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On remarquera la progression : dans le premier ouvrage, il est montré et démontré que si l’on a la Foi catholique, non seulement il est impossible de considérer le vote républicain post-révolutionnaire comme un devoir obligeant en conscience, mais, tout au contraire, il s’agit d’un acte en soi peccamineux. Tout simplement parce qu’on ne saurait reconnaître aucune espèce de validité ni légitimité aux pouvoirs politiques qui ont pour base métaphysique formelle le rejet de Dieu (les sociétés républicaines post-révolutionnaires ne sont pas en effet seulement des sociétés a-Dieu, mais anti-Dieu). Donc, en tant que catholique, il est proscrit d’y participer autrement que légalement, passivement, en d’autres termes parce qu’on ne peut pas faire autrement, tel Jésus rendant certes à César ce qui est à César mais sans par-là lui reconnaître la moindre légitimité, ce qui bien sûr signifie le devoir catholique de… NE PAS voter.
Le deuxième livre est le fruit d’une réflexion pratique qui suit immédiatement ce premier grand point, à savoir le constat que les papes de la période moderne ont sans cesse été au rebours de cette grande loi fondamentale, dans le sens réprouvé d’une légitimation de TOUS les gouvernements post-révolutionnaires athées même ceux carrément impies (pour ne prendre qu’un exemple, Pie VI osera scandaleusement appeler « les autorités constituées » l’un des pires d’entr’iceux-là, le Directoire…). Tous les papes modernes en effet, en ce compris hélas les plus saints, ont emprunté à la suite de Pie VII ce damné chemin concordataire, sans exception aucune, qui inclut bien entendu le fameux devoir catholique de voter. Avant comme après Vatican II. L’objet du tome deux de la trilogie est précisément de le bien montrer à partir de certains documents magistériaux majeurs qui ont fait prendre le maudit virage, émanés des papes Pie VI, Pie VII & Pie XII, mais encore de Benoît XV et même de saint Pie X, actes curieusement laissés sous le boisseau jusque là alors que leur rôle, leur histoire, est capital dans le dévoiement qui nous occupe. Quant au présent tome trois & dernier, il tâche de donner le fin mot théologique de l’affaire : comment et sur quelles bases pseudo-théologiques les papes ont-ils pu se croire autorisés à reconnaître validité & légitimité à des sociétés politiques anti-Dieu ? En vérité, avec cette trilogie, nous touchons au mysterium iniquitatis, aux causes premières et profondes de la crise apocalyptique que traverse présentement l’Église : c’est en effet principalement la pratique concordataire pontificale post-révolutionnaire qui va engendrer l’hérétique liberté religieuse de Vatican II... avant même que les « méchants » ne le fassent. Les trois ouvrages composés sur cette question sont tous des tirés-à-part de chapitres majeurs du Traité de la religion royale française ou le vrai visage de Clovis paru lors du XVème centenaire du baptême sacral de Clovis (1996). Ces tirés-à-part sur des sujets bien ciblés permettent ainsi aux lecteurs qui ne veulent pas acquérir les 715 pages du Traité de prendre connaissance des idées essentielles y développées. Ce présent tome 3 est le tiré-à-part des chapitres III & IV. Il est précédé d’une Introduction inédite.210 pages (édition 2007), format 14,8 x 21 cm — 18,00 € (+ port : 4 €)
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