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Cependant qu’il est parfaitement vrai que Vatican II professe l’hérésie formelle dans le cadre du Magistère ordinaire universel infaillible (contrairement à ce qu’enseignent de leur côté les prêtres de la mouvance de Mgr Lefebvre, trichant scandaleusement sur cela avec la doctrine dogmatique de l’infaillibilité dans l’Église), la solution peut-elle résider dans la vacance du Siège de Pierre ? Non. Car le sédévacantiste oublie une autre application de l’infaillibilité, toute aussi contraignante que celle attachée au Magistère ordinaire : celle qui couvre l’acte de reconnaissance du nouveau pape par l’Église universelle. Une fois, en effet, que le nouveau pape a bénéficié de cet acte (commis au premier chef au haut-clergé de l’église de Rome tout récapitulé dans le Sacré-Collège cardinalice depuis le Moyen-Âge, acte ordinairement posé le dimanche d’octave de l’élection papale dans le cadre de la cérémonie solennelle d’intronisation), il n’est plus permis au catholique, qu’il soit simple laïc, prêtre, évêque ou archevêque, de douter de la légitimité du nouvel élu au Siège de Pierre, sous peine d’excommunication. Quand on est catholique et qu’on veut le demeurer, il faut en effet ne pas penser avec son sens privé, il faut penser avec l’Église. L’hétérodoxe « libre-examen » n’est pas plus permis au simple catholique pour le Magistère ordinaire que pour la légitimité pontificale. Or, in casu, l’Église ne permet pas de douter de la légitimité des papes vaticandeux puisqu’ils ont tous bénéficié de cet acte de reconnaissance ecclésiale universelle... La solution théologique de l’affreuse Crise de l’Église se trouve donc AILLEURS que dans le sédévacantisme (elle est exhaustivement exposée dans le livre ci-dessus référencée Pour bien comprendre la théologie de la Crise de l’Église). Mais le sédévacantiste argue que la bulle de Paul IV contredit de plein fouet cette grande loi fondamentale de la constitution divine de l’Église, à savoir l’infaillibilité de l’acte de reconnaissance ecclésiale universelle du nouveau pape ; son § 6 professe en effet qu’un pape dont on découvrirait qu’il était hérétique, même avant sa promotion au souverain pontificat, verrait tout son pontificat rétroactivement invalidé… nonobstant toute reconnaissance ecclésiale universelle au moment de l’élection… ! Alors, qui a raison, d’une simple bulle dont l’objet est purement disciplinaire, non-dogmatique, par ailleurs unique dans le Bullaire pontifical quand bien même elle est reprise dans le droit canon pie-bénédictin (mais pas pour l’invalidation de l’élection pontificale…), ou bien une loi de droit divin de la constitution de l’Église telle que formée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, et sans laquelle celle-ci s’écroule ipso-facto ? Poser la question, c’est évidemment y répondre. Il fallait cependant bien saisir le contexte historico-ecclésial, et surtout cerner la personnalité toute passionnelle du rigoriste pape Paul IV, pour comprendre comment une bulle si honteuse, si déshonorante pour Dame la sainte Église romaine, ait bien pu voir le jour… C’est ce qui est fait ici, avec un souci scrupuleux de la critique historique vraie, dans cette brochure qui ne manquera pas d’intéresser… d’abord les sédévacantistes. 51 pages (décembre 2005), format A4, 21 x 29,7 cm — 8,00 € (+ port : 4, 00 €)
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