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◄ L'APPARITIONS À TUY (retour)du jeudi 13 juin 1929La France et le Sacré-Coeur Après les révélations de 1689 se rapportant à la France, Marguerite-Marie écrivit une première lettre à la Mère de Saumaise, son ancienne supérieure, en date du 23 février de la même année, afin de la remercier de tout ce qu'elle a fait dans le but de promouvoir le culte du Sacré-Cœur, et dès cette date, elle touche à demi-mot, il est vrai, le côté social et national de cette grande dévotion: « Ah ! que de bonheur pour vous et pour ceux qui y contribuent ! car ils s'attirent par là l'amitié et les bénédictions éternelles de cet aimable Cœur, et un puissant protecteur pour notre patrie ... Une seconde lettre, envoyée le 17 juin 1689, est beaucoup plus explicite :
« ... Il me semble que Notre-Seigneur désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et des rois, pour y être honoré autant qu'il y a été outragé, méprisé et humilié en sa Passion, et qu'Il reçoive autant de plaisir de voir les grands de la terre abaissés et humiliés devant Lui, comme Il a senti d'amertume de se voir anéanti à leurs pieds. Sainte Marguerite-Marie ne parle que du roi, car dans les idées de ce temps, le roi et la France ne faisaient qu'un. Le roi, c'était toutes les âmes de la France réunies en une seule âme. Notre-Seigneur Jésus-Christ l'appelle, Lui : le fils aîné de mon Sacré-Cœur.
Dans un magnifique discours, prononcé à Reims vers 1890, le chanoine Brettes dit : « La France avait autrefois le drapeau blanc. La terre n'en connut jamais de plus puissant, de plus glorieux. Ainsi, Jésus a demandé à la France de mettre le Sacré-Cœur sur le drapeau blanc. La France l'a refusé : le drapeau blanc a disparu et la vieille France avec lui ! La lettre du 17 juin 1689 resta sans réponse de la part de la mère de Saumaise. C'est pourquoi, Marguerite-Marie lui écrit de nouveau, le 12 août 1689, en ces termes : « Je vous avoue, ma chère Mère, que votre silence sur les deux lettres que je m'était donné l'honneur de vous écrire, me fait un peu de peine, ne sachant à quoi l'attribuer, sinon que peut-être je vous ai marqué trop librement et simplement mes pensées, que j'aurais peut-être mieux fait de cacher sous un humble silence. Vous n'avez qu'à me le témoigner, et je vous puis assurer qu'en cela je contenterai beaucoup l'inclinaison que j'ai à ne jamais parler de ces choses, mais de les tenir ensevelies dans le secret du sacré-Cœur de mon divin Maître. Il m'est témoin de la violence qu'il faut que je me fasse pour en parler; à quoi je ne me résoudrais pas, s'il ne me faisait connaître qu'il y va de l'intérêt de Sa gloire, pour laquelle je sacrifierais de bon cœur des millions de vies, si je les avaient, par le grand désir que j'ai de le faire connaître, aimer et adorer. Mais peut-être n'avez-vous pas reçu mes lettres, ce qui serait encore bien plus affligeant. » C'est par crainte que ces lettres se soient perdues, et afin que, si elle venait à mourir, son secret ne descendît pas avec elle dans la tombe, que sainte Marguerite-Marie rédigea le 28 août 1689 la lettre suivante :
Ainsi, quoiqu'il arrive, la demande resterait écrite afin de répondre aux demandes de Notre-Seigneur, à savoir donc: une consécration nationale au cœur de Jésus, un temple national élevé par la France au Cœur de Jésus, une inscription du Cœur de Jésus sur un étendard national, moyennant quoi Dieu rendra le roi, c'est à dire la France, victorieuse de tous ses ennemis, et lui donnera un règne éternel d'honneur et de gloire. La demande de Notre Seigneur se rapportant à la France est-elle arrivée jusqu'au roi ? Aucun élément ne permet de le certifier, mais si nous analysons la révélation de Notre Seigneur Jésus-Christ, à Sœur Lucie, en août 1931 à Rianjo, à savoir :
nous pouvons penser que Louis XIV savait exactement ce que Dieu voulait de lui, mais trop aveuglé par ses passions et trop enivré par son orgueil pour avoir rien soupçonné de l'abîme où ses erreurs et ses désordres allaient conduire la France, il mourut sans répondre aux demandes du Ciel. Ce fut alors que l'infortuné Louis XVI se décida, mais trop tardivement, à un acte qui eût peut-être conjuré le danger s'il avait été fait à temps. Tombé du trône dans une prison, accablé des malheurs de la France, voyant qu'il n'y avait de ressources nulle part, il se souvint de Marguerite-Marie, du secret qui avait été confié à son aïeul, et il se décida à accomplir enfin cette consécration de la France au Cœur de Jésus, que Dieu avait demandé à ses pères et qui n'avait pas été réalisée.
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