Le troisième secret

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LE TROISIÈME SECRET (retour)

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TÉMOIGNAGE DU PÈRE ALMEIDA
sur la rencontre publique de Paul VI et Sœur Lucie
le 13 mai 1967 à Fatima

Radio-Vatican a diffusé le 15 mai 1967, une interview du Père Almeida, chargé des émissions brésiliennes à Radio-Vatican, qui avait servi d’interprète à Paul VI pendant son pèlerinage à Fatima. Voici le texte intégral de cette interview recueillie par le Père Lucas, directeur d'alors des émissions en langue française de Radio Vatican :

Radio Vatican — Père Almeida, vous avez donc accompagné le Pape Paul VI, mais il y a suivre et suivre... ; précisons donc : avez-vous été présent à toutes les conversations du Saint-Père en portugais ?
Père Almeida — Oui, Père Lucas. j’ai été présent à toutes les rencontres publiques du Saint-Père, sauf à une seule, la conversation de Paul VI avec Salazar, qui s’est tenue en tète à tête et qui, dit-on, a eu lieu en français.

Radio Vatican — Merci. Venons maintenant aux relations du Saint-Père avec la voyante de 1917, la Sœur Lucie venue de son Carmel pour assister, cinquante ans après, à la merveilleuse prière, sur les lieux où, jeune paysanne, elle priait avec ses petits compagnons. Vous l’avez vue de plus près que moi ; lui avez-vous parlé et quelle a été son attitude ?
Père Almeida — Oui, j’ai pu lui parler ; mais elle restait silencieuse, enfouie dans la profondeur de sa joie et continuant sa prière. Des larmes coulaient lentement, paisibles ; aucune exaltation dans ses gestes simples et naturels.

Radio Vatican — Parlait-elle aux autres personnes de l'assistance ?
Père Almeida — Elle a parlé avec l'évêque de Leira qui l'a accompagnée pour visiter la basilique, la tombe de ses deux cousins et tout le domaine du sanctuaire qu’elle ne connaissait pas. Elle a parlé aussi avec le cardinal de Lisbonne.

Soeur Lucie rencontre Paul VIRadio Vatican — Quand a-t-elle rencontré le Pape ?
Père Almeida — Elle a rencontré le Pape uniquement sur le podium et à son siège près de l’autel où il venait de célébrer la messe. Le Pape était assis et la Sœur Lucie s’est agenouillée devant lui.

Radio Vatican — Pouvez-vous dire tout — je dis TOUT — tout ce que lui a dit le Pape ?
Père Almeida — Bien sûr, je peux dire tout ; tout s’est passé volontairement en public, chacun pouvait l’entendre et donc il n’y a aucun secret. Je n'étais pas interprète au sens habituel du terme — et ceci est encore une nouveauté dans le domaine des communications sociales. A Fatima, j’étais près du Saint-Père pour aider cette communication et la transmettre d’abord aux interlocuteurs, quand il le fallait, en traduisant, mais tout ce que le Pape disait pouvait être entendu par tous comme à une audience publique à Saint-Pierre [de Rome].

Radio Vatican — On a parlé d’une lettre que la Sœur Lucie aurait donnée au Pape ?
Père Almeida — Non ; il n’y a pas eu de lettre. Voici ce qui s’est passé. Sœur Lucie a présenté au Saint-Père, non pas une enveloppe, mais une sorte d'écrin marron, en cuir sans doute, une boite plate carrée. Et comme la Sœur n’arrivait pas à l'ouvrir, elle a sorti un petit canif pour essayer ; en vain, car elle était trop émue. C’est moi qui ai ouvert le petit écrin et l’ai présenté ouvert au Pape qui souriait toujours.

Radio Vatican — Et qu’y avait-il dans l’écrin ?
Père Almeida — Il y avait une palle ; la palle, le linge de forme carrée qui se pose sur le calice pour en protéger l’intérieur pendant la messe ; elle avait été brodée par Sœur Lucie.
Quant au parchemin, tenu par elle à la main, c’était comme ce que nous appelons un "trésor spirituel", joliment enluminé, avec la demande d'intensifier la pratique du rosaire pour la paix.

Radio Vatican — Dans l’écrin y avait-il un écrit adressé comme une lettre au Saint-Père ?
Père Almeida — Non, ni sur le parchemin ni d’ailleurs dans l’écrin il n’y avait rien d’autre que ce que j’ai dit, rien qui puisse être une communication d’autres idées.

Radio Vatican — Pendant son entrevue avec le Pape, lui a-t-elle parlé en tête à tête ?
Père Almeida — Non ; j’ai été présent à ses côtés au milieu des autres pendant tout le temps de l’entrevue. À un moment, Lucie a manifesté le désir de dire au Pape quelque chose pour lui seul, mais le Pape lui a répondu :
« Voyez, ce n’est pas le moment. Et puis, si vous voulez me communiquer quelque chose, dites-le à votre évêque ; c’est lui qui me le communiquera ; soyez bien confiante et bien obéissante à votre évêque. »
Et le Pape a béni Sœur Lucie comme un père bénit une enfant chérie qu’il ne reverra sans doute jamais plus.

Radio Vatican — Le Pape n’a donc pas eu d’autre entrevue avec Sœur Lucie ?
Père Almeida — Non ; le Pape n'a pas revu Sœur Lucie après cette rencontre à la tribune après la messe ; il ne la vue qu’en public sur le podium.

Radio Vatican — Permettez-moi une dernière question : dans ce que vous avez vu et entendu pendant le pèlerinage, y a-t-il un point sur lequel vous ne pouvez pas parler ?
Père Almeida — Non, il n'y a absolument rien de secret. Pendant le voyage du Pape à Fatima, tout s’est passé au grand jour, avec la plus grande simplicité. Père Lucas, vous le savez aussi bien que moi, l'Eglise d’aujourd’hui ne désire présenter au monde qu’une seule chose : la vérité.




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