Le troisième secret

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LE TROISIÈME SECRET (retour)

     Historique et chronologie

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AUDIENCES

ALLOCUTION DE PAUL VI
AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE PORTUGAISE
le 13 mai 1967

Accueilli à l'aéroport de Monte-Real, à 9 h 45, par l'amiral Americo Tomaz, président de la République portugaise, Paul VI lui a adresser l'allocution ci-après :

« Monsieur Le Président de la République,

Profondément touché de la délicatesse empressée de Votre Excellence, nous la remercions d'être venue nous accueillir personnellement à notre arrivée. Nous remercions aussi Votre Excellence pour les paroles cordiales de bienvenue qu'Elle vient de nous exprimer.

C'est avec la plus grande satisfaction que nous touchons le sol portugais. De cette terre bénie de sainte Marie est partie dans le passé, pour les régions les plus lointaines du monde, une troupe généreuse de hérauts de l'Evangile.

Aujourd'hui, de partout vers elle, conflue une pieuse multitude de pèlerins.
Nous aussi nous venons comme pèlerin. C'est notre ardent désir de rendre un hommage filial à la Mère de Dieu à Cova da Iria. C'est là à présent que nous dirigeons nos pas en esprit d'oraison et de pénitence pour supplier Notre-Dame de Fatima de faire régner l'inestimable bien de la paix dans l'Eglise et le monde.

Notre sollicitude pastorale, comme le sait bien Votre Excellence, nous pousse en ce moment particulier de l'histoire de l'Eglise et de l'humanité à employer toutes nos forces dans la poursuite de deux buts de la plus grande importance.

Le premier regarde la vie intime de l'Eglise elle-même. Le second se réfère à la contribution d'amour qu'elle cherche à donner aux hommes de ce monde où elle vit.
Et puisque ces deux intentions sont l'objet de notre très vive préoccupation, nous allons à Fatima avec l'humilité et la ferveur d'un pèlerin qui affronte un long voyage pour les confier à Celle que l'Eglise et le peuple chrétien invoquent sous le doux nom de Marie.

Au commencement de cette marche de foi en terre portugaise, nous désirerions donc adresser une cordiale salutation à Votre Excellence, monsieur le Président de la République, et aux autorités présentes, au cardinal patriarche de Lisbonne et à tous les membres de l'épiscopat, comme aussi au clergé, aux religieux et religieuses, et à tout le peuple de cette très fidèle nation.

Que Notre-Dame de Fatima fasse descendre sur le Portugal catholique les plus abondantes grâces de bien-être spirituel et matériel, de prospérité, de progrès et de paix. »


ALLOCUTION DE PAUL VI
AU CORPS DIPLOMATIQUE
le 13 mai 1967

Après la messe à la Cova da Iria, Paul VI s'est retiré dans une maison de retraite; là il a reçu l'amiral Tomaz, président de la République portugaise ; le président Salazar, avec lequel il a eu un entretien seul à seul pendant neuf minutes ; M. Munoz-Grandes, capitaine général d'Espagne ; puis les anciennes familles royales du Portugal, d'Italie et d'Espagne.

Voici l'allocution qu'il a prononcée en français en recevant le corps diplomatique :

« Nous désirons adresser un salut respectueux et cordial aux membres du corps diplomatique accrédité auprès de la République portugaise.

Nous sommes très sensible, Messieurs, à votre présence en ce lieu, et à l'hommage que vous avez voulu rendre ainsi à l'Eglise en notre humble personne.
Vous manifestez, par ce geste de délicate courtoisie, votre assentiment à la démarche que nous accomplissons en ce jour. Vous montrez que vous en appréciez le sens et la portée.

Nous sommes venu ici en pèlerin. Nous y sommes venu pour prier, pour implorer de la divine miséricorde le don de la paix, après laquelle soupirent si ardemment les hommes de notre temps. Non certes n'importe quelle paix : mais celle que nous appelions de nos vœux dans notre récente encyclique "Populorum progressio", et qui repose sur les quatre bases si heureusement définies par notre grand prédécesseur Jean XXIII dans un document justement célèbre, et qui sont la vérité, la justice, l'amour et la liberté.

Vous pourrez mieux que d'autres, peut-être, et avec plus d'autorité, attester, Messieurs, le caractère purement religieux de ce pèlerinage. D'avance, nous vous en disons notre reconnaissance.

En vos personnes, nous saluons également vos gouvernements et les nations dont vous êtes les dignes représentants. Et en invoquant sur elles, sur vous-mêmes et sur vos familles, la divine assistance, nous aimons à renouveler le souhait que nous formions au terme de notre encyclique : puisse la grande famille humaine progresser dans les voies de la fraternité et de la paix et attirer toujours davantage sur elle les Bénédictions du Dieu tout-puissant !.»


ALLOCUTION DE PAUL VI
À UN GROUPE DE CHRÉTIENS NON CATHOLIQUES
le 13 mai 1967

« Frères chrétiens,

Nous sommes heureux de vous saluer ici au cours de ce rapide pèlerinage. Nous sommes venu à Fatima pour vénérer la Mère du Christ, Celle dont Elisabeth a déclaré : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. »

Nous pouvons ensemble trouver dans la Vierge telle que le Nouveau Testament nous la présente, le modèle de notre foi et de notre humilité. Marie est Celle qui a cru : « Je suis la Servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. » Elle croit et en même temps elle se déclare servante. Croyant en Celui à qui rien n'est impossible, Marie s'efface devant lui et se met humblement au service du mystère du salut.

Dans l'état actuel des divisions chrétiennes, il ne vous est pas possible, Frères, de partager toutes nos convictions sur Marie. Mais néanmoins nous avons en commun ce modèle de foi et d'humilité, que nous devons traduire à notre tour dans nos propres vies au service du Seigneur. Et nous pouvons légitimement espérer, avec la grâce du Seigneur, que ce service commun nous rapprochera les uns des autres.

Nous nous associons dès lors de plein cœur au chant de joie et de reconnaissance de Marie, Mère de Dieu : « Mon âme magnifie le Seigneur et exulte en Dieu mon salut..., il a fait en moi de grandes choses..., sa miséricorde s'étend d'âge en âge pour ceux qui le craignent. »

Agréez, chers et vénérés Frères, nos vœux les meilleurs et veuillez partager notre désir et notre espoir que nous puissions un jour célébrer l'intégration parfaite dans la même foi et dans la même charité de tous ceux qui s'honorent du nom de chrétien. »


ALLOCUTION DE PAUL VI
À L'ÉPISCOPAT PORTUGAIS
le 13 mai 1967

« Monsieur le Cardinal Légat,
Monsieur le Cardinal, Patriarche de Lisbonne,
Messieurs les Évêques du Portugal, continental, insulaire et d'Outre-Mer,

Durant Notre bref séjour en terre portugaise, Nous ne pouvons pas manquer d'adresser une parole spécialement affectueuse à l'épiscopat portugais ici présent.
Nous désirons d'abord exprimer notre gratitude pour votre invitation à la fois aimable et pressante, nous demandant de prendre part personnellement à Fatima à cette solennelle célébration.

Nous sommes ici, l'âme débordante de joie et d'émotion. Nous sommes en même temps un pèlerin de Fatima. Nous venons de Rome pour faire monter dans la Cova da Iria notre supplication ardente pour la paix de l'Eglise et du monde.

Nous désirons aussi manifester sincèrement notre approbation pour l'œuvre de fécond apostolat que vous menez dans vos diocèses et encourager votre zèle pastoral à traduire en termes de vie la doctrine du récent Concile œcuménique, afin que, selon vos sages directives, le renouvellement spirituel, que tous nous souhaitons, donne des fruits abondants dans ce pays béni qui se vante d'être la "nation très fidèle" et la "terre de Sainte Marie".

C'est avec une joie profonde qu'en ce lieu nous ouvrons notre cœur à ces sentiments de confiance et que nous vous assurons que nous sommes à vos côtés, avec notre responsabilité de Pasteur universel et notre amour de Père commun, dans tout ce que vous entreprendrez, en union avec nous, pour le bien spirituel du peuple qui vous a été confié et celui de toute l'Eglise de Dieu.

Que vous assiste toujours, de sa protection ineffable, Celle dont ensemble nous célébrons la gloire et dont nous portons le nom très doux avec amour sur nos lèvres et dans nos cœurs.
Notre-Dame de Fatima, priez pour nous. »


ALLOCUTION DE PAUL VI
AU REPRÉSENTANTS DU LAÏCAT DU PORTUGAL
le 13 mai 1967

« Très chers Fils,

Voici que nous sommes au milieu de vous pour vous adresser aussi notre parole de salutation, de reconnaissance et d'encouragement.

Nos salutations, parce que vous êtes les représentants du laïcat catholique du Portugal pleinement consacrés à la cause de l'Eglise dans vos organisations.
Notre reconnaissance, parce que vous travaillez avec grand enthousiasme et générosité dans l'œuvre de christianisation profonde des milieux très différents où vous vivez et où vous exercez vos professions.
Nos encouragements, parce que nous sommes à l'heure des laïcs. Le Concile œcuménique vous appelle à coopérer, comme membres vivants du Corps mystique du Christ, à l'accroissement de l'Eglise et à sa continuelle sanctification.

Vous êtes spécialement invités à rendre l'Eglise présente et agissante dans les lieux et les circonstances où seulement par votre entremise elle pourra devenir le sel de la terre.

Dévouez-vous donc, chers fils du laïcat portugais, en esprit de fidélité, de collaboration et d'amour, sous la direction de vos pasteurs, à la réalisation parfaite de votre vocation dans l'Eglise en lui offrant, avec la générosité qui vous caractérise, le tribut d'un témoignage d'une vie exemplaire et d'un apostolat intensif.
Que Notre-Dame de Fatima vous bénisse. »

Signalons ce témoignage rapporté par le Père Pierre Gallay dans le journal « La Croix » des 15 et 16 mai 1967 :

« A tort ou à raison, Fatima apparaissait à certains comme une forteresse de l'anti-Concile. Au nom de je ne sais quel passé on allait jusqu'à opposer Fatima au Pape et aux évêques. Ce sera beaucoup plus difficile à l'avenir. Fatima a été l'occasion pour le Pape de rappeler la nécessité d'une prière et d'une foi telles que beaucoup de chrétiens la vivent et aussi de demander qu'on s'ouvre réellement à Vatican II. Des prêtres portugais, avec lesquels j'ai pu parler, souhaitent ardemment que Fatima devienne aussi un haut lieu de culture spirituelle. “ Très peu d'ouvriers et encore moins d'étudiants et d'intellectuels viennent ici. Ils n'y trouvent pas la pastorale dont ils ont besoin. Tout est encore à faire pour eux ”, m'ont-ils dit. »




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