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FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

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Contribution : n° 15e
Date : 26/12/2003
Nom : Jean-Louis Mangin et Camille Pierron (France)
Sujet : « Revue de presse après la publication du troisième Secret de Fatima » — V
Voir également : Contributions n° 15 (I) - 15a (II) - 15b (III) - 15c (IV) - 15d (V)

L'INATTENDU « TROISIÈME SECRET » DE FATIMA

« Le Secret, c’est terrible ! » (Jean-Paul I er)

Question n° 6 : Que nous apprend le Secret de Fatima ?

M) TÈNÈBRES, D’OÙ « TRISTESSE ET ANGOISSE »

M 1) Ce que nous avons compris par nos propres forces

L’honnêteté nous amène à dire que nous n’avons strictement rien compris à ce texte, lorsque nous l’avons lu et relu, après sa publication. Et, l’attendant depuis 40 ans, nous avons été extrêmement « désorientés ».

M 2) Ce que nous avons retenu de « la présentation » de Mgr Bertone

Cette présentation a un grand mérite : elle se lit facilement (voilà pour la forme).

Par contre, sur le fond, elle édulcore et falsifie le Message de Fatima en gommant ce qui gène le Saint-Siège et en mettant en lumière ce qui l’arrange. Voici trois exemples :

1.— Il n’y a pas la moindre allusion au miracle du soleil du 13 octobre 1917, le plus grand miracle de l’histoire du salut depuis la Résurrection du Christ, miracle annoncé trois mois à l’avance, miracle contemplé par 70 000 personnes, miracle destiné à authentifier le contenu du Message adressé par le Ciel à la terre via les petits voyants, puis via l’Église catholique.

2.— Les révélations de Pontevedra (10 décembre 1925) et de Tuy (13 juin 1929), dont le but est de préciser les modalités à mettre en œuvre pour accomplir le dessein de Dieu qui « veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie », sont totalement occultées.

3.— La pensée unique vaticane triomphe avec l’affirmation que la consécration du monde le 25 mars 1984, par Jean-Paul II et les Évêques, est bien ce que le Ciel attendait, alors que celui-ci attend la consécration de la Russie, ce qui n’est pas du tout pareil.

M 3) Ce que nous avons appris du « commentaire théologique » du cardinal Ratzinger
et de son équipe de théologiens

Avec tout le respect que nous portons au Cardinal, nous osons lui dire que son « commentaire théologique » nous a paru (hélas) soporifique, abstrait, intemporel et inintéressant. Malgré beaucoup d’efforts, nous n’en n’avons pas retenu grand-chose, sinon ceci :

1.— « (…) Nous sommes ainsi arrivés à une ultime interrogation : que signifie dans son ensemble (dans ses trois parties) le "secret" de Fatima ? Que nous dit-il à nous ? Avant tout, nous devons affirmer avec le Cardinal Sodano : "Les situations auxquelles fait référence la troisième partie du “secret” de Fatima semblent désormais appartenir au passé". Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent désormais au passé. Ceux qui attendaient des révélations apocalyptiques excitantes sur la fin du monde et sur le cours futur de l'histoire seront déçus (…) ».

2.— « (…) Aucun grand mystère n’est révélé. Le voile de l’avenir n’est pas déchiré (…) ».

3.— « (…) Nous voyons l’Église des martyrs du siècle qui s’achève, représentée à travers une scène décrite dans un langage symbolique difficile à déchiffrer (…) ».

N) LUMIÈRE, D’OÙ « JOIE ET ESPOIR »

Aussi, nous avons cherché la lumière ailleurs, ce qui a donné naissance à cette revue de presse.

Parmi les nombreux commentaires que nous avons lus, seuls ceux de l’abbé de Nantes et de son équipe de moines, nous ont paru vivants, concrets, très enracinés dans notre époque et particulièrement intéressants. On en trouvera donc trois extraits ci-après qui stigmatisent autant d’erreurs.

N 1) Première erreur : « Fatima est une aide offerte, dont il n’est nullement obligatoire de faire usage »

(…) « RATZINGER RESSUSCITE DHANIS

Marchant sur les pas du P. Édouard Dhanis, jésuite, le plus perfide des adversaires de Fatima, le cardinal Ratzinger envisage alors une explication : cette vision ne serait que le résultat "de projections du monde intérieur d’enfants qui ont grandi dans une ambiance de profonde piété, mais qui étaient en même temps bouleversés par la tourmente qui menaçait leur époque".

D’où l’explication typiquement moderniste : « La conclusion du ”secret” rappelle des images que soeur Lucie peut avoir vues dans des livres de piété et dont le contenu provient d’anciennes (sic) intuitions de foi ». Bref, Lucie serait une affabulatrice : son psychisme aurait été marqué par les horribles nouvelles de la guerre, et son imagination débridée aurait été nourrie de dévotions infantiles.

RÉVÉLATION PRIVÉE OU NOUVELLE ALLIANCE ?

Il serait fastidieux d’analyser d’une manière détaillée la première partie de ce prétendu ”commentaire théologique”, où le cardinal entend "déterminer le lieu théologique des révélations privées". Reprenant et développant la distinction classique entre Révélation publique et révélations dites privées, le cardinal en arrive à cette conclusion : le message d’une révélation privée "est une aide qui est offerte, mais dont il n’est nullement obligatoire de faire usage". ERREUR PROFONDE !

Notre Père nous l’a souvent enseigné, I’Église hiérarchique a le pouvoir et même le devoir d’examiner la vérité des révélations, sous quelque forme qu’elles se présentent. Mais lorsque leur authenticité est établie, les Pasteurs de l’Église ne peuvent plus se considérer libres de toute obligation à leur égard. Bien au contraire, l’autorité souveraine de la hiérarchie en la matière, s’accompagne du devoir de satisfaire avec ferveur aux volontés du Cœur de Dieu et aux requêtes du Ciel.

Certes, de nouvelles révélations, comme le dit saint Jean de la Croix, ne sont pas a priori nécessaires, mais dans la mesure où le Ciel intervient dans notre histoire, par un excès d’amour, c’est un aveuglement très coupable de déprécier ces apparitions qui, dans le cas de Fatima, lient une véritable et nouvelle alliance conditionnelle (...) » (Frère François de Marie des Anges).

Puis l’auteur continue en faisant remarquer que le cardinal refuse "la présence corporelle de l’Immaculée" alors qu’on "pourrait allonger indéfiniment la liste des témoignages montrant que la Vierge Marie est venue à la Cova da Iria dans son corps glorieux". Et il poursuit.

UNE TOTALE INCOMPRÉHENSION

Parvenu aux trois quarts de son exposé, Le cardinal Ratzinger en vient au Secret lui-même. Il s’engage alors sur un malheureux chemin qui le conduira au plus loin de la théologie de l’histoire révélée à Fatima. "La première et la deuxième partie du ”secret”, écrit-il, ont déjà été discutées amplement dans la littérature qui les concerne et il n’est pas utile de les illustrer ici une nouvelle fois".

Ce dédain pour les deux premiers actes du Secret lui ferme la compréhension du troisième. Il ne pourra plus discerner ni expliquer les causes, la nature et la signification des malheurs qui y sont décrits.

Le grand Secret du 13 juillet forme en effet un ensemble cohérent dont les trois parties sont liées étroitement l’une à l’autre. La phrase centrale, qui révèle le dessein divin pour notre temps, commande tout : "Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé". Promesses et châtiments sont ensuite évoqués et précisés suivant que les hommes répondront ou non aux requêtes de Notre-Dame pour l’accomplissement de ce dessein divin. Assurément, c’est Dieu qui dirige l’histoire et, depuis 1917, il a voulu faire de l’Immaculée, sa très Sainte Mère, la régente de sa toute-puissante et miséricordieuse Providence.

La cause des châtiments est donc la rébellion des hommes d’Église, manifestée par le refus du Saint-Père d’accomplir la consécration de la Russie.

Voilà ce qui est dissimulé par le cardinal Ratzinger. À le lire, il n’existe pas d’alliance conditionnelle, depuis 1917 : les catastrophes et les épreuves annoncées dans l’ultime Secret ne lui apparaissent jamais être en dépendance du refus de satisfaire aux volontés du Ciel.

En revanche, il prétend que les malheurs décrits pourront être écartés grâce à notre... liberté ! L’homme, par sa liberté, serait maître de son destin, à tout moment, et aurait le pouvoir d’arrêter ou de suspendre les châtiments divins : "De cette manière est soulignée l’importance de la liberté de l’homme : l’avenir n’est absolument pas déterminé de manière immuable, et l’image que les enfants ont vue n’est nullement un film d’anticipation de l’avenir, auquel rien ne pourrait être changé".

Nous savons pourtant, depuis le refus de Pie XI, sanctionné par la Majesté divine, que le Saint-Père ne pourra se soustraire au châtiment. Notre-Seigneur le disait à Lucie en 1931 : "Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur". C’est inéluctable.

"Toute cette vision se produit en réalité seulement pour faire apparaître la liberté"...

Le “seulement” est de trop ! La vision de la ville à moitié en ruine, des cadavres, du martyre du Pape et de tant de chrétiens, fait apparaître, au-delà de ces châtiments, non pas la liberté de l’homme, mais la souveraineté, la sagesse, la justice, la colère, la puissance de notre Père Céleste qui punit le monde rebelle et le rachète par le Sang des Martyrs (…). (Frère François de Marie des Anges).

N 2) Deuxième erreur : Ne pas avoir su interpréter ce grand « signe des temps »
qu’est la demande de consécration de la Russie… dès 1929

« (…) La Russie ? Pourquoi la RUSSIE ?

"Stupéfiante entrée de la Russie dès ce 13 juillet 1917 — le fait, la date, les paroles sont incontestables – dans les affaires de Dieu". A un moment où nul au monde ne prévoit le succès de sa révolution imminente, et cependant, dès octobre suivant ce 13 juillet 1917, elle balaie tous les obstacles. Elle se fera une terrible persécutrice de la religion, comme aussi de tout bien humain et sera en horreur au genre humain tout entier dans les années 1920 – 1930." (CRC n° 279, p.3).

C’est alors que la Vierge Marie "viendra" comme Elle l’avait dit : en 1925 à Pontevedra, et en 1929 à Tuy, où seront exposées les dernières précisions aux conditions du salut encore possible. Or on ne trouve nulle mention des apparitions de Pontevedra et de Tuy dans la présentation vaticane du message de Fatima du 26 juin dernier. Dès lors, le troisième Secret, même publié, demeure scellé. Pour le comprendre, il faut savoir qu’il développe les conséquences du refus opposé au Cœur Immaculé de Marie et au Sacré Cœur de Jésus qui réclament, depuis 1929, la consécration de la Russie, et qui attendent encore qu’on veuille bien leur obéir.

"Le monde, l’Église, le Pape lui-même ne sont pas au diapason, ils ne sont pas accordés aux pensées du Ciel, aux demandes de la Vierge, à la volonté de Jésus-Dieu. C’est indubitable, c’est démontré".

Ces effrayantes affirmations de notre Père datent de janvier 1992. Aujourd’hui, elles sont confirmées par la révélation du troisième Secret, à croire que l’abbé de Nantes en avait eu connaissance !

Mais ce qui est le plus effrayant encore, c’est de constater que le Vatican persiste à tourner le dos à la politique de la Sainte Vierge, au moment où Rome publie le Secret, comme le démontrent les propos tenus le 26 juin par le cardinal Ratzinger, et le 27 juin par le cardinal Sodano lors de la présentation du livre de feu le cardinal Agostino Casaroli, "Le martyre de la patience. Le Saint-Siège et les pays communistes (1963 – 1989)", en présence de Mikhaël Gorbatchev. Qualifier de "martyre de la patience" une politique de trahison, cause du martyre de tant de victimes innocentes, est un comble ! Alors qu’il suffisait de prononcer la consécration demandée, et la face du monde était changée !

Mais il est hautement significatif que cette imposture intervienne le lendemain de la présentation frauduleuse du message de Fatima. C’est vraiment l’ultime manifestation de la "désorientation diabolique" à l’œuvre dans l’Église depuis quarante ans (…) » (Frère Bruno de Jésus).

N 3) Troisième erreur : Ne pas avoir compris que le « Secret de Fatima » est le « secret de Marie »

« (...) Au lendemain de la mort de Jean-Paul Ier, nous écrivions : “Une époque est close, celle de l’imposture, et une autre est commencée dans le sacrifice de l’agneau innocent. C’est “l’Osservatore romano” qui l’affirme solennellement, dès le 3 octobre, on peut l’en croire : “Celui qui dit que le prochain Pape sera pratiquement le successeur du pape Montini se trompe. Ce sera au contraire (je souligne) le successeur du pape Luciani car il apparaît clairement maintenant que dans les desseins de Dieu un pontificat de trente-trois jours vaut bien un pontificat de trente-trois ans". Et la vieille leçon évangélique se rappelle aussi à nos mémoires, que ceux qui méditent la mort du juste font toujours un mauvais calcul”. (CRC n° 136, décembre 1978, p. 10).

C’est bien là le dernier mot du Message de Fatima, enfoui dans le Secret de Marie : I’”Évêque vêtu de Blanc”, une fois assassiné, il n’est pas fait mention d’un successeur, comme si “Évêques, Prêtres, religieux et religieuses, divers laïcs” disparaissaient, n’étant pas renouvelés par celui-là seul qui en avait le pouvoir. Le dernier tableau du Secret nous laisse sur cette effrayante vision d’une consomption de l’Église hiérarchique. On comprend que Lucie soit passée par une écrasante agonie pour l’écrire noir sur blanc, en 1944, à un moment où l’Église était encore resplendissante sous la houlette d’un Pape prestigieux.

Pour nous, soixante ans après, ce n’est plus une surprise, ce n’est plus un “secret“ ni même une prophétie : c’est la constatation d’une situation évidente, dans le diocèse de Troyes comme partout ailleurs, au Portugal même où nous avons pu le voir au cours de notre pèlerinage, en mai dernier. Mais ce n’est pas une raison pour perdre la foi en la Vierge Immaculée, au contraire, puisqu’Elle avait annoncé aux trois pastoureaux de Fatima, dès 1917, cette crise sans précédent (...) » (Frère Georges de Jésus - Marie).

O ) NOTRE POSITION

Face à tant de clarté, nous faisons nôtre les commentaires de l’abbé de Nantes et de son équipe de moines. Nous les résumons ci-après.

O 1) Sur la forme

« Le secret ayant été enfin dévoilé », ses trois parties du Secret sont désormais connues. Sa construction est très harmonieuse puisqu’on y trouve :

1.— une première vision,

2.— puis des paroles peut-être incomplètes, selon l’hypothèse de l’abbé Knittel,

3.— puis une seconde vision qui marque « UNE RUPTURE avec les deux parties précédentes, pas seulement du fait que sa publication intervient plus de cinquante ans après les deux autres, mais à cause du genre littéraire du texte. Voici une invention nouvelle de Notre-Dame, parlant pour n’être comprise de personne, sauf de ceux qui ont des oreilles pour entendre, exactement à la manière de son Fils dans l’Évangile. A lire les commentaires du Pape et des cardinaux, on constate qu’Elle a parfaitement réussi à rendre le Secret de son Cœur Immaculé impénétrable à l’Adversaire (…) ».

O 2) Sur le fond

La première partie comporte « une vision, celle de l’enfer ».

La seconde partie comporte des paroles. Ce sont « les deux demandes du Coeur Immaculé de Marie » avec mention de la Russie.

La troisième partie comporte une vision qui se termine par « la consomption de l’église hiérarchique ».

« (...) "de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques, Prêtres, religieux et religieuses et divers laïcs, des messieurs et des dames de rangs et de conditions différentes" ».

Ces lignes résument l’histoire des vingt-deux années de pontificat de Jean-Paul II, vérifiant à la lettre ce qu’annonçait notre Père en 1995, comme une vue prophétique du troisième Secret : "Le tableau effrayant de l’apostasie et du malheur du monde sobrement évoqué, décrit cependant avec précision, reconnaissable ! sur la petite feuille d’écolier de l’enfant de Fatima".

"On a longtemps prétendu gagner en qualité ce que l’on perdait en nombre, expliquait-il. Puis on a dissimulé les pertes, les reculs, les abandons, par des organisations, rationalisations, restructurations et promotions du laïcat. Ces mensonges divertirent l’attention des princes de l’Église de l’implacable extension du désert et de la mort totale de régions naguère luxuriantes. Maintenant, l’impossible est là, inexorable. Les monastères ferment, les prêtres meurent, les paroisses se regroupent, le peuple est abandonné. Il y a pire : moins nourries, moins assistées, les âmes se vident de leur substance spirituelle’’ (CRC n° 310, février - mars 1995, p.34) (…) » (Frère Bruno de Jésus).

À la réflexion, nous aurions du nous y attendre, car, l’Église catholique étant amenée à revivre le même type de vie que son divin Fondateur et Époux, il était logique, même si cette pensée nous effraie, qu’elle subisse le même sort, à savoir Mort et Résurrection. Car, comme disait l’inspecteur Bourrel dans ‘’Les cinq dernières minutes’’ en se frappant le front : « Mais Bon Dieu, c’est bien sûr ! ».

Le Secret de Fatima, qui « s’accomplit sous nos yeux », est « une nouvelle alliance conditionnelle en Marie, dont nous sommes témoins ». En ce sens, c’est donc « une bonne nouvelle », puisque c’est un gage de la victoire sur Satan de Marie « agissant en son corps glorieux ». Toutefois, « même publié, il demeure scellé » car incompris. De plus, même s’il se termine par la promesse inconditionnelle, « à la fin, du triomphe du Cœur Immaculé de Marie », il demeure néanmoins « terrible » comme l’a dit Jean-Paul Ier, à cause de la Passion de l’Église qu’il décrit et de la cohorte de Martyrs qu’elle va entraîner.

« (...) Le troisième Secret nous enseigne que le sang des martyrs irrigue les âmes qui s’approchent de Dieu. Celui de Jean-Paul Ier mérita la conversion de Nikodim, le patriarche orthodoxe de Léningrad, anticipant celle de la Russie tout entière que le saint Pontife avait consacrée in petto, aux jours de son trop bref pontificat, en 1978, se promettant de le faire publiquement, "s’il vivait". Or, il n’a pas vécu plus longtemps, tué par ses frères, en victime expiatoire pour le salut du monde. Mais le troisième Secret a commencé de le faire revivre, le 13 mai 2000, au jour de la béatification des enfants de Fatima, et voici que la Russie a commencé de se préparer à être l’instrument de la paix, après avoir été celui de la terreur, au jour de l’intronisation de Vladimir Poutine, le 7 mai 2000. Depuis, tous les jours nous arrivent de bonnes nouvelles de ce pays, auxquelles ne manque plus que celle de sa conversion à la foi catholique romaine ; mais celle-ci n’interviendra que lorsque le Pape “daignera” enfin consacrer cette grande nation au Cœur Immaculé de Marie. Notre-Dame doit donc d’abord triompher du Pape...

Ce que sera le sort du président russe, nous ne le savons pas, mais Notre-Dame le sait, car elle est à l’œuvre, et puissamment, pour le salut du monde entier, dont Elle a été faite Impératrice universelle ; En effet le parcours victorieux et sans faute de Vladimir Poutine est un miracle de sa puissance, une "divine surprise", répétant celle dont Sidonio Pais (Nota : au Portugal, à partir de son coup d’état du 8 décembre 1917, ouvrant la voie à Salazar) fut l’instrument, mais en vue, cette fois, de son triomphe universel par la médiation de la Russie (...).

  À suivre...

Jean-Louis MANGIN
& Camille PIERRON
Coïmbra, le 26 décembre 2003


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