Le troisième secret

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LE TROISIÈME SECRET

Analyse approfondie

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DOCUMENT DE LA CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
Presentation historique Parties 1 et 2 du secret Troisieme partie du secret Lettre du pape a Sr Lucie
Rencontre avec Mgr. Bertone Communication de Mgr. Sodano Commentaire de Mgr. Ratzinger Format texte pour imprimer

LE VATICAN DÉLIVRE AU MONDE UN «  FAUX SECRET  »


LE 13 MAI 2000, LE CARDINAL SODANO CREA LA SURPRISE

Le 13 mai 2000, au cours de la cérémonie de béatification de Francisco et Jacinta Marto, et après l'homélie de Jean-Paul II, le cardinal Sodano prit la parole en portugais. Il présenta ses vœux au pape à l'occasion de son quatre-vingtième anniversaire, puis le cardinal créa la surprise en ajoutant : « A l'occasion de l'événement solennel de sa venue à Fatima, le souverain pontife m'a chargé de vous faire une annonce. Comme vous le savez, le but de sa visite à Fatima a été la béatification des deux petits bergers. Mais il veut aussi donner à ce pèlerinage le sens d'un geste renouvelé de gratitude envers la Madone, pour la protection qu'elle lui a accordée durant ses années de pontificat. C'est une protection qui semble concerner aussi ce qu'on appelle la troisième partie du secret de Fatima.
Ce texte constitue une vision prophétique comparable à celles de l'Ecriture sainte, qui ne décrivent pas de manière photographique les détails des événements à venir, mais qui résument et condensent sur un même arrière-fond des faits qui se répartissent dans le temps en une succession et une durée qui ne sont pas précisées. Par conséquent, la clé de lecture du texte ne peut que revêtir un caractère symbolique.
La vision de Fatima concerne surtout la lutte des systèmes athées contre l'Eglise et contre les chrétiens. Elle décrit l'immense souffrance des témoins de la foi du dernier siècle du deuxième millénaire. C'est une interminable via Crucis, guidée par les papes du XXe siècle.
Selon l'interprétation des petits bergers, interprétation confirmée récemment par sœur Lucie, "l'Evêque vêtu de blanc" qui prie pour tous les fidèles est le Pape. Lui aussi, marchant péniblement vers la Croix parmi les cadavres des personnes martyrisées (évêques, prêtres, religieux, religieuses et nombreux laïcs), tombe à terre comme mort, sous les coups d'une arme à feu.
Après l'attentat du 13 mai 1981, il apparut clairement à Sa Sainteté qu'il y avait eu "une main maternelle pour guider la trajectoire du projectile", permettant au « pape agonisant » de s'arrêter "au seuil de la mort" »
.

Immédiatement les radios et télévisions diffusent un flash spécial : « le troisième secret de Fatima est officiellement connu : il annonce l'attentat dont Jean-Paul II fut victime le 13 mai 1981 et la souffrance des témoins de la foi au cours du XXè siècle ».
Le lendemain, les journaux font une large place à cette information centrée presque exclusivement sur la tentative d'attentat contre le pape dix-neuf ans plus tôt, mais pas un — et surtout pas le journal « La Croix » — ne relève déjà l'imposture : le cardinal Sodano dit, en effet, que « la clé de lecture du texte [du troisième secret] ne peut que revêtir un caractère symbolique » et qu'il résume « des faits qui se répartissent dans le temps en une succession et une durée qui ne sont pas précisées ». Or, entre mai et octobre 1917 au cours des six apparitions, la Sainte Vierge a toujours donné des dates précises : « Si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI en commencera une autre pire »; en outre, jamais elle n'a employé des symboles pour s'exprimer, ne laissant ainsi aucune place à de multiples interprétations.

En fin de déclaration, le cardinal Sodano commet une lourde erreur qui trahit la sincérité de ses propos. Il dit, en effet, que « la troisième partie du secret de Fatima semble appartenir au passé », oubliant dans l'emportement que les paroles de la Sainte Vierge datent de 1917 et qu'à cette époque elles avaient un caractère prophétique. Si le cardinal Sodano était en train de communiquer le véritable troisième secret, il se serait placé en 1917 et non en l'an 1981.

Enfin, le cardinal précisait : « Pour permettre aux fidèles de mieux recevoir le message de la Vierge de Fatima, le pape a confié à la Congrégation pour la doctrine de la Foi le soin de rendre publique la troisième partie du secret, après en avoir préparé un commentaire approprié. »

PRÉSENTATION DU DOCUMENT À LA PRESSE

Initialement annoncé pour le 15 juin 2000, le document intitulé « le message de Fatima » sera rendu publique, au cours d'une conférence de presse, que le 26 du même mois. Le cardinal Ratzinger, assisté de Mgr. Bertone, présenta un dossier de quarante-cinq pages comportant :
- la photocopie du manuscrit de sœur Lucie, daté du 3 janvier 1944, avec sa traduction officielle,
- le manuscrit et les traductions des deux premières parties du secret,
- une lettre de Jean-Paul Il à sœur Lucie, datée du 19 avril 2000, soit trois semaines avant la cérémonie de béatification de François et Jacinthe,
- le compte rendu d'une rencontre entre Mgr Bertone et sœur Lucie, le 27 avril 2000, au carmel de Coimbra,
- la déclaration du cardinal Sodano, le 13 mai à Fatima,
- un commentaire théologique du cardinal Ratzinger.

Ce dossier a été quasiment occulté par les radios et télévisions; seuls certains journaux ont fait une large place à la publication officielle du document, se limitant juste à retracer les événements de 1917 sans analyser le contenu des nouveaux textes, montrant même un certain scepticisme. L'annonce très médiatique du 13 mai ne laissait guère de prise à la curiosité, dans la mesure où elle consiste à renvoyer Fatima à l'Histoire, faisant du "Secret" une vision allégorique du siècle passé. Autant dire, donc, que pour la plupart des catholiques, le « Troisième Secret » restera celui de l'attentat du pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981, place Saint Pierre. C'est sans nulle doute le but de la manœuvre en publiant le document un mois et demi après le voyage du pape à Fatima.

LES TROIS PARTIES DU SECRET

Mgr. Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et Mgr. Tarcisio Bertone, secrétaire de cette congrégation communiquent les deux premières parties du Secret et donnent pour authentique le texte de la troisième. Nous savons que la Sainte Vierge communiqua le 13 juillet 1917 un secret en trois parties dont voici le récit de la vision et le Message de la Sainte Vierge, d'après les écrits de sœur Lucie :

1°) La vision

«  [Notre-Dame] ouvrit de nouveau les mains, comme les deux derniers mois [en mai et juin 1917]. Le reflet (de la lumière) parut pénétrer la terre et nous vîmes comme un océan de feu. Plongés dans ce feu nous voyions les démons et les âmes (les damnés). Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes qui sortaient d'elles-mêmes, avec des nuages de fumée. Elles retombaient de tous côtés, comme des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, au milieu des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. (C'est à la vue de ce spectacle que j'ai dû pousser ce cri "Aïe !" que l'on dit avoir entendu de moi). Les démons se distinguaient (des âmes des damnés) par des formes horribles et répugnantes d'animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme de noirs charbons embrasés.
Cette vision ne dura qu'un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui, à la première apparition, nous avait promis de nous emmener au Ciel. Sans quoi, je crois que nous serions morts d'épouvante et de peur. »

2°) Le Message de Notre-Dame

« Effrayés, et comme pour demander secours, nous levâmes les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse :

[Premier Secret] «  Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion de mon Cœur Immaculé. Si l'on fait ce que Je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront et l'on aura la paix. La guerre va finir, mais si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI commencera une pire encore. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne qu'Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l'Eglise et le saint-Père.
[Deuxième Secret] Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Eglise. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix.
[Troisième Secret] Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi, etc. Cela, ne le dites à personne, à François, oui, vous pouvez le dire. »

3°) Analyse

Comme nous pouvons le constater, la première phrase de l'authentique troisième secret commence par : « Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc. » et vient à la suite du deuxième secret. Sœur Lucie n'a jamais intercalé une nouvelle vision ni même laissé entendre qu'un interlude existait entre les deux. Au contraire, la Vierge commence à délivrer son secret par : « Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. » et termine par ces mots : « Cela, ne le dites à personne, à François, oui, vous pouvez le dire. » Or, ces derniers mots sont d'une extrême importance car François, au cours de toutes les Apparitions de Notre-Dame a toujours vu mais n'a jamais rien entendu des paroles célestes. S'il y avait eut une vision, comme veut nous le faire croire le Vatican, la Sainte Vierge n'aurait pas dit : « Cela, ne le dites à personne, à François, oui, vous pouvez le dire. », car une vision ne se dit pas mais se raconte.
L'abbé Paul Kramer note que, « contre toute attente, le texte officiel du troisième secret ne contient pas d'autres paroles de Notre-Dame de Fatima. Il semble difficile de croire que les paroles de Notre-Dame de Fatima aient une fin ambiguë — ‘... etc’ — Où est le reste de ce que Notre-Dame de Fatima a dit ? » L'abbé Kramer a noté en outre que « l'avis du Vatican, en 1960, concernant sa décision de ne pas publier le troisième Secret cette année là fait référence spécifiquement à la décision de ne pas révéler les paroles de Notre-Dame qui figurent dans le texte du Secret. Mais le texte du troisième secret publié en 2000 ne contient aucunes paroles de Notre-Dame [ndlr : venant à la suite de : "Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, ... etc."]. Cela soulève une question grave, dans l'esprit de beaucoup de gens ».
Nous avons donc la preuve formelle que la troisième partie du secret ne contient qu'un ensemble de paroles de Notre-Dame et qu'il n'y a donc aucune vision.

Or, le Vatican nous en présente une  :

LE TEXTE DU TROISIÈME SECRET SELON LE VATICAN

«  Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde; mais elles s'éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui; l'Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d'une voix forte : Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : "Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant" un Evêque vêtu de Blanc, "nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père". Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce; avant d'y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques, les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu. — Tuy, le 3 janvier 1944. »

ANALYSE CRITIQUE DU DOCUMENT DE Mgr. BERTONE

Dans son exposé, le secrétaire de la Congrégation met l'accent sur les consécrations du monde au Cœur Immaculé de Marie faites par Jean-Paul II le 7 juin 1981 et le 25 mars 1984. Pour prouver que cette consécration a été faite, il présente une lettre de sœur Lucie écrite le 8 novembre 1989 sur laquelle il est écrit : « Cela a été fait, comme Notre-Dame l'avait demandé, le 25 mars 1984 ». Ces consécrations ne peuvent être tenues comme valablement réalisées "comme Notre-Dame l'avait demandé" car elles ne mentionnent pas la Russie de façon explicite.

Cette lettre, prétendument attribuée à Sœur Lucie, a été diffusée en 1989 par les autorités religieuses de Fatima, dans le cadre d'une véritable campagne d'intoxication et de désinformation (dont l'origine semble être certains personnages très haut placés du Vatican) destinée à faire croire à l'opinion publique que la consécration du 25 mars 1984 répondait en tous points à la consécration demandée par Notre-Dame. En fait, ce n'est pas une lettre mais cinq qui furent attribuées à la voyante (voir (2) de la contribution n° 11 au forum). Certaines de ces lettres contiennent de grossières erreurs sur les événements de Fatima, et la seule critique interne de ces cinq documents suffit à montrer qu'il s'agit de lettres apocryphes : elles ne contiennent pas le moindre élan de dévotion pour le Cœur Immaculé de Marie; elles développent des thèmes rhétoriques étrangers à Sœur Lucie; enfin, elles sont rédigées dans un esprit absolument contraire au cœur et à l'âme si simples et si dévots de Sœur Lucie.

Nous l'avons vu, le troisième Secret commence par : « Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. ». Curieusement, dans le document de la congrégation, cette phrase est supprimée dans le texte supposé original du troisième secret et n'apparaît qu'en note (note 7). Cette partie avait été rédigée par Lucie en 1944 qui déclara plus tard : « En l'écrivant, j'ai en quelque sorte révélé le secret. ». Cette phrase introductive du troisième secret concerne avec certitude la perte de la Foi et l'apostasie : Les déclarations faites depuis 60 ans par ceux qui ont lu le véritable troisième secret — Y compris le cardinal Ratzinger — ne laissent aucun doute sur ce point; mais la vérité fait peur aux prélats, qui pour la plupart sont francs-maçons : en 1966, le Père Alonso fut nommé expert officiel de Fatima et écrivit quatorze volumes d'après les entretiens qu'il avait eu avec sœur Lucie. Le Vatican lui a interdit formellement de publier quoi que ce soit sur les Apparitions et le Secret. En 1982, peu avant sa mort, il rédige tout de même un article dans lequel il écrit : « Une révélation du secret aurait conforté un traditionalisme qui se serait cru assisté par les prophéties de Fatima et le progressisme aurait hurlé contre les apparitions qui, d'une manière si scandaleuse, sembleraient freiner la marche en avant de l'Eglise conciliaire », mais la Congrégation pour la doctrine de la foi dément en déclarant : « Jusqu'à présent, nous avons laissé les intégristes suivre leur tragique chemin. En plus de l'appel fondamental à la pénitence, ce que le Vatican a montré d'important est la réfutation de la thèse principale des intégristes : le secret n'a rien à voir avec l'apostasie liée au Concile, au Nouvel Ordo [de la messe] et aux papes conciliaires, comme les intégristes le soutiennent depuis des décennies. Ce fait seul valait la peine de révéler ce secret. » Bien !, mais alors pourquoi interdire de publier aujourd'hui encore l'œuvre intégrale du Père Alonso  ? Le Vatican aurait-il à cacher l'authentique troisième secret  ?

D'autre part, la Congrégation occulte la demande de la Sainte Vierge qui demanda que le Secret soit révélé au plus tard « en 1960, car alors ce serait plus clair ». Au regard des déclarations les plus sérieuses sur l'authentique troisième secret on peut en déduire que la Sainte Vierge voulait révéler ce secret à cette date pour mettre en garde le monde contre l'ouverture d'un concile pastoral Vatican II, qui laisserait entrer « les fumées de Satan » dans l'Eglise, de l'aveu même du pape Paul VI.

Sur ce sujet, le 27 avril 2000, Mgr. Bertone demanda à la voyante pourquoi la Sainte Vierge lui avait dit « qu'à cette date [1960], il paraîtrait plus clair ». Sœur Lucie lui aurait répondu : « Ca n'a pas été Notre-Dame mais moi qui ai mis la date de 1960 car, selon mon intuition, avant 1960, on n'aurait pas compris, on aurait compris seulement après. Maintenant, on peut mieux comprendre. » Comment donc, sœur Lucie aurait-elle pu avoir une telle « intuition » en 1944 (soit seize ans avant l'année 1960) sans une indication du Ciel  ? Aussi, doit-on prendre avec une grande réserve le compte rendu de la rencontre de sœur Lucie avec le prélat, d'autant plus que ce dernier affirme que, lors de l'entretien, la religieuse a confirmé intégralement l'interprétation du texte qui lui était présenté. Or, la voyante a précisé : « J'ai écrit ce que j'ai vu [sans doute parlait-elle du seul tableau de la vision du 13 juillet 1917]. L'interprétation ne me regarde pas, elle regarde le pape. », laissant ainsi clairement entendre qu'elle ne cautionne pas le texte présenté par le Vatican.

LETTRE ATTRIBUÉE A SŒUR LUCIE

Le Vatican nous présente t-il, une fois de plus, une fausse lettre  ? Nous ne pouvons répondre que par l'affirmative puisqu'il a été prouvé ci-dessus que la vision du 13 juillet 1917 ne contient qu'un ensemble de paroles de Notre-Dame.

Le contenu et le sens du texte de la vision présenté le 26 juin 2000 diffèrent de la déclaration faite par le cardinal Sodano. Le 13 mai, ce dernier parlait « d'un évêque vêtu de blanc » qui « tombe à terre comme mort, sous les coups d'une arme à feu », affirmant qu'il s'agit du pape Jean-Paul II. Le texte officiel donne une toute autre version : l'évêque vêtu de Blanc est « tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ». Or, le pape ne fut pas tué par des soldats, mais fut victime d'un attentat politique dont les tueurs étaient des professionnels du crime.

De plus, la traduction littérale du texte, écrit en portugais, ne dit pas que l'Evêque vêtu de Blanc fut tué par « une arme à feu ». La bonne traduction est la suivante : « ... il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups et des flèches ». Cette altération a sans doute pour but de donner un crédit à la déclaration très confuse du cardinal Sodano car on le voit bien en lisant la lettre que nous donne la congrégation : on ne peut pas dire que cet « évêque vêtu de Blanc » soit le pape Jean-Paul II. D'ailleurs, au cours de la conférence de presse du 26 juin, le cardinal Ratzinger est resté sur ce point assez en retrait des propos de tous ceux qui ont, depuis la cérémonie de béatification des deux petits voyants, commenté le discours du cardinal Sodano en affirmant qu'il avait déclaré que le troisième Secret avait annoncé l'attentat dont Jean-Paul II a été victime en 1981.

Autre élément qui fait fortement douter de l'authenticité du texte est l'expression « l'évêque vêtu de Blanc », car dans toutes les Apparitions, la Sainte Vierge emploie l'expression « le Saint Père ». Bien sur, on peux penser que le dépôt de la tiare par Paul VI, le 13 novembre 1964, en signe de renonciation à la souveraineté du Pontife romain, donnerait une légitimité au prétendu troisième secret, puisque le pape est vêtu de blanc; toutefois il n'en reste pas moins le Souverain Pontife, donc chef de l'Eglise et Pape. On ne peut dès lors le considérer comme un évêque, même s'il est « vêtu de Blanc ».

ANALYSE CRITIQUE DU DOCUMENT DU CARDINAL RATZINGER

Le cardinal Ratzinger croit « reconnaître le siècle écoulé comme le siècle des martyrs, comme le siècle des souffrances et des persécutions de I'Église, comme le siècle des guerres mondiales et de beaucoup de guerres locales, qui en ont rempli toute la seconde moitié et qui ont fait faire l'expérience de nouvelles formes de cruauté ». Cet argument ne tient pas car de tous temps il y a eu des martyrs, des souffrances, des persécutions contre l'Eglise, et des guerres. Aussi, la prétendue vision aurait pu parfaitement s'appliquer à toute autre époque antérieure au XXème siècle puisque aucun élément ne permet d'affirmer avec certitude qu'elle concerne « la seconde moitié » de cette fin de millénaire.

Au cours de son Histoire, l'Eglise et les chrétiens des premiers siècles n'ont pas été épargnés par des persécutions physiques très violentes et cruelles, et le nombre de martyrs ayant souffert la mort par fidélité au Christ est considérable. Nombreux aussi ont été les papes tombés sous les coups d'un attentat :

a) Papes victimes d'un attentat ou assassinés  :

Calixte I : victime d'une émeute soulevée contre les chrétiens, en 222.

Lorsque Calixte prit place à la tête de l'Eglise de Rome, il avait eu déjà une vie aventureuse et mouvementée car c'était un ancien esclave. Son maître, familier de l'empereur Commode qui régna de 180 à 192, l'avait chargé à l'époque d'opérations financières. Calixte, trompé par les juifs, y laissa l'argent de son maître et celui que ses frères chrétiens lui avaient confié. Effrayé, il s'enfuit, fut repris et emprisonné. Mais son maître préféra s'en remettre à son habileté et à sa probité. Relâché, Calixte parvint à récupérer les sommes que les juifs lui avaient soustraites, ce qui lui valut d'être dénoncé par eux comme chrétien. On le déporta en Sardaigne. Gracié, il revint à Rome sous le pontificat de Victor qui lui accorda une pension annuelle. Le clergé le désigna alors pour être diacre. Choisi par Zéphyrin comme auxiliaire, il était acclamé Pape à l'unanimité par le clergé romain à la mort de ce pontife en 217.
Sur la chaire de saint Pierre, Calixte apporta la prudence et le savoir-faire que lui valaient ses qualités d'hommes d'affaires. Tertullien et Hippolyte lui en feront le reproche en le traitant d' « équilibriste ».

Sixte II : décapité par des soldats le 6 août 258, alors qu'il célébrait la messe.

Suite à un édit de l'empereur Valérien, signé en 257, les chefs hiérarchiques de l'Eglise furent persécutés. Saint Etienne, alors Pape, prit le chemin de l'exil. Sixte II avait été élu à la place d'Etienne. Il entreprend aussitôt de correspondre avec saint Cyprien pour renouer les relations entre le Saint-Siège et l'évêque de Carthage. Mais les événements s'opposaient à l'activité que souhaitait déployer le nouveau Pape. En 258, un second édit ordonne aux évêques, prêtres, diacres et chrétiens de l'aristocratie d'adjurer sous peine d'être décapités et d'avoir leurs biens confisqués.
C'est ainsi que, le 6 août 258, Sixte II, prêchant dans une chapelle souterraine du cimetière de Prétextat, est arrêté, jugé puis ramené au cimetière pour y être mis à mort. On le décapita sur sa propre chaire.
A l'occasion de cette même persécution, saint Laurent à Rome, saint Cyprien à Carthage, saint Fructueux à Tarragone, subirent le martyre.

Etienne I : emprisonné, puis décapité en 260.

Il fut élu Pape après la mort de Lucius I, sous l'empire de Valérien et de Gallien son fils, qui, durant son pontificat, persécutèrent cruellement l'Eglise. De nombreux chrétiens furent sauvagement tués. La peur fut si grande, que certains se cachaient dans les cavernes et même dans les sépulcres des morts.
Le saint pontife Etienne I fut de ceux-là; ayant entendu dire que les empereurs avaient fait publier un Edit par lequel quiconque pouvait dénoncer un chrétien, en échange de quoi il en serait récompensé, le pape convoqua le clergé de Rome et leur dit : « Mes frères et soldats de Jésus-Christ, vous avez déjà entendu parler de l'édit impie et diabolique que les empereurs ont publié contre nous, chrétiens : voici maintenant le temps de mépriser les biens de la terre, de peur de perdre celles du ciel. Ne craignons pas les princes du monde, mais seulement le Seigneur du ciel et de la terre, Jésus-Christ, qui nous délivrera de nos ennemis; et si nous mourons pour lui, nous serons bienheureux. »
Par ces paroles, Etienne I fit plusieurs miracles, en témoignage de notre sainte foi, ce qui provoqua chez les empereurs un grand courroux contre lui et fut capturé avec un grand nombre de prêtres, de diacres et de clercs.
Le saint Pape arrivant au temple pour y être condamné à mort, leva les yeux au ciel, en présence de tous les ministres et de l'empereur et fit cette prière du fond du cœur, et les larmes aux yeux : « Seigneur Dieu, qui renversâtes de votre bras puissant la tour de Babylone, je vous supplie humblement de détruire ce lieu où le diable est estimé dieu, et où l'impiété et la superstition sont librement exercées. »
A peine eut-il achevé ces paroles, qu'on entendit un tonnerre épouvantable ; la foudre tomba du ciel, et ruina une grande partie de ce temple de Mars. Les soldats et les bourreaux s'enfuirent tout éperdus, et laissèrent le Pape Etienne I libre, ainsi que tous les chrétiens qui étaient avec lui.
Mais l'empereur voulait par tous les moyens tuer le Pape et ordonna à neuf soldats d'accomplir cet ordre. Alors que le pontife disait la messe, ils vinrent pour le capturer. Bien que le saint Pape entendit le bruit des gens de guerre, il ne se troubla pas ; au contraire, il acheva dévotement le saint Sacrifice de la Messe qu'il avait commencé : c'est là qu'étant devant l'autel en sa chaire, les soldats lui coupèrent le cou, le 2 août 260.

Jean I : brutalement capturé en 526, il meurt en prison.

Ce pape eut un pontificat court mais orageux. L'empereur Justin avait décidé de retirer à ses sujets ariens l'usage de leurs églises et leurs droits civils. Théodoric furieux du grand nombre de fidèles que le catholicisme groupait, somma le Pape de se rendre à Constantinople pour demander à l'empereur Justin la rétractation de l'édit que ce dernier signa avec saint Hormisdas et revenir ainsi à l'hérésie des ariens récemment convertis.
Jean I entreprit le voyage. C'était la première fois qu'un pape entrait à Constantinople. Magnifiquement accueilli, il obtint la rétractation de l'édit, mais ne demanda pas le retour à l'hérésie des nouveaux convertis. Théodoric se livra alors à des représailles, et jeta Jean I en prison sans l'épargner de mauvais traitements. Le Pape, déjà âgé, y mourut peu de jours après, le 18 mai 526.

Martin I : brutalement capturé en 653, relégué en Chersonèse où il mourut.

Il présida, en octobre 649, le concile romain de Latran. Cinq cent évêques y anathématisèrent le monothélisme, les deux édits impériaux, les chefs et complices de l'hérésie et le pape Honorius lui-même.
Constant II, furieux, avait chargé, dès avant le concile, l'Exarque Olympios d'arrêter le Pape. Olympios avait échoué. Son successeur, Calliopos, réussit à entourer et occuper l'église et le palais de Latran et à s'emparer du Pape malade qu'il embarqua sur le Tibre et traîna, pendant un an, de prison en prison jusqu'à Constantinople. En 654, condamné sur de faux témoignages comme usurpateur, traître et blasphémateur, Martin fut déporté en Chersonèse et y mourut, par suite de mauvais traitements, le 15 décembre de la même année. Il est honoré comme un martyr.

Léon III : agressé en 799 alors qu'il se rend en procession à la messe.

Le jour même de la sépulture d'Hadrien Ier, son successeur était élu pape sous le nom de Léon III. Peu de temps après son élévation au trône pontifical, un cercle restreint de parents et d'officiers du pontife défunt, ne voyant pas se réaliser leurs ambitions, commencèrent à comploter sourdement contre lui.
Léon III, qui se doutait de ces tentatives, demandait dès 796 à Charlemagne d'envoyer un représentant permanent à Rome pour assurer sa sécurité. Le 25 avril, le Pape se rendait en procession à Saint Laurent in Lucina. En face du monastère de Saint Sylvestre, il fut attaqué par une bande armée et resta seul aux mains de ses agresseurs, le cortège qui l'accompagnait, et n'avait pas d'armes, ayant pris la fuite. Seuls le primicier Pascal, neveu du précédent pape et le sacellaire ou payeur général Campulus demeurèrent auprès de lui. Ces deux personnages étaient complices de l'attentat. Les bandits tentèrent de crever les yeux du Pape et de lui arracher la langue. Roué de coups, le pontife fut transporté de nuit au monastère de Saint Erasme. Protégé par Charlemagne il regagna Rome le 29 novembre 800.

Formose : déterré en 897 puis jeté dans le Tibre après avoir été amputé.

A la presque unanimité des voix, Formose qui, depuis de longues années, jouait à Rome un rôle de premier plan, fut appelé à remplacer Etienne V. Il aurait mérité plus que tout autre l'épithète de «curieux homme». Sa valeur, ses vertus, sa culture étaient indiscutables. Son passé tourmenté, les compromissions auxquelles il s'était laissé aller jetaient une ombre fâcheuse sur sa personnalité.
Quoi qu'il en soit, le pape Formose tenta mais vainement, à plusieurs reprises, de réformer l'Eglise. Il assembla, dans ce but, les conciles de Vienne en 892, de Rome en 893, de Chalon-sur-Saône en 894 et de Tribur en 895.
Formose se laissa circonvenir par le parti spolétin et sacra empereur, à la mort de Guy, son fils Lambert. Conscient d'avoir commis une maladresse, il voulut la réparer en pratiquant une politique à double face et s'adressa au duc de Carinthie, Arnulf, candidat à l'Empire, lui demandant de venir le délivrer des mauvais chrétiens dont il était entouré. Plein d'ardeur, Arnulf, à la tête d'une armée marcha sur Rome. A ce moment, la veuve du duc Guy de Spolète avait pris en mains le gouvernement de Rome et un choc sanglant faillit se produire entre elle et le roi de Germanie. Celui-ci put entrer, grâce à un accident fortuit, dans la ville par la porte Saint-Pancrace.
Recueilli sur les degrés de Saint-Pierre par le pape Formose, il reçut de ses mains la couronne impériale le 22 février 896. Agiltrude, veuve de Guy de Spolète, femme au caractère indomptable, ne pardonna jamais à Formose ce qu'elle appelait sa trahison. Elle devait poursuivre sa vengeance jusque sur le cadavre du Pape.

Jean X : emprisonné en 928, il meurt étouffé en prison.

Elu Pape en 914, il occupait auparavant le siège archiépiscopal de Ravenne. Il organisa une ligue des seigneurs d'Italie contre les Sarrasins sous la présidence de Bérenger, ancien adversaire de la Maison de Spolète que Jean X couronna (empereur en décembre 915. Le Pape lui-même se fit chef d'armée. On le vit charger à la tête des troupes et cette ardeur guerrière aboutit à l'expulsion des Maures de la péninsule.
Marozie, fille du gouverneur de Ravenne, était mécontente de l'indépendance du Pape Jean X. Elle fit assassiner son frère au cours d'une émeute puis emprisonner le Pape lui-même qui périt, lâchement étouffé sous un oreiller, en 928.

Jean XI : capturé en 931 et tenu sous garde étroite

Marozie fit donner le pontificat à son propre fils qui devint en 931 le pape Jean XI.
En 932, Marozie se mariait en troisième noces. Son second fils Albéric, qui détestait le nouveau mari de sa mère, donna l'assaut au château Saint Ange. Le beau-père d'Albéric put s'enfuir mais Marozie fut faite prisonnière et mourut peu après. Dès lors, l'autorité dictatoriale passe aux mains du frère de Jean XI, tenu aussitôt sous garde étroite. Les papes n'ont plus de pouvoir temporel effectif, leur autorité spirituelle est grandement affaiblie et les monnaies de ce temps portent, à côté du nom du Pape régnant, celui d'Albéric qualifié de « Prince de tous les Romains ».
Jean XI tenta de s'assurer un protecteur en Orient. Il fit proposer à l'Empereur un mariage l'unissant à la famille de Marozie mais la négociation n'eut pas de suites.

Jean XIV : brutalement capturé, il est emprisonné et meurt en 984.

Le pape Benoît VII mourut en 983. L'évêque de Pavie, Pierre, fut élu à sa place et changea son nom contre celui de Jean, par respect pour le Prince des Apôtres. Ses qualités d'homme d'Etat en avaient fait le candidat d'Otton II qui espérait, grâce à lui, pacifier l'Empire, toujours agité.
Le 7 décembre 983, Jean XIV assistait à son lit de mort l'empereur Otton II. Dès le trépas de celui-ci, des troubles très graves éclatèrent en Allemagne, conséquence de l'ambition d'Henri de Bavière. Le contre-coup s'en fit sentir en Italie.
A ce moment, en avril 984, l'antipape Boniface revenait dans la péninsule, accompagné d'une armée byzantine. Il pénétra dans Rome, fit arrêter Jean XIV et l'enferma au château Saint-Ange où jusqu'à sa mort, quatre mois après, il souffrit atrocement de la maladie et de la faim. Le 20 août 984 il fut assassiné dans la sombre cellule du château.

Boniface VII : assassiné en 985, son corps est traîné dans Rome.

En 984, l'antipape Boniface revint dans la péninsule, accompagné d'une armée byzantine. Il pénétra dans Rome, fit arrêter le pape Jean XIV et le fit enfermer dans la prison du château Saint-Ange. Dès lors l'antipape victorieux devint le pape Boniface VII. Il mourut un an plus tard en juillet 985. Les Romains qui le haïssaient pour sa rapacité, s'acharnèrent sur son cadavre en le traînant dans Rome.

Eugène IV : obligé de s'enfuir de Rome, en 1434, pour éviter d'être capturé par les troupes romaines.

Le duc de Milan, le cruel et dur Philippe-Marie Visconti envahissait les Etats de l'Eglise. Il en voulait au pape des faveurs accordées aux républiques de Florence et de Venise, ennemies de Milan, faveurs d'autant plus explicables qu'Eugène IV était vénitien. Les ennuis du pape provoquèrent des tumultes et soulevèrent la foule contre lui et sa famille.
Eugène IV, après avoir nommé le condottière François Sforza défenseur de ses Etats, prit la fuite. Dans la nuit du 4 juin 1434, le pape, déguisé en bénédictin, partit à cheval avec un compagnon jusqu'à Ripagrande où était amarré un petit bateau appartenant à un certain Vitellio et piloté par un batelier fort et robuste nommé Valentin.
Les romains s'aperçurent de la fuite du pape. Ils poursuivirent la barque, vainement il est vrai, et cherchèrent à l'atteindre avec des flèches et des pierres. Entre la basilique de Saint Paul et Ostie, une grosse barque tenta de stopper celle où se trouvait le Saint-Père, couché à fond de cale et dissimulé sous un grand bouclier. Valentin, avec beaucoup d'habileté évita la manœuvre et tanta même de couler à pic l'embarcation ennemie. Enfin, le Pape atteignit Ostie et là, put monter à bord d'une trième de Vitellio qui le conduisit en quelques jours à Pise, d'où il se rendit à Florence au couvent dominicain de Sainte Marie Nouvelle.

Pie VI : emprisonné en 1798, puis déporté à Sienne, il mourut captif l'année suivante à Valence (France).

Dès le début de son pontificat, Pie VI se heurta en Autriche aux prétentions qu'avait l'empereur Joseph II de se mêler de trop près des affaires ecclésiastiques dans ses Etats. L'empereur, entre autre, supprima plus de huit cent couvents. Face à cette situation, le pape décida de se rendre lui-même à Vienne, sans résultat.
En dépit des soucis que lui donnaient ses difficultés avec Vienne, le pape ne prévoyait pas l'orage de la Révolution française. Quand la nouvelle en parvint à Rome, elle éclata comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Par deux Brefs successifs, émanants le 10 mars et le 13 avril 1791, Pie VI condamna la Constitution Civile du Clergé promulguée par le roi Louis XVI, le 24 août 1790.
En 1796, le général Bonaparte, vainqueur en Italie, commençait à la rançonner. Le Pape, inquiet de la tournure que prenaient les événements, dépêcha auprès de lui à Milan le chevalier Azara, ministre d'Espagne et un prélat Mgr. Gnudi. Bonaparte se transporta à Bologne pour négocier. Il se contenta, pour cette fois, de deux millions de francs, de cinq cent manuscrits anciens, de cent statues, bustes et tableaux et des contributions imposées aux Légations pontificales.
Joseph Bonaparte, frère du général, fut nommé ambassadeur de France à Rome. Le 15 février 1798 fut proclamé la République romaine et le pape Pie VI fut déchu de son autorité temporelle et on le fit aussitôt partir sous bonne escorte à Sienne. De là, le vieux pontife fut acheminé sur la Chartreuse du Val d'Ema près de Florence. La dernière étape de ce calvaire fut son transfert à Valence en Dauphiné où il devait mourir le 29 août 1799.

Pie VII : pris en otage à Rome, en 1809, par les troupes de Napoléon.

Le cardinal Barnabé Chiaramonti fut élu pape le 14 mars 1800 et prit le nom de Pie VII. Il fut couronné huit jours après dans l'église de Saint Georges le Majeur.
Bonaparte, désormais Premier Consul, voulait la pacification religieuses de la France. Il engagea, dans ce but, des pourparlers avec le Saint Siège en vue d'un Concordat. Après six mois de négociations difficiles, le Concordat fut signé le 15 juillet 1801. Il comprenait un préambule de dix-sept articles. Le catholicisme n'y était reconnu que comme la «religion de la majorité des Français». Pie VII avait fait à Bonaparte d'énormes concessions. En revanche, le catholicisme reprenait, en France, sa place officielle.
Pendant les trois premières années du pontificat de Pie VII, son entente avec Bonaparte fut complète. Ce temps vit, outre le Concordat, le retour à Rome des cendres de Pie VI et une réception brillante faite à Murat en 1802.
Bonaparte, qui rêvait d'être un nouveau Charlemagne, voulut profiter des bonnes dispositions du Souverain Pontife pour se faire couronner Empereur par lui. Le Pape s'y montra d'ailleurs favorable. Le sacre eut lieu à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Napoléon et Joséphine avaient reçu la veille le sacrement de mariage, secrètement et en vertu d'une dispense spéciale du pape. A Notre-Dame, le Saint-Père ne fit que les onctions saintes sur l'Empereur et l'Impératrice, Napoléon ayant fait le geste de se couronner lui-même et de couronner Joséphine.
A partir de ce moment, les rapport du Saint siège et de l'Empereur devinrent beaucoup plus tendus. Ce fut d'abord le refus opposé par le Pape à Napoléon qui lui demandait d'annuler le mariage de son frère Jérôme avec Miss Patterson.
En novembre 1806, les troupes françaises occupaient Ancône. L'empereur prétendait alors obliger le Souverain Pontife à expulser des ses Etats tous les sujets des pays en guerre avec l'Empire et à prendre part au blocus continental contre l'Angleterre. Napoléon chargea le général Miollis de se diriger sur Naples avec ses troupes.
Le Pape protesta et se considéra, désormais, comme captif volontaire. Miollis imposa à Pie VII de changer de Secrétaire d'Etat à plusieurs reprises. Dans ces conjonctures, le pape reçut des Anglais et de la reine Caroline de Naples, réfugiée en Sicile, des propositions tendant à faciliter son évasion. Le cardinal Pacca, alors Secrétaire d'Etat, dissuada le Saint-Père d'y donner suite. Le 10 juin 1809, il excommunia Napoléon.
Dès lors, l'arrestation du Souverain Pontife fut décidé par l'Empereur. Miollis fut chargé d'exécuter cette consigne. Le 4 juillet, le général Radet arrivait à Rome. Des troupes napolitaines, envoyées par Murat, y pénétraient en même temps. L'assaut fut donné le 6 juillet, à deux heures du matin. Radet, arrivé dans la pièce où se tenait le Saint-Père, lui intima l'ordre, de la part de l'Empereur, de renoncer à sa charge. Le Pape refusa catégoriquement. De force, Radet emmena aussitôt Pie VII dans une voiture tirée par des chevaux jusqu'à la chartreuse du Val d'Ema où il fut prisonnier. De là, on l'emmena à Savone au prix d'un long et pénible voyage.
Il y avait en France vingt-sept sièges épiscopaux vacants à repourvoir. Le Pape, isolé du reste de l'Eglise, refusa d'accorder l'institution canonique aux évêques dont Napoléon lui fit présenter la liste à Savone. Dans le but de se passer du Pape et, aussi, pour l'éprouver, l'Empereur convoqua un concile des évêques français et italiens à Paris, le 9 juin 1811. Il envoyait en même temps une lettre au pape dans laquelle il lui sommait de se réconcilier avec lui. Sous la pression, Pie VII se laissait arracher, sans signer d'ailleurs, quelques concessions relatives à l'institution canonique. Mais Napoléon voulait la soumission entière du Pape. Le 17 juin, l'Empereur fit ouvrir le Concile, mais les évêques présents ne se soumirent pas. Furieux, Napoléon suspendit alors le concile le 11 juillet et incarcéra plusieurs prélats.
Le 9 juin 1812, Napoléon donna des ordres pour que Pie VII quitte Savone. Après un voyage épuisant, le Saint-Père arriva, malade, à Fontainebleau, le 20 juin.
Le 25 janvier 1813, le malheureux Pie VII, accablé de souffrance, harcelé par Napoléon, se laissait arracher la mort dans l'âme la signature des préliminaires d'un futur Concordat. Le Pape acceptait, bien malgré lui, l'annexion des Etats pontificaux à l'Empire, consentait à s'établir à Avignon, et ratifiait le décret du concile national de 1811. Pie VII fut remis en liberté le 10 mars 1814 après que l'Empereur fut battu à Laon, la veille.

Jean-Paul II : victime d'une tentative d'attentat en 1981, à Rome.

 

b) Persécutions contre l'Eglise :

Ces mots désignent des actes de violence perpétrés contre l'Eglise dans le but d'anéantir le Christianisme. Dès l'origine, chaque siècle vît l'Eglise chrétienne attaquée par des persécutions extérieures sans que nulles forces ne parviennent à la détruire. Notre Seigneur Jésus-Christ n'a t-il pas dit : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde »  ? A travers les siècles, et malgré les persécutions, Jésus a maintenu sa grande promesse. Si l'Eglise avait été une institution humaine, elle aurait depuis longtemps succombé aux coups qui incessamment l'ont atteinte. Toute son histoire n'est qu'un long et permanent martyre.

Pouvons-nous pour autant « reconnaître le siècle écoulé comme le siècle [...] des souffrances et des persécutions de l'Église ». ? Ce XXème siècle n'a pas été marqué par des attaques extérieures; bien au contraire : le Vatican ouvre grand les portes de Saint-Pierre pour fraterniser avec toutes les religions et idéologies du monde; le pape est adulé par tous les peuples et est reçu avec tous les honneurs dignes d'un grand chef d'Etat. Alors, où sont les « persécutions de l'Eglise » dont parle le cardinal Ratzinger, et surtout qui sont les persécuteurs. ?

Sœur Lucie conseilla de lire les chapitres 8 à 13 de l'Apocalypse : « Tout le secret de Fatima est là », confia t-elle ! Que disent ces chapitres ?

1) Les chapitres 8 à 11 parlent du développement des hérésies et des persécutions contre la foi; puis du déchaînement des démons.
2) Le chapitre 12 concerne la bataille finale entre la femme et le dragon.
3) Le chapitre 13 parle des deux bêtes de l'Apocalypse :
- Une bête qui monte de la mer, ayant sept têtes et dix cornes, qui habitent la terre et dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie de l'Agneau;
- Une bête qui monte de la terre, qui a deux cornes semblables à celles de l'Agneau et parlent comme le dragon.
La première bête monte de la mer pour agiter les peuples par des guerres et des troubles. La seconde bête sort de la terre, elle se déguisera en agneau et emploiera la séduction : c'est l'Antéchrist.

En 1981, après avoir lu le Troisième Secret, Jean-Paul II écrivit : « j'ignorais presque tout de Fatima. Je pressentais seulement qu'il y avait là une certaine continuité de La Salette à Fatima ». (Source : « Entrez dans l'espérance » Ed. Mame-Plon.)

Le Vatican fut longtemps hostile à la publication du message de Notre-Dame de La Salette, ceci — de l'aveu même des Pères de La Salette — à cause qu'il faisait référence à l'Antéchrist, donc aux chapitres 8 à 13 de l'Apocalypse.
A La Salette, Notre-Dame dit : « l'Eglise sera livrée à de grandes persécutions : ce sera le temps des ténèbres; l'Eglise aura une crise affreuse » [...] « Rome perdra la Foi et sera le siège de l'Antéchrist ».

La crise de l'Eglise est aujourd'hui évidente ; mais Rome a-t-il perdu la foi ?
- Jean-Paul II, rejettait l'authenticité du Saint Suaire, et ceci malgré les preuves scientifiques ;
- beaucoup de prélats rejettent les Mystères de la Sainte Trinité, de l'Incarnation, de la Rédemption, et de la réalité historique de la Résurrection, mais le Vatican, par son silence, laisse faire et dire, donc approuve !;
- Lors d'un voyage en Inde, en 1987, le pape Jean-Paul II se fait marqué du signe des adorateurs de Shiva ;
- En 1983, les membres de la Trilatérale— ce club très fermé de la pensée unique qui œuvre pour un gouvernement mondial et une religion mondiale— sont invités au Vatican sous la présidence du pape ;
- A Assise, en 1986, à l'initiative et sous sa présidence, Jean-Paul II réunit toutes les religions du monde et autorise les bonzes et lamas tibétains à adorer leur Bouddha en or massif sur le tabernacle de l'autel majeur de l'église Saint-Pierre à Assise, tournant le dos au Saint-Sacrement déplacé pour l'occasion dans une chapelle latérale, tandis que la statue de Notre-Dame de Fatima, apportée à bras d'hommes depuis la Calabre, était refoulée, expulsée des sanctuaires, et abandonnée par force dehors, en face de l'église Saint-Pierre livré aux idolâtres !

Il est donc clair que Rome a perdu la Foi et que les persécutions contre l'Eglise ne sont plus extérieures comme voudrait le faire croire le cardinal Ratzinger, mais elles sont intérieures : l'Eglise est persécutée intra muros comme nous allons le voir ci-après.

c) Les Martyrs au cours des siècles passés  :

- persécutions en Perse, par le roi Sapor au IVème siècle (190.000 martyrs),
- au Vème siècle en Afrique et Italie par les Vandales,
- aux VIème, VIIème et IXème siècle en Espagne par les Wisigoths, puis les Musulmans, les Maures,
- au VIIIème siècle en Orient par les empereurs iconoclastes, et en Germanie par les Barbares,
- Aux XIIIème et XIVème siècle : massacres des missionnaires au Maroc,
- Aux XIVème et XVème siècle : chrétiens suppliciés en Palestine par les turcs,
- Au XVIème siècle, les persécutions exercées par les princes protestants et les bandes à leur solde en Allemagne, Angleterre (et au XVIIème) en France et Béarn.
- Au XVIIème siècle, extermination des chrétiens au Japon, massacres des missionnaires en Birmanie, à Ceylan; les martyrs en Pologne, en Russie,
- Au XVIIIème siècle : Martyrs en Chine, et au temps de la Révolution en France (prêtres massacrés aux Carmes à Paris, Ursulines de Vincennes, Carmélites de Compiègne, Filles de la Charité d'Arras, Religieuses d'Orange, prêtres des pontons de Rochefort),
- Au XIXème siècle, les 8.000 Martyrs de Corée, au Tonkin (40.000), en Ouganda,
- Au XXème siècle, en Chine, en Russie, en Espagne...

Au regard de ces tragiques événements, peut-on « reconnaître le siècle écoulé comme le siècle des martyrs, comme le siècle des souffrances et des persécutions de I'Église » comme veut nous le faire croire le cardinal Ratzinger  ? Il serait insensé de l'affirmer. En fait, les « persécutions » « intra muros » proviennent des ennemis de l'Eglise qui sont entrés en son sein afin de détruire les « dogmes de la foi ». En quarante ans ils ont détruit l'Eglise à une vitesse et une efficacité que jamais les anti-cléricaux, en deux siècles, n'ont pu le faire !!. Les chiffres parlent d'eux mêmes : A travers le monde, 80% de catholiques allaient à l'office du « Saint sacrifice de la Messe » chaque dimanche avant l'année 1960. Ils ne sont plus que 4% à assister à la « célébration eucharistique » en l'an 2000. Alors, cette « grande ville à moitié en ruine », ne serait-elle pas l'Eglise, frappée par une crise sans précédent  ? Ces « soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches » ne sont-ils pas ces ennemis qui œuvrent en son sein pour tuer spirituellement « les uns après les autres : les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes »  ? Alors seulement nous pouvons sérieusement penser que la Sainte Vierge est venue ce 13 juillet 1917 pour rappeler son Message de La Salette du 19 septembre 1846 :

Les Evêques  : « Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leur intelligence; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr... Malheur aux Princes de l'Eglise qui ne seront occupés qu'à entasser richesses sur richesses, qu'à sauvegarder leur autorité et à dominer avec orgueil ».

Les prêtres  : « Les prêtres, ministres de mon Fils, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les saints Mystères, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d'impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leur infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ».

Les religieux et religieuses  : « Dans les couvents, les fleurs de l'Eglise seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des cœurs... Le démon usera de toute sa malice pour introduire dans les Ordres religieux, des personnes adonnées au péché... Plusieurs maisons perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d'âmes ».

Divers laïques  : « La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables... Tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds; on ne verra qu'homicides, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la patrie ni la famille... Les mauvais livres abonderont sur la terre ».

Les hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes  : « Les gouvernants civils auront tous un même dessein, qui sera d'abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l'athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices... Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes... On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds... La société est à la veille des fléaux les plus terribles et des plus grands événements; on doit s'attendre à être gouverné par une verge de feu et à boire le calice ».

Dès lors, il est certain que le Vatican a utilisé les Paroles de la Sainte Vierge pour en faire une fausse vision et l'interpréter à sa manière. Pour cela, le cardinal Ratzinger devait enlever toutes crédibilité aux Apparitions de Fatima, et faire passer sœur Lucie pour une affabulatrice.! Il n'hésite pas : « les visions sont limitées par le sujet qui les perçoit et qui participe lui-même à la formation, sous mode d'images, de ce qui apparaît », dit-il. En clair, les visions et les messages ne sont que des représentations imaginaires que la voyante a inventées. Nous voyons bien que le cardinal Ratzinger cherche absolument à noyer les Apparitions et les messages de Fatima. Ceci apparaît d'ailleurs clairement dans l'interview qu'il accorda le 19 mai 2000 au quotidien italien « La Repubblica » : « Les chrétiens, dit-il, sont libres de croire ou pas aux apparitions, mais sur ces choses il est préférable éviter toute forme de sensationnalisme. » [...] Les révélations privées « ne sont certainement pas essentielles pour un chrétien ». Alors le journaliste l'interroge :
« Pour autant, peut-on alors ne pas croire à ce qui est arrivé à Fatima ou à Lourdes ? »
« Certainement, on peut ne pas croire aux apparitions », répond le cardinal Ratzinger.
Mais alors, demande très judicieusement le journaliste, « Peut-on aussi ne pas croire en la relation entre le troisième secret de Fatima et l'attentat du pape Jean-Paul II. ? »
Changement de ton du prélat : « La relation entre l'attentat et le troisième secret est évident, il est dans les faits.! ».

CONCLUSION

Il est évident que la manœuvre du Vatican, en publiant un faux troisième secret, a été de faire tomber la dévotion envers Notre-Dame de Fatima en centrant cette dévotion sur la personnalité de Jean-Paul II. Ce culte de la personnalité est tout à fait à l'image de ce que sera l'Eglise du XXIème siècle, selon le « message de Fatima » rédigé par le Vatican : une Eglise qui ne croit plus en Dieu ni en la Sainte Vierge, mais qui a une grande dévotion pour le « culte de l'homme » martyr qui, par son sang, irrigue l'âme qui s'approche de Dieu. Or, depuis toujours les âmes des fidèles ont été irriguées non pas par le sang des martyrs mais par le Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ : en effet, les martyrs offrent leur sang au Christ et Lui irrigue les âmes qui s'approchent de Dieu.

Quelle sera la place du Christ dans l'Eglise du troisième millénaire  ? Aucune.! Il est absent ! Pire ! Il n'existe plus ! : « La grande Croix est de troncs bruts, comme si elle était en chêne-liège avec l'écorce », donc sans le Christ. Les hommes-Martyrs l'ont remplacé ! Ce n'est plus la « religion catholique », avec son calice et le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, mais c'est la « religion humaine » avec son arrosoir et le sang des martyrs que le Vatican instaure par le « message de Fatima » : cette religion humaine, où l'œcuménisme a une grande place puisque les Martyrs ne sont plus des hommes qui ont souffert la mort plutôt que de renier leur foi au Christ et à sa Divinité, mais « des messieurs et des dames de rangs et de conditions différentes » sous-entendu : de toutes religions ! voir même sans religion du tout !. C'est donc l'aboutissement du grand rêve de la franc-maçonnerie que nous voyons s'accomplir sous nos yeux et qui déjà avait préparé le terrain en 1960 au sein des commissions préparatoires du Concile Vatican II, ouvert par un pape franc-maçon : Jean XXIII, récemment béatifié.

Sans le vouloir, le Vatican a donné tous les éléments permettant non seulement d'affirmer que le Troisième Secret concerne bien la perte de la foi, mais va plus loin encore : il donne des indications très précises de ce que sera l'Eglise du nouveau millénaire, et en ce sens, même si l'authentique Troisième Secret reste toujours caché dans les « archives secrètes », nous avons là l'explication des trois mois d'agonie de Sœur Lucie lorsqu'elle dû transcrire le texte des Paroles de la Sainte Vierge, et nous comprenons maintenant très bien la signification des propos de la voyante lorsqu'elle dit, le 26 décembre 1957, au Père Fuentes : « Le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge, et une bataille décisive est une bataille finale où l'on saura de quel côté est la victoire, de quel côté la défaite. Aussi, dès à présent, ou nous sommes à Dieu ou nous sommes au démon; il n'y a pas de moyen terme. ». En toute évidence, le Vatican a choisi son camp.!!!


Historique du
Troisième Secret
Contenu probable de
l'authentique Secret



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