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FORUM ET DÉBATS

DROIT D'EXPRESSION

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Contribution : n° 1
Date: 16/02/1999
Nom: Pialprimat (France)
Sujet : Point de vue de la Fraternité saint Benoît pour une Europe Chrétienne

LE 13 JUIN 1999, L'EGLISE CATHOLIQUE, EN SA TETE, VA-T-ELLE UNE NOUVELLE FOIS PREFERER NOTRE-DAME DE PARTENIA A NOTRE-DAME DE TUY ?

« De la pratique de la dévotion des premiers samedis, unie à la Consécration (Nota : de la Russie) au Cœur Immaculé de Marie, dépend la guerre ou la paix du monde. C'est pourquoi, je désire tant leur diffusion, et surtout parce que c'est la volonté du bon Dieu et de notre Mère du Ciel ».

Sœur Lucie, le 19 Mars 1939.

a) Les réponses de l'Eglise catholique

70 ans après la demande de Tuy et 60 ans après la réaffirmation, par Sœur Lucie, de la volonté du Ciel, quelle sont été les réponses que la Sainte Eglise catholique et romaine a apportées à ces deux demandes auxquelles il faut ajouter celle de la publication du "Troisième Secret", à partir de 1960, car, ainsi, d'après Sœur Lucie, « ce sera plus clair » ?

1. Concernant l'approbation de la dévotion réparatrice des premiers samedis de cinq mois consécutifs : Pie XI et ses successeurs n'ont rien fait à ce jour. Cependant, Mgr Da Silva, Evêque de Leiria-Fatima l'a approuvée, le 13 Septembre 1939, "seulement dix jours après le début de cette horrible guerre qu'elle devait empêcher". Nous estimons donc à 1 % l'état d'avancement de cette demande.

2. Concernant la consécration de la seule Russie au Cœur Immaculé de Marie au cours d'un acte collégial, solennel, public, explicite et clair de réparation : Pie XII a consacré la seule Russie au Cœur Immaculé de Marie, le 7 Juillet 1952, dans sa lettre apostolique "Sacro Vergente Anno". Mais il n'était pas entouré des Evêques. Toutes les autres consécrations faites concernaient le monde, avec mention plus ou moins voilée de la Russie (Nota : 31 Octobre et 8 Décembre 1942 / 21 Novembre 1964 / 7 Juin 1981 / 8 Décembre 1981 / 13 Mai 1982 / 16 Octobre 1983 / 24 et 25 Mars 1984). Nous estimons donc à 50 % l'état d'avancement de cette demande.

3. Concernant la publication, à partir de 1960, du "Troisième Secret de Fatima": Rien n'a été fait à ce jour. Bien au contraire, le 8 Février 1960, sous le Pontificat de Jean XXIII, un communiqué anonyme de l'Agence de presse portugaise A.N.I. (Agencia Nacional de Informaçao) a informé le monde qu'il ne serait pas divulgué. Nous estimons donc à 0 % l'état d'avancement de cette demande.

Si l'on additionne ces trois états d'avancement, et si on en déduit le pourcentage correspondant, on peut hélas conclure que, 82 ans après, le message de Fatima a seulement été mis en œuvre à 17 %. D'où les plaintes successives de Notre Seigneur, en Août 1931, puis de sa Mère en 1957.

b) Le placard de Partenia

Trente huit ans après la plainte de Notre-Dame, le 7 Janvier 1995, Pierre Georges parlait de "l'affaire Gaillot", en page 32 du quotidien français "Le Monde" qualifié de "La divine boussole, l'incontournable repère" par Jean François Kahn, auteur du livre "La pensée unique" chez Fayard (Paris, 1995), 301 pages, page 41. Son article, intitulé "L'évêque des sables", ne rentrait pas dans le champ du thème que nous abordons ici.

Cependant, il nous avait paru très intéressant car il développait un concept qui avait instantanément fait tilt chez nous, à savoir qu'il existait un lieu réel où l'on se débarrassait des fâcheux et des importuns. Dans le monde temporel, on l'appelait vulgairement "un placard" et nous ne l'ignorions pas. Mais, grâce à Pierre Georges, que nous ne remercierons jamais assez, nous savions désormais qu'au plan spirituel, on lui donnait le nom de "Partenia".

Or, il est dit, en Ap. 12-6, que la Femme enveloppée de soleil (à savoir Notre-Dame du 13 Octobre 1917) devra ensuite s'enfuir au désert, et y être exilée, reléguée, parce que dérangeant trop les plans établis sans elle.

D'où l'idée que nous avons aussitôt eue de lui donner ce joli nom de "Notre-Dame de Partenia", et de l'invoquer désormais sous ce nouveau vocable. Car il correspondait hélas parfaitement à sa situation actuelle d'émigrée, un état qu'a déjà connu son divin Fils qui, comme elle, n'a pas été accueilli par les siens (Jn 1,11).

c) Une question angoissante

Mais pourquoi tant de réticences de la part du Saint-Siège à mettre en œuvre la totalité du Message de Fatima, de Pie XI à nos jours ?
Pour notre part, nous voyons deux raisons qui pèsent d'un poids très lourd.

L'initiative malheureuse de l'entourage de Sœur Lucie :
La première est que le Saint-Siège ne semble pas être convaincu de la demande de Notre-Dame concernant la Consécration de la Russie à cause de l'initiative malheureuse de l'entourage de sœur Lucie. Car croyant sans doute bien faire, les directeurs spirituels de Lucie (le R.P. Goncalves s.j. et l'Evêque de Gurza en l'occurrence), puis Mgr Da Silva lui-même, ont pris une initiative malheureuse. En effet, ils ont fait envoyer, le 2 Décembre 1940, à Pie XII, par l'intermédiaire de Lucie, une lettre dans laquelle ils ont commis deux erreurs lourdes de conséquences.

1. Ils y ont mélangé deux demandes distinctes du Ciel (la Consécration du monde demandée à Alexandrina de Balasar, une autre portugaise, le 1er Août 1935, par Notre Seigneur en personne, et la Consécration de la Russie demandée à Lucie, par Notre-Dame) espérant, ainsi, faire aboutir les deux demandes à la fois.

2. Ils ont, en outre, concernant ces deux Consécrations, inversé les conditions posées par le Ciel, n'indiquant pas, par exemple, à Pie XII qu'il devait demander aux Evêques du monde catholique de s'unir à lui pour consacrer la Russie. Cela explique pourquoi, lors de la seule Consécration explicite de la Russie, le 7 Juillet 1952, ce dernier n'a pas sollicité l'Episcopat mondial.

Le résultat en est une regrettable confusion qui fait que le Saint-Siège a beaucoup de mal à s'y retrouver dans ses archives puisque la demande du 2 Décembre 1940 adressée à Pie XII n'est pas cohérente avec la demande adressée précédemment à Pie XI par Monseigneur Da Silva, en Mars 1937, le Saint-Siège en ayant accusé réception le 8 Avril 1937.

Les "Accords secrets (verbaux) de 1962" entre le Saint-Siège et Moscou :
La deuxième tient à l'existence des "Accords secrets (verbaux)" passé en 1962 entre le Saint-Siège et Moscou, à l'initiative de Jean XXIII qui tenait essentiellement à ce que participent au Concile Vatican II les Evêques des pays de l'Est ainsi que des observateurs orthodoxes russes. Le gouvernement soviétique donna son accord à la venue de ces derniers à condition que le Concile ne remette pas en cause le régime moscovite existant.

Et effectivement, lorsqu'on consulte la table analytique du Concile, on ne trouve aucun des mots suivants : communisme, marxisme, socialisme, ce qui est particulièrement surprenant, quand on se souvient du discours d'ouverture du 20 Octobre 1962 au cours duquel les Pères déclaraient "vouloir aborder les grands problèmes de leur temps".

En conséquence, le Concile du XXème siècle ne condamna pas l'hérésie du XXème siècle, à savoir le communisme, malgré plusieurs pétitions d'Evêques. Et voilà pourquoi Vatican II fut apolitique, pastoral et non doctrinal.

Mais quel rapport ce silence sur le communisme a-t-il avec le Message de Fatima ? Ne sommes-nous pas en train de mélanger politique et religion, et de glisser d'un terrain à un autre ? C'est là qu'un brin de discernement est nécessaire. Car effectivement, à Fatima, puis à Tuy, Notre-Dame n'a jamais demandé la condamnation du communisme mais la Consécration de la Russie, ce qui n'est effectivement pas du tout la même chose.

Aussi, si nous avons insisté sur ces "Accords (politiques) secrets de 1962", c'est parce qu'ils ont amené les Pères conciliaires à ne pas parler du régime soviétique. Et, à cause de ce climat de censure, tout ce qui touche au Message de Fatima fut occulté. En voici deux preuves :

1. Lorsqu'on consulte à nouveau la table analytique du Concile à la rubrique "paix", on ne trouve aucun des deux moyens voulus par le Ciel pour la donner au monde. Les mots suivants brillent, en effet, par leur absence : Cœur Immaculé de Marie, Consécration, dévotion réparatrice des premiers samedis, Russie.

2. De même, la Consécration de la seule Russie ne fut pas faite au cours d'un acte collégial, solennel, public, explicite et clair de réparation, alors que, de 1962 à 1965, les Evêques du monde catholique furent réunis autour de Jean XXIII, puis de Paul VI. Et c'est ainsi que fût gâchée une opportunités providentielle due à la Miséricorde Divine de donner enfin "la paix du Ciel" au monde.

d) Mais, "à la fin (de la lutte finale ?), le Cœur Immaculé de Marie triomphera (du Saint-Père ?) qui me consacrera la Russie. Et un certain temps de paix sera donné au monde"

Un obstacle facilement surmontable :
Des deux obstacles expliqués sommairement ci-avant, le premier, celui de la modification de la demande initiale de Notre-Dame, peut être facilement balayé par le Saint-Siège au moyen d'une étude critique et historique sérieuse. Les livres ou articles traitant de ce sujet abondent en effet. L'un des coauteurs de cet article l'a d'ailleurs expliqué lui-même à Monseigneur Jean-Baptiste Ré, alors assesseur à la Secrétairerie d'Etat, en Avril 1984, lors du pèlerinage des A.F.C. (Associations Familiales Catholiques) à Rome.

Un obstacle plus difficilement surmontable :
Par contre, en ce qui concerne le second obstacle, notre enquête ne nous a pas permis de savoir si, trente quatre ans après la fin de Vatican II, Jean Paul II se sent toujours lié par des accords passés par Jean XXIII pour la seule durée du Concile et, si oui, comment il compte s'en affranchir.
Car, à la lumière de l'événement de Fatima qui domine, explique, et juge tout le XXème siècle, et qui, de ce fait, constitue la boussole indispensable pour ne pas errer, il est évident que les Accords secrets de 1962 entre le Saint-Siège et Moscou constituent un obstacle psychologique majeur à la promotion de la paix et que, tant qu'ils n'auront pas été dénoncés par le Saint-Siège, on voit mal comment la Consécration de la Russie, telle que l'a demandée Notre-Dame, pourra être faite.
Et, par voie de conséquence, on voit mal comment le Saint-Siège osera approuver la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois et publier le "Troisième Secret de Fatima".

Bientôt, cependant, l'exorcisme collégial libérateur ? :
Cependant, le jour où le Pape Jean Paul II (ou l'un de ses successeurs : Pie XIII ?) décidera de faire fi de toute prudence humaine pour entrer résolument dans le plan du Ciel pour notre temps, quitte à provoquer un incident diplomatique, il lui faudra alors se souvenir qu'à Fatima, puis à Tuy, Notre-Dame n'a jamais demandé la Consécration du monde (seul ou avec la Russie), mais seulement celle de la Russie, parce que c'est là le foyer de l'athéisme qui menace le plus l'Eglise et le monde.

Voilà pourquoi, il est impératif de s'en tenir à la formule de Consécration qui répond à la demande du Ciel et à ses exigences. Et voilà pourquoi, lors de la prochaine tentative, il faudra que le Saint-Père bannisse des formules comme : le monde humain, le genre humain, les hommes, la famille humaine, tous les peuples, les nations...
Alors, effectivement, il sera donné au monde incrédule et apostat un certain temps de paix. Lorsqu'il le constatera, il se convertira à Dieu, au Christ ainsi qu'à l'Eglise catholique et romaine. Ce sera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie.

Jean-Louis Mangin / Camille Pierron (13 Mars 1999).

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