convertisse et que l'humanité jouisse de la paix, si nous manquons à la tâche pour laquelle nous avons été créés : le salut de notre âme immortelle ?

L'appel de Marie à Fatima est un appel d'amour, car seul l'amour peut nous sauver et sauver le monde. Recourir à cette dévotion sans un esprit d'amour pour la Mère de Dieu et seulement par un motif "utilitaire", pour éviter le désastre mondial, serait mal comprendre l'esprit de l'appel que la Sainte Vierge a fait entendre à ses propres enfants.

Nous trouvons notre consolation dans les paroles de la "Grande Promesse" qui fut faite à la petite Lucie lors de la révélation privée à Pontevedra, en 1925 : « Je promets d'assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires au salut, toutes les personnes qui, le premier samedi de cinq mois consécutifs, se confesseront, communieront, réciteront le chapelet et passeront un quart d'heure avec moi en méditant sur les quinze mystères du Rosaire afin de me faire amende honorable. » Voir sur ce sujet la page spéciale sur la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois.

Si nous scrutons nos coeurs et nos âmes, nous serons à même de constater combien il nous est nécessaire à chacun d'offrir une réparation personnelle. Les années qui nous restent à vivre seraient trop courtes pour faire faire pénitence de nos propres infidélités, de nos péchés et de notre continuel abus des grâces. Maintenant, aujourd'hui même, c'est le temps de commencer à pratiquer cette dévotion qui transformera sûrement notre vie et nous obtiendra, par Marie, de son divin Fils, des grâces si puissantes et si aimablement "irrésistibles" que nous goûterons déjà comme un avant-goût des joies du Ciel.

Oserais-je dire, comme je le crois sincèrement, qu'il y a parmi nous des âmes pour qui cette dévotion peut être le facteur décisif dans la lutte pour le salut ! "Voici l'heure de Dieu et l'heure de Dieu passera." Marie, la douce Mère, qui plaide si tendrement pour l'amour de nos pauvres coeurs humains est aussi Marie, la Mere de Dieu, "terrible comme une armée rangée en bataille" pour les démons de l'enfer qui veulent notre perte éternelle. Si nous étions privés un seul instant de l'assistance de la grâce divine, les démons auraient tôt fait de nous "passer au crible comme du froment" et de nous écraser dans la lutte pour l'éternité.

Nous connaissions la puissance et aussi la faiblesse de l'amour d'une mère. Quant à la grandeur de l'amour de Marie pour nos âmes, rachetées par son divin Fils, il ne nous sera donné de la connaître qu'au moment où Elle nous conduira, comme ses fidèles enfants, aux pieds du Christ dans le Ciel.

Voici peut-être pour vous "l'heure de Dieu" qui passera. Commencez dès maintenant la récitation du chapelet quotidien. Faites chaque jour quelques petits sacrifices pour les pécheurs qui vont en enfer, parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie pour eux. Le prochain premier samedi du mois, commencez ; à pratiquer cette dévotion et soyez-y fidèles jusqu'à la mort.

 

(Extrait du livre : « Fatima ou le suicide mondial », par Mgr. Wm C. McGRATH, éd. les pères de Saint-Paul, Québec, 1951, pages 131 à 136).

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