Forum

Site de référence des Apparitions de la Sainte Vierge à Fatima
          Accueil

+ Le Portugal

+ Les voyants

+ Les apparitions
     à Fatima

+ Les apparitions
     à Pontevedra

+ Les apparitions
     à Tuy

+ Troisième secret

+ Le Procès

+ La critique

+ Actualités

+ Spiritualité

+ Saint Pie X

+ Droit à la vie

+ Librairie

+ Forum

+ Livre d'or

+ Liens

+ Mises à jour

+ Aide

+ Courriel

+ Annonces

+ Faire un don

FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

.

Contribution : n° 28
Date : 28/10/2006
Nom : Abbé Stéphane Grenon (Suisse)
Sujet : Les derniers Temps : ceux de la Vierge Marie.

LES LETTRES

1ère Histoire :

« Une dame avec son ami ont eu un accident de voiture. Son mari est mort et elle a eu les deux jambes cassées.
Pendant sa récupération, elle a décidé d’aller à Fatima à pied avec les béquillles.
Elle a fait part de son idée à un de ses fils. Celui-ci lui dit qu’elle était folle de penser une chose pareille, que dans son état le plus probable c’était de se faire ramasser par une voiture.
Elle l’a écouté mais ne lui a pas prêter attention et comme elle l’avait décidé le jour venu elle a rejoint le groupe de pélerins qui partait aussi à pied à Fatima.
Ils n’avaient pas encore fait 5 km que son fils l’a rejoint en voiture lui pria de revenir parce que son frère avait eu un accident de voiture et qu’il était très mal à l’hopital. Elle lui a répondu : « Laisse-le là où il est, quand je reviendrais de Fatima on l’enterrera. »
Pendant sa longue marche, cette mère souffre, prie et avec le coeur déchiré offre tout à Dieu pour son fils.
Elle participe aux cérémonies de la veille, le 12 et les célébrations du 13. Quand elle rentre chez elle, elle trouve son fils sain et sauf, debout, à la maison.
Depuis, ils vont tous les deux à pied à Fatima chaque année.
Cette histoire authentique illustre clairement la vie de la parole de l’évangile : Cherchez d’abord les choses du ciel et tout le reste vous sera donné.
Aimant Dieu par dessus-tout, le mettant au dessus de son propre fils, chaire de sa chaire, cette mère accomplie la volonté de dieu avec une confiance absolue, avec une vrai foi obtient par miracle sa propre guérison aussi bien que celle de son fils. »

2ème Histoire :

Une dame est tombée malade et on lui a dignostiqué une leucémie.
Le médecin l’a averti de se préparer à mourir. Elle lui a répondu qu’avant cela elle irait à Fatima à pied.
Ainsi, elle prend sa robe de mariée, la met dans une boîte, la prend dessous son bras et sort de la maison.
Elle allait avec un groupe de gens. A pied, accompagnée par deux de ses frères.
La marche a commencé et la dame était la dernière du groupe, puisqu’elle avançait avec difficulté.
Les gens du groupe conseillèrent aux frères de l’amener à la maison. Pour eux, elle allait certainement tomber et rester au milieu de la route.
Malgré cela la dame continuait d’avancer, priant avec beaucoup de foi. A un certain moment, elle entend une voix qui lui dit : « Continue, je suis avec toi. »
Cette voix se répétait tout le long du chemin. Elle regarde toujours derrière elle mais elle ne voit jamais personne.
Partie de la région de Porto, elle avançait ainsi jusqu’à Coimbra — 300 km de route — en douleur, en prière et en foi contante.
La voix l’accompagnant tout le temps.
A l’arrivée Coimbra la dame était dans un tel état de faiblesse qu’elle a dû aller en urgence à l’hôpital. Là elle s’évanouit, se sent tombé, on l’assied dans une chaise et l’infrimière lui crie : « Ne vous évanouissez pas, restez avec moi. »
La dame avait les pieds ensanglantés, des croûtes s’étaient formées. L’infirmière lui enlève le sang avec une seringue, la dame se sent tout de suite mieux, elle reprend le chemin. Encore 100 km de Coimbra jusqu’à Fatima. Le long du chemin elle était la première devant le groupe, tout le monde est supris de ce qui venait d’arriver à la dame. Quel changement !
A l’arrivée elle est la première devant la chapelle des apparitions, du sanctuaire de Fatima. A genou elle pleure et remercie. La voix qu’elle avait entendu était celle de Notre-Dame, que de son piedéstal, la regardait avec une tendresse infinie, la remerciant du sacrifice et de la confiance qu’elle avait eu.

* * *

Si vous faites ce que je vous dis, on aura la paix.
Fátima, coin perdu de Portugal en 1917, est maintenant, un lieu béni et connu dans le monde entier.
C’est ici, que tous les gens du monde viennent comme pélerins prier la Mère de Dieu, qui a donné en 1917 aux trois pastoureaux, un message pour l’église et pour le monde entier.

PREMIERE PARTIE : LES APPARITIONS.

Mais avant de raconter l’histoire de Fátima et des trois petits enfants, voyons un peu ce qui se passait en 1917 :
C’était la première guerre mondiale, qui fera en Europe plus de 15 millions de morts.
Cette guerre semblait n’en plus finir dans les tranchées du nord de la France. Le Pape Benoît XV a demandé de faire une neuvaine à Notre-Dame, afin d’obtenir la paix. Le dernier jour de la neuvaine sera ce 13 mai 1917.
De toutes ces secousses qui ont ébranlé le XXème siècle, la plus forte est née en Russie, en octobre 1917 : des millions d’hommes vont périr à cause de Lenine et de Trotsky.

Les images légendaires de la prise du Palais d’Hiver sont les premières d’une révolution qui balaie le tsar Nicolas II, et avec lui les vestiges du viel empire. Nouvelle réligion, le marxisme se fixe comme objectif la transformation de la société et des hommes. Mais avant, la Russie doit payer les conséquences de 4 années de guerre civile, de faim, et d’épidémie. Née d’un rêve de liberté, la révolution d’octobre 1917 finira en purges et persecutions.

Les derniers temps : ceux de la Très Ste Vierge Marie

Il y a eu beaucoup d’apparitions de la Très Sainte Vierge Marie, où Elle a montré au monde son Cœur de Mère, prêt à nous sauver, en ces temps difficiles, qui sont les derniers temps.
En 1830, Notre-Dame est apparu à la rue du Bac à Paris, faisant sortir de ses mains des rayons, symbole des grâces qu’Elle veut donner au monde. La Très Sainte Vierge a donné à Sainte Catherine Labouré, une médaille, laquelle sera appelée très vite, la Médaille Miraculeuse, tant cette médaille a produit de guérisons, de convertions, et de protections.
Notre-Dame est toute puissante et pleine de bonté pour nous aider.
En 1846, Notre-Dame est apparu à la Salette, à deux petits pastoureaux, Mélanie et Maximin. Notre-Dame pleure à cause des malheurs qui vont tomber sur l’Eglise, malheurs qui auraient pu être évités : «  Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist… parcequ’on a négligé la prière et la pénitence ».
En 1858, Notre-Dame apparaît à Lourdes à Sainte Bernadette pour lui demander de prier et de faire pénitence, pour que Notre-Dame puisse sauver le monde.
En 1871, Notre-Dame est apparu à Pontmain à deux petits enfants de la famille Barbedette. Seulement les enfants pouvaient voir la Très Sainte Vierge. Elle leur a demandé de prier, pour que son Fils soit compatissant en ces temps difficiles.
Effectivement les soldats prussiens qui continuaient d’envahir l’Europe, ont été repoussés par la Très Sainte Vierge Marie, et ont conclu la paix avec la France.
Au beau milieu de la première guerre mondiale, ou 40 milles portugais se préparaient à partir à côté des alliés, Notre-Dame revient en 1917 pour apporter la paix et mettre un obstacle au communisme athée qui naissait en Russie Bolchevique.

Les apparitions de l’Ange :

Tout a commencé alors pour ces enfants, en 1916, tout près de Lisbonne au Portugal.
Jacinthe a 6 ans, François 8, et Lucie 9. Descendants d’une famille de paysans, ayant une vie très rude, mais très chrétienne.
La famille de Lucie, les Dos Santos, a été élevée par une femme forte, la maman, Maria Rosa, qui ne supportait pas le mensonge, et faisait 10 km à pieds avec ses enfants, pour ne pas manquer la messe le dimanche.
La famille de François Marto avait comme père, l’homme le plus sérieux du village. La vie était simple et pauvre, parce que les gens étaient pauvres vivant des champs, de la culture des oliviers, et de l’élevage de moutons. Les trois pastoureaux, Lucie, François et Jacinthe, avaient pour habitude de passer une bonne partie de leur journée à garder les moutons à la Cova da Iria, qui signifie, la tombe de Iria, en souvenir de Sainte Iria (Irène) qui a préferé mourir que de perdre sa pureté.
C’est là que l’Immaculée, la Toute Pure, va décider de venir sur la terre.
(Fátima est un nom musulman, en souvenir d’une musulmane venue habiter en ce lieu, convertie par un croisé (qui ont libéré des dizaines de milliers de chrétiens détenus dans des pays musulmans).
Au printemps 1916, Saint Michel Archange a visité les enfants, leur apprenant comment prier et faire pénitence, les préparant au rôle qu’ils devaient avoir devant le monde entier.

« N’ayez pas peur ! écoutez-moi, je suis l’Ange de la Paix, priez avec moi »

«  Mon Dieu je crois, j’adore, j’espère et je vous aime, je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, et qui ne vous aiment pas. Priez ainsi : Jésus et Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Les Cœurs de Jésus et Marie, sont attentifs à la voix de vos supplications »

Pendant l’hiver 1916, l’Ange les a surpris pendant qu’ils jouaient, oubliant la mission pour laquelle ils étaient en train d’être préparés. Les enfants ont été choisis par Dieu comme messagers de la paix pour le monde entier.

«  Qu’est-ce-que vous faites ? »
«  Priez, les Cœurs de Jesus et de Marie, ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment à Dieu, des prières et des sacrifices. (« desseins de miséricorde » veut dire que Jésus et Marie ont un amour particulier pour les petits enfants, pour leurs prières et sacrifices, tout ce qu’ils font a plus de valeur, parce que les enfants sont purs et touchent particulièrement le Cœur de Dieu.)

Lucie dit : «  Comment peut-on offrir des sacrifices à Dieu ? »

« De tout ce que vous pourez. Offrez, pour plaire à Dieu, un sacrifice en réparation des péchés par lesquels on l’offense, et pour la conversion des pécheurs. Comme cela, vous attirerez la paix sur la terre.
Je suis l’Ange Gardien, l’Ange du Portugal. Surtout acceptez avec patience, les souffrances que Dieu vous enverra. »

Saint Michel, messager de Dieu, rappelle encore leur vocation à ces enfants.
Notre-Dame dira plus tard à Lucie, que les sacrifices qu’elle exige et désire, sont des sacrifices faciles : «  Faire le devoir d’état, pratiquer les commandements de Dieu, s’efforcer le plus possible de se corriger de ses péchés. »

L’ange vint une troisième fois. Il apportait avec lui un calice et une hostie : les très précieux Corps et Sang de Jésus-Christ, pour rappeler aux enfants le premier commandement de la loi de Dieu : adorer Dieu et l’aimer par dessus toutes choses. Dieu est présent dans le Saint Sacrement. L’hostie saignait et le Sang tombait dans le calice.

L’ange et les enfants firent cette prière  : « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit. Je vous aime profondément, je vous offre le Très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, pour la réparation des offenses, sacrilèges et indifférences, par lequelles Il est offensé. Par les mérites de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »

Saint Michel donne la première communion à Jacinthe et François ; communion réparatrice pour tous les sacrilèges qui se commettent dans le monde envers le très Saint Sacrement. Communion fortifiante, parce que la communion est le pain des forts, le pain qui donne la force de faire le bien et d’éviter le mal.

«  Prenez et buvez, le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu » dit l’ange en les communiant.

Le 13 mai 1917 :

C’était un dimanche, après avoir été à la messe, les enfants ont amené leurs troupeaux, comme d’habitude à la Cova da Iria. Dans ces jeux, ils ont joué à construire un « paradis », une espèce de mur autour d’un petit chêne vert, et c’est ce lieu que le Paradis choisira pour toucher la terre : c’est sur ce paradis que Notre-Dame viendra se poser et parler aux trois pastouraux. Le 13 mai était la fête de Notre-Dame Du Très Saint Sacrement, et la fin de la neuvaine que le Pape avait demandé pour arrêter la guerre.

Notre-Dame annoncera toujours son arrivée par un éclair et un grand coup de tonnerre.

Le message de Notre-Dame :

La Sainte Vierge : « N’ayez pas peur, je ne vous fais pas de mal. »
Lucie : « D’où venez-vous Madame, et que voulez-vous de moi ? »
La Sainte Vierge : « Je viens du ciel. »
Lucie : « Qu’est-ce-que vous venez faire ici ? »
La Sainte Vierge : « Je viens vous demander de venir ici le treizième jour de tous les mois, pendant six mois. Plus tard je vous dirai qui je suis et ce que je veux. »
Lucie : « Vous dites que vous venez du ciel ! Et moi, est-ce-que j’irai au ciel ? »
La Sainte Vierge : « Oui, tu iras au ciel. »
Lucie : « Et Jacinthe ? »
La Sainte Vierge : « Elle aussi ira au ciel. »
Lucie : « Et Fransico ? »
La Sainte Vierge : « Lui aussi, mais avant il doit prier beaucoup de chapelets. »
Lucie : « Et Maria du Rosario, une amie de ma sœur, est-elle aussi au ciel ? »
La Sainte Vierge : « Oui, elle est au ciel. »
Lucie : « Et Amélia son autre amie ? »
La Sainte Vierge : « Amélia est au purgatoire, elle y restra jusqu’à la fin du monde. » (Le péché doit être réparé.)
La Sainte Vierge : « Voulez-vous vous offrir à Dieu, supportant les souffrances qu’il vous enverra, en acte de réparation pour tous les pécheurs par lesquels il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? »
C’était là la mission des enfants
Lucie : « Oui, on veut », dit-elle avec générosité.
La Sainte Vierge : « Vous allez beaucoup souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort. »

Notre-Dame mit dans les cœurs des enfants une lumière, qui fit qu’ils se virent en Dieu, et ils s’écrièrent : « O très Sainte Trinité, je vous aime, Mon Dieu, Mon Dieu je vous aime, et je vous adore dans le très Saint Sacrement. »

La Sainte Vierge : « Priez le chapelet tous les jours, pour obtenir la paix dans le monde et la fin de la guerre. »

A partir de ce jour, des milliers de gens viennent visiter Fatima, obéissant à la demande de Notre-Dame et pour faire ce que les enfants ont fait : une croisade de prières en l’honneur de la Très Sainte Vierge Marie, pour obtenir le salut de notre âme, la paix dans le monde, et, ainsi, le salut du monde. Dieu et Notre-Dame ont choisi les trois pastoureaux pour cette mission, parce que les enfants sont privilégiés, ce sont des âme innocentes et pures qui attirent sur la terre les grâces et les bénédictions de Dieu. Plus tard, la petite chapelle sera construite pour habriter les premiers pèlerins mais surtout pour célébrer le saint sacrifice de la messe, parce que Notre-Dame conduit toujours les âmes à Jésus. Les malades viendront aussi à Fatima, pour obtenir pour la plus grande partie d’entres eux, non pas la guérison, mais le courage pour porter la croix, parce que c’est en portant la croix que l’on obtient le Ciel. Aujourd’hui Fatima est une énorme esplanade, plus grande que la place St Pierre à Rome, elle acceuille un million de personnes.

Le 13 juin 1917 :

C’est le jour de St Antoine, patron du Portugal. Ce jour-là, quelques dizaines de personnes vont avec les enfants à la Cova da Iria. A midi, la Sainte Vierge apparaît une nouvelle fois aux trois pastouraux et leur répète sa demande : « Priez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix dans le monde et le salut de vos âmes » et Notre-Dame leur annonce un secret : « Jacinthe et François; je les amènerai bientôt au ciel. Toi, Lucie, tu resteras ici ». Notre-Dame leur parle du grand désir de Dieu : « Dieu veut instaurer dans le monde entier la dévotion à mon Coeur Immaculé. Dites à tout le monde, à tous ceux qui embrassent la dévotion à mon Cœur Immaculé, je promets le salut. Tous ceux qui embrassent cette dévotion auront le salut, ces âmes seront aimées de Dieu placées par moi comme des fleurs mises pour orner son Trône. »
Tout le monde doit embrasser la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. C’est le désir de Dieu, que sa mère soit honorée et priée, et par ce moyen, Dieu nous sauvera.

Le 13 juillet 1917 :

Pour Lucie c’est un grande épreuve, un jour de souffrance. Elle pensait que c’était le diable qui lui apparaissait. Elle voulait pas aller à la Cova da Iria. Mais ses cousins (Jacinthe et Francisco) ont passé toute la nuit à prier pour elle, pour que Notre-Dame lui montre que c’est la mère de Dieu qui lui apparaît. La prière de ses cousins a été entendue. C’est ce 13 juillet que Notre-Dame annonce les 3 secrets.

Jacinthe : « Lucie, parle… Lucie, tu ne vois pas que la Dame est là ? »
Lucie : « Que voulez-vous de moi ? »
La Sainte Vierge : Je veux que vous venez ici le treizième jour de chaque mois et que vous continuez à prier le chapelet tous les jours, en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix dans le monde et la fin de la guerre parce que c’est seulement elle qui pourra vous secourir.
Lucie : « S’il vous plaît, Madame, pouvez-vous nous dire qui vous êtes, et faire un miracle pour que les gens croient aux apparitions ? »
La Sainte Vierge : « Continuez à venir ici tous les mois, en octobre je vous dirai qui je suis, ce que je veux, et je ferai un miracle que toutes les personnes verront. »
Et pendant que tous les gens autour avaient simplement vu un nuage de fumée, Notre-Dame montrait l’enfer aux enfants.

La vision de l’enfer :

C’est le premier secret de Fatima : La vision de l’enfer. Voici comment Lucie le décrit : « En disant ces mots, Notre-Dame a ouvert ses mains et comme dans les deux derniers mois, un rayon de lumière est sorti et a pénétré la terre, on a vu alors un océan de feu. Dedans ce feu, on a vu les démons et les âmes des damnés. Les damnés étaient comme des braises transparentes, noires et bronzées. Elles flottaient dans cet incendie soulevées par les flammes, comme des nuages de fumée, et tombaient de tous les côtés comme des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre au milieu des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui terrorisaient et faisaient trembler de peur. C’est à ce moment-ci que j’ai crié. Les démons avaient des formes horribles et effrayantes d’animaux inconnus, transparents et foncés comme du charbon en braise. Cette vision n’a duré qu’un instant. C’est grâce à Notre-Dame, qui nous avait promis de nous amener au ciel, que l’on n’ est pas mort de peur. »
Tout de suite après, Notre-Dame annonce le deuxième secret de Fatima : « Vous venez de voir l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut instaurer dans le monde entier, la dévotion à mon Cœur Immaculé. » On peut tous tomber en enfer, mais on peut tous se sauver par Notre-Dame, si on lui obéit.

Lucie raconta ensuite à François les paroles de Notre-Dame : Vous avez vu l’enfer où se trouvent les âmes des pauvres pécheurs ? Pour les sauver, Dieu veut instaurer dans le monde la dévotionà mon Cœur Immaculé. « Si vous faites ce que je vous dis, la guerre finira bientôt, mais si l’on n’arrête pas d’offenser Dieu, une autre viendra bien pire que celle-ci. »

Grâce aux prières de Benoît XV , Notre-Dame a mis fin à la première guerre mondiale. Le minimum que l’on devrait faire, c’était de continuer à prier pour la remercier et pour nous assurer sa protection. Hélas ! Le massacre des 60 millions de morts dû à la 2ème guerre mondiale et les 150 millions de morts dû à la révolution communiste qui a suivi, aurait pu être évité si l’on avait fait ce que Notre-Dame nous avait demandé. Retenons cette leçon pour aujourdhui…

Après, Notre-Dame a ajouté : « Si vous faites ce que je vous demande, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon, elle continuera de répandre ses erreurs dans tout le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’église. Les bons seront martyrisés, le Saint Père souffrira beaucoup. »

Avec Lenine, le pays va se révolter contre les chrétiens. Le bolchévisme est un athéisme forcé, qui oblige les gens à être athées et à ne pas pratiquer. Les camps de concentration vont se multiplier avec Trotsky. La Tcheka, police politique, a le droit d’exécuter sans jugement qui que se soit. En une seule année, 8100 prêtres vont être fusillés. En 1922, Lenine provoque volontairement, pour diminuer le nombre d’habitants du pays et faciliter la révolution : la faim fait des millions de victimes en une année. Le patriarche de Moscou, le Cardinal Ticone lance à l’Europe un appel déséspéré : « Evêques, prêtres, religieuses, dit-il, sont fusillés en masse, sur accusation fausse de contre-révolution, (ce qui veut dire d’esprit chrétien), la supprême consolation des sacrements leur est refusée, et par un raffinement de cruauté, ils se refusent à les enterrer. »
En 1992, le cardinal Mercier a publié le chiffre de 260 000 soldats prisonniers et 54 000 officiers fusillés, 18 000 propriétaires de terres, et 36 000 « intellectuels » fusillés, 192 000 travailleurs, 815 000 paysans, 28 évêques et des milliers de prêtres fusillés. Avec l’arrivée au pouvoir de Staline, les choses vont empirer. Il fera détruire des milliers d’églises, supprimer les dimanches, tuer des millions de paysans et de prêtres catholiques. Environs 30% du pays. Il créé des associations des athées-militants, et à partir de cette année-là, il répand en Europe, spécialement en Espagne, les idées bolcheviques et anti-chrétiennes. Plus tard, après la 2ème guerre mondiale, il supprimera beaucoup de pays en les englobant dans l’Union Soviétique.

Notre-Dame nous avait pourtant averti et donné le remède, mais on n’a pas voulu l’écouter.

Mais la Sainte Vierge conclut : « Le Saint-Père aura beaucoup a souffrir, des nations entières seront détruites, mais à la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira et en temps de paix sera donnée au monde ».

Dieu dans sa miséricorde, peut nous donner la paix, mais Dieu veut que par humilité nous obéissons à ce qu’Il demande : pour que la Russie se convertisse, pour que la paix soit donnée au monde, le monde et le Saint-Père doivent reconnaître que Marie est l’intermédiaire (la Médiatrice de toutes grâces) et que c’est à travers Elle que Dieu donne la paix, comme c’est à travers Elle que Dieu nous a donné le Sauveur il y a 2000 ans.

Le 13 août 1917 :

Des milliers de personnes sont à la Cova da Iria, mais la police trompe les enfants, en leur disant que se sont eux qui les amèneront à la Cova da Iria, mais ils les amènent à Vila Nova de Ourém, à la prison. Là les enfants vont subir 9 interrogatoires. La police voulait les forcer à dire qu’ils n’avaient pas vu Notre-Dame, mais les enfants ne voulaient pas mentir et offenser Dieu.
Ils les ont menacés de les tuer dans de l’huile bouillante, mais les enfants préféraient mourir que mentir et pécher. Quel exemple pour nous ! Au milieu de ce désordre, Jacinthe demande qu’on suspende sa médaille au mur, et que tout le monde prie le chapelet avec elle, pour que Notre-Dame écoute sa prière. Même les bandits ont commencé à prier, peut-être pour la 1ère fois de leur vie. Ce 13 août, les pastoreaux ne purent pas assister aux apparitions.
Libérés le 15 août, Notre-Dame les surprendra le 19 aux Valinhos, un lieu tout près d’Aljustrel. Notre-Dame leur dit : « Priez le chapelet tous les jours. Le dernier mois, en octobre, je ferai un miracle pour que tout le monde croie. St Joseph viendra avec l’Enfant-Jésus apporter la paix dans le monde et bénir le peuple. Viendra aussi Notre-Dame du Rosaire et Notre-Dame des Douleurs ».
A ce moment-là, Notre-Dame a demandé quelque chose qui est devenu une tradition jusqu’à aujourd’hui : «  Avec l’argent que vous recevez à la Cova da Iria , demandez de construire des brancards de procession, un sera porté par Jacinthe et 3 autres petites filles, l’autre par Francisco et 3 autres petits garçons, habillés d’une aube blanche pour fêter Notre-Dame du Rosaire ». Après, Lucie lui demande la guérison de certains malades, Notre-Dame lui répond quelque chose qui va nous faire réfléchir : « Oui j’en guérirai certains, mais avant, ils doivent se corriger de leurs péchés ». Le péché est la maladie la plus grave, parce qu’il nous fait perdre la vie éternelle. La prière des enfants sera surtout adressée à Dieu pour la conversion des pécheurs.

Le 13 septembre 1917 :

Les foules viennent de tout le Portugal, avec leurs espoirs « fous », « une foi à déplacer les montagnes. Dès le 13 mai, les miracles n’avaient pas cessé à Fátima, miracles de guérison mais aussi de conversions, jamais personne n’est parti sans avoir reçu des grâces, du reconfort ou du progrès spirituel. Pendant les apparitions on pouvait voir un globe lumineux traverser le ciel, les branches du chêne vert où Notre-Dame se posait se pliaient, on pouvait entendre un léger murmure comme le bourdonnement d’une abeille. Pendant les apparitions, les gens changeaient de couleur, et des pétales blanches tombaient du ciel et s’évanouissaient par terre, symbole des grâces que Notre-Dame fait tomber du Ciel.

Lucie : « Que voulez-vous de moi ? »
La Sainte Vierge : « Priez Notre-Dame du Rosaire, pour qu’elle mette fin à la guerre. En octobre je viendrait avec St Joseph et l’Enfant-Jésus apporter la paix au monde. Notre Seigneur apparaîtra aussi pour vous bénir. Dieu est satisfait de vos sacrifices, mais vous ne devez pas dormir avec la corde. Portez-la seulement pendant la journée. » En effet, les enfants s’étaient attaché une corde autour de la taille en esprit de sacrifice.
Lucie : « Ici il y a une petite fille sourde-muette. Elle va guérir ? »
La Sainte Vierge : « Avant une année elle guérira. »
Lucie : « J’ai beaucoup d’autres demandes de guérisons. »
La Sainte Vierge : « Je sais. Je guérirais quelques-uns mais d’autres non, car le Seigneur ne se fie pas d'eux… » (Pour être guéri, il faut la foi et la bonne volonté de servir Jésus-Christ).

Le 13 octobre 1917 :

C’était un dimanche, il avait plu toute la nuit et toute la matinée. 100 000 personnes étaient venues de tous les coins du Portugal, la majeure partie à pied, ayant fait parfois plus de 200 km, beaucoup à pieds nus, pour assister au grand miracle de Notre-Dame. Chrétiens, croyants, non-croyants, franc-maçons,… tous étaient présents.

Lucie était heureuse, cette fois-ci ; son père et sa mère étaient à ses côtés. Elle a de nouveau prononcé les même paroles :

Lucie : « Que voulez-vous de moi ? »
La Sainte Vierge : « Je veux qu’on construise ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire, continuez à prier le chapelet tous les jours, la guerre va bientôt finir et les soldats rentreront chez eux. »
Lucie : « J’ai beaucoup de choses à vous demander. La guérison de beaucoup de malades et la conversion de pécheurs. »
La Sainte Vierge : « Certains je vais les faire, les autres doivent se corriger et demander pardon de leurs péchés. Ils ne doivent pas continuer à offenser Notre Seigneur, parcequ’il est déjà trop offensé. »

Ce furent les derniers mots de Notre-Dame, comme son testament. Voici son voeu : Ne plus offenser son fils, et elle nous en donne la grâce à travers la prière. Voici se qu’on doit faire si aime la Sainte Vierge : Ne plus offenser son Fils qui est venu nous sauver en mourant pour nous. « Comment pouvons-nous vraiment aimer la Très Ste Vierge Marie et la prier si nous offensons et crucifions Jésus son Fils par nos péchés ? » dit Saint Louis-Marie de Montfort.

Jésus a voulu souffrir pour nous montrer qu’il nous aime.

C’est à ce moment-là, que Notre-Dame a étendu les mains et a fait apparaître des rayons de lumière qui ont pénétré le ciel, et elle a fait le miracle du soleil, pour que tous croient que c’est elle qui est apparue, et nous avertir qu’on doit écouter ses demandes si on ne veut pas être punis. Alors, Lucie crie montrant le soleil : « Regardez le soleil !... »
Pendant dix minutes on a pu regarder le soleil sans se brûler les yeux. Mais après comme une roue de feu, il est descendu sur les pélerins en zigzags, plusieurs fois. Tout le monde pensait que c’était la fin du monde. Les gens se sont mirent à genoux et ont demandèrent pardon. Tous, même les franc-maçons ont cru en ce moment. Le signe de Notre-Dame a été vu par 100 000 personnes. Certaines guérisons ont été instantanées pour beaucoup de malades !.

Le soleil enfin est retourné à sa place dans le firmament. Tous ont pu s’apercevoir que leurs vêtements étaient secs. Un grand soupir de soulagement sortit de la multitude et tous dirent merci à Notre-Dame.

Le miracle de Fatima du 13 octobre est le début du grand miracle de la conversion du Portugal, pays qui a été dominé par les francs-maçons pendant 150 ans. En effet, en 1759 les Jésuites ont été expulsés. En 1834, toutes les religions ont été éliminées. En 1908, deux francs-maçons ont assassiné le Roi. En 1910, la république des Carbonari a détruit des églises et pillé les couvents. En 1917, on a compté 111 églises pillées et profanées. L’enseignement religieux a été prohibé à partir de 1910, prohibé la soutane, prohibé de montrer la religion extérieurement. Les lois antichrétiennes ont été instaurées dans tout le pays : divorce, prostitution, incinération. La criminalité augmente, accompagnée d’une grande crise économique. En 1911, l’Eglise est séparée de l’Etat. Saint Pie X a protesté fortement. Beaucoup de prêtres sont emprisonnés, la plupart des évêques exilés. Le 14 octobre, un jour après le miracle de Fatima, il y avait des éléctions. Pour la 1ère fois les francs-maçons les ont perdues. Le 8 décembre de la même année, il y a eu un coup-d’état de la part des républicains. Le 9 décembre, un jour après son éléction, le chef des républicains se convertit au christianisme et donne l’ordre d’arrêter les lois antireligieuses ! Il sera assassiné en 1918, mais il est rapidement remplacé par un autre catholique. Le Portugal jusqu’en 1960 sera un pays cent pour cent catholique. Les évêques portugais ont déclaré en 1942 : « Ceux qui ont fermé les yeux il y a 25 ans et qui les ouvriraient aujourd’hui ne reconnaîtraient pas le Portugal transformé par cette grande ferveur mariale du peuple qui a obtenu la conversion radicale de ce pays ».

DEUXIEME PARTIE

LA VIE HEROIQUE DES ENFANTS DE FATIMA

L'héroïcité des vertus de ces enfants est une preuve évidente des merveilles de la grâce que Dieu nous donne si on prie le Cœur Immaculé de Marie. La vie des petits enfants de Fatima va être très courte. François meurt le 4 avril 1919 et Jacinthe le 20 Février 1920. Les deux meurent de la grippe espagnole qui les a beaucoup fait souffrir. Mais cette souffrance ils vont l’offrir du fond du cœur pour l’amour de Dieu, en réparation des offenses commises contre le Cœur Immaculé de Marie et pour les pécheurs. Voici uelques exemples :

Jacinthe s’asseyait parfois par terre ou sur une pierre et pensive commançait à dire : « Regarde l’enfer ! Regarde l’enfer ! J’ai tant de peine des âmes qui vont en enfer… les gens qui sont là brûlants comme du bois dans le feu ». Et mi-tremblante s’agenouillait, joignait les mains et récitait les prières que Notre-Dame lui avait enseignées : «  Oh mon Jesus ! pardonnez-nous nos péchés et délivrez-nous du feu de l’enfer et conduisez toutes les âmes au ciel surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ».

Jacinthe restait comme ça, très longtemps agenouillée, répétant la même prière, mais de temps en temps elle appelait François : « François ! Prie avec moi, on doit beaucoup prier pour sauver les âmes de l’enfer ».

Lucie raconte plusieurs sacrifices : la corde, les orties, les repas donnés aux pauvres et dit : « C’était toujours Jacinthe qui pensait à les offrir ». Jacinthe priait : « O ! Jésus, c’est pour votre amour… »

Beaucoup de ces sacrifices étaient héroïques. Une fois que les trois pastoureaux avaient amené le troupeau du côté de Fatima d’en-haut, à peine arrivés, François s’est éloigné. Le temps passait et il ne revenait pas. A midi, Jacinthe a été l’appeler, elle l’a trouvé derrière une pierre priant.
— « Francisco, viens manger ! » ;
— « Non, je ne viens pas !, mangez !, vous !, quand ce sera l’heure de prier le chapelet, venez m’appeler ! ».
Après avoir mangé, elles ont été l’appeler pour prier le chapelet. Lucie lui a demandé :
— « Qu’est-ce que tu fais ici depuis si longtemps ? »
— « Je pense à Dieu qui est si triste à cause de tant de péchés. Ah ! si je pouvais le consoler ! »…

Au centre de cette vie cachée, plus secrète encore était la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. « Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira à Dieu » a dit Notre-Dame à Lucie.

Notre-Dame a dit que son Cœur serait le refuge et le chemin qui nous conduiront à Dieu. « J’aime tant, j’aime tant, mais tellement son Cœur. Il est si bon ! », disait Jacinthe. « Doux Cœur de Marie soyez mon salut ».

Parfois avec sa simplicité naturelle elle disait : « J’aime tant le Cœur Immaculé de Marie, c’est le Cœur de Notre petite Maman du ciel. N’aimes-tu pas répéter souvent ? "Doux Cœur de Marie, Cœur Immaculé de Marie". J’aime tellement cela… »

Cette vie d’union à Dieu et à Jésus crucifié et de sacrifice pour les pécheurs, faisait qu’ils étaient aimés des hommes et agréables à Dieu. Pour cela, tous recouraient à eux et se recommandaient à leurs prières.
A Fatima, l’école était toute proche de l’église. Les enfants profitaient de l’entrée et de la sortie de l’école pour visiter Notre Seigneur et passer des longues heures à côté du tabernacle. Surtout Jacinthe et Francisco, que Notre-Dame avait promis d’emmener bientôt au ciel. Ils se trouvaient autorisés pour cela à manquer à l’école. Ils se retiraient souvent pour parler tout seul avec Jésus caché, mais les autres s’apercevaient qu’ils étaient à l’église et se présentaient pour leur parler et se faire recommander à Notre-Dame, chose que les pastoureaux s’efforçaient de se rappeler le mieux qu’ils pouvaient.

« On dirait qu’ils devinent qu’on est là, ils ne nous laissent même pas parler à Jésus. Aujourd’hui, as-tu fait beaucoup de sacrifices ? » C’est la première question que Jacinthe posait à sa cousine.
« J’en ai fait beaucoup. Ma mère était sortie, j’avais envie d’aller voir François, mais je n’ai pas été. J’aimerai tellement aller au Cabeço prier le chapelet dans notre grotte, mais je ne peux pas y aller. François, tu souffres beaucoup ? »
« Oui, je souffre beaucoup, mais je souffre pour l’amour de Notre Seigneur et Notre-Dame, j’aimerais souffrir d’avantage mais je ne peux pas. »

Un jour, après avoir vérifié que la porte était fermée, il a cherché dans ses habits la corde qui lui servait de pénitence et la donnée à Lucie.
« Tiens, avant que ma mère la voie. Maintenant je ne peux plus la porter à la taille ».
Peu après, Jacinthe donnait aussi à Lucie son bout de corde, se lamentant : « Garde-la, quand j’irai mieux, tu me la redonneras ».
Cette corde, était peut-être la seule chose à laquelle ils tenaient en ce monde.
« Ecoute Lucie, il ne nous manque pas beaucoup avant d’aller au ciel. Jacinthe priera beaucoup pour les pécheurs, pour le Saint Père et pour toi. Toi tu resteras ici parce que Notre-Dame le veut. Ecoute, fais tout ce qu’elle te dira ».

Quand les deux malades étaient seuls, chacun dans sa chambre, ils continuaient de prier le chapelet sans arrêt. Quant aux sacrifices, on ne peut même pas s’imaginer, disaient leurs mères.

Les enfants passaient des journées entières sans boire, sans manger, les cordes qu’ils avaient autour de la taille leur déchiraient la peau, et Jacinthe quand elle trouvait des orties, se frappait les jambes. Tout cela étaient des sacrifices qu’ils offraient pour les pécheurs.
Vraiment héroïque pour des enfants si petits !.

Francisco est tombé malade, il a voulu se confesser et recevoir la communion. Il a demandé à Lucie et à Jacinthe si elle l’avaient vu faire quelques péchés pour pouvoir les confesser. Et après qu’elles lui rappelèrent quelques bêtises qu’il avait faites, il dit : « C’est peut-être à cause de ces péchés que Notre Seigneur est si triste. Si je ne meurs pas, je ne pécherai plus. »
Il croisait les deux mains et priait : « Oh Mon Jésus, pardonnez-nous et délivrez-nous du feu de l’enfer… »
Ecoute, Lucie, prie aussi à Notre Seigneur, pour qu’il pardonne mes péchés.
Alors, quand Fransico a entendu sonner la cloche qui s’approchait et qui annonçait la venue de son Jésus caché, il voulu s’asseoir dans son lit, mais il n’a pas eu la force et est tombé en arrière sur son traversin. Après avoir reçu l'Hostie dans sa bouche désèchée, Francisco a fermé les yeux et est resté longtemps sans se mouvoir. Les premiers mots ont été pour dire à sa mère : « Monsieur l’abbé ne portera-t-il plus Jésus caché ? »
Jacinthe lui dit toute émue : « Dis à Notre Seigneur et à Notre-Dame que je suis contente. Dis leur que je souffrirai tout ce qu’ils voudront pour convertir les pécheurs et réparer les péchés contre le Cœur Immaculé de Marie ».
Puis, Francisco a appelé sa mère et lui a dit : « Maman, regardez cette jolie lumière vers la porte ». Et peu après : « Maintenant je ne la vois plus ».

Le jour suivant, le 4 avril, ses derniers mots ont été pour sa marraine, il lui a demandé sa bénédiction, et lui a demandé pardon pour quelques peines qu’il a pu lui faire durant sa vie. A 10 heures du soir, le visage de Francisco s’illumina d’une manière surprenante, un sourire d’ange entrouvrit ses lèvres et laissa passer son dernier soupir. Doucement, sans agonie, son âme s’envolait vers le ciel.

Notre-Dame est venue chercher Francisco. Elle le lui avait promis le 13 mai, si il priait beaucoup de chapelets. Il en priait neuf par jour et avait fait des sacrifices héroïques, surtout les nécessaires pour éviter le péché. Il a été le premier enfant, non martyr, à être mis sur les autels.
Le martyr de Jacinthe va être un peu plus long. Elle mourra le 20 Février 1920, et le plus difficile pour elle, c’est qu’elle va mourir seule à l’hôpital.

Elle pensait aussi à la guerre qui s’approchait, à l’enfer et à tant de choses tristes que Notre-Dame lui disait : « Je pense à la guerre qui s’approche, il y aura tant de maisons détruites et tant de prêtres qui mourront. Ecoute, Lucie, je vais au ciel, mais toi quand tu verras la nuit cette lumière que Notre-Dame nous a dit de voir s’approcher, cours toi aussi là-haut ».
En janvier 1938, il y eut une nuit toute éclairée de rouge de l’Europe au Canada, de l’Afrique du Nord à La Mer Noire. La Sainte Vierge avait dit le 13 juillet : « Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que le moment sera venu où Dieu va châtier le monde par la guerre. » et Elle avait ajouté : « Pour empêcher cela, je demande la dévotion à mon Cœur Immaculé… » mais qui L'a écouté ?

Jacinthe souffrait beaucoup, après une pneumonie aggravée, elle souffre d’une pleurésie purulente. Quand sa mère se montrait triste de la voir souffrir, elle lui disait : « Ne vous faites pas de souci, mère, je vais au ciel, et là, je prierai beaucoup pour vous. Ne pleurez pas, je me sens bien. »

Jacinthe disait à Lucie : « Je ne veux pas que tu dises à personne que je souffre, même pas à ma mère, parce que je ne veux pas qu’elle s’afflige. »

Jacinthe se consommait dans la souffrance. En juin, ses parents, l’ont amené à l’hôpital de Vila Nova De Orém : deux mois d’un martyr continu, en dehors des deux jours que Lucie est venue lui rendre visite.
Lucie : "Je la trouvai avec la même allégresse de souffrir pour l’amour de Dieu, pour l’amour du Cœur Immaculé de Marie, pour les pécheurs et pour le Saint Père. C’était là tout son idéal et les thèmes de ses conversations."
« J’aime tant souffrir pour l’amour de Jésus et Marie et eux ils aiment tant tous ceux qui souffrent pour la conversion des pécheurs », disait Jacinthe.

En septembre, elle a encore été à la Cova da Iria, emmitouflée dans une robe de laine noire, petite figure fragile et maigre, elle allait seule, receuillie et modeste. Avec les jours froids et pluvieux de l’automne, ses parents ne la laissaient plus aller à la Cova da Iria, mais ne l’empêchaient pas d’aller à la messe à l’église de Fatima à un kilomètre de distance.
« Tu ne peux pas, et aujourd’hui ce n’est pas dimanche », disait sa mère. Jacinthe : « Je veux y aller pour les pécheurs qui n’y vont même pas le dimanche ».
Quand elle revenait de l’église, fatiguée, elle allait s’asseoir épuisée mais heureuse sur son lit.

« Ecoute, Lucie tu sais que Notre Seigneur est si triste parce que Notre-Dame a dit que l’on ne devait pas continuer à l’offenser, parce qu’il est déjà très offensé. Mais on ne fait pas de cas et on continue à faire les mêmes péchés. »
Alors elle lui énumérait toutes les occasions qu’elle avait eues de jour et de nuit pour réparer les péchés faits contre Dieu.

« J’avais soif, mais je n’ai pas bu, je l’ai offert à Jésus pour les pécheurs. Cette nuit j’ai beaucoup souffert, mais j’ai offert à Notre Seigneur le sacrifice de ne pas me tourner dans mon lit, à cause de ça, je n’ai pas dormi de toute la nuit. Et toi Lucie, as-tu fait des sacrifices aujourd’hui ? »

A la fin décembre, Notre-Dame apparaît encore une fois à Jacinthe, pour lui dire qu’elle viendrait la chercher dans très peu de temps pour l’emmener au ciel. Mais que ce ne serait pas chez elle, ce serait dans un hôpital à Lisbonne. Lisbonne si loin… Dès qu’elle s’est trouvée avec sa cousine, elle lui a raconté la nouvelle :
« Notre-Dame m’a dit que j’irai à Lisbonne, pour un autre hôpital, que je ne te reverrai plus, ni mes parents, que je souffrirai beaucoup, que je serai seul, mais que je ne devrai pas avoir peur parce qu’Elle viendra me chercher pour m’emmener au ciel. »
Elle a embrassé Lucie et lui a dit en pleurant : « Je ne te reverrai plus, tu n’iras pas me voir là-bas. Ecoute, prie beaucoup pour moi parce que je vais mourir toute seule. »

L’idée de mourir toute seule va la torturer, un jour Lucie l’a trouvé face à une image de Notre-Dame qu’elle embrassait en disant : « Oh ma Mère du ciel… Alors je dois mourir toute seule ? »

Elle est partie au mois de janvier après avoir dit adieu à la chapelle qui n’avait pas encore la statue et après avoir dit adieu à Lucie.

Jacinthe me fendait le cœur, elle est restée longtemps les bras autour de mon cou et m’a dit en pleurant : « Nous ne nous reverrons plus. Prie beaucoup pour moi, jusqu’à ce que j’irai au ciel. Là je prierai beaucoup pour toi. Aime beaucoup Jésus et le Cœur Immaculé de Marie et fait beaucoup de sacrifices pour les pécheurs. »

A Lisbonne, personne ne voulait recevoir cette voyageuse fatiguée avec sa petite fille pâle et décharnée. Pour finir, c’est la sœur Godinho qui la reçue dans un petit orphelinat à côté de la chapelle de Notre-Dame des miracles. Dans cet orphelinat, il y avait une tribune avec vue sur la chapelle. Tous les moments qui lui restaient durant les jours qu’elle y a vécu, Jacinthe les passait dans la tribune assise dans une petite chaise avec les yeux fixés dans le tabernacle. C’était sa mère qui la portait dans ses bras à la table de la communion. Le 2 février, jour de la présentation, elle a été admise à l’hopital, le 10 elle a été opérée d’une plaie ouverte du côté gauche. La soufrance a été inimaginable durant une semaine. Notre-Dame lui apparaît alors, pour lui annoncer le jour du départ, qui lui enlèverait toute ses soufrance.
Le 20 février, elle est morte toute seule comme Notre-Dame lui avait annoncé à 22 h. Exposée pendant quelques jours à Lisbonne. Son corps libérait un parfum merveilleux, qui donnait une immense joie à ceux qui aimaient les petits voyants et croyaient aux apparitions. Mais ils étaient peu nombreux...

Voici les derniers mots de Jacinthe quand elle a parlé à Lucie qui sont comme son testament et peut-être la chose la plus importante du message de Fatima :

« Maintenant il ne me manque plus beaucoup de temps pour aller au Ciel. Toi, tu resteras ici pour dire que Dieu veut établir dans le monde entier la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Quand ce sera le moment de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous donne ses grâces par le Cœur Immaculé de Marie. C’est à Elle qu’on doit les demander. Parce que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie. La paix, c’est au Cœur Immaculé de Marie qu’on doit la demander parce que c’est à Elle que Dieu l’a confiée. »

La messe et le chapelet

Jacinthe disait qu’elle sentait un feu dans son cœur lui faisant aimer tellement le Cœur de sa Mère, et désirer que tout le monde aime le Cœur Immaculé de Marie. La plus grande des prières est le St Sacrifice de la messe qui renouvelle le St Sacrifice de Jésus et qui nous en donne les fruits. Mais après la messe, la plus grande des prières est le chapelet. Notre-Dame a insisté à chaque apparition et a demandé de prier le chapelet tous les jours parce que Marie conduit les âmes à Dieu, et fait descendre sur la Terre Sa Grâce. Et toutes les prières du chapelet viennent du ciel.
Le « Je crois en Dieu », est la somme des vérités que Jésus a enseignées à ses apôtres et qu’ils ont résumé, pour que l’on n’oublie pas les vérités de la foi, et pour fixer le dogme de la foi dans les 12 articles du « Je crois en Dieu ».
Le « Notre Père » est la prière que Jésus nous a enseignée.
L’ « Ave Maria » est la prière de l’ange Gabriel que Dieu lui a dictée, et cette prière donne la même joie à Notre-Dame que le jour de l’Annonciation.
Le « Gloire au Père » est la prière des anges au-dessus de la crèche.
« O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés et délivrez-nous du feu de l’enfer, attirez toutes les âmes au ciel, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde » est la prière que Notre-Dame a enseignée, après avoir montré l’enfer. Elle nous aide à aller au ciel et à éviter l’enfer.

Le chapelet aide à concerver la foi, puisque chaque mystère nous en rappelle les principales vérités.

Le premier mystère : l’Annociation, nous rappelle la venue de Jésus sur la terre et notre état d’humbles serviteurs de Dieu.
Le deuxième mystère : la visite de Marie à Ste Elisabeth, nous rappelle notre devoir de charité envers notre prochain. Charité qui de nos jours est bien attiédie. Marie se pressait pour aller aider sa cousine.
Le troisième mystère nous rappelle l’esprit de détachement des choses matérielles, on doit les utiliser pour faire notre devoir d’état, faire le bien que Dieu nous demande autour de nous.
Le quatrième mystère nous rappelle la pureté et l’obéissance de Marie et Joseph, obéissance à ceux qui représentent Dieu sur la terre, pour autant qu’ils ne demandent rien de contraire aux commandenents de Dieu.
Le cinquième mystère nous rappelle la recherche de Marie et Joseph de l’enfant Jésus. Nous aussi, nous devons faire sur la terre la volonté de Dieu, penser à Lui, vivre pour Lui et non de manière égoïste.

Le premier mystère douloureux, nous rappelle l’agonie de Jésus au jardin des oliviers. Soufrant à cause des péchés du monde et de la trahison de Judas. Chaque fois que nous péchons, nous augmentons la souffrance de Jésus.
Méditons la flagellation. Voyant ce que Jésus à accepté de souffrir pour réparer nos fautes, le deuxième mystère douloureux, nous rappelle qu’il est nécessaire de faire des sacrifices pour dominer nos passions et ne pas pécher.
Après méditons le couronnement d’épines. Nous devons accepter l’humiliation et la souffrance de la vie avec patience et pardonner comme Jésus l’a fait pour nous.
Méditons le portement de la croix, et demandons à Jésus dans cette dizaine du chapelet, la patience, le courage et la perséverance dans les difficultés. Notre-Dame ne nous enlève pas la croix, la plupart du temps, mais elle nous aide à la porter. Parce que la croix nous mène au Ciel. Dans la crucifixion, demandons à Dieu un grand amour pour Dieu et pour les âmes. Jésus est mort pour nous sauver. Nous aussi nous devons l’aider à sauver les âmes.
La Résurrection : Jésus apparaît à ses apôtres, cela nous montre la vie éternelle. Nous aussi nous réssuciterons à une vie éternelle si nous faisons sur la terre la volonté de Dieu.
Le deuxième mystère glorieux, l’Ascension de Jésus au ciel. Demandons un grand désir du ciel et la grâce d’espérer le secours de Dieu pour y arriver. Dieu nous aide toujours dans les difficultés, si nous prions.
Méditons la Pentecôte. La descente de l’Esprit Sait sur Notre-Dame et les Apôtres réunis au sénacle. Demandons la lumière de l’Esprit Sait pour conserver la foi et la force d’être apôtres et missionaires, par notre exemple, notre parole et notre prière.
Le dernier mystère est l’Assomption de Notre-Dame au ciel avec son corps et son âme. Demandons de persévérer jusqu’à notre mort pour rentrer au ciel à la droite de Dieu et recevoir la récompense pour avoir accompli les dix commandements.

Par Marie à Jésus

Marie est l’intermédiaire de toutes les grâces. Elle fait descendre les grâces de Dieu jusqu’à nous et monter nos prières jusqu’à Dieu.
Le chapelet est une prière très précieuse, à mesure que nous prions les Ave Maria et que nous méditons les mystères de la vie de Jésus et de Marie, ils infusent dans nos âmes les grâces que nous demandons dans ces dizaines. Humilité, charité, pauvreté, patience, pureté, etc.
15 mystères, 15 grâces qui résument les vertus et les principales vérités à pratiquer et à croire pour pouvoir aller au ciel et qui nous sont donnés par Marie.

Sacrifices ?

La deuxième chose que Notre-Dame a demandée aux pastoureaux de Fatima, après le chapelet, est de faire des sacrifices pour la conversion et la réparation des péchés commis contre Dieu. Mais quels sacrifices ?
Lucie va se plaindre un jour à Notre-Dame : «  Les gens ont peur de faire des sacrifices. Comment demander aujourd’hui de faire des sacrifices pour les autres, pour les pécheurs et pour les péchés commis contre Dieu ? »
Alors Notre-Dame lui dit : « Les sacrifices que je veux et que j’exige, sont des sacrifices qui doivent être fais pour ne pas commettre d’autres péchés ».
Ne plus offenser Notre Seigneur, faire son devoir d’état, observer les commendements de Dieu.

Le premier commandement : "Tu adoreras Dieu et tu l’aimeras plus que toutes choses". Cela veut dire que nous sommes sur la terre, pour aimer, connaître et servir Dieu; avant de nous aimer nous-mêmes.
Pour cela nous devons être prêts à faire les sacrifices nécessaires et ne pas offenser Dieu, nous occupant de notre devoir envers Lui, avant le sport, la famille, avant nous-même.
Le deuxième commandement : "Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect". Dieu a dit dans l’ancien testament, que ceux qui disaient des blasphèmes et qui juraient par de faux témoignages, devaient être condamnés. Combien de blasphèmes d’aujourd’hui !. Dieu nous a donné pourtant la parole pour dire le bien et la vérité.
Le troisième commandement : "Sanctifier les dimanches et les jours d’obligations allant à la messe parce que le dimanche est le jour du Seigneur". Ne pas travailler pour avoir l’esprit libre pour refaire les forces de son âme : prères, sacrements, lectures, bonnes actions ou visites de malades. Combien le dimanches est désacralisé !
Le quatrième commandement : "Honorer père et mère", en les aimant, en les aidant, en leur obéissant et en priant pour eux : les parents dans l’éducation des enfants, en les reprenant et en leur montrant le bon exemple. Combien de parents ont le soucis du bien de l’âme de leurs enfants ?
Le cinquième commandement : "Ne pas tuer". A quel point cela arrive aujourd’hui ? A quoi servent tous ces jeux, tant de bandes dessinées, avec tant de violence ? Tout cela n’amène pas les enfants à la charité.
Le sixième commandement : "Garder la pureté dans les pensées et les désirs". Parce que le corps est le temple de l’Esprit Sait. « Malheureux celui qui apprend le mal à un enfant. Ce serait mieux qu’on lui attache une pierrre au cou et qu’on le jette à la mer » a dit Notre Seigneur.
Le septième commandement : "Ne pas voler". C’est parce que Judas était voleur qu’il a aimé toujours plus l’argent et toujours moins Jésus. Jésus nous a dit : « On ne peut pas servir deux maîtres. Où Dieu, où l’argent. »
Le huitième commandement : "Ne pas mentir". Mentir est un péché véniel, à moins de mentir à Dieu ou à moins que les conséquences du mensonge deviennent graves : par exemple détruire la réputation de quelqu’un. Jésus a montré à travers la mort d’Ananie et Saphir, qui avaient menti à St Pierre, que Dieu déteste le mensonge.
Le neuvième commandement : "Garder la pureté dans les pensées et désirs".
Le dixième commandement : "Ne pas envier ce qui appartient aux autres" : Ne pas désirer voler et ne pas désirer l’impureté parce que la volonté de pécher est déjà mal, même si après on ne le faisait pas, parce qu’être d’accord d’offenser Dieu c’est déjà cesser de l’aimer.
Voici les sacrifices que Notre-Dame nous demande : sacrifices faciles et si nécessaires. Il faut pratiquer les commandements du Seigneur pour entrer dans la vie éternelle.

OBSERVE LES COMMANDEMENTS ET TU ENTRERAS DANS LA VIE…
a dit Notre Seigneur.

La grande promesse du Cœur Immaculé de Marie : 1925-29.

Lucie est restée toute seule après la mort de Fransisco et Jacinta. Notre-Dame lui apparaît encore 2 fois, à Pontevedra, en 1925 et à Tuy, en 1929.
Le 25 octobre 1925, Lucie entra dans la vie religieuse à Pontevedra, chez les sœurs Dorothées. C’est là que le 10 décembre 1925, la petite postulante reçoit la demande de Notre Seigneur : faire connaître la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie des 1ers samedis.

Lucie rappelle ce que Notre-Dame désire : Le 13 juin 1917, j’ai demandé à la Vierge de nous amener au ciel. La très Ste Vierge m’a répondut : « Oui. Jacinthe et Francisco iront bientôt au Ciel, mais toi tu resteras ici pendant quelques temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer, et établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. A tous ceux qui embrasseront cette dévotion, je promets le salut. Ces âmes seront chéries de Dieu, et comme des fleurs mises par moi pour orner son trône. »
« Et moi je resterais ici toute seule ? » demandais-je très triste.
« Non ma fille. Je ne t’abandonnerai pas, mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. »

Le 10 décembre 1925, Notre-Dame lui apparaît, tenant l’Enfant-Jésus, et lui précise en quoi conciste cette dévotion. Notre-Dame pose sa main sur les épaules de Lucie, lui montrant en même temps un Cœur entouré d’épines qu’elle tenait avec l’autre main.
Jésus lui dit : « Aie compassion pour le Cœur de ta très Sainte Mère, entouré des épines que les hommes ingrats Lui enfoncent à tous moments sans que personne ne fasse un acte de réparation pour les retirer. »
Puis Notre-Dame lui dit : « Regarde ma fille mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque moment avec des blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi au moins, fais tout pour me consoler et dis que tous ceux qui pendant 5 mois, le premier samedi du mois se confessent et communient, prient le chapelet et passent 15 minutes avec moi, méditant les 15 mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de leur mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âmes. »

Magnifique promesse. Promesse incroyable de la vie éternelle et du salut. Si nous pratiquons cette dévotion pour le Cœur Immaculé de Marie. Ce Cœur, qui est le Cœur préféré de Dieu, parce qu’il est Immaculé, sans péché. Notre-Dame dira même à Lucie que la confession peut être faite une semaine avant ou après. Au cas où c’est impossible, la communion peut-être faite le dimanche avec l’autorisation d’un prêtre.

C’est cette troisième demande de Fatima. La dévotion au Cœur Immaculé de la Mère de Dieu. Cœur qui est le symbole de l’amour de la Vierge Marie pour Dieu et de son amour pour nous.
La Très Sainte Vierge Marie nous a promis qu’Elle nous assistera à l’heure de notre mort et nous aidera à aller au ciel.
Marie est si bonne pour nous, Elle intercède pour nous sans arrêt, elle nous aide, elle nous inspire, elle veut nous sauver, elle fait des miracles — comme au travers de la médaille miraculeuse et du chapelet — et nous sommes si peu reconnaissants et recourons si peu à Elle.

Dieu demande que, en ces derniers temps, avant la fin du monde, un grand élan de dévotion marial, envahisse la terre. Pour que sa Mère soit consolée de tant d’ingratitudes.

Dans une lettre, Lucie raconte que Notre Seigneur lui a dit : « Je désire ardemment la propagation du culte et de la dévotion au Ceur Immaculé de Marie. Parce que ce Cœur est un éman qui attire les âmes vers moi, un feu qui répand sur la terre les rayons de ma lumière et une source inépuisable de grâces et de miséricordes pour le monde ».

Le salut du monde a été opéré par l’Esprit Saint dans le Cœur Immaculé de Marie qui a reçu Jésus la deuxième Personne de la très Sainte Trinité, le Sauveur.

Eloigner les âmes de Marie est d’un côté offenser l’Esprit Saint et de l’autre Jésus. Pour cela Dieu nous demande de faire réparation, à travers la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, à Notre Seigneur et à l’Esprit Saint, en communiant le premier samedi du mois en esprit de réparation donnant ainsi à la Sainte Vierge Marie, Jésus. Tous les actes d’amour, tous les sacrifices, tous les mérites de Jésus dans l’Hostie, qu’on fait nôtres par la sainte communion, sont d’une valeur inéstimable. De cette manière le Cœur Immaculé de Marie, ce Cœur de mère donnera la pureté — cela veut dire qu’il nous aidera à combattre le péché et à nous élever jusqu’au ciel. Ce Cœur douloureux, ce Cœur qui a souffert pour nous le martyr, va nous aider à porter la croix avec beaucoup plus de courage que si l’on n’avait pas prié.

Les miracles

La Très Sainte Vierge Marie a montré par des signes et des miracles évidents, les grâces et la protection qu’elle donne à tous ceux qui embrassent cette dévotion.
Le Portugal a été le premier. Comme récompense de l’obéissance du peuple portugais à la demande de Notre-Dame de Fatima, Notre Seigneur va le protéger de la révolution communiste qui allait détruire l’Espagne de 1931 à 1938. L’Espagne aura une grande quantité de morts : depuis 1931, les églises sont incendiées, devant la police qui ne se manifeste pas, les autels sont détruits, les bénitiers cassés et les statues brûlées, les couvents, les écoles, le palais épiscopal sont brûlés en plein jour.
Le Cardinal Ségura Ier d’Espagne est fait prisonnier le 14 juin et exilé. Le 13 octobre 1931 Asana a pu déclarer : « Aujourd’hui l’Espagne a fini d’être catholique. » En 1932 les lois anticléricales ont été approuvées. Les crucifix ont été retirés des écoles. Instauration des divorces, mariages civils, et, peu de temps après, la loi sur la spoliation des biens de l’église et des congrégations religieuses. En 1934, la révolution des Asturies est sanglante. Les prêtres sont couverts d’essence et brûlés, ou amenés dans les comptoirs des boucheries avec des écritaux qui disaient : « A vendre, viande de porc. » Cette révolution est financée et provoquée par Moscou. Staline, avec le 7ème congrès internationnal communiste, a déclaré en 1935 : « Le drapeau glorieux des soviétiques a pu flotté dans les Asturies et en Espagne pendant 15 jours. » Les navires russes n’arrêtaient pas d’accoster en Espagne, fournissant des vivres, des armes et des munitions. A partir de mars 1934 une vague sanglante de terrorisme, provoque des manifestations, des grêves, des fusillades, des incendies et des massacres qui détruisent tout le pays. On criait : « Vive la Russie !, Vive la Russie ! ». Entre mars et juin de 1934, cent soixante églises sont brûlées et détruites par les communistes qui trompent même la jeunesse. Le 26 janvier 1936, à Moscou, le comité déclarait la révolution espagnole et la finançait avec des sommes et des moyens exorbitants. Elle a commencé le 1er mai 1936. Le résultat est lourd : 20 000 églises détruites, 6 000 prêtres assassinés, 40 à 80 % du clergé local, 300 000 chrétiens fusillés, profanations et sacrilèges dans les couvents et églises. Beaucoup de religieux et religieuses meurent.
Et en même temps, en Italie, en Finlande, en France, Moscou essaie de préparer la même chose qui se passait en Espagne.
Carlos Ottelho sera martyrisé le 18 juin 1936. Ce sera le signe de la contre-révolution qui mettra fin au massacre bolchévique.
De 1917 à 1939, les périls augement, Notre-Dame comme une bonne mère, est venue nous préparer et nous donner le remède pour les éviter. Comme elle avait dit à Fatima, la deuxième guerre a été pire que la première. 60 000 000 de morts dans la deuxième guerre mondiale, tous ces massacres, toute cette persécution du communisme pouvaient être évités, si on avait obéi aux demandes de la dévotion au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie.

Les paroles de Notre-Dame sont à prendre au sérieux.

Protections pendant la Guerre

Lucie a averti deux fois Pie XI, en 1931, mais il n’a rien fait.Résultat : la guerre de l’Espagne a commencé. En 1938, il n’a rien fait et la deuxième guerre mondiale a éclaté. On sait aujourd’hui que Staline a favorisé la montée éclaire d’Hitler qui avait comme fin la déstruction de l’Europe et qui facilitait à la Russie la prise de possession des pays dévastés. C’est la Russie qui s’est appropriée la plupart de l’Europe pendant la guerre, guerre terrible.

Même si il y a eu des millions et des millions de morts en Europe, les paroisses qui s’étaient consacrées au Cœur Immaculé de Marie, particulièrement en France, ont été miraculeusement protégées. Le prêtre de Martre, dans le Pas de Calais, a dit le 5 octobre 1947 : « Une statue de Notre-Dame de Fatima a été bénie dans la place de l’Eglise. C’était la réalisation d’un désir émis en 1944 par toute la paroisse. Il y avait ici dans notre région une grande base de lancement de V1 allemands. Les bombardements allemands et alliés tombaient constamment autour de la paroisse. Aucun d’entres eux n’a fait de victime. Merci Notre-Dame d’avoir écouté nos prières. »
Si les demandes de la Très Sainte Vierge Marie doivent être prises au sérieux, les promesses aussi. Si l’on écoute ce que je dis, on aura la paix.

Après le miracle du Portugal, qui est passé indemne de la révolution communiste et de la guerre mondiale, après le miracle des paroisses françaises consacrées au Cœur Immaculé de Marie, voici le miracle de la Suisse : ce pays sera aussi protégé miraculeusement par la Très Sainte Vierge Marie et Saint Nicolas de Flüe, le 13 mai 1940, jour de la fête de Notre-Dame de Fatima. Cette nuit-la, 1 000 000 d’allemands étaient postés entre Bâle et Constance au nord de la Suisse. Le général Guisan, qui était le chef de l’armée, protestant, mais catholique de cœur, priait le chapelet tous les jours, et allait visiter tous les couvents et toutes les écoles suisses demandant à la population, aux religieux et religieuses, aux soldats, aux parents, aux enfants de se joindre à sa prière. La Providence allait faire ce que les soldats ne pouvaient pas. A deux heures du matin, le 13 mai, Hitler a donné l’ordre d’envahir la Suisse. Mais… aucun moteur, aucun tank, aucun avion, rien n’a fonctionné. Hitler est devenu fou furieux, il a demandé de changer le carburant. Mais malgré cela, rien n’a fonctionné. Les soldats ont vu dans le ciel la main de Saint Nicolas de Flüe qui semblait, d’un côté protéger la Suisse, de l’autre éloigner les ennemis. Saint Nicolas de Flüe est connu pour son amour du rosaire. La Suisse avait cherché l’aide du Ciel avec ses prières. « Celui qui prie sera sauvé, si vous faites ce que je vous dis, on aura la paix. » Le miracle suisse est spectaculaire. Entourée par l’armée allemande, la Suisse sort sauvée grâce aux prières de tout un peuple.

LA GRANDE REVELATION DE TUY : JEUDI 13 JUIN 1929
DIEU DEMANDE LA CONSÉCRATION DE LA RUSSIE.

La Très Sainte Vierge Marie veut nous sauver de ce péril rouge qui a commencé à envahir le monde et qui provoque des guerres et des persécutions contre l’Eglise, elle réapparaîtra à Lucie à Tuy le 13 juin 1929.
C’était minuit, Lucie priait devant le très Saint Sacrement, seule une bougie éclairait l’église. C’est alors qu’une lumière surnaturelle apparaît et éclaire toute l’église. Lucie a alors une vision. Elle a pu voir la Sainte Trinité, Dieu le Père, Dieu le Fils cloué sur la croix et Dieu l’Esprit Saint représenté par une colombe. Aux côtés de Jésus se trouvaient un calice et une hostie qui symbolisaient le saint sacrifice de la messe. Du bras de la croix de Jésus tombaient des lettres comme de l’eau cristalline qui écrivaient ces mots : « Grâce et miséricorde », que Dieu nous donne à travers le saint sacrifice de la messe et par la Très Sainte Vierge Marie, sa mère. Notre-Dame de Fatima était aux côtés de Jésus tenant dans sa main gauche son Cœur Immaculé et dans la droite, le chapelet. Alors Notre-Dame lui dit : « Il est arrivé le moment où Dieu demande au Saint Père que, en union avec tous les évêques du monde, qu’il fasse un acte solennel de consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Dieu promet de sauver la Russie et d’apporter la paix au monde ».
Malheureusement, encore aujourd’hui cette demande n’a pas été réalisée. La consécration de la Russie a été faite soit par le pape seul, sans les évêques, soit par le pape et les évêques mais pas expressément faite pour la Russie. C’est pour cela que sa conversion n’est pas possible : le communisme a perdu son nom, son mur, mais pas son but qui est de faire vivre les gens sans Dieu, sans morale, sans but éternel.

Mais ce qu’aucun Pape a osé faire, Pie XII le 31 octobre 1942 l’a fait (mais malheureusement tout seul) la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie.
Immédiatement après, le conflit a changé, les allemands ont perdu deux grandes batailles, El-Alamein et Stalingrad. Hitler semblait être l’ennemi numéro un qui devait être abattu coûte que coûte. Quand les troupes allemandes sont entrées en Russie et ont fait trois millions de prisonniers entre les soldats et la population, ceux-ci étaient tout contents de pouvoir échapper au régime bolchévique et aux barbaries qui régnaient dans le pays.
De 1917 jusqu’en 1970, on a compté, grâce aux révélations d’anciens généraux, comme le général Vladimir Quirpinchenko, 200 000 prêtres assassinés, 100 000 religieux et religieuses ont subi des persécutions horribles. Les prophéties de Notre-Dame se sont réalisées. Parce que l’on n’a pas obéi, l’obstination anti-chrétienne va se répandre dans le monde entier. Solgenitsine a écrit un livre appelé « l’erreur de l’occident » : « Notre victoire dans la guerre ne faisait qu’augmenter l’oppression qui pesait sur les russes et répandre dans le monde le communisme athée. ». Staline, le 17 septembre 1939 s’est approprié la moitié de la Pologne. Et il réalisera les prophéties de Notre-Dame de Fatima en rayant plusieurs pays de la carte : l’Ukraine, la Bielorussie, la Bessearabie, la Boconie, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie… La persécution religieuse s’intensifie. En Russie, les églises et les couvents sont détruits, les prêtres sont assassinés ou expulsés, les catholiques sont envoyés dans les camps de concentration, toutes les religions ont été interdites. Toute la persécution qui s’est passée à ce moment-là, pourrait se renouveler aujourd’hui dans nos pays parce qu’on a pas encore obéi à la demande de Dieu.
La persécution religieuse a envahi tous les pays conquis par la Russie. En Ukraine, Monseigneur Slipy, après sa sortie de prison a dit : « Tous les Evêques ont été mis dans des asiles, presque tous sont morts de faim et de froid, le même sort est arrivé aux mille quatre cents prêtres et huit cents religieux du pays. » De 1920 à 1930 et de nouveau en 1947 des millions de morts victime de la faim provoquée par Staline. Selon les chiffres de l’ONU, en 1947, on comptait quinze millions de prisonniers déportés en Sibérie !

En 1945 la persécution religieuse a été dévastatrice en Albanie et s’est répandue en Hongrie, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Bulgarie, en Roumanie, en Yougoslavie, en Allemagne de l’Est, en tout le territoir occupé par la Russie, même en Autriche, dans la Corée du Nord et la Chine.
Le journal « Histoire » , d’octobre 2000, a relaté le nombre de deux cent millions de morts suite à des persécutions communistes. Et comme on a pas fait ce que Notre-Dame a demandé, Mao a été à lui tout seul, responsable de plus de victimes que Staline et Hitler ensemble. De 80 à cent millions de morts pendant son règne, et dix millions de prisonniers en permanence. Et on continue à désobéir à Notre-Dame, la guerre continue à dévaster beaucoup de pays maintenant à cause des musulmans. Durant la période 1920 à 2000, il y a eu 6 millions de morts. Au Soudan 2 millions, en Angola 1 millions, au Rwanda 1 millions, au Tibet 1 millions, en Somalie 300 000, en Timore oriental 300 000, en Bosnie 300 000, en Algérie 80 000, au Sri Lanka 56 000, en Tchétchénie 40 000, en Turquie 37 000, au Congo 10 000, en Irlande du nord 4 000, en Sierra Leone 3 000, sans compter les pays de l’Amérique centrale, de la Palestine et l’Irak. On compte entre cent cinquante et deux cents millions de morts de 1917 à 2000. Les victimes pour la majeure partie sont dues au communisme. En Russie et en Chine, ou dans des pays communistes, aujourd’hui la persécution n’est plus aussi sanglante. Les gens se sont tournés vers les biens matériels et s’éloignent de Dieu sans persécution. Même si Gorbatchev a fait tomber le mur de Berlin, les communisme continuent a être anti-chrétien. La Russie en 1999 a sorti une loi qui autorise la religion bouddhiste, musulmane, orthodoxe et judaïque mais pas la religion catholique.
Il a été interdit le cathéchisme, les messes, les manifestations catholiques en public, le port de médaille ou tout autre objet religieux catholique, et les livres. La persécution continue…

LE TROISIEME SECRET

Le plus terrible pour toutes ces victimes du communisme, qui sont mort physiquement, (mais leur âme est montée au ciel car ils ont été martyrs) a été l’obstination des hommes d’Eglise à cacher le secret donné par le Cœur Immaculé de Marie. Secret qui est l’assurance absolue du salut que Dieu nous donne par Marie dans ces derniers temps. Caché volontairement. Lucie a dit que le secret devrait être révélé par le pape à sa mort ou « avant 1960 parce qu’alors il serait plus clair ».
C’est le 13 juillet 1917 que la Très Sainte Vierge Marie a donné à connaître les trois secrets aux pastoureaux.
Lucie a révélé deux parties du secret :
— La première s’était la vision de l’enfer.
— La deuxième, la volonté de Dieu d’offrir au monde le salut à travers la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.
— Lucie a révélé aussi deux phrases du troisième secret : « Au Portugal gardera toujours le dogme de la foi… etc. A la fin mon Cœur Immaculé triomphera, et un temps de paix sera donné au monde… ». Quelques personnes ont lu les secrets de Fatima. L’Evêque Don José de Silva, le Cardinal Ratzinger(futur Benoît XVI), Jean XXIII, Jean-Paul 1er, Jean-Paul II. En regroupant ce qu’ils en ont dit, on peut connaître le secret. L’Eglise a choisi le Père Alonso comme expert et postulateur de la béatification de Jacinthe et Francisco. Il a dit : « Le secret concerne la crise de la foi qu’il y a dans le monde à cause de la déficience de la hiérarchie de l’Eglise. Ce secret n’a pas été révélé en 1960 parce que cela aurait pu faire crier les progressistes et aurait sacré le triomphe des catholiques fidèles à la Tradition. » Jacinthe a aussi eu deux vision du Saint Père, mais Lucie lui a toujours dit de ne pas en parler parce que cela faisait partie du secret. Mais comme les hommes de l’Eglise n’ont pas voulu le révéler, Lucie l’a révélé dans les années 60.

Lucie : « Jacinthe m’a dit : "Ne vois-tu pas tant de rues, tant de chemins, tant de champs, plein de gens qui pleurent de faim parce qu’ils n’ont rien a manger, et le Saint Père qui prie le Cœur Immaculé de Marie dans une église et tout le monde qui prie avec lui ?". Une autre fois elle m’a dit : "J’ai vu le Saint Père, je ne sais pas comment, mais je l’ai vu devant une grande maison à genoux, la tête entre les mains, en pleures. Autour de lui, il y avait beaucoup de monde, certains lui jetaient des pierres, d’autres le maudissaient, lui disant des vilains mots. Pauvre Saint Père, on doit beaucoup prier pour lui. »

Lucie a expliqué plus tard le sens de ces visions, dans une lettre écrite à une de ses cousines. « La répétition de l’Ave Maria et du chapelet sont comme des morceaux de pain qu’une mère donne à son enfant. Enlever aux âmes l’estime ou la prière à Notre-Dame c’est comme faire mourir de faim les âmes dans le sens spirituel. »
Dans une autre lettre qu’elle a écrite à son neveu prêtre, elle dit : « La campagne de certains hommes de l’église contre le chapelet est diabolique. » Le Cardinal Ottaviani a lui aussi lu le secret et il nous dit, que ça concerne que la foi : «  la perte de la foi est plus grave que la destruction de tout un continent. » Pourtant, depuis 1960, on assiste à une apostasie dans le monde entier. Cent milles prêtres se sont mariés. Rien qu’en Amérique du sud, soixante à septante millions de catholiques sont rentrés dans des sectes. Un jour le Cardinal Oddi a expliqué pourquoi la très Sainte Vierge Marie avait choisi 1960 comme date de la divulgation : à cette date il y a eu un concile dans l’Eglise, et, contrairement à ce que l’on pouvait en espérer, il a contribué à la diminution de la foi à une échelle mondiale.

Le pape Benoît XVI qui a lui aussi lu le secret a beaucoup parlé à ce sujet dans un livre intitulé : « Entretien sur la Foi ». Dans la deuxième édition, on a éliminé beaucoup de phrases, telle celle-ci : « Le secret de Fatima parle des périls de ces derniers temps et de l’apostasie général ».

Mais celle qui a le plus parlé du secret est Lucie, elle dit au Padre Fouentes avant 1957 : « Père, la Très Sainte Vierge Marie est très triste parce que personne fait de cas de son message, ni les bons ni les mauvais. Les bons continuent leur chemin sans faire attention au message, les mauvais ne voient pas tomber sur eux les châtiments de Dieu et continuent dans une vie de péchés sans se soucier. Croyez-moi Père, Dieu punira le monde, et ce sera terrible, le châtiment céleste est imminent. Ce qui arrivera sera bien triste, personne ne sera content. Le monde ne prie pas ni fait de pénitence, nous assistons actuellement à une désorientation diabolique bien triste. Beaucoup de gens, même dans la plus haute hiérachie de l’Eglise, se laissent dominer par cette vague diabolique qui envahit le monde, et les hommes sont aveuglés au point d’être incapables de voir l’erreur, et continuent à s’éloigner de la Très Sainte Vierge Marie… La Très Sainte Vierge Marie m’a dit que ce sont les derniers temps du monde et Elle m’a dit pour trois raisons :
— La première parce que le diable est en train de mener une bataille finale contre la Très Sainte Vierge Marie, et qui dit bataille finale dit décisive, à la fin nous saurons si l’on est avec ou contre Dieu, avec Marie ou contre Dieu. (Il n’y a que deux familles : celle de Marie qui est avec Dieu et celle de Satan.)
— La deuxième raison c’est parce que Dieu nous donne les deux derniers remèdes et il n’y en aura pas d’autres : le chapelet et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.
— La troisième raison et cela parce que dans les plans de la Providence divine, quand Dieu décide de châtier le monde, il utilise avant toutes les autres possibilités. Quand il voit que dans le monde personne fait de cas de son message, Dieu offre avec beaucoup de crainte, le dernier moyen de salut : Sa Mère. Si l’on ignore et l’on éloigne cette dernière occasion, l’on ne pourra plus avoir le pardon du ciel, parce que l’on commet le péché que l’Evangile appelle « Le péché contre l’Esprit Saint », qui consiste à éloigner le salut que Dieu nous offre, sa Mère.
On ne doit pas oublier que Jésus est un bon fils, qu’il ne permet pas que l’on offense et que l’on ignore sa Très Sainte Mère. On a comme témoin l’histoire de plusieurs siècles de l’Eglise, qui, à travers des exemples terribles, nous a montré comment Jésus Christ a défendu l’honneur de sa Mère, Il veut qu’Elle soit honorée et que les âmes se sauvent par elle. Mettre des obstacles et taire ce message est offenser gravement Notre Seigneur et attirer le châtiment du ciel.
Regardez Père, la Très Sainte Vierge Marie a donné une nouvelle efficacité pour ces derniers temps à la récitation du chapelet, de tette manière il n’y aura aucun problème le plus difficile soit-il, temporel ou spirituel, se référant à la vie de chacun d’entre nous, des familles, du monde, des communautés religieuses, de la vie des peuples ou des nations, il n’y a aucun problème qu’on ne puisse pas résoudre si on prie le chapelet. Avec le Rosaire on se souvera, qu’on se sanctifiera, qu’on consolera le Seigneur et qu’on obtiendra le salut de beaucoup d’âmes…
Le Cœur Immaculé de Marie nous est proposé par Dieu, comme siège de bonté, de clémence et pardon ».

Dieu nous a donné le Sauveur et le salut à travers Marie et son Cœur Immaculé. Et c’est dans son Cœur que par l’opération de l’Esprit Saint, que Dieu s’est fait homme et Sauveur.
Eloigner les âmes de Marie c’est éloigner les âmes de l’opération de l’Esprit Saint, du Sauveur, du salut et pécher gravement contre l’Esprit Saint. Dieu ne change pas. Il agira toujours par Marie faisant descendre du ciel les grâces et élevant au ciel nos prières.

En octobre 1986, quand on a voulu unir à Assise toutes les fausses religions du monde, certains pèlerins sont venus à pieds en procession avec la statue de Notre-Dame de Fatima. A leur arrivée, ils ont été refoulés et Notre-Dame envoyée dans un fossé. Dans la grande basilique on a vidé le tabernacle et on a mis sur ce dernier une statue de bouddah…

Lucie continue : « Il est nécessaire que nous, les membres du Christ, complétions ce qui manque à sa Passion pour sauver les âmes. Pauvre de Notre Seigneur, il nous a sauvé avec tant d’amour et est si peu compris, si peu aimé, si peu servi. Il est douloureux de voir tant de désorientation chez les gens qui occupent des places dans la haute hiérachie de l’Eglise. Dieu offre sa Mère comme dernier moyen de salut » . Mais les hommes d’Eglise ne prêchent pas le 1er samedi, ni la consécration de la Russie, ni la fête en l’honneur de Notre-Dame de Fatima le 13 mai. Alors nous devons, pendant qu’il est encore possible, essayer de réparer les erreurs en étant fidèle et en pratiquant la volonté de Dieu, obéissant à ses commandements et à sa volonté d’aimer sa Mère. « Oui, il est nécessaire de prier pour qu’on ne soit pas submergé par cette vague diabolique qui traverse le monde, vague diabolique de l’erreur, de l’immoralité et de l’orgueil. Le démon a réussi à infiltrer le mal sous apparence de bien, et les pasteurs aveugles commencent à guider les autres, comme dit Notre Seigneur dans l’Evangile, et beaucoup d’âmes se laissent tromper. »

(Nous voyons combien le secret est tout différent du texte et de l’interprétation du Vatican. Pourquoi ?)
Mais gardons une confiance surnaturelle. Notre-Dame a dit à Lucie : « A la fin mon Cœur Immaculé triomphera, le Saint Père me consacrera la Russie qui se convertira et un temps de paix sera donné au monde. Il ne sera jamais trop tard pour recourir à Jésus et Marie.»

Une année après ces révélations de Lucie, l’efficacité du pouvoir de la Très Sainte Vierge Marie a été montré d’une manière incroyable. Kroutchev a menacé le monde entier avec sa bombe H. Le Pape Jean XXIII ne faisait rien pour propager la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Alors, Monseigneur Venancio, Archevêque du Portugal a écrit une lettre à tous les Evêques du monde en leur demandant de s’unir à lui le 13 octobre de 1960 pour faire un acte de réparation au Cœur Immaculé de Marie.
Cinq cent milles personnes sont arrivées de tous les côtés, certains vont faire trois cents kilomètres à pieds, beaucoup d’entre eux à pieds nus. Ils vont prier toute la nuit et toute la journée sous la pluie.
Malheureusement Jean XXIII ne s’unit pas à cet acte de consécration de la Russie. Mais le ciel a écouté ces prières. Au même moment, le 13 octobre, d’un côté, les russes faisaient les tests de la bombe H en Sibérie où 300 scientifiques russes étaient réunis dans un bunker pour assister à la 1ère explosion, de l’autre, 500 000 personnes priaient la Très Sainte Vierge Marie La suppliant d’apporter la paix au monde et la convertion de la Russie.
L’ordre d’appuyer sur le bouton pour faire exploser la bombe a été donné, mais la bombe n’a pas explosée, devant tous ces scientifiques qui ne comprenaient pas ce qui se passait. Et une heure plus tard, quand ces 300 personnes sortirent de leur cachette, la bombe explosat et emportat tous ces artisants de guerre…
Le diable a été vaincu une fois de plus par Notre-Dame.
Et cela se répète dans d’autres pays : au Brésil et au Chili en 1960. En Autriche en 1954, 1 000 000 de personnes priaient le chapelet tous les jours, on entendait chanter et prier dans les rues pour que la Très Sainte Vierge Marie libère le pays du communisme.
Miraculeusement les communistes ont laissés ces pays, en Autriche le 13 mai 1954 ,et au Brésil et au Chili en 1960.
Avec le chapelet on peut tout obtenir.
Aux Philippines, pays catholique, mais malheureusement attaqué par des musulmans, les gens continuent avec un sens moral et très chrétien, presque toutes les familles prient le chapelet. Des affiches couvrent les murs en disant : « Priez le chapelet pour obtenir la paix ». On prie dans les taxis, dans les voitures, les grands supermarchés, plusieurs fois par jour, les hauts-parleurs récitent l’Angélus à Notre-Dame.
On a jamais autant parlé de paix comme aujourd’hui. Mais on n’utilise pas les moyens, ceux que Dieu a choisi : la dévotion au Cœur Immaculé de Marie et, spécialement, le chapelet.

Saint Louis Marie de Montfort a prophétisé que, « dans les derniers temps, Marie viendra, pleine de miséricorde, de grâces et de force : De miséricorde pour convertir beaucoup de pécheurs, de grâces pour faire beaucoup plus de saints, et de force pour détruire tous ceux qu’ils veulent attaquer l’Eglise de Jésus Christ.

Les 2 colonnes : Don Bosco aussi a eu une vision qui explique ce qui se passera dans les derniers temps.
L’Eglise symbolisée par un navire lui apparut en songe, attaquée par des pirates. Le Pape qui se trouvait devant est tombé trois fois sous les projectiles lancés contre l’Eglise.
Le calme est arrivé quand le navire a passé entre deux colonnes. Sur l’une d’elles, il y avait la Sainte Hostie de Jésus Christ qui symbolisait la Sainte messe, de l’autre, il y avait l’Immaculée qui symbolisait la dévotion à la Très Sainte Vierge Marie.

Saint Maximilien Kolbe lui aussi a prophétisé sur les derniers temps. Il a dit que « la Très Sainte Vierge Marie règnera un jour sur la plus haute des tours du Kremlin, et de là, sur le monde entier. »
Mais dans cette bataille Notre-Dame a besoin de soldats et d’ouvriers : nous, comme instruments pour instaurer son règne.

Prions avec toutes nos forces pour que ce temps arrive le plus vite possible, pour que Dieu ne soit plus offensé et pour que les âmes soient sauvées. Pour toutes ces intentions prions le chapelet ou le rosaire, pratiquons la dévotion réparatrice les premiers samedis du mois, consacrons-nous et nos familles au Cœur Immaculé de Marie.
Offrons-lui les sacrifices du devoir d’état, pour hâter le jour de son triomphe.

Consécration au Cœur Immaculé de Marie

Prosternés devant votre Cœur Immaculé, Très Sainte Vierge Marie, nous vous confions et vous consacrons en ce jour et pour toujours notre pauvre cœur, avec tous ses sentiments, peines et souffrances, notre âme, tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons.
Gardez-nous dans votre Cœur Immaculé comme votre propre bien. Prenez en votre maternelle protection notre pauvre âme pour qu’elle se conserve pure et arrive au salut éternel.
Aidez-nous à remplir avec amour et fidélité notre devoir d’état et les commandements de Dieu.
Donnez-nous la grâce de prier et nous sacrifier pour l’amour de Jésus pour convertir nos âmes et les pauvres pécheurs. Aidez-nous à accomplir vos demandes : prier le chapelet tous les jours, faire des sacrifices, nous corriger de nos péchés, réparer les offenses commises contre votre Cœur Immaculé à travers la dévotion du premier samedi du mois, par la communion, la confession, la méditation du chapelet et finalement prier avec toutes nos forces pour que le Pape et les Evêques consacrent le monde et la Russie à votre Cœur Immaculé et ainsi obtenir la paix et le salut.
O Marie faites qu’à travers le rosaire nous soyons sanctifiés, sauvés et que nous puissions consoler votre Cœur et le Cœur de Jésus et sauver beaucoup d’âmes.
O Marie soyez notre refuge et le chemin qui nous conduira jusqu’à Dieu.

SI L’ON FAIT CE QUE JE VOUS DEMANDE, ON AURA LA PAIX.
SINON ON AURA DES GUERRES ET DES PERSECUTIONS.

Retour
Retour



Site protégé par le Copyright ©