Forum

Site de référence des Apparitions de la Sainte Vierge à Fatima
          Accueil

+ Le Portugal

+ Les voyants

+ Les apparitions
     à Fatima

+ Les apparitions
     à Pontevedra

+ Les apparitions
     à Tuy

+ Troisième secret

+ Le Procès

+ La critique

+ Actualités

+ Spiritualité

+ Saint Pie X

+ Droit à la vie

+ Librairie

+ Forum

+ Livre d'or

+ Liens

+ Mises à jour

+ Aide

+ Courriel

+ Annonces

+ Faire un don

FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

.

Contribution : n° 15c
Date : 21/10/2003
Nom : Jean-Louis Mangin et Camille Pierron (France)
Sujet : « Revue de presse après la publication du troisième Secret de Fatima » — III
Voir également : Contributions n° 15 (I) - 15a (II) - 15b (III)

L'INATTENDU « TROISIÈME SECRET » DE FATIMA

« Le tableau prophétique de l'Église laissée par le pape Paul VI
après quinze années d' "autodémolition de Rome par Rome" » (Abbé de Nantes)

Question n° 4 : Quelle est cette « grande ville à moitié en ruine » ?

I) LES DEUX THÈSES EN VIGUEUR

I — 1) Selon « le commentaire théologique du Cardinal Ratzinger », il s’agit d’un « lieu de l’histoire humaine, un lieu de communion et de progrès, mais aussi un lieu des dangers et des menaces extrêmes », symbolisant « la marche de l’Église dans un temps de violence, de destruction et de persécutions »

« (…) Prenons maintenant en considération les diverses images qui suivent dans le texte du "secret". Le lieu de l'action est décrit par trois symboles : une montagne escarpée, une grande ville à moitié en ruines et finalement une grande croix en troncs grossiers. La montagne et la ville symbolisent le lieu de l'histoire humaine : l'histoire comme une montée pénible vers les hauteurs, l'histoire comme lieu de la créativité et de la convivialité humaines, mais en même temps comme lieu de destructions, par lesquelles l'homme anéantit l'oeuvre de son propre travail. La ville peut être lieu de communion et de progrès, mais aussi lieu des dangers et des menaces les plus extrêmes. Sur la montagne se trouve la croix — terme et point de référence de l'histoire. Par la croix, la destruction est transformée en salut; elle se dresse comme signe de la misère de l'histoire et comme promesse pour elle.

Ici, apparaissent ensuite deux personnes humaines : l'évêque vêtu de blanc ("nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père"), d'autres évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, et enfin des hommes et des femmes de toutes classes et toutes catégories sociales. Le Pape semble précéder les autres, tremblant et souffrant à cause de toutes les horreurs qui l'entourent. Non seulement les maisons de la ville sont à moitié écroulées, mais son chemin passe au milieu de cadavres des morts. La marche de l'Église est ainsi décrite comme un chemin de croix, comme un chemin dans un temps de violence, de destruction et de persécutions. On peut trouver représentée dans ces images l'histoire d'un siècle entier. De même que les lieux de la terre sont synthétiquement représentés par les deux images de la montagne et de la ville, et sont orientés vers la croix, de même aussi les temps sont présentés de manière condensée : dans la vision, nous pouvons reconnaître le siècle écoulé comme le siècle des martyrs, comme le siècle des souffrances et des persécutions de l'Église, comme le siècle des guerres mondiales et de beaucoup de guerres locales, qui en ont rempli toute la seconde moitié et qui ont fait faire l'expérience de nouvelles formes de cruauté. Dans le "miroir" de cette vision, nous voyons passer les témoins de la foi de décennies (…) ».

I — 2) Selon l’Abbé de Nantes, il s’agit de « l’interpellation, par la Vierge Marie, quarante-cinq ans à l'avance, de l'Église du concile Vatican II »

« (…) Parmi les rares privilégiés qui rencontrèrent soeur Lucie sous le pontificat de Paul VI, on compte quelques cardinaux. Mais le cardinal Albino Luciani, patriarche de Venise, fut le seul que soeur Lucie demanda elle-même au parloir du Carmel.

La dévotion de ce prélat pour Notre-Dame de Fatima était ancienne. Alors qu'il venait d'être nommé évêque de Vittorio Veneto par Jean XXIII, il écrivait à ses diocésains, le 15 juin 1959 : « J'ai encouragé la consécration de chaque paroisse au Coeur Immaculé de Marie; et aujourd'hui, je vous recommande le pèlerinage à la statue de Notre-Dame de Fatima qui, de ville en ville, portée par les ailes de l'hélicoptère et par l'amour de millions d'âmes, dans un triomphe croissant de la foi, est en train de s'approcher de nous. Elle sera le 12 juillet à Trévise et le 16 à Belluno. J'ai hâte de me rendre dans ces deux villes, avec le plus grand nombre possible de prêtres et de fidèles, pour consacrer, à Belluno, le vicariat de Mel et, à Trévise, tout le reste du diocèse, à la Sainte Vierge ».

En 1977, pour célébrer le soixantième anniversaire des apparitions, le cardinal Luciani, devenu patriarche de Venise, conduisit un groupe de diocésains à Fatima. Ils se rendirent au Carmel de Coïmbre le 11 juillet. Le patriarche célébra la Messe puis, sur la demande instante de soeur Lucie, il s'entretint avec elle pendant près de deux heures.

Le Pape qui occupe les pensées de la Sainte Vierge, dès 1917, c'est lui ! Cela ne fait aucun doute. Ce ne peut être que lui. Et la grande ville à moitié en ruine est la Cité sainte, l'Église catholique, apostolique et romaine, en état d'autodémolition, en proie aux fumées de Satan, de l'aveu même de Paul VI, depuis que ce Pape en a lui-même ébranlé les fondements, abattu les remparts, profané et dévasté le Sanctuaire (…).

(…) Une grande ville à moitié en ruine, jonchée de cadavres, est le tableau prophétique de l'Église laissée par le pape Paul VI après quinze années d' "autodémolition de Rome par Rome" (Oraison funèbre de Paul VI, CRC n° 132, août 1978). En le révélant quarante-cinq ans à l'avance, la Vierge Marie interpelle l'Église du concile Vatican II comme saint Jean écrivant à "l'Ange de l'Église de Sardes" : "Ainsi parle celui qui possède les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles. Je connais ta conduite; tu passes pour vivant, mais tu es mort" (Ap 3, 1) (…) » (Frère Georges de Jésus-Marie).

J ) NOTRE POSITION

Avec tout le respect que nous devons au Cardinal Ratzinger, nous devons avouer que son interprétation est très abstraite, très intemporelle et qu’elle ne nous apprend rien d’original.

Aussi, nous préférons, et de beaucoup, celle de l’Abbé de Nantes et de son équipe de moines, car elle est très concrète, très bien située historiquement et très percutante.

  A suivre...

Jean-Louis MANGIN
& Camille PIERRON
Rome, le 21 octobre 2003.


retour
Partie 3
de l'étude
retour
Retour
au Forum
suivant
Suite de
l'étude



Site protégé par le Copyright ©