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Lorsque, en effet, l’on envisage dans ces milieux une restauration politique, il est d’usage d’entendre parler de « bonne droite », soit la chose soit le nom. Il y aurait une « gauche » bien entendu toujours mauvaise car la « gauche » est mauvaise en soi ; il y aurait une « fausse droite », celle ploutocratique dont les Giscard & autre Chirac sont les animaux sociaux représentatifs ; et il y aurait, béni soit le Seigneur !, une… « bonne droite » représentée par Le Pen (enfin, plus tellement maintenant), prenant plus ou moins la succession de Pétain, bref, on l’a compris, dans le cadre républicain post-révolutionnaire actuel... Jean Madiran tombe lui-même dans le panneau, en canonisant ainsi la « bonne droite » pure de tout défaut : « La droite est une invention de la gauche — La distinction entre une droite et une gauche est toujours une initiative de la gauche, prise par la gauche au profit de la gauche : pour renverser les pouvoirs ou pour s'en emparer. (…) C'est ainsi que les choses commencent, ou recommencent, et non en sens inverse » (La droite et la gauche, p. 7). Or, rien de plus faux que cette vision pharisienne des choses, bétonnée dans la sottise comme… tête d’autruche dans seau de ciment. Il appert tout au contraire que c'est la droite qui, toujours, enfante la gauche, qui initie le mal en Politique. « Et non en sens inverse » comme dit doctoralement notre magister de « bonne droite »… Rien de plus pernicieux donc, pour les catholiques, que de leur faire miroiter malsainement sous les yeux de l’âme un très-faux espoir de restauration politique sur une base républicaine de prétendue « bonne droite », laquelle n’a aucune assise au regard de la Foi. Il n’y a, en vérité, pas plus de « bonne droite » que de « bonne gauche », il y a un Ordre Très-Chrétien basé sur la grâce divine, lequel prend des ingrédients autant dans la gauche (fondée sur le « droit de partage ou communautarisme »), que dans la droite (fondée sur le « droit de propriété »). Or, ni l’un ni l’autre droit, qui se contrebalancent salutairement dans un véritable esprit de pénitence chrétienne, ne peuvent être supprimés si l’on veut une société authentique basée sur le vrai, révélant Dieu parmi les enfants des hommes. Le problème, c’est que ces deux droits, l’un basé sur l’Amour-Charité, l’autre sur la Justice, sont apparemment antinomiques, semblent terrestrement s’opposer l’un l’autre irréductiblement : alors, comment concevoir le sain équilibre métaphysique d’une vraie société politique basée sur ces deux droits, c’est-à-dire ordonnée au vrai Dieu Un et Trine autant qu’à l’homme tel qu’il a été créé par Lui à son image…? Autour de ces questions fort importantes, qui remuent nos âmes bien plus fort qu’on ne le pense communément, l’auteur débat très-finement, à sa manière de n’y point toucher mais en y touchant extrêmement de droite… comme de gauche ! « Je me sentirais assez payé de mes peines & labeurs si le lecteur catholique, en refermant ces pages, peut-être après avoir bien ri dans certains passages, pouvait se sentir à jamais désillusionné d'une espérance de pacotille qu'au grand péril de sa Foi on lui fait miroiter jusqu'en certaines chaires tradis., s’il se sentait résolu de ferme propos à se préparer au Retour imminent du Christ… au fond le seul vrai prochain événement POLITIQUE à espérer » (Préface).89 pages (Réédition 2008), format 14,8 x 21 cm — 9,00 € (+ port : 4 €)
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