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DÉCLARATION

Actualités religieuses du 18 juin 1999 : LE CARDINAL RATZINGER RÉPOND AUX QUESTIONS DES ÉVÊQUES SUR LES MOUVEMENTS : « Les mouvements peuvent être une grande aide car ils ont l'élan missionnaire du commencement »

Le Cardinal Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi a été mercredi au centre d'un débat au programme du Séminaire organisé par le Conseil Pontifical pour les Laïcs sur « Les mouvements ecclésiaux et les nouvelles communautés dans la sollicitude pastorale des évêques » qui a lieu à Rome, en présence de plus de 100 évêques et cardinaux du monde entier, jusqu'à samedi.

Avant de répondre aux questions des évêques le cardinal a rappelé que ses premiers contacts avec les mouvements remontent au milieu des années 60. Il a parlé de sa rencontre avec le Chemin Néocatéchuménal qui remettait au centre le « Baptême, sacrement un peu oublié dans l'Église, alors qu'il s'agit du fondement de notre foi, à une époque où la famille et l'école sont de moins en moins une initiation à la foi » ; avec Communion et Libération : « Nous avons trouvé Don Giussani et les siens dans les universités. A l'époque de la révolution marxiste, ils répondaient par une révolution plus radicale encore, celle de la foi chrétienne ». Il a parlé de sa rencontre avec le Renouveau dans l'Esprit : « J'ai eu la joie et la grâce de voir des jeunes chrétiens touchés par la force de l'Esprit Saint. A un moment de fatigue où l'on parlait de 'l'hiver de l'Église', l'Esprit Saint créait un nouveau printemps ».

Voici quelques unes des questions posées au cardinal :

« Le 30 mai 1998, la première phase de l'histoire des mouvements s'est terminée, la phase où il fallait que l'Église institutionnelle leur laisse de la place. Nous sommes maintenant dans la phase de reconnaissance. Lorsque le Pape Jean-Paul II dit que 'l'Église est en mouvement' qu'est-ce que ça signifie pour nous, évêques ? »
Cardinal Ratzinger : « L'évêque devient moins monarque et plus pasteur d'un troupeau. Il est face à son troupeau, pèlerin avec les pèlerins, comme disait Saint Augustin : nous sommes tous disciples à l'école du Christ. Même s'il reste le représentant du sacrement, l'évêque devient davantage un frère dans une école dans laquelle il y a un seul père et un seul maître. Il veille à ce que l'Église ne soit pas un marché, mais une famille. Il identifie l'Église particulière et l'Église universelle. Il n'est pas la source du droit et de la loi, mais il agit comme guide et comme témoignage d'unité dans le contexte de la familiarité de l'Église avec un seul maître. Il faut donc éviter le danger d'un sur-institutionnalisation. Tous les "Conseils", même s'ils sont utiles, ne peuvent pas être comme un groupe de gouvernement qui complique la vie des fidèles et leur fait perdre le contact direct avec les pasteurs. Un jour une personne me raconta qu'elle voulait parler avec son curé mais on lui disait toujours qu'il était en réunion. Il faut trouver une collaboration avec toutes les composantes du peuple de Dieu, afin que l'unité soit plus riche ».

Quelle relation y a-t-il entre la dimension institutionnelle et la dimension charismatique ?
Cardinal Ratzinger : « Les évêques ne sont pas seulement institution. Sans la dimension charismatique, on ne peut pas être un bon évêque. Ce sont eux qui ont la grâce pour discerner les charismes authentiques. Le dernier jugement est celui de l'évêque, dans la communion avec le corps épiscopal et avec le Saint Père. Mais cela suppose que l'évêque sente la responsabilité de ne pas éteindre l'Esprit, et qu'il ait le discernement. C'est son devoir de discerner et d'aider les mouvements à purifier tout ce qui est nécessaire. Car, si la source est l'Esprit Saint, les concrétisations sont ensuite humaines, elles comportent l'élément humain. Les évêques ont donc la tâche de discerner, pour aider les mouvements à trouver le juste chemin pour l'unité pacifique, et d'aider les curés de paroisse à s'ouvrir, à se laisser surprendre par ces formes suscitées par l'Esprit ».

Quel rapport doit-il y avoir entre les paroisses et les mouvements, entre les paroisses et les communautés de personnes ?
Cardinal Ratzinger : « Il est important de sauvegarder l'unité des fidèles qui sont une seule Église et pas plusieurs Églises. Il est très important de rester vivement conscient d'appartenir à une seule Église, afin que les phénomènes qui naissent soient au service de l'unique Église dans laquelle tous trouvent une place. Le christianisme n'est pas un groupe d'amis qui se séparent, mais des hommes trouvés par le Seigneur, c'est-à-dire des frères. Il faut accepter les frères parce qu'ils sont unis par l'unique foi, même s'ils ne plaisent pas ».

Va-t-on vers une institutionnalisation des mouvements ?
Cardinal Ratzinger : « Une certaine structure est indispensable pour que les choses soient plus ordonnées et pour permettre une intégration dans la vie de l'Église. Mais il faut veiller à ce que l'institutionnalisation ne devienne pas une cuirasse sur la vie. Il ne faut pas que l'institutionnalisation éteigne l'Esprit ».

L'Église sera-t-elle de plus en plus une minorité ? Quelle importance ont les mouvements ?
Cardinal Ratzinger : « L'évolution des cinquante dernières années montre que la religiosité ne disparaît pas, car c'est un désir que l'on ne peut pas effacer du cœur de l'homme. Mais il faut que ce désir soit bien guidé, car sinon une pathologie religieuse risque d'apparaître. C'est pour cela que nous avons la responsabilité d'offrir la vraie réponse, et ceci est une responsabilité historique de l'Église, au moment où la religion peut devenir une maladie qui ne donne plus le visage de Dieu, mais des éléments de substitution qui ne guérissent pas. Même si l'Église est une minorité, la priorité pour nous est celle de l'annonce. En Occident, les statistiques parlent d'une réduction du nombre des croyants; nous vivons une apostasie de la foi. Le défi aujourd'hui est que la foi ne se retire pas dans des groupes fermés, mais qu'elle éclaire tout le monde, et parle à tout le monde. Les premiers chrétiens étaient peu nombreux mais ils ont été écoutés parce qu'ils n'étaient pas un groupe fermé. Aujourd'hui aussi nous avons une mission universelle: rendre présente la vraie réponse à l'exigence d'une vie qui correspond au Créateur. L'Évangile est pour tous et les mouvements peuvent être une grande aide, car ils ont l'élan missionnaire du commencement, même s'ils ne sont pas nombreux, et ils peuvent encourager la vie de l'Évangile dans le monde ».




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