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LES VOYANTS

LES TROIS PETITS PASTOUREAUX

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Les petits voyants (35 Ko) Pour faire connaître son message, la très sainte Vierge a choisit un petit bourg retiré, loin de l'agitation des grandes villes : Fatima, au Portugal, où Elle apparut sept fois à 3 petits enfants : Jacinthe, François et Lucie.

Fatima, paroisse rurale de 2500 âmes en 1917, situé à 130 km au nord de Lisbonne, dans le district (département) de Santarem. Elle appartient au diocèse de Leiria, dans la Basse-Beira. Elle est formée d'une quarantaine de hameaux, perdus dans les replis d'un plateau, rattaché au massif montagneux appelé Serra de Aire. Son nom était pour ainsi dire ignoré de tous — même des Portugais. À huit cents mètres au sud du village, de chaque côté d'une route tortueuse, balayée par les vents, grossièrement pavée, et tout juste assez large pour laisser passer deux charrettes à bœufs, se trouve le hameau d'Aljustrel.

Les habitants sont des paysans rudes et laborieux, constamment occupés aux travaux des champs, sur ce sol ingrat. Les maisons sont petites, sans étages, couvertes de tuiles. La facade, d'ordinaire blanchie à la chaux, est coupée de deux petites fenêtres et d'une porte étroite à laquelle on accède du chemin par deux ou trois marches de pierres.

Si nous pénétrions, nous trouverions partout le même mobilier rustique, solide certes, mais qui nous paraîtrait bien insuffisant. Toutefois, sur les murs, témoignant des sentiments profondément religieux des habitants, nous verrions toujours le saint Crucifix et une profusion d'images pieuses.
A côté de la maison, et la prolongeant, la bergerie et les communs. Derrière, l'enclos, comprenant l'aire et le jardin où, parmi les arbres fruitiers, dominent les figuiers. Dans le coin le plus ombragé, le « puis ». Faute d'eau de source, ce n'est qu'une citerne creusé dans le roc ; mais l'eau des pluies s'y maintient très fraîche et très agréable à boire.

Maison des dos Santos (9 Ko) La petite Lucie (à droite sur la photo ci-dessus) avait 10 ans au moment des faits. Ses parents, Antonio et Maria dos Santos, vivaient de la terre et eurent six enfants : Maria, Théresa, Manuel (le seul garçon de la famille), Gloria, Carolina, et enfin Lucie, née le 28 mars 1907. Elle fut baptisée le 30. Ils habitaient une modeste maison (ci-contre) prés du hameau d'Aljustrel, proche de la ville de Fatima.

L'aïeul du père de Lucie était originaire de la paroisse de Santa Catarina et s'installa à Aljustrel après son mariage. A cette époque là, dans les petits villages, chaque famille avait son sobriquet en second nom, souvent pour les distinguer des voisins portant le même patronyme. Ces sobriquets étaient même plus usités que les véritables noms. Les gens du hameau se mirent donc à donner le sobriquet de « La Courge » à la famille Marto, parce qu'elle venait d'un pays où les courges viennent très bien. Le père de Lucie garda affectueusement ce sobriquet. Celui-ci, ne fréquentait guère l'église mais n'avait pas de mauvais sentiments . Il buvait assez, mais n'était pas un alcoolique, et son insouciance à bien cultiver ses terres posa quelques problèmes au sein de la famille. Ce fut donc son épouse Maria, dite « La Perulheira » parce qu'elle venait du hameau portant ce nom, qui s'occupait de l'éducation des enfants avec beaucoup de talent. Très appréciée de tous, elle apprenait aux jeunes filles du bourg à tisser et à coudre. Très souvent aussi, les voisines, pendant leurs travaux aux champs, lui confiaient la garde de leurs enfants. Femme au grand cœur, elle s'occupait également des malades.

Maison des Marto (10 Ko) La famille Marto vivait depuis fort longtemps au village et fort estimée de tous. Olimpia, mère de François et de Jacinthe, était la sœur de Antonio dos Santos. Elle est décédée en avril 1956.

Mariée pour la première fois en 1888, elle eut deux fils : Antonio et Manuel ; puis, devenue veuve après sept ans de mariage, elle épousa en 1897 en secondes noces Manuel Pedro Marto (né en 1873), la famille compta sept autres enfants : José, Jean, Florida, Thérese, François (né le 11 juin 1908, et baptisé le 20) et Jacinthe (née le 10 mars 1910, et baptisée le 19) ; elle est venue au monde sept mois après la proclamation de la République au Portugal  et après un autre « compte » de 7 — sept années — Notre-Dame est apparue à Fatima.
Très catholiques, ils vivaient eux aussi très modestement de leur travail dans les champs et étaient très respectés de tous car c'était un couple extrêmement uni, humble, loyal et vertueux.

« Ti Marto », comme on l'appelait dans le hameau, avait été mobilisé pour faire la guerre contre le Mozambique, il avait alors 25 ans. Militaire à Leiria au 6ème Régiment de Chasseurs, il partit donc pour l'Afrique, sur le bateau qui s'appelait « Embate ». Il y avait sur le navire un chapelain qui célébrait la Sainte Messe, sauf quand la mer était mauvaise. Le Dimanche, tous les soldats allaient à la Messe, et, de même, lorsqu'ils avaient débarqué au Mozambique. Après quatorze mois de mobilisation, il revint chez lui, au Portugal, où il se maria. Ce saint homme rendit l'âme à Dieu en février 1957.

Héroïcité et spiritualité des petits voyants :

La petite Jacinthe avait un caractère doux et tendre. Elle n'avait que 7 ans au moment de la première apparition. Son frère François, deux ans de plus qu'elle, avait le même caractère que son père : humble et doux.
Dès la première apparition de la sainte Vierge, les trois petits voyants surent s'imposer des sacrifices héroïques. Toute mortification leur paraissait légère. Ils en vinrent au point de porter une rude corde autour de la taille.
Les vertus cachées des petits bergers captivaient les âmes simples qui venaient leur confier leurs détresses et se recommander à leurs prières. L'école à Fatima étant proche de l'église, les petits voyants profitaient de l'entrée et de la sortie des classes pour aller rendre visite à Notre Seigneur et passer de longues heures auprès du tabernacle. Jacinthe et François surtout, à qui la Vierge avait promis de venir les chercher bientôt pour les emmener au Ciel, et qui se jugeaient, pour cela, facilement dispensés de fréquenter les classes, se retiraient ainsi souvent, pour parler, seul à seul, avec « Jésus caché », mais les autres s’apercevaient qu’ils étaient à l’église et se présentaient pour leur parler et se faire recommander à Notre-Dame, chose que les pastoureaux s’efforçaient de se rappeler le mieux qu’ils pouvaient.
Et ce n'était pas seulement à l'Eglise qu'on s'adressait aux enfants : « Un jour, raconta Lucie, nous rencontrâmes une pauvre femme, qui, en pleurant, vint s'agenouiller devant Jacinthe, pour lui demander d'obtenir de Notre-Dame la guérison d'une terrible maladie. Jacinthe, en voyant cette femme à genoux devant elle, en fut peinée, et saisit ses mains tremblantes pour la relever. Voyant qu'elle n'y parvenait pas, elle s'agenouilla aussi, et récita avec elle trois « Ave Maria ». Ensuite elle lui demanda de se relever, et lui dit que Notre-Dame la guérirait. Elle ne manqua pas de prier tous les jours pour cette pauvre femme, jusqu'à ce que, celle-ci, au bout d'un certain temps, revint remercier Notre-Dame de sa guérison.
Une autre fois, se présenta un soldat qui pleurait comme un enfant. Il avait reçu l'ordre de partir sur le front, laissant sa femme malade au lit, avec trois enfants. Il demandait la guérison de sa femme ou la révocation de l'ordre du départ. Jacinthe l'invita à dire le chapelet et lui dit : "Ne pleurez pas ! Notre-Dame est si bonne !... Certainement elle vous fera la grâce que vous demandez". Elle n'oublia pas le soldat dans ses prières : à la fin du chapelet, elle disait toujours un « Ave Maria » pour lui. Au bout de quelques mois, il reparut, avec sa femme et ses enfants pour remercier Notre-Dame des deux grâces qu'il avait obtenues. A cause d'une très forte fièvre qui lui était arrivé la veille du départ, il avait été libéré du service militaire, et sa femme avait été guérie par Notre-Dame. »

Lucie rapporte encore que le fils d'une ses tantes avait quitté la maison paternelle depuis longtemps et personne ne savait ce qu'il était devenu. De passage à Fatima, n'ayant pas trouvée Lucie, elle demanda à Jacinthe de prier pour son fils. Au bout de quelques jours, le fils reparut à la maison, demanda pardon à ses parents et raconta qu'après maintes aventures malheureuses, il tomba à genoux, se mit à prier, et vit Jacinthe qui lui prit la main, le conduisant à la route qui va de Alqueidao à Reguengo, et lui fit signe de continuer par là. Il affirmait avoir vu Jacinthe et l'avoir parfaitement reconnue. Interrogéé, la fillette répondit qu'elle ne savait même pas où se trouvait cette route où le jeune homme s'était perdu. « J'ai seulement prié beaucoup Notre-Dame pour lui, car j'avais du chagrin en pensant à la tante de Lucie ». Telle fut sa réponse. Comment donc cela avait-il pu se produire ? Dieu seul le sait.

François et Lucie obtinrent eux aussi de Notre-Dame beaucoup de grâces en faveur de ceux qui se recommandaient à leurs prières. (  voir Forum n° 37 )

François et Jacinthe moururent très jeunes après bien des souffrances ; mais ces souffrances ils les offrirent du fond du cœur pour l’amour de Dieu, en réparation des offenses commises contre le Cœur Immaculé de Marie et pour les pécheurs. Lucie entra en religion et fut rappelée à Dieu le dimanche 13 février 2005 au carmel de Coïmbra, au Portugal.

Francisco Jacinta Lucia
VIE DE FRANÇOIS VIE DE JACINTHE VIE DE LUCIE


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