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FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

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Contribution : n° 21
Date : 27/06/2005
Nom : (France)
Sujet : Benoît XVI est vraiment un pape légitime.
Réfutation d'une récente prise de position sédévacantiste qui soutient le contraire.

À propos de la position des prêtres « semi-sédévacantistes »
de Sodalitium
quant à l’élection de S.S. Benoît XVI au Siège de Pierre

(Exposée dans leur bulletin n° 57 de mai 2005 aux pp. 52-54)

« Dans ce numéro de Sodalitium, vous pouvez lire (p. 3) un communiqué de l’Institut Mater Boni Consilii sur la mort de Jean-Paul II et le prochain Conclave, dans lequel on peut lire, entre autres : « Sa mort ouvre maintenant, avec un nouveau Conclave, la possibilité de l’élection à la Chaire de Pierre d’un vrai pontife, légitime successeur de Pierre ».
« Si, — comme cela semble inévitable [cf. p. 53 le communiqué de l’Institut sur l’élection de Joseph Ratzinger] — c’est un cardinal ou un prélat qui jusqu’à maintenant a été dans l’obédience de Jean-Paul II qui est élu, et qui, par conséquent, a été en état de « schisme capital », on nous a demandé quelle sera notre position. Le reconnaîtrez-vous comme formellement Pape, jusqu’à preuve du contraire, ou bien le considérerez-vous comme un simple « pape » materialiter, privé d’Autorité, tant qu’il n’aura pas rompu ouvertement avec les erreurs de Vatican II ? L’abbé Hervé Belmont a répondu à cette question dans le n° 182 de son bulletin « Notre-Dame de la Sainte-Espérance ». Nous en publions un extrait, dans lequel l’abbé Belmont répond avec compétence, à cette question.

« Sodalitium » n° 57 — Mai 2005, pages 52 à 54

Une perspective théologale
Par M. l’abbé Hervé Belmont

« Dans la situation où nous nous trouvons, c’est donc le point de vue de la foi qui est primordial et décisif. Si celui-ci est satisfait, si notre foi exercée peut reconnaître (avec certitude et stabilité) en celui qui se trouvera de fait sur le Siège apostolique le vicaire de Jésus-Christ, alors il ne faudra pas s’arrêter aux aspects juridiques qu’on pourrait lui opposer : ceux-ci sont secondaires et guérissables par la reconnaissance de l’Église universelle.
« Mais qu’est-ce qui pourra satisfaire la vertu de foi ? Quelle crédibilité théologale devra apporter un élu pour qu’on puisse adhérer surnaturellement à son autorité ? Voici quelques éléments.
« En Jean-Paul II, deux séries d’actes offensaient la foi au point de rendre impossible la reconnaissance de l’autorité en lui : des actes personnels (baiser le coran, etc.) et des actes (ou maintient d’actes) ayant valeur permanente (enseignements de Vatican II, réforme liturgique, etc.). Si les premiers pourraient être oubliés sans être explicitement désavoués, il ne peut pas en être de même des seconds, dont l’Église doit être débarrassée – tout de suite, pour ceux qui sont directement incompatibles avec la foi (avec l’autorité pontificale) ; en sérieux commencement d’exécution pour tout le fatras qui amollit, détourne, édulcore la vie chrétienne. C’est bien là un minimum. — Mais il y a un préjugé favorable à l’autorité ! Ne faut-il pas la reconnaître tout de suite, quitte à revenir en arrière par la suite ? — Qu’il doive y avoir un préjugé favorable à l’autorité, que tout doute lui profite, c’est une chose bien vraie, sans laquelle l’exercice de n’importe quelle autorité serait impossible. Mais il s’agit de l’autorité déjà constituée, déjà en possession certaine de sa légitimité.
« Nous sommes dans un cas tout différent. Nous sommes dans un cas où l’on doit présumer de la continuité, d’abord parce que c’est là chose naturelle en toute succession ; ensuite puisque une rupture avec l’antérieur récent — une rupture avec la rupture — est nécessaire : et pour la possession de l’autorité, et pour la guérison de l’élection. En attendant la certitude de cette rupture, nous serons dans le cas envisagé par les théologiens et canonistes, dont voici l’expression.
« Celui qui refuse d’être soumis au Pontife [romain] ne sera pas schismatique, si c’est parce qu’il doute sérieusement de la légitimité de son élection ou de son pouvoir (Lugo, Disputationes de virtute fidei divinae, disp. XXV, sect. iii, nn. 35-38).
« Le très réputé traité de droit canonique Wernz-Vidal, après avoir rappelé que toute juridiction est nécessairement une relation entre le supérieur (ayant droit à l’obéissance) et le sujet (ayant le devoir d’obéir), et que la loi de l’obéissance, comme toute autre loi, n’oblige que si elle est certaine, en tire la conséquence qu’il ne peut y avoir d’obligation d’obéir à un pape dont l’élection serait, pour quelque cause sérieuse, douteuse : « si le fait de l’élection du successeur de saint Pierre est douteux, la promulgation [de la loi générale disant qu’il faut lui obéir] est douteuse. Il ajoute : « Bien plus, il serait téméraire d’obéir à un tel homme qui n’a pas prouvé le titre de son droit. On ne peut pas invoquer le principe de possession, car il s’agit d’un Pontife romain qui n’est pas encore en possession pacifique. En conséquence, le droit de commander n’existe pas en cet homme, c’est-à-dire qu’il n’a pas la juridiction pontificale (Wernz-Vidal, ed. 1928, tome II, n° 454).

« Il faut — plus que jamais — prier pour l’Église »

« Le 19 avril 2005, les cardinaux réunis en Conclave ont élu au Souverain Pontificat le cardinal Joseph Ratzinger, qui a pris le nom de Benoît XVI.
« Dans son communiqué du 5 avril, notre Institut voué à Notre-Dame du Bon Conseil, s’unissait à tous les fidèles catholiques dans la prière et la pénitence, « dans l’espérance » ainsi qu’il était écrit, « que Dieu veuille abréger nos peines et dans la certitude que, à la fin, les portes de l’enfer ne prévaudront pas ». Notre espérance a été vite déçue, alors que notre certitude reste inébranlable.
« À l’occasion du Conclave qui élit Karol Wojtyla –Jean-Paul II- Mgr Marcel Lefebvre envoya à quarante cardinaux électeurs, le 6 octobre 1978, une lettre dans laquelle il écrivit, entre autres, ces mots, dont il ne sut malheureusement pas tirer toutes les conséquences logiques :
« Un pape digne de ce nom et vrai successeur de Pierre ne peut pas déclarer qu’il se donnera à l’application du Concile et de ses Réformes. Il se met, par le fait même, en rupture avec tous ses prédécesseurs et avec le Concile de Trente en particulier. (…) Seule la réaffirmation constante de la foi catholique peut être la source de l’unité. L’autorité du Souverain Pontife ne se justifie qu’à ce prix.
« Dans le discours tenu aux cardinaux le lendemain de son élection, Benoît XVI a au contraire déclaré :
« Moi aussi, par conséquent, alors que je m’apprête au service qui est celui du Successeur de Pierre, je veux affirmer avec force la ferme volonté d’avancer dans la tâche de mise en oeuvre du Concile Vatican II…
« Par conséquent, le cardinal Ratzinger ne peut, ayant clairement manifesté cette volonté, être vrai Successeur de Pierre, même en étant et en restant celui qui a été canoniquement élu à cette très lourde charge.
« Les méditations des stations du Chemin de Croix écrites par le cardinal Ratzinger ce dernier Vendredi Saint, et l’homélie qu’il a prononcée au cours de la célébration « pro eligendo Summo Pontifice », pouvaient faire espérer que —avec l’aide toute-puissante de la grâce de Dieu— la reconnaissance de la grave situation que traverse l’Église pouvait conduire à la reconnaissance de la principale cause de cette situation : la rupture avec l’orthodoxie catholique qui s’est opérée avec les nouvelles doctrines de Vatican II. Le discours du 20 avril, ouvertement favorable à certaines de ces erreurs —la collégialité épiscopale, la purification de la mémoire, l’oecuménisme, le dialogue interreligieux— semble exclure, dès maintenant, notre — peut-être — trop naïve espérance.
« En conséquence, dans les églises, chapelle et oratoires de notre Institut, a été et sera encore célébré chaque jour le Saint Sacrifice de la Messe sans mentionner au canon le nom du Souverain Pontife, puisque le Siège Apostolique est malheureusement encore formaliter vacant. Cependant, notre prière pour l’élu, pour l’ensemble des prélats, pour tous les catholiques et surtout pour la Sainte Église de Dieu, Catholique, Apostolique et Romaine, ne fera pas défaut, afin que, peu à peu ou même rapidement, comme Dieu voudra, cesse la tempête, soit vaincue l’hérésie, et reviennent les temps heureux du triomphe de l’Église, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes ».

Verrua Savoia, 20 avril 2005

II - Lettre adressée par M. Vincent Morlier
à M. l’abbé H. Belmont & copie à Sodalitium
Sur leur article conjoint :
« Une perspective théologale »
&
« Il faut — plus que jamais — prier pour l’Église »

 Argentré-du-Plessis,    Ce 15 juin 2005

          M. l’abbé Belmont,

          J’ai lu dans le dernier n° de Sodalitium votre article : Une perspective théologale, qui a trait à l’élection de Benoît XVI, à la doctrine duquel apparemment se rangent les prêtres de Sodalitium pour la récente élection au souverain pontificat du Cal Ratzinger, en vous déléguant d’ailleurs la plume pour exprimer leur position.
Cependant, pour un catholique, il est absolument impossible de souscrire au raisonnement de fond de cet article, de nature sédévacantiste. Je vais vous expliquer pourquoi, M. l’abbé, en paraphrasant votre texte, ce qui me semble la solution la plus simple :

« Dans la situation où nous nous trouvons, c’est donc le point de vue de la foi qui est primordial et décisif ». « Dans la situation où nous nous trouvons, c’est donc le point de vue de la foi qui est primordial et décisif ».
Assertion vraie, si l’on prend le concept « foi » d’une manière tout-à-fait générale, comme englobant, et la Doctrine (« Église-Âme »), et la Constitution divine de l’Église (« Église-Corps »).

« Si celui-ci est satisfait, si notre foi exercée peut reconnaître — avec certitude et stabilité — en celui qui se trouvera de fait sur le Siège apostolique le vicaire de Jésus-Christ, alors il ne faudra pas s’arrêter aux aspects juridiques qu’on pourrait lui opposer : ceux-ci sont secondaires et guérissables par la reconnaissance de l’Église universelle ».
Cette deuxième phrase, qui précise et réduit le concept « foi » à l’aspect EXCLUSIVEMENT doctrinal (Église-Âme), contient, pour le moins, deux hérésies, deux positionnements hérétiques, à savoir :

1/ Que tout catholique, avec l’outil de la Foi, peut juger de la légitimité pontificale souverainement, ledit jugement privé ayant valeur décisoire. Or, ceci est du « libre-examen » hétérodoxe en matière de légitimité pontificale. Quelle est, en effet, la vraie doctrine de l’Église en matière de légitimité pontificale ? Quelle en est la règle prochaine ? La règle prochaine de la légitimité pontificale, c’est la désignation par l’Église universelle, et pas du tout que ledit élu examiné a la Foi ou bien non, ce dernier point n’étant qu’une cause seconde et subséquente de ce premier criterium : car c’est par le canal de l’acte infaillible de désignation du nouveau vicaire du Christ par l’Église universelle, qu’est communiquée par le Saint-Esprit au pape la Foi pour l’Église. Donc : le criterium de la Foi du pape est théologiquement subséquent à celui de l’acte de désignation. Autrement dit, moi, simple catholique, pour m’assurer si celui qui remplit nouvellement le Siège de Pierre est légitime, je ne dois m’occuper que d’UNE seule chose : savoir s’il a bel et bien bénéficié de l’acte infaillible de désignation au souverain pontificat par l’Église universelle. Si c’est le cas, il est infailliblement vrai pape, verus papa. Le Cal Journet, après le Cal Billot, en donne la raison théologique : « Quand l’Église se donne une tête, elle engage sa destinée : l’acte est donc pour cette raison doté de l’infaillibilité ».
Or, quel est l’organe ecclésial habilité à poser infailliblement l’acte de désignation du nouveau pontife, au nom et pour le compte de l’Église universelle ? Réponse : c’est le Sacré- Collège dans lequel, depuis le Moyen-Âge, est absolument récapitulé le haut-clergé de l’église de Rome, je ne vous apprends rien. C’est eux, et eux seuls, qui ont pouvoir et mandat divins de désigner infailliblement à toute l’Église qui est le nouvel évêque de l’église romaine lequel est aussi le pape (car comme dit dans une très-belle formule le Cal Journet : « L’église romaine est le nom d’humilité de l’Église universelle »). On pourrait dire, avec beaucoup d’exactitude, que les cardinaux en corps d’institution sont les « membres enseignants » de la légitimité pontificale. En fait, l’acte de désignation en question, qu’ils sont les seuls habilités de par Dieu à poser, est dédoublé en a) l’acte de nomination proprement dit, lors du conclave, théologiquement confirmé par b) l’acte rituel de reconnaissance ecclésiale universelle qu’ils posent lors du couronnement du pape ainsi élu, ce second acte intervenant généralement le dimanche dans l’octave de l’élection, et étant même, théologiquement, plus important que le premier. Or, lorsque ce second acte est intervenu, on est SÛR, de fide (fait dogmatique), d’avoir un pape légitime (… qui ne peut donc qu’avoir une Foi parfaitement orthodoxe pour l’Église), c’est même surtout ce second acte terminal qui constitue le criterium premier de la légitimité pontificale, saint Alphonse de Liguori allant jusqu’à supposer dans Verita della Fede que si l’antécédente élection avait été mal faite, ce second acte, s’il intervenait aposteriori, la réparerait sanatio in radice.
Et, comprenez-bien, M. l’abbé, cette certitude théologique d’avoir un vrai nouveau pape s’opère formellement NONOBSTANT TOUT EXAMEN DOCTRINAL DE LA FOI DU NOUVEL ÉLU DE LA PART DES MEMBRES ENSEIGNÉS. À quelque degré du processus pour créer un nouveau pape, que ce soit l’élection du début ou la reconnaissance cardinalice de la fin, n’intervient un criterium doctrinal qui serait soi-disant à poser par le membre enseigné. Car ce n’est pas à moi, simple membre enseigné, à examiner la Foi du nouveau pape, les cardinaux en corps d’institution ont précisément mandat divin pour ce faire, et pour ce faire infailliblement, et eux seuls dans l’Église ont ce redoutable mandat (qui du reste est la raison de la prééminence de leur charge dans l’Église), moi, petite brebis du Seigneur, la seule chose que je dois et que j’ai à regarder, c’est si, au terme de leur examen de la Foi et de la personne du nouvel élu, ils acceptent de le désigner comme vicaire du Christ ; s’ils le font dans la majorité des 2/3 + 1 (depuis Pie XII), alors j’ai l’infaillible certitude que l’examen de la Foi de celui qu’ils viennent de me désigner comme pape s’est TRÈSCERTAINEMENT avéré positif. Autrement dit : la SEULE chose dont doit s’occuper le catholique digne de ce nom quand il y a une nouvelle élection au Siège de Pierre, c’est l’ACTE (= « Église-Corps ») de désignation du pontife romain par l’Église universelle qui, en soi, suffit à tout pour remplir la certitude de la légitimité pontificale, et posséder l’assurance formelle que le nouvel élu a bien la Foi. Et bien entendu, il ne peut y avoir nulle contradiction entre la Foi du nouvel élu et le fait qu’il ait bénéficié de l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle de sa qualité de nouveau vicaire du Christ, sans remettre en cause par le fait même, ipso-facto, la constitution divine de l’Église (je parle ici de jure, sans tenir compte de notre situation… qui montre le contraire). Et si jamais les deux criteriums sont anormalement contradictoires, alors, l’un ne supprime nullement l’autre en contradiction avec lui…

2/ Deuxième positionnement hérétique de votre phrase : l’infaillibilité de l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle aurait pour vous un champ d’application restreint à la seule chose canonique ou purement juridique. Faux (l’abbé Paladino m’a soutenu la même chose). Cet acte, qui est premier dans l’ordre théologique, qui satisfait la légitimité pontificale à lui tout seul, couvre pour cette raison même TOUT ce qui regarde l’acte d’élection, tant la chose canonique que celle de droit divin. C’est-à-dire qu’entre autres, il couvre formellement la Foi du nouvel élu, laquelle regarde le droit divin. Le nouvel élu ne peut donc être hérétique formel. Le Cal Billot va très-bien le dire dans ce texte viril et fort que je ne cesse de citer dans mes études : [suit ici ce qu’on trouvera intégralement dans les pages 100 & 101 de ce présent ouvrage :]« Dieu peut permettre que le Siège apostolique demeure vacant assez longtemps. (…) Mais il ne peut permettre que toute l'Église admette comme pontife celui qui ne l'est pas vraiment et légitimement" (De Ecclesia Christi, Cal Billot, Rome, Éd. 5a, p. 635) (soit dit en passant, la thèse guérardienne qui voudrait s’autoriser à dénier au pontife élu ayant bénéficié de l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle, le formaliter, est ici parfaitement déboutée : un pape seulement materialiter « ne l’est pas vraiment et légitimement », ce qui est absolument proscrit par Billot pour tout pape ayant bénéficié de l’acte en question). Et, dans un autre endroit de ce dernier ouvrage (Aux pp. 612-613), le même vigoureux et sain auteur, une des dernières grandes figures cardinalices avant la tourmente vaticandeuse, d'illustrer ce qu'il vient de dire par un magistral exemple, qui, est-il besoin de le dire, regarde en plein notre dramatique problème : "… Disons ce mot, au passage, contre ceux qui, cherchant à justifier certaines tentatives de schisme faites à l'époque d'Alexandre VI, allèguent que l'instigateur de ce schisme répandait qu'il avait des preuves très-certaines de l'hérésie d'Alexandre, et qu'il serait prêt à les révéler dans un concile général. Sans donner d'autres raisons qui permettraient de réfuter aisément cette opinion, qu'il suffise de rappeler ceci : il est certain que lorsque Savonarole écrivait ses lettres aux princes [pour dénoncer cette soi-disant "hérésie" d'Alexandre VI], toute la chrétienté adhérait à Alexandre VI et lui obéissait comme au vrai pontife [faites attention de bien lire, M. l’abbé, Billot parle ici de l’adhésion à la PERSONNE d’Alexandre VI, pas à la DOCTRINE d’Alexandre VI…]. POUR CETTE RAISON MÊME, ALEXANDRE VI N'ÉTAIT PAS UN FAUX PAPE, MAIS UN PAPE LÉGITIME. DONC, IL N'ÉTAIT PAS HÉRÉTIQUE, au moins dans ce sens qu'un hérétique cesse d'être membre de l'Église et qu'il est privé en conséquence, par la nature même des choses, du pouvoir pontifical et de toute autre juridiction". [C'est à savoir, veut dire Billot, qu'en tout état de cause, une fois l'acte de reconnaissance ecclésiale universelle posé sur un tel pour l'accréditer pape, il est de toutes façons absolument exclu qu'il soit hérétique formel, si tant est qu'il est théologiquement acceptable de penser qu'il puisse être hérétique non-formel, c'est-à-dire simple hérétique matériel.]

Notez bien l’ordonnance du raisonnement théologique, M. l’abbé : c’est a) la validité et la légitimité certaines de l’élection du pape, obtenues par l’infaillibilité de l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle de ladite élection (« toute la chrétienté » dit Billot, en fait c’est l’acte cardinalice de reconnaissance rituelle lors du couronnement qui est théologiquement fondateur, formant et entraînant subséquemment ce qu’on appelle « l’adhésion pacifique » de toute l’Église, c’est-à-dire celle de tous les catholiques fidèles des plus grands aux plus petits sans distinction aucune de rang, jusqu’à… Grosjean, l’innocent du village), qui confectionne théologiquement b) l’infaillibilité de la doctrine du nouveau pape quand il enseigne ex officio, dans sa fonction magistérielle, c) cette dite doctrine pontificale que l’universalité de l’Église doit donc suivre, cette troisième et dernière conséquence n’étant, comme on le voit, qu’à la toute-fin du raisonnement théologique vrai, et non au début, comme le croient les sédévacantistes et les guérardiens. Notez surtout comme Billot enseigne que l'infaillibilité de l'acte de reconnaissance ecclésiale universelle du pape, couvre, et la question canonique ("vice dans l'élection"), ET celle de droit divin (« OU de l'absence d'une des conditions requises pour sa légitimité"), remarquez comme il différencie fort bien dans sa belle et complète formulation les deux notions, canonique et divine, toutes deux nettement et formellement prises en compte. Autrement dit, l'infaillibilité de l'acte de reconnaissance par l'Église universelle du pape, couvre absolument TOUS les domaines de l'élection, de droit divin comme de droit canonique, ce qui n'est d'ailleurs que normal et logique : ainsi, et ainsi seulement, peut être enlevé, et l'est effectivement, tout doute pour les élections pontificales, comme il doit impérativement l’être. L'infaillibilité de l'acte d'élection papale couvre absolument tout le processus : c'est vraiment le Saint-Esprit qui est au début, au milieu et à la fin de TOUT l'acte, de la désignation matérielle de l'élu par les cardinaux jusqu'à la cérémonie d'adoration d'icelui, acte qu'il revêt entièrement de Sainteté divine dans toutes ses parties. Comme le disait merveilleusement bien la Mise de Sévigné dans une lettre à son cousin, lors de l’élection d’Innocent XI : « [Dans les conclaves] Dieu fait TOUT, il est le maître de TOUT ». Tout : c'est-à-dire, de la chose canonique comme de celle de droit divin, cette dernière comprenant la Foi du nouvel élu qui, donc, n’a pas à être examiné des simples fidèles de l’Église, le Saint-Esprit, par l’organe des cardinaux, s’en étant chargé, et, faut-il le dire, cet examen infaillible du Saint-Esprit, est… suffisant. Et il ne peut qu'en être ainsi, sinon tout doute ne pourrait être levé quant aux élections pontificales, comme il doit cependant l'être absolument eu égard à la constitution divine de l'Église. Conclusion : est couvert par l’infaillibilité de l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle, la Foi du nouveau vicaire du Christ (= droit divin). Le simple catholique n’a donc aucun examen à faire de la Foi dudit nouveau pape pour s’assurer de sa légitimité, comme vous le dites très-faussement.

… Je ne vais pas continuer à analyser la suite de votre lettre, puisque, partant sur ces fausses prémices, votre raisonnement poursuit cette première grave déviation en analysant la situation présente exclusivement par le criterium de la Foi du pape. Simplement, je relève que vous vous enferrez dans votre positionnement hérétique en comprenant mal Lugo que vous citez : lorsque ce théologien affirme qu’on peut sans pécher douter de la légitimité d’un pape, c’est uniquement en mettant à l’examen et en doute l’ACTE d’élection (comme dans le grandschisme d’Occident), nullement en mettant à l’examen et en doute la foi dudit nouveau pape. Idem dans le raisonnement de Wernz-Vidal. Notez bien du reste comme ce dernier théologien parle du FAIT de l’élection (« si le fait de l’élection du successeur de saint Pierre est douteux, etc »), et il vise par-là des actes mauvais, comme par exemple si, au cours du conclave, certains électeurs auraient frauduleusement communiqué avec l’extérieur, etc., en raison de quoi il serait effectivement parfaitement légitime de mettre en doute ladite élection. Ces auteurs, et tous les autres théologiens catholiques, n’entrevoient pas le moins du monde (ils cesseraient d’être catholiques !) de légitimer le doute d’une élection pontificale par la seule raison de l’impureté de la Foi du nouveau pape, et surtout pas à partir d’un « libre-examen » de la Foi dudit pape, asseoir pour cette raison, comme vous le faites, la possibilité de rester sur la réserve quant au nouveau pape, sans encourir le moindre anathème… Et la réaction « pastorale » de Mgr Lefebvre quant à la nouvelle élection de Jean-Paul II qui venait d’avoir lieu, tombe dans cette même dérive. Bien sûr qu’un pape « verus papa » ne peut qu’avoir la foi dans son Magistère infaillible, mais si je me rends compte qu’il ne l’a pas (et c’est ce constat que pose Mgr Lefebvre dans ce propos ici rapporté de lui, propos que nous sommes, nous, hélas, obligés de pareillement faire en ce qui concerne Benoît XVI), je n’en suis pas théologiquement autorisé à déduire l’invalidité de son élection au souverain pontificat : pour cela, il faut impérativement et nécessairement que cedit pape n’ait pas bénéficié de l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle ; s’il en a bénéficié, je n’ai ABSOLUMENT PAS LE DROIT, quand bien même je constate la défaillance de la Foi du nouveau pape, d’en déduire son illégitimité, ou de la mettre en doute comme vous le faites, ou de la réduire à un tout illusoire materialiter comme le font les guérardiens. La règle prochaine de la légitimité pontificale réside en effet dans l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle du nouveau pape (« Église-Corps »), et nulle part ailleurs.
C’est d’ailleurs précisément là que se situe la grande dérive traditionaliste, toutes tendances confondues, et unacumiste, et sédévacantiste, et guérardienne, de faire consister les choses uniquement sur le criterium de la doctrine, c’est-à-dire de « l’Église-Âme », en tirant sacrilègement un trait sur « l’Église-Corps » qui se manifeste par L’ACTE (= d’élection pour ce qui est de la légitimité pontificale ; = d’enseignement ordinaire de la Foi pour ce qui est du magistère du pape — ce qui déboutent de leur côté les lefébvristes qui, dans la même démarche réprouvée que la vôtre d’essence sédévacantiste, font du « libre-examen » en matière de Foi, en osant juger l’enseignement de la Foi des membres enseignants sur le critère de la Tradition comme s’ils étaient leurs supérieurs… alors que ce sont lesdits « membres enseignants » de la génération ecclésiale actuelle qui sont les juges de la Foi et de ce qui appartient, ou non, à la Tradition ! Or, comment se fait-il que vous, les sédévacantistes compreniez bien la dérive des tradi.-unacumistes qui consiste dans le « libre-examen » orgueilleux et protestant du magistère ordinaire universel, quand vous tombez EXACTEMENT dans la même dérive d’un « libre-examen » orgueilleux et protestant de la légitimité pontificale ? Parce que, exactement comme eux, vous supprimez monophysitement « l’Église-Corps » pour ne plus tenir compte que de « l’Église-Âme » ? À vous de répondre à cette question en votre âme et conscience).

La finale de l’article, dont il n’est pas très-clair si elle est de vous ou des rédacteurs de Sodalitium, contient exactement le même blasphème inconscient que celui de Mgr Fellay qui nous chante sur tous les tons grégoriens que tout l’effort de la Fsspx consiste à essayer de faire revenir… « Rome à sa Tradition ». Voyons, M. l’abbé, comme s’il était théologiquement possible que Rome, c’est-à-dire le pape verus papa et les évêques unis à lui, puisse… « perdre sa Tradition »… et ait à devoir la retrouver un jour… comble du comble !!! Vous me direz : mais cette situation est factuellement la nôtre. Bien sûr qu’elle l’est, mais théologiquement elle ne peut pas l’être sans remettre par-là même en cause la constitution divine de l’Église et souscrire au fait que « les portes de l’enfer ont prévalu contre l’Église ». Mais voilà, ce terrible constat que je viens de poser signifie formellement que cette situation-là, qui voit « la fumée de Satan » c’est-à-dire la contradiction, DANS l’Église, situation qui est bel et bien la nôtre, est toute de nature APOCALYPTIQUE, et non point historique. Et c’est là que tout le monde s’arrête, les unacumistes comme les sédévacantistes comme les guérardiens, et mon chien, et mon chat, s’ils avaient la faculté de penser… fuyant, tels les onze Apôtres sur douze, la Croix du Christ, la Passion du Christ. Je me dois à moi-même, M. l’abbé, ce témoignage que je suis le seul auteur tradi. à ne pas la fuir, ceci dit en toute humilité, Dieu seul en soit glorifié. Quant à moi, je ne cherche pas, en effet, à supprimer comme vous le faites, chacun de votre côté de manière différente, la « si grande contradiction » (saint Paul) que je constate dans la Crise de l’Église… et ceci, sans perdre la Foi, bien au contraire. D’un côté, les papes vaticandeux ne peuvent qu’être pape verus papa (puisqu’ils ont tous bénéficié de l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle de leur qualité de pape), et d’un autre côté, ces papes certainement papes sont hérétiques formels dans leur magistère couvert par… l’infaillibilité ! Alors, si on ne supprime AUCUN des attendus fondamentaux de notre Crise de l’Église, nos yeux de l’âme s’ouvrent au constat que c’est une situation de FIN DES TEMPS, c’est-à-dire de tous les temps historiques normaux, situation qui ne peut avoir comme aboutissement que la Parousie, que celle-ci soit la dernière (thèse classique), ou l’avant-dernière (thèse millénariste, que je partage en bon catholique derrière saint Irénée de Lyon, n’en déplaise à l’abbé Ricossa qui, le vilain, me baptise « écrivain millénariste » péjorativement, croyant parlà me discréditer aux yeux de ses lecteurs… et, d’ailleurs, ne remplissant pas tellement, là, les conseils d’honnêteté intellectuelle et de charité envers le contradicteur dans les polémiques, qu’il conseille pourtant dans son très-excellent article sur les fumisteries malveillantes de l’abbé Zins, Dieu l’en pardonne comme je le fais moi-même ici sans restriction aucune…!). En aucun cas, on ne peut espérer voir un dénouement d’icelle de nature historico-canonique, et surtout pas « rapidement » (!), et qu’enfin « reviennent les temps heureux du triomphe de l’Église » ! Vus les attendus de notre Crise de l’Église, c’est une espérance indigne du nom chrétien, des papillotes de petit-bourgeois, qui montre que le rédacteur de ces lignes n’a pas saisi l’essence de la Crise, qu’elle est une réplication parfaite de la Passion et de la Mort du Christ en son Église, et pas autre chose (« Ils ne comprirent pas ce qu’Il leur disait » révèle l’Évangile à deux reprises, lorsque le Christ annonça sa Passion aux Apôtres ! nihil nove sub sole, c’est bien la même chose de nos jours…).
Ici, la question se pose : qu’est-ce que la Passion du Christ ? La Passion du Christ le voit être « fait péché pour notre salut » comme dit saint Paul dans sa formule verte et presque brutale (mais infiniment, abominablement exacte), et il en est de même pour l’Église de nos jours depuis Vatican II. Bien entendu, le Saint des saints et l’Église immaculée à Sa suite restent parfaitement purs de tout péché réel, mais ils n’en sont pas moins recouverts d’un manteau de péché ou péché matériel qu’il ne faut pas commencer par exclure de son regard si l’on veut bien comprendre ce qui se passe depuis Vatican II dans l’Église… L’Église est soumise au péché matériel comme le Christ en croix (sans coulpe aucune, faut-il le dire), c’est cela la vérité de notre temps. La fuirez-vous, M. l’abbé ? Ce n’est pas conseillé si l’on veut vivre de la Vie du Christ qui passe par-là de nos jours… avec l’espérance surnaturelle de participer au plus grand triomphe à venir que l’Église ait jamais connu à beaucoup près, après cette ignominieuse mort mystique de l’Église, parce que celui-ci sera d’ordre eschatologique et qu’il inclura dans la réparation… la Création inférieure elle aussi.
C’est pourquoi, tout ceci étant posé, en tant que catholique, j’ai eu à bon devoir, quant à l’élection du Cal Ratzinger au souverain pontificat, de surveiller et de m’assurer de deux choses :
1/ si son élection s’est canoniquement bien déroulée dans la liberté de l’Église, au for externe (ce premier examen est positif : personne ne peut dire que le dernier conclave fut invalide, ce que vous reconnaissez vous-même : « étant et restant celui qui a été canoniquement élu à cette très lourde charge » dites-vous de Benoît XVI) ;
2/ et plus encore, m’assurer si l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle a été posé dûment sur la personne du nouvel élu, parce que c’est celui-là surtout qui fait la légitimité certaine du nouvel élu. J’ai donc surveillé soigneusement la cérémonie de son couronnement, car c’est là qu’intervient traditionnellement et rituellement cet acte, qu’on appelait très-significativement au Moyen-Âge : « adoration du pape ». Lucius Lector, dans son Le Conclave écrit sous le pontificat de Léon XIII, nous décrit tout le faste de l’acte rituel qui avait lieu alors dans tout l’éclat des fanfares vaticanes, au sein de la messe de couronnement : les cardinaux, par deux fois, après l’Évangile et après le Credo, venaient baiser le pied du pape, lequel était majestueusement assis sur l’autel majeur pour l’occasion (quel spectacle ! combien il est significatif !), et par-là ils posaient l’acte de reconnaissance par l’Église universelle de sa nouvelle tête tout en faisant personnellement obédience. Une fois cet acte posé, M. l’abbé, PERSONNE ne peut plus dire que celui qui vient d’en bénéficier n’est pas le Vicaire du Christ, sous peine d’anathème formel. Or, pour le successeur de Jean-Paul II, cet acte, prodigieusement et lamentablement réduit à sa plus simple expression, la précision est d’ailleurs inutile en ces temps de réduction moderniste de toutes choses, fut cependant bel et bien posé, je m’en suis assuré. Certes, tous les cardinaux n’ont pas fait obédience à Benoît XVI, mais l’essence de l’acte fut bel et bien respectée, à savoir que les trois cardinaux chefs d’ordre ont rituellement prêté obédience à Benoît XVI au nom, a bien précisé le chroniqueur à la télé qui retranscrivait la cérémonie, de tous les différents ordres cardinalices, autrement dit de TOUS les cardinaux. Bien sûr, en ces temps de démocratisme outré même dans l’Église, de simples laïcs sont eux aussi, après lesdits cardinaux, venus « baiser la mule du pape », mais cela n’a pas d’importance : la seule chose que moi, catholique, j’avais à prendre acte et dont j’ai pris acte, c’est que les trois principaux cardinaux au nom de tous leurs collègues, ont posé l’acte de reconnaissance du nouveau pape, au nom de toute l’Église. L’acte a bien et dûment été posé. DONC, Benoît XVI EST PAPE, « verus papa ». C’est une certitude de l’ordre du fait dogmatique (et bien sûr, il est pape matériellement et formellement, vous me permettrez, M. l’abbé, de ne pas rentrer dans les pseudo-distinguos de la thèse guérardienne, qui est une aberration complète de l’esprit, plus encore métaphysique, philosophique, que théologique). Et dès lors que cet acte est posé, il n’est plus possible de douter de la légitimité de l’élu qui en a ainsi bénéficié. Et cette légitimité certaine est acquise formellement, encore une fois, nonobstant tout examen doctrinal de la foi de ce nouveau vicaire du Christ par les membres enseignés.

Voilà la vraie doctrine en matière de légitimité pontificale. Vous me direz : « Mais Benoît XVI n’a pas la foi en ce qui regarde la liberté religieuse, etc. » Éh !, M. l’abbé, je le sais bien, je ne suis pas tout-à-fait fou. Mais ceci ne change rien au fait qu’il est CERTAINEMENT pape, c’est aussi la Foi qui me l’apprend CERTAINEMENT, par le fait dogmatique. Comment résoudre le problème, alors, problème qui du reste touche tous les papes post-vaticandeux ? J’ai effleuré la réponse plus haut, je me permettrai ici de vous renvoyer à mes études, il ne m’est pas possible évidemment de continuer plus longtemps. Je vous renvoie à « L’Impubliable — solution théologique de la Crise de l’Église » pour l’exposé complet de ma thèse ou à son abrégé « Pour bien comprendre la théologie de la Crise de l’Église », ce dernier livre est d’ailleurs téléchargeable gratuitement sur le site internet d’un ami qui l’a hébergé (vous tapez seulement dans l’url « Fatima.be », ce qui vous mettra directement sur la page d’accueil, puis vous cliquez sur le département « Librairie » qui ne fait que deux pages où vous aurez vite fait de le repérer). Et bien entendu, je me tiens à votre entière disposition pour échanger sur tout cela, si vous le désirez.

« Nous vaincrons parce que nous sommes les plus FAIBLES » (cocorico politique de la seconde guerre mondiale revu et corrigé par saint Paul — « c’est dans ma faiblesse que je suis fort »—, à l’usage des catholiques de la Fin des Temps que nous sommes tous).

Croyez en tous cas, M. l’abbé Belmont, à tout mon profond respect et à mon union dans la prière. Vivent Dieu et son Église !

V. Morlier.

P.S. : copie de cette lettre est adressée au bulletin Sodalitium.

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