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FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

.

Contribution : n° 15b
Date : 05/10/2003
Nom : Jean-Louis Mangin et Camille Pierron (France)
Sujet : « Revue de presse après la publication du troisième Secret de Fatima » — III
Voir également : Contributions n° 15 (I) - 15a (II)

L'INATTENDU « TROISIÈME SECRET » DE FATIMA

« Jean-Paul I er, le Pape du Secret » (Frère François de Marie des Anges)

Question n° 3 : Mais qui est donc « l’Évêque vêtu de blanc » ?

G) LES TROIS THÈSES EN VIGUEUR

G1) Selon la thèse officielle, il s’agit de Jean-Paul II

«  (…) Le cardinal Ratzinger, dans sa “tentative d’interprétation”, estime que l’“Évêque vêtu de blanc (...) tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèche ”représente Jean-Paul II qui, suite à l'attentat dont il a été victime le 13 mai 1981, a été très proche des portes de la mort” » (Yves Chiron).

C’est la thèse officielle, mais elle ne tient pas la route, « tellement il y a discordance entre l’attentat du 13 Mai 1981 et la vision » (Laurent Touchagues et Michel de Jaeghere).

« (C’est pourquoi) cette interprétation, formulée déjà le 13 mai par le cardinal Sodano, a été contestée très tôt. Au lendemain des cérémonies de Fatima, l'agence de presse Ru (UNEC, BP 114, 95210 Saint-Gratien), a posé, la première, la question : « “L'évêque vêtu en blanc” ? Il y en a deux : Jean-Paul Ier et Jean-Paul II. Pourquoi Jean-Paul II est-il officiellement désigné ? Ceci changerait d'ailleurs totalement l’interprétation du secret“ (…) » (Yves Chiron).

G2) Une première variante évoque Monseigneur Romero

« (…) En Italie, un journal de Turin titre : “Les intellectuels déçus : ils s'étonnent de la disproportion entre l'importance qu'on lui accorde et le contenu“. D'autres soulignent la discordance entre la prédiction et la réalité historique de l'attentat...

De fait, le 13 mai 1981, Jean-Paul II “ne gravissait pas une montagne escarpée“, il n'y avait pas de “grande croix au tronc brut“ en chêne. Point de montagnes, mais la surface plane de la place Saint-Pierre. Il n'était nullement tremblant, mais dans la force de l'âge (soixante ans). Il ne “marchait“ pas d'un “pas vacillant“ mais roulait en jeep. Il ne “priait“ pas pour les “cadavres“ qu'il trouvait “sur son chemin“, mais traversait une foule joyeuse qui l'acclamait. Il n'a pas été abattu “par un groupe de soldats qui tiraient plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches“. Il n'y avait qu’un seul tueur à gages, nullement militaire, et pas de flèches. Enfin il n'a pas été tué. Il survit encore, dix-neuf ans après l'attentat. Il n'y avait pas autour de lui ce monceau de victimes nombreuses qui “de la même manière moururent les unes après les autres“ mais seulement la foule fervente qui l'acclamait.

C'est pourquoi des esprits ingénieux cherchent ailleurs l'identification. Selon la gauche italienne, “l'évêque en blanc“ répondrait mieux au signalement de Mgr Romero, tué dans sa capitale, San Salvador, en altitude (682 mètres), au pied du volcan du même nom, par les armes des forces armées d'un gouvernement de droite. Mais le reste ne cadre pas mieux... sauf la soutane blanche qu'il portait, en ce pays chaud (…) » (Abbé Laurentin).

G3) Une deuxième variante plaide en faveur de Jean-Paul Ier

« (…) Dans le livre de l'Apocalypse, le vêtement “blanc” distingue les saints de l'une des sept Églises, à laquelle le Christ déclare : “Je connais ta conduite; tu passes pour vivante, mais tu es morte” (Ap 3,1). Toute vie ne s'est cependant pas retirée : “Quelques-uns des tiens n'ont pas souillé leurs vêtements; ils m'accompagneront, en blanc, car ils en sont dignes. Ainsi, le vainqueur sera revêtu de blanc; et son nom, je ne l'effacerai pas du livre de vie, mais j'en répondrai devant mon Père et devant ses Anges” (Ap 3, 4-5). Dès lors, “un Évêque vêtu de Blanc”, réfléchi aux yeux des voyants de Fatima “dans une lumière immense qui est Dieu”, désigne un saint, issu d'une Église défaillante.

Soeur Lucie a écrit BRANCO, en portugais, avec un B majuscule, comme pour un nom propre; en italien, le mot se traduit BIANCO, ou bien... ALBINO. “Dans une lumière” : LUCIANI.

“nous eûmes le pressentiment que c'était le Saint-Père”.

Bien qu'il ne portât pas la tiare ! En effet, depuis que Paul VI a déposé la tiare, le 13 novembre 1964, en signe de renonciation à la souveraineté du Pontife romain sur les princes et les rois, le Pape n'apparaît plus que comme “un Évêque”, mais “vêtu de Blanc”. Albino Luciani fut le premier Pape ainsi “découronné“ le jour même de son sacre !

“Pressentiment” que c'était un bon Pape : “le Saint-Père” ! L'expression est chargée de toute la fervente dévotion dont l'Église a enveloppé le “Pape du sourire” pendant les trente-trois jours de son pontificat. “Un autre saint Pie X qui s'ignore”, annonçait joyeusement l'abbé de Nantes (CRC n° 133, septembre 1978), avant de pleurer, le mois suivant, “le saint que Dieu nous a donné“, dans des termes que l'on dirait inspirés du Secret : “Albino Luciani, cela veut dire blanche lumière, splendeur lunaire qui brille dans la nuit et l'éclaire d'une beauté qu'elle doit toute au soleil dont elle est le reflet. Telle fut l'humilité de celui qui avouait n'être pas la lumière mais vouloir n'en être près de nous que le miroir” (CRC n° 134, octobre 1978).

Est-ce lui que les voyants de Fatima ont vu, le 13 juillet 1917, dans cette “lumière immense qui est Dieu” : “quelque chose de semblable à comment se voient les personnes dans un miroir” ? ...

Les mots qui suivent : “quand elles passent devant”, expriment bien la brièveté d'un pontificat de trente-trois jours. Il n'a donc fait que “passer” (...) » (Frère Bruno de Jésus).

« (…) On a refusé d'en croire un David Yallop, en dépit de toutes les garanties offertes par cet Anglais né catholique romain, journaliste chevronné, reconnu par la presse londonienne comme “un enquêteur accrocheur et sérieux”, “un journaliste d'investigation très compétent”. Son livre “AU NOM DE DIEU” ayant été qualifié de “mauvais polar” par Jean Potin, rédacteur en chef de La Croix, assomptionniste, on n'en parla plus.

Mais si c'est la Sainte Vierge qui vous le dit ! Ça change tout, non ?

Que démontrait donc, “IN NOMINE DOMINI”, David Yallop ? L'assassinat, dont on se doutait, mais dont on ignorait tout, du pape Jean-Paul Ier, perpétré dans la nuit du 28 au 29 septembre 1978, après trente-trois jours de règne sur le trône de saint Pierre. Yallop en dénonçait les six commanditaires présumés, les auteurs, d'ailleurs étroitement solidaires dans un tissu d'autres crimes financiers ou crapuleux, antérieurs et postérieurs.

Par un beau et intelligent travail, il en déterminait les mobiles, puis il reconstituait minutieusement, de manière hallucinante, les agissements du cardinal Jean Villot, dans les douze heures qui suivirent le crime, pour le maquiller en mort naturelle. Sa position, usurpée, puisque “mort, il passait pour vivant” (Ap 3, 1), de chef de l'Église et de l'État du Vatican, avait donné au sinistre cardinal tout pouvoir pour clore les yeux et les oreilles, et les bouches de tous : domestiques de Sa Sainteté, secrétaires, médecins, gardes suisses même, et, au-delà de la frontière conventionnelle du Vatican, polices et justice de l'État italien.

Six ans après le crime, un journaliste, connu comme justicier et redresseur de torts, qui n'en était pas à son coup d'essai mais, indubitablement, fit là son coup de maître, tentait de réveiller l'opinion mondiale, par elle, la Justice, mais quelle Justice ? l'italienne ? la vaticane ? Et au-delà, l'Église, première intéressée, le courage des témoins encore accessibles, la conscience du pape Jean-Paul II, successeur immédiat de l'homme assassiné.

Mais tout ce monde-là était encore, en 1984, sous le pouvoir des assassins, et par trop impliqué dans le crime. Rien n'a bougé, ni dans le domaine de la corruption des mœurs au sommet de l'Église, ni dans cet autre domaine, de tous le plus important, auquel nous nous sommes voués depuis exactement le 6 août 1964, celui de l'hérésie et du schisme que nous dénonçons, avec le total insuccès que l'on sait, dans la tête et dans les membres de la hiérarchie postconciliaire (…) ». (Frère Georges de Jésus-Marie).

H) NOTRE POSITION

La thèse officielle, bien que quasi unanimement reçue, est indéfendable tant les discordances entre la réalité historique de l’attentat du 13 mai 1981 dont a été victime Jean-Paul II et la description du 3ème Secret sont criantes. L’Abbé Laurentin les a bien mis en évidence.

La première variante proposée par la gauche (internationale et pas seulement italienne) ne tient pas plus la route. Il ne peut donc s’agir de Monseigneur Romero.

La seconde variante proposée par l’Abbé de Nantes et son équipe de moines a le mérite d’être très claire et très bien argumentée. C’est pourquoi nous l’adoptons en gardant à l’esprit qu’une autre hypothèse est toutefois possible. Car cet “Évêque en blanc” est peut-être aussi un des successeurs de Jean-Paul II dont Jean-Paul Ier serait un figuratif, car il est dit dans la 2ème partie du Secret : “Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir” ce qui n’est peut-être hélas pas fini.

  À suivre...

Jean-Louis MANGIN
& Camille PIERRON
Nice, le 28 septembre 2003.

PS : Nous avions fini de rédiger cette contribution lorsque nous avons reçu le tome IV de « Toute la Vérité sur Fatima » écrit par Frère François de Marie des Anges et intitulé « Jean-Paul Ier, le Pape du Secret » (Éditions CRC, 2003, 547 pages).

Or quelle ne fut pas notre surprise de lire, en page 26 : «  Le Pape que les trois voyants de Fatima ont contemplé le 13 juillet 1917, nous l’identifierons : c’est Albino Luciani, notre bon Pasteur, ou du moins, pour ne pas préjuger de l’avenir, disons qu’Albino Luciani nous apparaîtra comme LE FIGURATIF DU PAPE DU SECRET. Car la prophétie peut encore s’accomplir, dans l’avenir, d’une manière plus littérale… ».



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