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FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

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Contribution : n° 10
Date : 23/07/2000
Nom : (France)
Sujet : Faux et usage de faux dans l'Église conciliaire

FAUX ET USAGE DE FAUX DANS L’ÉGLISE CONCILIAIRE

Après avoir fabriqué une « fausse Messe »
      [lire : « La Messe catholique, la raison de notre combat » (textes majeurs), 22,87 €
      et : « Les problèmes de la Nouvelle Messe » par le Pr Coomaraswamy, 13,72 €]
de « fausses doctrines »
      [lire : « Mes doutes sur la liberté religieuse » de Mgr Marcel Lefebvre, 14,94 €
      et : « La liberté religieuse dans la doctrine catholique » de l’Abbé Lucien, 22,87 €
      et : « La tentation de l’œcuménisme » du Courrier de Rome, 22,87 €]
de « faux sacrements »
      [lire : « Catéchisme de l’Oratoire, suivi d’une instruction pour les fidèles du temps présent »
      par le Professeur Siebel, 20,12 €]
de « faux évêques »
      [lire : « Les évêques sacrés selon le nouveau rite sont-ils évêques ? » du Pr Coomaraswamy,
      9,15 €]
de « faux catéchismes »
      [lire : « Toute notre religion, réponse à Pierres vivantes » par l’Abbé de Nantes, 6,10 €
      et : « Le catéchisme assassiné » par l’Abbé Simoulin, 10,52 €]
de « faux prêtres »
      [lire : « E.S. 1025 ou les mémoires d’un anti-apôtre » par Marie Carré, 7,62 €]

bref une « fausse Église » représentant parfaitement le mystère d’iniquité annoncé par les Écritures pour la fin des temps (lire : « Prophéties d’A.-C. Emmerich pour notre temps » 13,72 €), ne sommes-nous pas maintenant en présence d’un...

faux Troisième Secret de Fatima  ?

Sur quoi s’appuyer pour arriver à une telle affirmation mettant du même coup gravement en cause les autorités romaines actuelles (duplicité, mensonge, trahison, connivence avec la Franc-maçonnerie) ? Quatre points essentiels sont à même de nous prouver que le texte publié par le Vatican le 26 juin 2000 ne peut pas être le texte authentique du Troisième Secret :

1/ « Une vérité majeure, qui passe souvent inaperçue (...), c’est l’unité foncière du grand Secret, révélé tout entier par Notre-Dame lors de la troisième apparition, le 13 juillet 1917. C’est donc une grave erreur d’imaginer trois secrets hétérogènes, étrangers les uns aux autres. Sœur Lucie dit : “LE Secret”. “En quoi consiste LE Secret ?... Eh bien ! LE Secret comprend trois choses distinctes...” » (Frère Michel, « Le Troisième Secret de Fatima » p. 424). Or, il faut bien le reconnaître, le texte publié par le Vatican ne cadre pas avec le contenu et le style des deux premières parties. Ce style était simple, très clair, très compréhensible : dans les deux premières parties, rien d’obscur, rien d’ambigu : rien que des faits, des noms, des dates, tout est d’une parfaite netteté. Alors que la prétendue dernière partie est à peine compréhensible, et fait état d’une vision essentiellement symbolique, qu’il faut essayer d’interpréter pour la comprendre ! Ce n’est plus la suite logique des deux premières parties. Ce prétendu « Troisième Secret » n’est plus cohérent avec l’ensemble du Message de Fatima. « Le Secret de Fatima a un contenu logique, clair et défini [...]. Par les parties déjà connues et par ce qui est en train de se réaliser des parties non connues, le Secret de Fatima n’est pas un texte mystérieux, extravagant ou nébuleux. Encore moins un texte “sibyllin”. Il n’a rien à voir avec les oracles de Delphes, au sens double et énigmatique. Fatima est simple comme l’ambiance réaliste dans laquelle se déroulent les faits. » (R.P. Alonso).

2/ En 1941, dans son quatrième Mémoire, Sœur Lucie a fait commencer la troisième partie du Secret par cette phrase : « Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc. ». Et elle confiera plus tard : « En écrivant cette phrase, j’ai en quelque sorte révélé le secret. » Or, cette première phrase qui est au futur (donc une prophétie) et qui n’est pas achevée ne se retrouve plus dans le texte publié par le Vatican, où il n’est plus du tout question d’une crise de la Foi !

3/ En concordance avec cette première phrase déjà révélée par Sœur Lucie en 1941, l’évêque précédent de Leira-Fatima, Mgr Cosme do Amaral (qui a lu le texte authentique du Troisième Secret), a dit à l’université technique de Vienne le 10 septembre 1984 : « Le contenu du secret ne concerne que notre Foi.(...) La perte de la Foi d’un continent est pire que l’anéantissement d’une nation; et il est vrai que la foi diminue continuellement en Europe. » Après avoir affirmé qu’il a lu le Troisième Secret, le Cardinal Ratzinger de son côté, en août 1984, répond au journaliste Vittorio Messori qui lui demande pourquoi ce Secret n’est toujours pas révélé : « Parce que, selon le jugement des papes, il n’ajoute rien d’autre à tout ce qu’un chrétien doit savoir de la révélation : un appel radical à la conversion, la gravité absolue de l’histoire, les périls qui pèsent sur la foi et la vie du chrétien, et donc du monde. Et puis l’importance des “derniers temps” [...]. Mais les choses contenues dans ce Troisième Secret correspondent à ce qu’annonce l’Écriture... » (« Jésus », nov. 1984, p.79). Une semblable crise de la Foi, à l’échelle de plusieurs nations ou de continents entiers, a un nom dans l’Écriture sainte : c’est l'apostasie (II Thess.ll,3). Le mot lui-même se trouve peut-être dans le texte du Secret. Et de fait c’est bien ce que nous vivons à l’échelle mondiale depuis 1960... Apostasie qui précède la venue de l’Antéchrist. L’opinion du Père Alonso (nommé en 1966 expert officiel de Fatima), formulée à maintes reprises, et de façon de plus en plus ferme, jusqu’à sa mort en 1981, doit ici retenir toute notre attention. Dès 1969, il pensait que le Troisième Secret de Fatima annonçait la crise de la Foi dans l’Église. Mais en 1976, dans « La verdad sobre el secreto de Fatima » (p.73-74), il ajoute à son exposé un élément de la plus haute importance : « Il est donc tout à fait probable, écrit-il, que le texte fasse des allusions concrètes à la crise de la Foi de l’Église et à la négligence des Pasteurs eux-mêmes. » Il parle plus loin de « luttes intestines au sein de l’Église même et de graves négligences pastorales de la Haute Hiérarchie », de « déficiences de la Haute Hiérarchie de l’Église. » Il écrit même dans un article rédigé peu avant sa mort en 1982 qu’« une révélation du secret aurait conforté un traditionalisme qui se serait cru assisté par les prophéties de Fatima et le progressisme aurait hurlé contre ces apparitions qui d’une manière si scandaleuse, sembleraient freiner la marche en avant de l’Église conciliaire. » Ces mots si graves, le Père Alonso ne les a sûrement pas écrits noir sur blanc sans en avoir mûrement pesé toute la portée. Mais de toute cette grave crise de la foi (élément certain du vrai Secret), on n’en retrouve plus aucune trace dans le texte publié le 26 juin 2000 par le Vatican ! Que le lecteur comprenne !...

4/ Autre témoignage très important, celui du Chanoine Barthas qui, lors de ses entretiens avec sœur Lucie les 17 et 18 octobre 1946, eut l’occasion de l’interroger sur le Troisième Secret. Voici le récit qu’il en publia en 1952 : « “Quand est-ce que le troisième élément du Secret nous sera dévoilé ?“ Déjà en 1946, à cette question, Lucie et Mgr l’évêque de Leiria me répondirent uniformément, sans hésitation et sans commentaire : “en "1960.” Et lorsque je poussais l’audace jusqu’à demander pourquoi il fallait attendre jusque-là, j’obtins pour toute réponse, de l’un comme de l’autre : “Parce que la sainte Vierge le veut ainsi.” » « Lucie affirme que Notre-Dame veut qu’il puisse être publié à partir de 1960. » (Chanoine Barthas, « De la Grotte au chêne-vert », 1960, p. 108-109). Et quand le Cardinal Ottaviani lui demanda : « Pourquoi cette date ? » Elle répondit : « Parce que, alors, il apparaîtra plus clair. » (Doc. Cath., 19 mars 1967, col. 542). Or, la seule raison qui puisse rendre une prophétie plus claire à partir d’une date déterminée est sans nul doute le début de sa réalisation. Sœur Lucie elle-même en 1957 indiquait au Père Fuentes l’importance de 1960 comme étant tout à la fois l’année de la révélation du Secret et, si rien n’était fait d’ici-là pour correspondre aux demandes de Notre-Dame, le moment décisif de sa terrible réalisation. Les circonstances si tourmentées de sa rédaction témoignent qu’il doit effectivement s’agir d’événements graves, terriblement importants pour l’Église. Or, il faut bien le reconnaître, le texte publié dernièrement par le Vatican n’aurait pas été plus clair en 1917 qu’en 1960, ni même qu’en cette année 2000. ! Ce prétendu « Troisième Secret » est en effet à peine compréhensible, et on peut toujours légitimement se demander ce qu’il signifie... tant il s’avère presque vide de sens. « Il n’est pas possible que la Vierge perde son temps à des compositions symboliques d’un intérêt douteux, comme celles que nous présente sans honte Angelo Sodano. » (Abbé de Tanoùarn). On s’explique mal par ailleurs les trois mois d’insurmontable agonie que Sœur Lucie éprouva pour Sa rédaction, tant le contenu retenait sa plume, malgré l’ordre exprès de son évêque d’en transcrire le texte ! C’est la Vierge Marie qui vint elle-même, le 2 janvier 1944, par une apparition, dissiper enfin les ténèbres et les angoisses de la voyante... Outre la grave crise de la Foi évoquée ci-dessus (se situant donc entre 1960 et le triomphe du Cœur Immaculé de Marie), le vrai Troisième Secret concerne aussi le Pape, la Papauté, de manière explicite. Nous en avons plusieurs indices dans les écrits et les propos de sœur Lucie. Comme le 2 mars 1945, lorsqu’elle écrit au Père Aparicio, son ancien confesseur, alors missionnaire au Brésil : « Là-bas, prie-t-on pour le saint-Père ? Il est nécessaire de ne pas cesser de prier pour Sa Sainteté. De grands jours d’affliction et de tourmente l’attendent encore. » Autre écho des confidences de Lucie : nous savons que le Père Schweigl, ayant décidé de se rendre au Portugal pour mener une enquête minutieuse sur Fatima, fut chargé par Pie XII d’une mission secrète auprès de la voyante. Le 2 septembre 1952, il interrogea sœur Lucie au Carmel de Coïmbre. Si le Saint-Office n’autorisa pas la publication de cet interrogatoire, à son retour au Russicum, le Père Schweigl confia à l’un de ses proches qui le questionnait sur le Secret : « Je peux dire qu’il a deux parties : l’une concerne le Pape. L’autre, logiquement, —bien que je ne doive rien dire— devrait être la continuation des paroles : Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la Foi, etc. » (« Le Troisième Secret de Fatima », Frère Michel, p.475-476). Ajoutons encore à cela que Sœur Lucie a déclaré en 1957 au Père Fuentes que la Vierge Marie lui avait fait voir clairement que nous étions dans « les derniers temps du monde »... Enfin, si en 1960 le Troisième Secret devait être plus clair, c’est évidemment parce qu’il a un rapport essentiel avec le concile (convoqué à la fin de 1959) et donc à la crise de l’Église (apostasie). Les temps que nous vivons sont donc bien ceux de la « Puissance des Ténèbres », l’heure de l’ultime offensive de Satan contre l’Église du Christ...

Pour une information vraie sur Fatima, lisez les ouvrages suivants :

« Toute la vérité sur Fatima », en 3 tomes, par le Frère Michel :
— Tome 1 : « la science et les faits » — 15,24 €
— Tome 2 : « le Secret et l’Église » — 18,29 €
— Tome 3 : « le Troisième Secret » — 18,29 €
« Fatima, joie intime, événement mondial » (condensé des 3 tomes ci-dessus : « Toute la vérité sur Fatima »), — 22,87 €.
« Le troisième Secret de Fatima publié par le Vatican est un faux » — 18,00 €. voir
« Fatima dans le jeu politique mondial » (affaire des fausses lettres de Sr Lucie), par la Contre-Réforme Catholique. — 9,15 €.
« Le Troisième Secret de Fatima », par Marc Dem. — 16,77 €
« Il était trois petits enfants », par le chanoine Barthas. Réédition 2000. — 12,96 €
« Lucie raconte Fatima ». Mémoires de sœur Lucie. — 13,26 €
« Francisco et Jacinta, si petits... et si grands  ! », par sœur Françoise de la Ste Colombe. — 18,29 €
« Le prodige inouï de Fatima », par le Père J.-C. Castelbranco. — 6,40 €
« Fatima » par Icillio Felici. (Nouveauté 2000) — 14,94 €
« La Vérité sur le Secret de Fatima », par le R.P. Alonso. — 5,34 €

Pour une vision plus globale de la crise actuelle, lire aussi :

« Pour bien comprendre la théologie de la crise de l'Eglise »,
      par Vincent Morlier. — 15,00 € voir
« Actualité de la fin des temps », tome 1, par Louis de Boanergès. — 25,92 €
« Bientôt le Règne millénaire », tome 2, par Louis de Boanergès. — 27,44 €
« L’Antéchrist, d’après les Écritures commentées par les Pères »,
      par l’Abbé Zins. — 25,15 €
« Solution théologique à la crise de l’Église », par Vincent Morlier. — 22,71 €

     (Vous pouvez commander ces livres à l'adresse ci-dessous :

ÉDITIONS  D.F.T. — BP 47033 — 35370 ARGENTRÉ-DU-PLESSIS (France)

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