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BIENHEUREUX FRANÇOIS MARTO

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Bienheureux Francisco Marto : le petit voyant

Le petit François Marto était, à l'exemple de ses parents, un enfant doux et humble, au caractère aimable et discipliné.
Dès le lever du soleil, la maman de François et Jacinthe allait les réveiller. Leurs yeux à peine ouverts, ils récitaient cette prière, si populaire jadis au Portugal :

 « Béni et loué soit le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie, Fruit béni et sacré de la Vierge très pure, Sainte Marie ! ».
Il aimait parfois jouer des tours à ses frères et sœurs, mais les parents n'eurent jamais à se plaindre sur le comportement de leur fils. Son obéissance était exemplaire.
Avec ses camarades, il se montrait très pacifique et condescendant. Un jour, Teresa, sa marraine, lui offrit un petit mouchoir où était représenté l'image de Notre Dame de Nazaré. Tout heureux, il alla le montrer à ses petits camarades ; mais un matin ce petit mouchoir disparut. Hors, il y tenait beaucoup ; sans cesse il en parlait pour savoir qui aurait pu le trouver. Quand il sut qu'il se trouvait entre les mains d'un autre enfant, il alla le voir, mais comme il ne voulait pas lui rendre son mouchoir, il dit : « Et bien, garde-le ! »
Toutefois, n'allons pas croire que François manquait de caractère où était un garçon de volonté faible, bien au contraire ; mais il ne cherchait nullement la bagarre.

Le petit pastoureau était aussi quelque peu poète. Il aimait particulièrement la musique à un point tel que, un jour, il vola un tostão à son père (cela faisait une petite somme !) pour s'acheter un harmonica. Ce fut la seule faute grave de sa très courte vie. Il passait des heures et des heures à jouer des airs sur son petit fifre de roseau, assis sur une pierre, la plupart du temps accompagné de Lucie et de Jacinthe, qui chantaient et dansaient au son de la musique. Il aimait beaucoup les petits oiseaux, et ne pouvait supporter que quelqu'un vole leurs nids. Il gardait toujours pour eux quelques miettes du pain qu'il emportait pour son repas et les déposaient au dessus des pierres afin que les moineaux puissent eux aussi manger.
Un jour, il vit un de ses compagnons avec un petit oiseau dans la main. Ému de pitié, il demanda à celui-ci de le lâcher. Comme l'autre refusait, il lui offrit un vintém (env. 2 centimes d'euro) pour le décider à lui donner l'oiseau. Lorsqu'il l'eût entre les mains, il le laissa s'envoler, en disant : « Prends garde une autre fois de ne pas te laisser attraper ! ».
Ce n'est pas seulement pour les animaux que le petit garçon avait bon cœur : il y avait dans le hameau une vieille dame qui avait toujours du mal à regrouper son troupeau de chèvres et de brebis. François n'hésitait jamais à venir à son aide pour rassembler les bêtes.
Pour lui, la nature était une merveille. Il ne se lassait pas d'admirer le ciel immense, les étoiles. Les rayons du soleil à travers les vitres l'enchantaient. Les gouttes de rosée, irisées par le soleil, étaient pour lui aussi précieuses que des joyaux, aussi belles que les étoiles du ciel.

« Laissez venir à moi les petits enfants »

Lors de l'Apparition du 13 mai 1917, la Très Sainte Vierge dit que François irait au Ciel, mais pour qu'il en soit ainsi il faudra qu'il récite beaucoup de chapelets. En effet, le petit garçon avait pour habitude d'abréger la récitation des chapelets pour aller jouer plus rapidement. Depuis ce jour, le petit garçon porta une attention toute particulière à dire ses chapelets.
« J'ai beaucoup aimé voir l'Ange, disait-il, mais ce que j'ai le plus aimé, c'est de voir la lumière de Notre Dame ». Quelques semaines après la dernière apparition, Lucie demanda à son cousin :
— « Qu'est-ce qui te plaît le plus, consoler Notre-Seigneur ou convertir les pécheurs pour que les âmes n'aillent plus en enfer ? »
— « A choisir, j'aimerais mieux consoler Notre-Seigneur. N'as-tu pas remarqué comment la Sainte Vierge, encore le mois dernier, devint si triste lorsqu'elle demanda que l'on n'offense plus Notre-Seigneur qui est tant offensé ? Je voudrais aussi ensuite convertir les pécheurs pour que les âmes n'aillent pas en enfer. ».Dès lors, François se sentait poussé par la grâce et recherchait toujours la solitude pour prier et offrir ses sacrifices, lui qui savait qu'il aura beaucoup à souffrir pour réparer tant de péchés qui offensent Notre Seigneur et Son Cœur Immaculé.
Il était triste, non pas de souffrir pour le Bon Dieu, mais parce qu'il savait Notre Seigneur bien triste à cause des offenses des hommes.

La nouvelle au village de la première Apparition de Notre-Dame fut par la suite assez éprouvante pour le petit enfant. A l'école, le maître et ses propres compagnons se plaisaient à se moquer de lui, d'autant plus, qu'absorbé certainement déjà par les pensées élevées que l'Ange lui avait inspirées, il ne se souciait guère de l'instruction donnée en classe. François, toujours humble, baissait la tête, et, l'âme certainement unie à Dieu, écoutait, sans mot dire, les censures que lui infligeaient l'instituteur et ses camarades d'école.
Au moment de la récréation de midi, il prenait son repas, et, sans mot dire, se joignait à quelques camarades plus tranquilles, jusqu'à ce que l'instituteur donnât le signal de rentrer à l'école. François se montrait toujours un bon compagnon de jeu.
Dans la deuxième quinzaine de Mai, la nouvelle de la première apparition de Notre-Dame à la Cova da Iria s'étant répandue dans la paroisse, les choses s'aggravèrent quelque peu pour lui à l'école car l'instituteur, bon professeur, mais mauvais éducateur — il n'avait pas la Foi et n'avait aucun respect pour les vérités chrétiennes et les choses de la Religion —, profitait du peu d'intérêt que montrait François dans les études, pour le traiter de "faux voyant". Il ne cessait de faire remarquer à tous les autres élèves ses défauts et ses négligences. Ce n'était pas seulement, sans doute, pour voir si François, après avoir été humilié, se déciderait à faire des progrès et à mieux profiter des leçons ; c'était aussi pour les inviter à prendre parti avec lui contre l'humble petit voyant. Les enfants se sentant couverts par le jugement de l'instituteur, faisaient parfois « chorus » avec lui, pour humilier le pauvre François. Le pire est que ces humiliations, de la part de ses camarades, ne consistaient pas seulement en paroles. Quelquefois, le pauvre garçon était obligé de passer la récréation appuyé à un mur, pour essayer de se défendre des mauvais traitements que des élèves plus robustes et plus hardis n'hésitaient pas à lui infliger... sans que le professeur intervienne pour le défendre. Loin de se plaindre, toujours humble, doux et patient, il supportait tous les affronts sans rien dire, au point que ses parents n'en surent jamais rien. Pauvre petit ! Dieu veuille qu'au Ciel il ait prié pour son professeur et pour tous ses compagnons !.

« Vous aurez beaucoup à souffrir,
mais la grâce de Dieu sera votre réconfort »

Tels furent les Paroles de Notre Dame ; et de fait, non seulement François, mais également sa sœur Jacinthe et sa cousine Lucie, acceptaient de bon cœur toutes les souffrances par amour du Bon Dieu. En méditant les leçons des apparitions de Notre-Dame, à Fatima, le chrétien doit s'arracher aux horizons étroits de la terre et se replacer dans les perspectives de l'éternité comme les petits modèles que la Vierge nous propose. Hélas !, en effet, de plus en plus, les hommes bornent leurs ambitions aux intérêts d'ici-bas. C'est là la fallacieuse promesse que les plus redoutables ennemis de la religion ont fondée sur un système de doctrine qui ramène tout à la matière visible et périssable. Jésus disait aux apôtres : « Si vous ne devenez semblables à ces petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux ».
Nous pouvons entendre la Sainte Vierge nous donner le même avertissement en nous présentant François, mais aussi Jacinthe : pour eux, les choses de ce monde n'existaient pas. Ils jugeaient tout d'après la perspective de l'éternité qu'ils attendaient avec impatience et il semble, qu'ils aient plongé — Jacinthe en particulier — leurs regards jusque dans l'au-delà qui approchait. C'est l'impression qui résulte très nettement des souvenirs conservés par des personnes qui furent les témoins de leurs derniers jours.

Un jour, deux dames s'entretenaient avec lui, et l'interrogeaient au sujet de la carrière qu'il voudrait suivre quand il serait grand :
— Tu veux être charpentier ?, dit l'une d'elles ;
Non, madame, répondait l'enfant.
— Tu veux être militaire ?, dit l'autre dame ;
Non, madame.
— Tu ne désirerais pas être médecin ? ;
Non plus.
— Moi je sais bien ce que tu voudrais être... Être prêtre !, dire la Messe, confesser, prêcher... N'est-ce pas vrai ? ;
Non madame, je ne veux pas être prêtre.
— Alors que veux-tu être ? ;
Je ne veux rien !. Je veux mourir, et aller au Ciel !.
C'était là, confia le père de François, présent à cette conversation, une vraie décision !. Le désir du Ciel, la contemplation des choses divines, remplissaient le coeur du petit garçon. Ce désir d'aller au Ciel était surtout inspiré par la volonté de consoler Notre Seigneur : « Jésus est si triste à cause de tant de péchés, et je veux le réconforter par la prière et la pénitence. Nous ne devons pas faire le moindre péché ! », disait-il.

Chambre de FranciscoEn 1918, le petit François fut atteint d'une très forte grippe. L'épidémie causa la mort de nombreuses personnes en Europe, mais surtout en Espagne et au Portugal. Chez la famille Marto, tout le monde tomba malade presque en même temps, excepté Antonio, le père, et son fils Jean ; mais en décembre la famille allait mieux. Pour François et Jacinthe, ce rétablissement fut de courte durée car fin décembre ils chutèrent gravement dans la maladie. C'est pendant cette ultime épreuve que la Vierge Immaculée apparut aux deux petits enfants pour leur renouveler Sa promesse du 13 juin 1917.

En janvier 1919, le petit garçon allait de nouveau un peu mieux. Il put aller une dernière fois à la Cova da iria pour prier là où il avait vu la sainte Apparition ; mais, vers la mi-février, il rechuta. Cette fois, il ne se releva pas. Sa santé s'empirait de jour en jour. Une fièvre intense continue minait peu à peu son organisme.
Sur son lit de mort, il offrit souvent ses souffrances pour « consoler Nôtre-Seigneur et convertir les pécheurs ». « D'ici peu, disait-il, Jésus va venir me chercher pour aller au Ciel avec Lui, et alors je resterai toujours à le voir et à le consoler. Quel bonheur ! ».

Dans les derniers temps de sa maladie, cependant, François ne pouvait plus prier. Quelle tristesse pour lui !. Les jours qui précéderont son départ de ce monde, le soir arrivait sans qu'il eût pu dire son chapelet, même une seule fois. Et le petit revivait, avec regret, les longues heures passées dans la grotte du Cabeço, où, prosterné à terre, il répétait les paroles de l'Ange ou les chapelets récités à la Cova da Iria, en compagnie de sa petite sœur, de Lucie et d'autres pieuses personnes.
Sa maman devinait l'amertume qui remplissait l'âme de son fils, et cherchait à le consoler.
« Oh, maman !, disait-il, je n'ai plus la force de dire le chapelet, et les Ave Maria que je dis, je les dis avec tellement de vide ! »
« Si tu ne peux réciter le chapelet avec les lèvres, lui disait sa mère, récite-le avec le cœur. Notre-Dame l'entend aussi bien ; elle en est aussi contente ! ».
Le petit comprenait et se tranquillisait.
Cependant, son état s'aggravait et n'arrivait plus à expectorer ; sa gorge s'embarrassait ; la fièvre montait ; il avait de la répugnance à prendre ce qu'on lui présentait ; la faiblesse, l'épuisement augmentaient rapidement et laissaient prévoir un dénouement prochain. Il dit à son papa qu'il voulait recevoir "Notre Père du Ciel" avant de mourir. Mr Marto, dont le cœur se fendait de douleur, s'en alla au presbytère où l'abbé Moreira remplaçait provisoirement le curé de Fatima, l'abbé Marques-Ferreira. Il accepta tout de suite d'aller apporter les derniers sacrements au petit berger. En chemin, le prêtre et Mr. Marto récitèrent le chapelet. Pendant ce temps, François avait demandé à sa sœur Teresa d'aller appeler Lucie, sans se faire remarquer. Celle-ci accourut aussitôt.

Pour mieux préparer sa dernière confession, il demanda à Jacinthe et à Lucie de l'aider à se remémorer ses peccadilles. Après les avoir entendues, il leur dit : « Ces péchés, je les ai confessés ; je les confesserai de nouveau. Qui sait si par mes péchés, je ne suis pas cause que Notre-Seigneur est si triste ? Même si je ne devais pas mourir, je ne les ferais plus. Maintenant, je suis bien repentant ».
Il reçut les derniers sacrements et Mr. le Curé lui dit qu'il reviendrait le lendemain matin lui apporter Notre Seigneur. L'aube du jeudi 3 avril se leva enfin. Lorsque le prêtre entra dans sa chambre pour lui apporter la sainte communion, il sollicita la faveur de ne pas rester couché ; il aurait au moins voulu s'asseoir sur son lit ; on ne le lui permit pas.
Après avoir reçu l'Hostie sur sa langue desséchée, François ferma les yeux et demeura longtemps immobile. On sentait qu'il n'appartenait plus à la Terre. Les premiers mots ont été pour dire à sa mère : « Monsieur l’abbé ne portera-t-il plus Jésus caché ? » Jacinthe lui dit toute émue : « Dis à Notre Seigneur et à Notre-Dame que je suis contente. Dis leur que je souffrirai tout ce qu’ils voudront pour convertir les pécheurs et réparer les péchés contre le Cœur Immaculé de Marie ».

Le soir, l'état de François s'aggrava brusquement. Il avait soif, mais ne pouvait déjà plus supporter le lait, ni même les cuillères d'eau que sa maman et sa marraine Teresa lui offraient de temps en temps. Le lendemain, vendredi 4 avril, quand la nuit fut tout à fait tombée, après avoir vu une belle lumière près de la porte de sa chambre, son visage s'illumina d'une manière surprenante d'un sourire angélique. Sans aucune marque de souffrance, sans agonie, ni gémissement, il expira doucement à 22 heures et son âme s'envolait au Ciel. Notre-Dame est venue chercher Francisco. Elle le lui avait promis le 13 mai, si il priait beaucoup de chapelets. Il en priait neuf par jour et avait fait des sacrifices héroïques, surtout les nécessaires pour éviter le péché.

Tombe du Bienheureux Francisco MartoLe samedi 5 avril, un modeste cortège conduisit son corps au cimetière de Fatima. En avant, la croix ; puis quelques hommes de la Confrérie, avec leurs manteaux verts ; derrière eux, le prêtre, avec son surplis et son étole, noire, disant le chapelet. Quatre garçons, avec leurs manteaux blancs de procession, portaient le corps du petit voyant. Lucie le suivait en pleurant. Jacinthe, que la maladie empêchait de sortir, tout en larmes elle aussi, avait dû rester à la maison.
François fut enseveli au cimetière de la paroisse, dans une simple fosse, marquée seulement d'une petite croix de bois. Lucie nota avec soin cette petite croix, parmi tant d'autres semblables, et ne passait pas un jour sans aller s'agenouiller auprès d'elle, pour converser avec son petit ami du Ciel.

Le 13 mars 1952, ses restes mortels furent transférés dans la basilique de Fatima.

Le procès en vu de la béatification de François Marto a été ouvert à Leira le 21 décembre 1949 en même temps que celui de sa sœur Jacinthe. Il a été transmis au Saint-Siège le 3 août 1979, et c'est le 13 mai 1989 qu'ils ont été déclarés Vénérables.
Le 16 avril 1999, la Congrégation pour la Cause des Saints a approuvé un miracle attribué à leur intercession.

L'assemblée plénière de la Congrégation a entériner cette décision le 24 juin 1999. C'est alors que le Pape a publié, le 28, le décret de béatification. François et Jacinthe sont désormais les plus jeunes Bienheureux de l'Église (respectivement, 11 et 9 ans).

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CHRONOLOGIE DE LA VIE DU BIENHEUREUX FRANÇOIS MARTO

1908 ●    Le jeudi 11 juin, à 22 h 00 : naît à Aljustrel; de Manuel Pedro MARTO et Olympia       de Jesus.
●    Le lundi 29 juin : baptême à l’église paroissiale de Fátima.
1916 ●    Printemps / Été / Automne : Apparitions de l’Ange au Cabeço et à l’Arneiro.
1917 ●    Les 13 mai, juin, juillet, septembre, octobre : apparitions de la très Sainte Vierge à       la Cova da Iria.
●    Les 13, 14, 15 août : séquestré avec les deux autres enfants à Vila Nova de       Ourém.
●    Le dimanche 19 août : Apparition de la Vierge aux Valinhos.
1918 ●    Fin octobre : bronco-pneumonie (« grippe espagnole »).
●    23 décembre : rechute.
1919 ●    2 avril : dernière confession à l’abbé Moreira.
●    3 avril : réception du Viatique.
●    Le vendredi 4 avril : sainte mort vers 22 h 00, à Aljustrel ; il a 10 ans et 10 mois.
●    5 avril : inhumation au cimetière de Fátima.
1949 ●    21 décembre : à Leiria, ouverture du Procès informatif diocésain.
1952 ●    17 février : exhumation de ses restes.
●    13 mars : translation des restes au transept droit de la basilique.
1989 ●    13 mai : Jean-Paul II le déclare Vénérable avec sa soeur Jacinta, à Fatima.
2000 ●    Le samedi 13 mai : Jean-Paul II le béatifie avec Jacinta, à Fatima.

image: fleurs

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