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J accuse le concordat

Titre-choc, sans aucun doute … !

C’est pour essayer de comprendre comment les Pères de Vatican II ont bien pu s’autoriser à promulguer le décret hérétique sur la Liberté religieuse, que l’auteur a été amené à remonter au concordat de 1801 passé entre Napoléon et le pape Pie VII.

Ce concordat est en effet tout entier conçu dans le cadre hétérodoxe de la Liberté religieuse du côté de la République française constitutionnellement anti-Dieu, puisque basée sur les « droits de l’homme » révolutionnaires (logique avec le principe de l’égalité de tous les cultes, elle pratique tout naturellement la Liberté religieuse). Le problème, c’est qu’un concordat religieux passé avec un État répute formellement la légitimité de cet État, quoiqu’on en dise, et donc, un tel traité solennel, par le biais des Mœurs, force les catholiques à « vivre » la Liberté religieuse lorsque cet État la pratique.

Les papes continuèrent certes à dénoncer haut et fort la Liberté religieuse quant à la Foi, mais, dès 1801, la cautionnèrent dans les Mœurs par le système concordataire napoléonien propagé aux pays du monde entier pendant le XIXème siècle et plus encore le XXème, selon le concept nouveau d’accepter comme partenaire concordataire des États qui, constitutionnellement non-catholiques, pratiquent la Liberté religieuse (l’exemple le plus scandaleux étant certes le concordat nazi de 1933…).

Or, si l’Église « vit » la Liberté Religieuse, il faudra bien qu'un jour elle la « pense ». L'origine du décret sur la Liberté religieuse de Vatican II n’est pas autre : depuis 1801, et de plus en plus jusqu'en 1965, le catholique est obligé de vivre sa Foi dans le contexte socio-politique de la Liberté religieuse, qui finit, comment s'en étonner, par imprégner, puis hélas métanoïer, convertir son âme. C’est alors que les Pères de l’Église d’une cinquième ou sixième génération concordataire marinant pratiquement dans la Liberté religieuse depuis plus d’un siècle et demi, détrempés, gorgés d’elle, forcément de plus en plus mûris dans l’hétérodoxie, vont trouver comme naturel, normal, de professer en droit ce qu’ils pratiquent en fait depuis… plus d’un siècle et demi.

"Or, l'Église, de par sa constitution divine, n'est pas autorisée de par Dieu à signer des concordats avec des pouvoirs politiques constitutionnellement anti-Dieu. Entre autres : parce qu’une puissance qui représente immédiatement Dieu ne saurait traiter avec une puissance de péché, illégitime. Et l'espèce d’échappatoire qui consiste à dire que l'Église ne se prononce pas sur la légitimité du contractant concordataire civil, ne le reconnaissant, soi-disant, que comme un « pouvoir politique de fait », n'a aucune valeur : tout simplement parce que la structure juridique concordataire, « contrat solennel passé de puissance à puissance », interdit de considérer tous et chacun des contractants autrement que comme formellement légitimes, comme pouvant actuer une obligation juridique contractuelle, synallagmatique. On ne saurait non plus évoquer l'omnis potestas a Deo paulinien, car saint Paul ne l'entend que des pouvoirs politiques qui sont constitutionnellement ordonnés à la poursuite du « bien commun » (et non pas seulement comme réalisant accidentellement, de temps en temps, ledit "bien commun", quand ça leur chante et à côté d'oeuvres du "mal commun"), et qui, à cause de cela, sont légitimes et viennent donc de Dieu : ce qui, bien sûr, exclut radicalement tous les gouvernements issus de la Révolution".

Tout ceci pose bien entendu un énorme problème de théologie morale : comment l’Église du Christ a-t-elle bien pu fourvoyer les fidèles aussi grièvement quant aux Mœurs, desquelles ressort la politique constitutionnelle, depuis… 1801 ? L’infaillibilité est-elle engagée, ou bien non ? Mais poser cette questio magna, c’est peut-être aussi poser l’autre question, plus grave encore, concernant l’hérésie de la Liberté religieuse de 1965, quant à la Foi… L’auteur répond à cette double question par la Passion que doit endurer l’Église à la Fin des Temps, expliquée dans ses autres ouvrages : l’Église doit, à l’instar du Christ-Époux, être « faite péché pour notre salut » (II Cor. V, 21), afin de devenir co-Ré-demptrice, car il faut qu’elle aussi, l’Épouse, vive sa propre Passion, avant de connaître sa Résurrection que nous attendons tous dans… la vertu d’impatience.

240 pages (édition 2007), format 14,8 x 21 cm20,00 € (+ port : 5 €) Imprimer le bon de commande

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