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◄ FORUM ET DÉBATSDROIT D'EXPRESSION. Contribution : n° 17a « AVANT QU'IL NE SOIT TARD ... » Message de Lucie, transmis au Père Agostino Fuentes, postulateur de la Cause de béatification de François et de Jacinthe, les deux autres voyants de Fatima : Père A. Fuentes : « Je vous apporte un message d'extrême urgence le Saint-Père m'a permis de rendre visite à Lucie, maintenant à Coimbra, devenue carmélite déchaussée. Le démon fait tout ce qu'il peut pour nous distraire et nous enlever le goût de la prière. Nous nous sauverons ou nous nous damnerons ensemble. Toutefois, mon Père, il faut dire aux gens qu'ils ne doivent pas rester à espérer un appel à la pénitence et à la prière, ni du Souverain Pontife, ni des Evêques, ni des Curés, ni des Supérieurs généraux. Il est grand temps que, de sa propre initiative, chacun accomplisse de bonnes et saintes oeuvres et réforme sa vie selon les désirs de la Madone (seconde partie du Message). Le démon veut s'emparer des âmes consacrées, il essaie de les corrompre pour endurcir les autres dans l'impénitence finale. Il emploie toutes les ruses, allant même jusqu'à suggérer d'adapter la vie religieuse ; il en résulte la stérilité de la vie intérieure et la froideur chez les laïcs au sujet du renoncement aux plaisirs et de la totale immolation à Dieu. Dites, Père, que deux choses furent à la base de la sanctification de Jacinthe et de François : l'affliction de la Madone et la vision de l'enfer... La Madone se trouve comme placée entre deux épées : d'un côté, elle voit l'humanité obstinée et indifférente devant les châtiments annoncés ; de l'autre, elle nous voit qui profanons les Sacrements et méprisons le châtiment qui s'approche en restant incrédules, sensuels et matérialistes. La Madone a dit expressément : « Nous abordons les derniers temps. » Elle m'a dit ceci trois fois. a) Premièrement, elle affirme que le démon a engagé la lutte décisive, c'est-à-dire finale, d'où l'un des deux sortira vainqueur ou vaincu. Ou nous sommes avec Dieu, ou nous sommes avec le démon. La Madone m'a dit encore que, si nous ne l'écoutions pas et l'offensions encore, nous ne serions plus pardonnés. Père, me disait Lucie, il est urgent que nous nous rendions compte de la terrible réalité. Nous ne voulons pas épouvanter les âmes, mais c'est un appel urgent à la réalité. Depuis que la Sainte Vierge a donné une si grande efficacité au Rosaire, il n'existe aucun problème matériel, spirituel, national ou international, qui ne puisse être résolu par le Saint Rosaire et par nos sacrifices. Le réciter avec amour et piété permettra de consoler Marie et d'effacer les si nombreuses larmes de son Coeur Immaculé. » (Extrait du « Messaggero del Cuore di Maria, n° 8 du 9 août 1961) À une question posée à Soeur Lucie pour savoir si elle pensait que, si l'on n'accomplissait pas les demandes de Notre-Dame, la Russie soviétique arriverait à s'imposer à toutes les nations, elle répondit sans hésitation « Oui ! ». JEAN-PAUL II ET LE TROISIEME SECRET DE FATIMA La revue allemande « Stimme des Glaubens » (La voix des Croyants) a publié dans son numéro d'octobre 1981, ce qui Suit à l'occasion de la rencontre du Saint-Père à Fulda avec un petit groupe de catholiques allemands : Demandes : Très Saint Père, qu'en est-il du 3ème Secret de Fatima ? Ne devait-il pas, selon les instructions de la Vierge, être publié en 1960 ? Et qu'arrivera-t-il dans l'Eglise ? Réponse du Saint-Père : Vu la gravité du contenu, pour ne pas encourager la puissance mondiale du Communisme à accomplir certains coups, mes prédécesseurs dans la charge de saint Pierre ont diplomatiquement préféré surseoir à la publication (Autre traduction : « avaient préparé une rédaction diplomatique »). À ce point de sa réponse, le Pape saisit son chapelet et dit : « Voilà le remède contre le mal ! Priez, priez et ne demandez rien d'autre. Confiez tout à la Mère de Dieu !... Puis il poursuit : « Nous devons nous préparer à subir, dans un temps non éloigné, de grandes épreuves qui exigeront de nous la disposition de perdre même la vie, et une remise totale de soi au Christ et pour le Christ. Par votre prière et la mienne, il est possible d'adoucir cette tribulation, mais il n'est plus possible de la détourner parce que, de cette façon seulement, l'Eglise peut effectivement être rénovée. Combien de fois, la rénovation de l'Eglise s'est effectuée dans le sang ! Cette fois encore, il n'en sera pas autrement. Nous devons être forts, nous préparer, nous confier au Christ et à sa Très Sainte Mère, et être assidus, très assidus à la prière du Rosaire. » RÉFLÉCHISSONS !... Ni le Seigneur, ni la Vierge ne jouent à se montrer ou à faire du cinéma. Si la Vierge est venue quelque part, c'est qu'Elle avait quelque chose à nous dire. Déférence et amour veulent que l'on s'en soucie. Au travers de ses réticences pastorales, Jean-Paul II manifestait qu'il était loin de prendre en dérision, ou à la légère, les annonces faites à Fatima. Il en savait même plus qu'il n'en disait sur les épreuves qui nous attendent. Les expressions qu'il employait : « Dans un avenir peu éloigné » et, « Il n'est plus possible de détourner (cette tribulation) », en témoignent. Le Saint Père était clair et net : il portait sur l'Eglise dont il avait la responsabilité et sur laquelle il était certainement très renseigné, un jugement très différent de celui que portent nombre d'optimistes : « ce n'est que par le sang que l'Eglise sera effectivement rénovée », disait-il. Il nous redisait en même temps que l'optimisme ou le pessimisme n'ont rien à voir avec l'objectivité. Pour le Pape, l'Evangile ou la Bible ne suffisent pas. Sinon pourquoi, la Vierge vient-Elle à Lourdes, à Fatima, à la Salette, pour ne citer que les apparitions reconnues. L'Evangile et la Bible devraient suffire, il est vrai, mais la faiblesse de l'homme est telle que le Ciel doit de temps en temps nous reprendre par la main. Il est vrai aussi qu'accueillir humblement les messages du Ciel conduit à plus de prière et à une révision de vie sérieuse. Trop de chrétiens, de religieux et de prêtres, qui affectent de mépriser ces messages, témoignent contre eux-mêmes que l'Evangile ne leur suffit malheureusement pas. Il est sûr que le Ciel n'avertit pas les hommes pour leur fournir seulement des sujets de contestation, mais pour qu'ils se préparent. La Miséricorde leur annonce des événements redoutables, proches et de portée apocalyptique. Se retrancher dans une insouciance confortable, c'est renouveler l'attitude des hommes avant le déluge, comme le dit Jésus en saint Luc. Faire l'autruche, n'a rien d'intellectuel encore moins de surnaturel. Seigneur, prenez pitié. Louis Huard,
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